Jusqu'ici, j'ai plutôt été déçu par les nombreuses productions de Chauvel. "Ocean City" sera l'exception car il s'agit là d'une oeuvre d'une certaine qualité : un bon scénario mêlé à un dessin tout à fait correct (pourtant signé d'un débutant).
Bien sûr cette histoire sans prétention ne révolutionnera pas le genre. Elle n'en demeure pas moins très bien pensée dans sa construction scénaristique qui livre un excellent rebondissement. J'ai apprécié notamment la séparation du premier tome en deux chapitres pour une histoire qui va se rejoindre dans le second volume.
La fin m'a un peu surpris. Je ne peux pas dire qu'on s'y attend particulièrement. Bref, cette bd mérite une lecture surtout pour les amateurs de thriller et de polar.
Quelle chouette série ! Faut dire que j'apprécie globalement l'oeuvre d'Adachi, même si on retrouve toujours un peu la même chose. Les héros tout d'abord, les filles et les garçons se ressemblent étrangement, les situations tournent souvent autour des mêmes thèmes et bien sûr, on retrouve un dessin minimaliste mais clairement identifiable. Mais Adachi à un style à lui, c'est un pur génie en ce qui concerne la façon de raconter ses histoires et d'installer une ambiance. Il distille humour et bonne humeur. A tel point qu'il est difficile de se détacher d'une série lorsqu'on l'a commencée !
Rough se centre sur deux héros ennemis, une fille et un garçon, autour desquels tournent des personnages secondaires eux aussi hauts en couleurs. On pourrait penser que le thème du sport est omniprésent dans l'oeuvre de cet auteur, mais il ne sert qu'à prétexte pour parler des sentiments et des relations entre les personnes. Dans Rough, la natation n'est qu'en toile de fond, ce qui se joue réellement c'est la relation ambiguë que nouent Keisuke et Ami, que pourraient nouer n'importe quelles personnes en fin de compte...
Et puis dans son dessin, Adachi ne s'embarrasse pas de détails, là encore ce sont les attitudes et les traits du visage qui font la différence. Tout s'exprime par ces deux canaux, qui dévoilent l'éventail des émotions et des sentiments des protagonistes. Il est pour moi très fort, puisqu'avec trois fois rien, ces histoires me plaisent et me sont agréables.
J'ai pleinement accroché à la série. Fan de l'auteur, je m'y suis bien retrouvé, tout y est : humour, décalage, sérieux. Bref, un conseil d'achat.
Les trois tomes sont grosso modo du même calibre avec un "Attila, le hun" peut-être légèrement en dessous. Je suis impatient de connaître les prochaines personnalités.
Percevan est une série assez méconnue, il est vrai. Mais fait étrange, c’est quelqu’un qui ne lit pratiquement pas de bd qui me l’a faite découvrir, c’est d’ailleurs la seule série qu’il achète à chaque sortie. Preuve, s’il en faut, que les histoires de ce chevalier roux sont plaisantes et divertissantes.
Evidemment, il faut prendre en compte le côté tout public et ado de ces histoires. Et malgré ça les histoires sont sombres et fascinantes dans la limite du lectorat visé. En tant qu’ado, c’était sans doute ma série préférée ; il est sûr que maintenant quand je relis un tome, ça me paraît plus gentillet, mais toujours agréable…
Les dessins de Luguy ont, je pense, beaucoup participé au succès de la série. Ils sont fins, détaillés et malgré le genre tout public, l’artiste a quand même un style bien à lui.
Si vous voulez juste en essayer un, prenez le tome 5 ou le tome 10. Ce sont des histoires uniques et ils se passent tous les deux au moyen-orient ce qui les rend originaux point de vue scénario et dessin.
« Regarde, Papy !… c’est un blaireau qui a donné sa maison à un renard… C’est joli !… »
« Ah bon ?… montre un peu ?… »
C’est ainsi que, via ma petite fille de 4 ans, j’ai fait la connaissance de Monsieur Blaireau. Et j’ai passé un réel petit moment de douceur, à relire l’histoire à ma « fillotte » ; découvrant ainsi un joli conte bien mis en images.
Monsieur Blaireau ?… une histoire simple qui traite –à sa façon- des familles recomposées. Mais ici, pas de bagarres, crises et/ou disputes éventuelles. Non, tout se fait en douceur, aidé en cela par de grands et petits crayonnés qui attirent l’œil, le font entrer dans ce petit univers magique.
Des mots simples, de « belles images », une histoire simple mais attirante, un graphisme chaleureux et attachant. Un bonheur simple de lecture. Et, de temps en temps, ça fait vraiment du bien.
Et tout ça, c’est une « ‘tite tchotte » qui me l’a fait connaître.
Voilà, je trouve que cette bande dessinée est remarquable ; pour ses couleurs et ses personnages, tout cela est extrêmement bien choisi.
Dès que l'on voit la couverture on est attiré par cette bande dessinée… et une fois que l'on a terminé le premier tome, on se dit "il faut absolument que je connaisse la suite de cette histoire !" C'est d'ailleurs pour cela que j'écris, je ne comprends vraiment pas pourquoi la série s'est arrêtée... c'est vraiment dommage.
J'espère que cette décision n'est pas finale car ce serait vraiment quelque chose de perdu dans l'histoire de la bande dessinée...
J'attendais un avis comme celui de jetjet pour acheter cette BD qui me faisait de l'œil depuis quelques temps. Pour l'avoir simplement feuilletée chez mon libraire, j'avais peur que ce soit juste du cul pour du cul. J'ai finalement sauté le pas.
Alors, oui : Premières fois ne parle que de fesses. Mais la construction des histoires est exemplaire. Certaines sont émouvantes, d'autres plus trash, mais toutes sonnent "vrai".
Un livre à ne pas mettre entre toute les mains, mais que l'on n'aura jamais peur/honte de montrer ou faire découvrir. Oui, le sexe, c'est bien. C'est même souvent beau et émouvant. Une petite perle de toute bibliothèque "adulte".
Une belle découverte dont sa sortie est injustement passée inaperçue il me semble.
Ce récit, intéressant et original, met en lumière les "véritables" raisons de l’origine de la construction du colosse de Rhodes. Sans être féru de mythologie, j’aime encore assez les histoires qui s’en inspirent. Cette bd emprunte d’ailleurs bon nombre de codes propres aux récits mythologiques (offense aux dieux, jalousie, trahison, amour impossible). Et, cerise sur le gâteau, elle bénéficie d’une narration prenante et de dialogues de qualité. Les dessins ressemblent un peu à du Vanoli, en moins torturé sans doute. Ce graphisme se prête à merveille pour illustrer ce genre d’histoire.
A lire sans tarder !
J’ai adoré suivre le chemin parcouru par le personnage… de la misère et détresse des premières pages, à la découverte du bonheur dans les dernières pages. Chaque chapitre est un épisode précis dans sa vie, un polaroïd d’une époque, d’un état d’esprit, tantôt doux et heureux, tantôt dur et cruel. Bref, une BD sur la vie, ou plutôt sur UNE vie, sur sa dureté, mais aussi sur sa beauté, qui n’en fait pas trop, ni dans le noir, ni dans le bonheur dégoulinant de bons sentiments. Bref, une BD « juste » comme on dit.
Je suis un peu moins fan du dessin de Stephan Plottès, que je trouve un peu trop dépouillé et approximatif, mais il faut avouer que certaines planches sont belles, et que le style est original et sert bien l’histoire.
Une belle découverte, que tout amateur d’histoires autobiographiques devrait apprécier.
Soyons clair : pour apprécier cette série, il faut apprécier l'esthétique et le style scénaristique de Chaillet (Vasco), ou de Jacques Martin avec ses Alix. De plus, je n’écris cette critique qu’après avoir lu le premier tome qui m’a été offert. De plus, il faut être un tant soit peu intéressé par l’Histoire et aimer une BD qui se LIT et non pas seulement se REGARDE.
L’intrigue se déroule en 395 à la vieille de la dislocation de l’empire romain et de la victoire définitive du christianisme. Le héros est un sénateur païen victime d’une étrange conspiration…
On est donc transporté dans une Rome méconnue et annonciatrice du Moyen Age, avec des décors et des costumes très travaillés et très bien rendus par l’auteur. Les visages et les personnages sont un peu moins bien rendus, mais (pour ceux qui s’y connaissent) on appréciera le fait que Chaillet ait eu le courage de rendre les traits des protagonistes les plus célèbres (l’empereur Théodose, Ambroise de Milan, Stilico…) de manière fidèle à l’iconographie d’époque.
Le scénario est bien documenté (et pour certains « lourd »). Cependant on aime ou l’on n’aimera pas la complexité de l’intrigue qui se déroule par flash back, le tout saupoudré d’une dose d’ésotérisme (dans le cadre de la lutte polythéisme/monothéisme).
En bref une BD méconnue mais qui mérite d’être au moins lue par les amateurs de récits historiques, ceci notamment en raison du fait qu’on a bien peu d’auteurs qui ont l’idée (et le courage) de s’attaquer à cette période très riche de notre histoire…
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Ocean City
Jusqu'ici, j'ai plutôt été déçu par les nombreuses productions de Chauvel. "Ocean City" sera l'exception car il s'agit là d'une oeuvre d'une certaine qualité : un bon scénario mêlé à un dessin tout à fait correct (pourtant signé d'un débutant). Bien sûr cette histoire sans prétention ne révolutionnera pas le genre. Elle n'en demeure pas moins très bien pensée dans sa construction scénaristique qui livre un excellent rebondissement. J'ai apprécié notamment la séparation du premier tome en deux chapitres pour une histoire qui va se rejoindre dans le second volume. La fin m'a un peu surpris. Je ne peux pas dire qu'on s'y attend particulièrement. Bref, cette bd mérite une lecture surtout pour les amateurs de thriller et de polar.
Rough
Quelle chouette série ! Faut dire que j'apprécie globalement l'oeuvre d'Adachi, même si on retrouve toujours un peu la même chose. Les héros tout d'abord, les filles et les garçons se ressemblent étrangement, les situations tournent souvent autour des mêmes thèmes et bien sûr, on retrouve un dessin minimaliste mais clairement identifiable. Mais Adachi à un style à lui, c'est un pur génie en ce qui concerne la façon de raconter ses histoires et d'installer une ambiance. Il distille humour et bonne humeur. A tel point qu'il est difficile de se détacher d'une série lorsqu'on l'a commencée ! Rough se centre sur deux héros ennemis, une fille et un garçon, autour desquels tournent des personnages secondaires eux aussi hauts en couleurs. On pourrait penser que le thème du sport est omniprésent dans l'oeuvre de cet auteur, mais il ne sert qu'à prétexte pour parler des sentiments et des relations entre les personnes. Dans Rough, la natation n'est qu'en toile de fond, ce qui se joue réellement c'est la relation ambiguë que nouent Keisuke et Ami, que pourraient nouer n'importe quelles personnes en fin de compte... Et puis dans son dessin, Adachi ne s'embarrasse pas de détails, là encore ce sont les attitudes et les traits du visage qui font la différence. Tout s'exprime par ces deux canaux, qui dévoilent l'éventail des émotions et des sentiments des protagonistes. Il est pour moi très fort, puisqu'avec trois fois rien, ces histoires me plaisent et me sont agréables.
Une aventure rocambolesque de...
J'ai pleinement accroché à la série. Fan de l'auteur, je m'y suis bien retrouvé, tout y est : humour, décalage, sérieux. Bref, un conseil d'achat. Les trois tomes sont grosso modo du même calibre avec un "Attila, le hun" peut-être légèrement en dessous. Je suis impatient de connaître les prochaines personnalités.
Percevan
Percevan est une série assez méconnue, il est vrai. Mais fait étrange, c’est quelqu’un qui ne lit pratiquement pas de bd qui me l’a faite découvrir, c’est d’ailleurs la seule série qu’il achète à chaque sortie. Preuve, s’il en faut, que les histoires de ce chevalier roux sont plaisantes et divertissantes. Evidemment, il faut prendre en compte le côté tout public et ado de ces histoires. Et malgré ça les histoires sont sombres et fascinantes dans la limite du lectorat visé. En tant qu’ado, c’était sans doute ma série préférée ; il est sûr que maintenant quand je relis un tome, ça me paraît plus gentillet, mais toujours agréable… Les dessins de Luguy ont, je pense, beaucoup participé au succès de la série. Ils sont fins, détaillés et malgré le genre tout public, l’artiste a quand même un style bien à lui. Si vous voulez juste en essayer un, prenez le tome 5 ou le tome 10. Ce sont des histoires uniques et ils se passent tous les deux au moyen-orient ce qui les rend originaux point de vue scénario et dessin.
Monsieur Blaireau et Madame Renarde
« Regarde, Papy !… c’est un blaireau qui a donné sa maison à un renard… C’est joli !… » « Ah bon ?… montre un peu ?… » C’est ainsi que, via ma petite fille de 4 ans, j’ai fait la connaissance de Monsieur Blaireau. Et j’ai passé un réel petit moment de douceur, à relire l’histoire à ma « fillotte » ; découvrant ainsi un joli conte bien mis en images. Monsieur Blaireau ?… une histoire simple qui traite –à sa façon- des familles recomposées. Mais ici, pas de bagarres, crises et/ou disputes éventuelles. Non, tout se fait en douceur, aidé en cela par de grands et petits crayonnés qui attirent l’œil, le font entrer dans ce petit univers magique. Des mots simples, de « belles images », une histoire simple mais attirante, un graphisme chaleureux et attachant. Un bonheur simple de lecture. Et, de temps en temps, ça fait vraiment du bien. Et tout ça, c’est une « ‘tite tchotte » qui me l’a fait connaître.
La Mémoire du Bamboo
Voilà, je trouve que cette bande dessinée est remarquable ; pour ses couleurs et ses personnages, tout cela est extrêmement bien choisi. Dès que l'on voit la couverture on est attiré par cette bande dessinée… et une fois que l'on a terminé le premier tome, on se dit "il faut absolument que je connaisse la suite de cette histoire !" C'est d'ailleurs pour cela que j'écris, je ne comprends vraiment pas pourquoi la série s'est arrêtée... c'est vraiment dommage. J'espère que cette décision n'est pas finale car ce serait vraiment quelque chose de perdu dans l'histoire de la bande dessinée...
Premières fois
J'attendais un avis comme celui de jetjet pour acheter cette BD qui me faisait de l'œil depuis quelques temps. Pour l'avoir simplement feuilletée chez mon libraire, j'avais peur que ce soit juste du cul pour du cul. J'ai finalement sauté le pas. Alors, oui : Premières fois ne parle que de fesses. Mais la construction des histoires est exemplaire. Certaines sont émouvantes, d'autres plus trash, mais toutes sonnent "vrai". Un livre à ne pas mettre entre toute les mains, mais que l'on n'aura jamais peur/honte de montrer ou faire découvrir. Oui, le sexe, c'est bien. C'est même souvent beau et émouvant. Une petite perle de toute bibliothèque "adulte".
Petit conte léguminesque (ou comment le colosse de Rhodes a été construit)
Une belle découverte dont sa sortie est injustement passée inaperçue il me semble. Ce récit, intéressant et original, met en lumière les "véritables" raisons de l’origine de la construction du colosse de Rhodes. Sans être féru de mythologie, j’aime encore assez les histoires qui s’en inspirent. Cette bd emprunte d’ailleurs bon nombre de codes propres aux récits mythologiques (offense aux dieux, jalousie, trahison, amour impossible). Et, cerise sur le gâteau, elle bénéficie d’une narration prenante et de dialogues de qualité. Les dessins ressemblent un peu à du Vanoli, en moins torturé sans doute. Ce graphisme se prête à merveille pour illustrer ce genre d’histoire. A lire sans tarder !
Assis debout
J’ai adoré suivre le chemin parcouru par le personnage… de la misère et détresse des premières pages, à la découverte du bonheur dans les dernières pages. Chaque chapitre est un épisode précis dans sa vie, un polaroïd d’une époque, d’un état d’esprit, tantôt doux et heureux, tantôt dur et cruel. Bref, une BD sur la vie, ou plutôt sur UNE vie, sur sa dureté, mais aussi sur sa beauté, qui n’en fait pas trop, ni dans le noir, ni dans le bonheur dégoulinant de bons sentiments. Bref, une BD « juste » comme on dit. Je suis un peu moins fan du dessin de Stephan Plottès, que je trouve un peu trop dépouillé et approximatif, mais il faut avouer que certaines planches sont belles, et que le style est original et sert bien l’histoire. Une belle découverte, que tout amateur d’histoires autobiographiques devrait apprécier.
La dernière Prophétie
Soyons clair : pour apprécier cette série, il faut apprécier l'esthétique et le style scénaristique de Chaillet (Vasco), ou de Jacques Martin avec ses Alix. De plus, je n’écris cette critique qu’après avoir lu le premier tome qui m’a été offert. De plus, il faut être un tant soit peu intéressé par l’Histoire et aimer une BD qui se LIT et non pas seulement se REGARDE. L’intrigue se déroule en 395 à la vieille de la dislocation de l’empire romain et de la victoire définitive du christianisme. Le héros est un sénateur païen victime d’une étrange conspiration… On est donc transporté dans une Rome méconnue et annonciatrice du Moyen Age, avec des décors et des costumes très travaillés et très bien rendus par l’auteur. Les visages et les personnages sont un peu moins bien rendus, mais (pour ceux qui s’y connaissent) on appréciera le fait que Chaillet ait eu le courage de rendre les traits des protagonistes les plus célèbres (l’empereur Théodose, Ambroise de Milan, Stilico…) de manière fidèle à l’iconographie d’époque. Le scénario est bien documenté (et pour certains « lourd »). Cependant on aime ou l’on n’aimera pas la complexité de l’intrigue qui se déroule par flash back, le tout saupoudré d’une dose d’ésotérisme (dans le cadre de la lutte polythéisme/monothéisme). En bref une BD méconnue mais qui mérite d’être au moins lue par les amateurs de récits historiques, ceci notamment en raison du fait qu’on a bien peu d’auteurs qui ont l’idée (et le courage) de s’attaquer à cette période très riche de notre histoire…