Après la nuit

Note: 3.09/5
(3.09/5 pour 32 avis)

L'affrontement entre le shérif Jude Stanton et un inconnu à la recherche de reconnaissance.


1872 - 1899 : de la IIIe république à la fin du XIXe siècle [USA] - Middle West

Weswood City, Kansas, le shérif Jude Stanton gère la ville d’un gant de fer. Mais, un étranger arrive à Westwood, prêt à le défier. Stanton fait le rapprochement avec un ancien ennemi Jedediah Cooper…

Scénario
Dessin
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution Avril 2008
Statut histoire One shot 1 tome paru

Couverture de la série Après la nuit © Delcourt 2008
Les notes
Note: 3.09/5
(3.09/5 pour 32 avis)
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02/05/2008 | JAMES RED
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Par Benjie
Note: 4/5
L'avatar du posteur Benjie

Ce western psychologique à l’ambiance lourde et angoissante nous tient en haleine du début à la fin. Les deux personnages principaux, Jude Stanton, le shérif, et un cavalier mystérieux qui, sur le registre de l'hôtel, a inscrit le nom de Jedediah Cooper, attendent que le jour se lève pour s’affronter en duel. Et la nuit est longue… très longue. Le récit monte lentement en puissance. La psychologie des personnages s’approfondit. La tension augmente. Ce one shot est un très beau western, l'histoire est bien construite et les dessins de grande qualité. Les premières pages sont particulièrement belles. Sans dialogues, elles s'étirent lentement, au même rythme que le début du récit. Du très beau travail. A recommander sans hésiter.

14/03/2021 (modifier)
Par sloane
Note: 3/5
L'avatar du posteur sloane

Allons donc, achat conseillé mais seulement "pas mal". Ben oui les gars le dessin est très bon j'ai particulièrement apprécié le travail sur les couleurs et les ombres, de ce côté rien a dire. Côté scénario c'est plutôt bon, nonchalant, contemplatif, et c'est vrai qu'il ne se passe pas grand chose et pourtant des personnages très fouillés, ah ce personnage de prostituée !! Non il y vraiment de bonnes choses mais un je ne sais quoi a fait que je n'adhère pas totalement, c'est sans doute justement cette lenteur qui a provoqué une légère indifférence au fur et à mesure que je tournais les pages. Donc "pas mal" sans doute le relirai je un jour mais je suis sûr que les amateurs de westerns y trouveront leur compte. D’où le conseil d'achat.

25/09/2016 (modifier)

Le dessin est plutôt agréable, maitrisé, une intrigue qui tient la route mais qui n'est pas vraiment haletante. En tout cas, elle ne me laissera pas un souvenir impérissable : la tension monte tout au long du livre et la fin est à la limite du bâclage. Dommage, je m'attendais à quelque chose de quand même un peu moins simpliste comme "révélation". La pire finalement en est le titre qu'il a fallu que je recherche pour rédiger cet avis, alors que j'avais lu l'ouvrage à peine une heure auparavant.

11/07/2014 (modifier)
L'avatar du posteur Agecanonix

On est assez loin du western spaghetti de type Durango ; ici, la simplicité du scénario est compensée par un western tout en atmosphère qui met en scène les illusions perdues. C'est un western lent, contemplatif, à forte dose de psychologie, au ton crépusculaire affirmé, qui rappelle certains films des années 70 comme John McCabe, Josey Wales hors la loi, Dialogue de feu, Butch Cassidy et le Kid, ou Juge et Hors la loi... à l'heure où Hollywood revisitait le genre qui avait fait sa gloire. C'est un western mélancolique qui reprend certains ingrédients habituels et un vernis d'imagerie d'Epinal, mais derrière lesquels une vision trop réaliste a fait disparaître le côté magique ; un réalisme sordide qui marque la fin des héros, car ceux-ci ont vieilli, leurs jours sont comptés, ce sont les dinosaures d'un Ouest en décrépitude, la nostalgie n'est plus ce qu'elle était. Le jeune pistolero connaîtra une fin dérisoire, à l'image même d'un genre qui a abandonné tout romantisme au profit du cynisme. La scène de sexe torride justifie par son audace l'éclatement d'un univers qui fut jadis clinquant et folklorique. Rugueux et hostile, cru et impitoyable, le Far West offre désormais le spectacle d'un paysage morne et vide, à l'instar de la superbe couverture d'album, et des cases de début et de fin sur le patelin de Bartlesville. La construction des premières pages, sans dialogue est magistrale, le dessin est fabuleux, Guérineau a effectué un travail remarquable sur les visages, les ombres, certains éléments de décor, les cadrages ; les couleurs achèvent de rendre ce récit véritablement hypnotique, qui incite une fois qu'il est lu, à s'attarder sur la beauté des dessins. J'ai vraiment l'impression en lisant ce récit de retrouver l'équivalent en BD de ce que j'ai vu dans certains films, tout est parfaitement restitué. Une pure merveille.

07/01/2014 (modifier)
Par Pierig
Note: 2/5
L'avatar du posteur Pierig

Sans vouloir être à cheval sur les mots, le western, c’est mon dada. Et les séries courtes aussi. Alors un one shot dans un genre que j’affectionne, j’applaudis des deux mains. Sauf que, dans le cas présent, je n’ai pas franchement applaudi (et puis j’avais besoin de mes deux mains pour écrire cet avis). Le récit mise tout sur l’ambiance en reprenant bien des codes qui font la spécificité du genre. Le rythme est lent et la baston laisse la place à la psychologie. Les dialogues sont parfois argotés, ce qui donne la typicité au produit fini mais ce qui alourdit aussi la narration. Au final, j’ai été déçu car il ne s’y passe pas grand-chose. Manque de relief aussi. Je trouve le panel des couleurs relativement inadapté. Il dénature un dessin efficace typé pour le noir et blanc. Bref, je n’ai pas trop accroché au récit. Rien de rédhibitoire mais un manque d’accroche manifeste me concernant.

02/04/2013 (modifier)
Par fab11
Note: 4/5

Voilà une bonne surprise !!! Je m'attendais à un western beaucoup plus ennuyeux qu'il ne l'est réellement, pourtant il y a très peu d'action dans ce one shot qui m'a interpellé par son originalité et son dénouement étonnant. L'histoire est pourtant tout ce qu'il y a de plus classique pour un western , on suit les 24 heures qui précèdent un duel entre le shérif d'une petite ville de l'ouest américain à un jeune inconnu qui a priori veut se faire une réputation grâce à ses colts et son ignorance de ce qu'est la peur. Avec ce type de scénario j'aurais pu croire que j'allais m'endormir durant la lecture(certes rapide) de ce one shot, mais je suis content de dire, pas du tout bien au contraire. Les personnages principaux, le jeune chasseur de primes, la prostituée et le shérif dont la réputation n'est plus à faire,sont tous très attachants et ont chacun une personnalité différente et attirante. Ce western m'a surpris car je ne m'attendais pas à un final aussi étonnant. Il faut rappeler que tous les codes du genre étaient réunis, je pense bien sûr au duel, au shérif craint de tous, à la prostituée qui a un rôle important à jouer, au saloon où naissent les problèmes des deux personnages principaux, je pense donc que grâce à ces éléments les amateurs de western ne seront pas déçus. En ce qui concerne le dessin il est tout simplement somptueux. Je ne connaissais que très peu le travail de Richard Guérineau si ce n'est dans le one shot Le Casse - Le troisième jour (et oui je n'ai jamais lu Le Chant des Stryges) mais j'avoue que j'ai été impressionné par son graphisme et en particulier par le détail des visages. Certaines planches sont tout simplement superbes. Je serais curieux de lire la version noir et blanc car je suis sûr que le rendu n'en serait que plus impressionnant même si les couleurs s'adaptent parfaitement au dessin. Alors oui je conseille la lecture de ce one shot qui m'a agréablement surpris malgré l'impression qu'il ne se passe rien dans ce récit étonnant et très attractif à mon goût.

31/03/2013 (modifier)
L'avatar du posteur Noirdésir

Ca se lit très vite, et pourtant le rythme est franchement lent ! Et l’on comprend petit à petit qui est ce mystérieux personnage entrant en ville avec ses colts, mais aussi qui n’est pas le shérif. Une histoire dont les héros n’en sont pas pourrait-on dire… Et c’est plutôt une bonne idée du scénario. Mais cela n’a pas été très loin dans son exploitation, je trouve. Impression mitigée à la première lecture, mais je viens de relire l’album et mets finalement 3 étoiles, pour une histoire resserrée dans le temps mais qui est plutôt bien construite. Un bon western d’ambiance…

06/01/2013 (modifier)
L'avatar du posteur Michelmichel

J'ai surtout apprécié l'originalité du scénario. Le fait que les deux héros n'en soient pas est assez plaisant. Je dirais même réjouissant, car je pensais tomber sur une histoire dans laquelle deux machos se feraient la gué-guerre à coups de colts, mais non...En fait on a plus ou moins affaire à autre chose (difficile d'être plus précis sans spoiler...) Côté dessins c'est assez réussi, je trouve, les gueules sont bien faites, et j'ai bien aimé la prédominance des tons jaunes et ocres. J'ai eu un peu plus de mal avec les dialogues, qui se veulent sans doute recherchés et travaillés, mais comme souvent dans ce cas, à vouloir en faire trop, on perd le fil, et les répliques alourdissent considérablement la lecture. Au final, un bon moment, vite passé, d'ailleurs, mais sans plus. Rien d'inoubliable, quoi. ( 168 )

17/10/2012 (modifier)
Par Chalybs
Note: 2/5

Je me suis bien fait avoir avec cet album ! Allez piger pourquoi, avec cette couv’ et ce titre, je m’attendais à une histoire de zombie… C’est un bon western dans le style western spaghetti. L’ouverture de l’album est d’ailleurs vraiment choucarde et donne le la. Quand le charognard se pointe dans ce bled avec les adjoints à l’archer qui attendent, les cadrages, les dialogues avares, courts et percutants nous font rentrer dans l’histoire en moins de jouge. Je m’attendais alors à ce que le babillard prenne le chemin classique de l’escalade, du bal ouvert et se termine pas une bonne baston, plein de coups de feu et des canés à tout va. Je m’attendais à une fin explosive où les héros seraient vainqueurs, fiers de l’être et portés en triomphe, libérant de l’oppression de pauvres pecos, voire une bourgade entière. Ah ! Ah ! Que nenni, je m’étais enfoncé le canon de mon Smith & Wesson dans l’gobille jusqu’à la crosse ! Alors, malgré tout, ce western reprend bon nombre de principes classiques et joue énormément sur les ambiances, sur les caractères des personnages, sur le mystère les entourant et sur la découverte de leur passé tourmenté, secret et parfois bien sombre. On pourra chercher l’action longtemps dans cette histoire. Bien loin d’un western d’action, C’est surtout une surprenante histoire intimiste dans laquelle chaque calebasse du trio principal (l’archer, la bête à puce, l’écrémeuse) va progressivement se livrer. Nous allons découvrir au fil des pages le vrai caractère de chacun et mieux comprendre leurs réactions et surtout, leurs émotions. Le rythme assez lent de l’œuvre de bout en bout m’a bluffé, mais finalement j’m’affale que cela ne m’a pas chambardé et contribue même, à imposer cette ambiance oppressante dans laquelle tous les protagonistes sont pas franchement dans leurs petits souliers. Si au final, il n’y a rien de bien novateur chez les personnages, la fin et le duel qui s’annoncent seront quant à eux bien surprenants. Tout en gardant le cap de la lenteur posé depuis la première case, le dénouement m’a cueilli tout frais et a fait que cette BD se retrouve finalement avec un ressentiment final positif. Le conflit entre le matuche qui a ben les foies quand un revenant déboule dans sa town et ce revenant n’est pas nouveau mais est très bien traité. Le dessin va parfaitement avec le scénario. Le dessin de Guérineau n’est plus à justifier. Je le connais depuis longtemps, notamment pour son excellent turbin sur la série Le Chant des Stryges. Il prouve une fois de plus tout son talent en donnant dans le blanc à s’adapter à un nouveau contexte, à une ambiance et des décors radicalement différent. Son découpage et sa composition siéent parfaitement au scénario. Les personnages ont des corgnolons bien choisies, identifiables du premier regard : le poulardin et sa tête de d’oiseau de proie, le salaud et sa tête un peu trop laubée pour être honnête et la gagneuse et ses limaces éclatées… La couleur de Raphael Hédon, qui a aussi œuvré sur Le Chant des Stryges, sont très bonnes et collent là encore à la réussite de l’ambiance intimiste et lourde qui pèse sur l’ensemble du scénario. D’ailleurs, je trouve sa couleur nettement plus réussie sur cet album que sur les stryges. Maintenant je me demande vraiment quel était l’intérêt de montrer aussi crument la scène de sexe entre 2 personnes que je ne nommerais pas pour garder le mystère. C’est un BD porno ce truc ? On voit un peu trop bien l’objet de monsieur et quand elle lui dégorge le chibre. Et une fois de plus, je ne donnerai surement pas cette BD à mes chiares, neveux ou nièces avant leurs 18 ans…Ce n’est plus une BD ados/adultes, mais bien purement adulte. On va encore me traiter de puritain et de coincé du slip, mais personnellement, je ne comprends pas cet engouement pour mettre des scènes aussi explicites dans une BD. C’est détestable. Et cela justifie ma note.

05/06/2012 (modifier)
Par Gaston
Note: 2/5
L'avatar du posteur Gaston

J'aime bien les histoires n'ayant pas de réel héros, mais ici ce n'est pas du tout le cas. Deux ennemis vont s'affronter dans un duel dont j'en ai rien à foutre et on voit les 24h avant ce duel. Les auteurs en profitent pour montrer comment ce duel a pris forme et montrer la vie des personnages. Je me suis ennuyé du début jusqu'à la fin malgré un découpage excellent. C'est le genre d'histoire ou les auteurs misent sur la psychologie des personnages pour rendre le récit passionnant sauf que je n'ai pas accroché une seule fois. Paradoxalement, les personnages me semblent fades malgré le fait qu'on apprend beaucoup sur leur psychologie. Plusieurs scènes m'ont semblé maladroites et convenues comme celle où le jeune homme parle avec la prostituée. Un album vide à mes yeux.

04/01/2012 (modifier)