Un album assez surprenant.
Ce « New West » est un polar « classique » mais qui a quelque chose de novateur en lui. J’y ai trouvé comme un mélange de western, de « policier » et de film oriental. Il faut dire que le postulat de départ à quelque chose de particulier : j’ai été plongé dans un monde qui a bien changé. Hé oui, des terroristes coréens ont fait péter une bombe à impulsion. Boum !… Résultat : d’innombrables victimes, nombre de machines et –surtout- l’électricité qui ne fonctionnent plus. Une décision capitale a –entre autres- par la suite été prise : l’interdiction totale des armes à feu.
« New West » ?.. comme un bon vieux film américain « noir de noir » où un flic un peu « borderline » a le don de se fourrer dans des embrouilles pas possibles. Et pas mal d’ingrédients ont suscité mon attention : une bonne histoire, une bonne traduction des dialogues, de l’action, des rebondissements , de la violence, des personnages bien typés où les « seconds couteaux » ont même de bons rôles.
Au final : une bien bonne surprise –même si l’ensemble est un tantinet prévisible- qui mélange avec bonheur une bonne histoire, un graphisme réaliste où Noto fait preuve d’une vraie « patte » ; lequel Noto a également un vrai don pour « travailler » la couleur ; ce qui n’est pas donné à n’importe quel dessinateur. Vraiment distrayant.
Transcription d’une histoire vraie et diablement dramatique : celle –en 1629- d’un naufrage au large de l’Australie et où les rescapés installés sur un îlot vivront une dictature épouvantable de la part du « chef » de ce groupe.
Un bon postulat qui se déclinera en trois volumes. On y suit Jeronimus Cornelisz, un bourgeois aux idées libertaires, un lettré de son temps même, qui –ayant pris la tête du groupe de rescapés- va se transformer en un dictateur sanguinaire, un véritable tueur qui n’admet que SES règles. Comment ?… Pourquoi ?… On le découvre dans ce drame qui se déroule comme un véritable huis clos et où la haine et la bassesse se conjuguent dans un univers moite et sombre.
Une bien bonne histoire, qui plus est conjuguée avec un graphisme en véritable symbiose. J’ai vraiment apprécié certaines scènes, des ambiances qui m’ont fait penser à des toiles de certains grands maîtres du temps passé. Scènes de groupes, d’intérieur, d’extérieur, plongent littéralement le lecteur dans ce premier tiers du 17ème siècle et l’emmènent vivre –d’une certaine façon- « comme en ce temps-là ».
Bien bon travail de recherche, de documentation, de mise en scène, en page(s) ; l’ensemble procurant ainsi un vrai bon moment de lecture.
Pas mal du tout, cette histoire de Sarah ; laquelle accepte de quitter New York pour rejoindre son mari à Salamanca, une petite ville perdue en Pennsylvanie. Problème pour la jeune femme : elle se sent observée, épiée en permanence ; une sensation étrange dont elle ne sait se départir.
Un bon album qui conjugue talents narratif et graphique. Raffaele y fait montre d’un dessin à vous procurer des angoisses ; balançant des atmosphères dans lesquelles on se sent parfois comme prisonnier.
Bec, lui, y va d’une histoire calibrée qui fait monter la tension ; la travaillant d’une façon telle qu’il en arrive à faire sentir de vraies impressions de terreur. Et cette jeune femme qui, de par son déménagement, pensait oublier un douloureux passé, va se rendre compte qu’elle n’a pas gagné la partie.
Via Sarah on passe par diverses phases de lecture qui mêlent la fragilité, la peur, le doute… mais aussi la combativité d’un être. Un album qui surprend, étonne, dont on plonge vraiment dans l’histoire dont certaines facettes sont même fascinantes. Vraiment bien bon.
MAIS C’EST QUOI, CA !?!…
Ma petite fille (4 ans) m’a montré ce livre voici quelques jours… « Regarde, papy, c’est comique… ».. Hein ?… quoi ?… une enfant de 4 ans qui rit d’une BD ????… ben oui… Elle a bien voulu me prêter SON livre. Et je m’y suis plongé avec étonnement, ensuite avec grand intérêt.
C’est tout simple : c’est l’histoire de Croc Croc à l’école des petits squelettes. J’ai plongé dans un récit assez émouvant, dont l’histoire peut être universelle car le texte est quasiment absent, remplacé au profit de dessins façon pleine page. Je suis entré dans un univers créatif, farfelu, plein de drôlesse, poétique à sa façon et –surtout- inventif. C’est surprenant, tendre, familier, morbide (gentiment), touchant… des qualificatifs multiples qui font que l’histoire générale touchera n’importe qui, petit, « djeune » ou grand.
Curieux album aussi de par sa conception : un petit carnet souple, une sorte de calepin qui tient dans une poche. Les petites histoires sont également traitées d’une façon inhabituelle : elles se lisent de haut en bas et non –comme de façon classique- horizontalement.
C’est vraiment accrocheur et « mignon tout plein ». Bien aimé aussi : les cartables portés par ces petits squelettes sont leur propre pierre tombale. In fine : un ouvrage tout à fait à part de la production « habituelle », un OVNI de bien belle facture, accrocheur, attractif, vraiment digne d’intérêt pour tout lecteur tant soit peu curieux de découvrir « autre chose ».
Un vrai coup de cœur.
Ro signale la ressemblance avec Le Troisième Testament dès les premières pages, mais j’irai jusqu’à dire qu’il n’est pas nécessaire d’ouvrir la bd pour y voir des similitudes ; le titre, la couverture et son personnage portant épée dont on cherche à deviner le visage. Encore une fois, je trouve que commercialement parlant, Soleil met le paquet en affichant son nouvel Arleston, Jean-Luc Istin, scénariste des Druides et d’autres.
Déjà dans Les Druides, le prolifique scénariste s’inspirait du scénario du "nom de la rose" et de quelques touches du "seigneur des anneaux". Il était difficile de ne pas comparer ses meurtriers aux nazguls mis en scène par Peter Jackson. Ici, les meurtriers, tout aussi mystérieux, sont copiés-collés sur le personnage incarné dans le récent jeu "Assassin’s creed". Les références au scénario de ce dernier sont d’ailleurs multiples et je suis assez étonné d’être le premier à soulever ce point tant ça saute aux yeux, même quand on voit la couverture. Donc ici, on a un mélange entre ce jeu, Le Troisième Testament et un brin de "Kingdom of heaven" de Ridley Scott.
Mais malgré ce manque d’imagination, ça mérite largement ces 4 étoiles, parce que c’est super bien raconté, très intriguant, que j’adore tout ce qui touche aux croisades et que Montaigne est le meilleur collaborateur d’Istin jusqu’à présent. Par contre, j’ai pas bien compris son remerciement à Convard "pour avoir ouvert la voie", alors qu’il pompe Dorison qui fut le premier à rencontrer du succès dans l’ésotérisme. Enfin, depuis Le Troisième Testament, c’est la première fois que je prends autant de plaisir dans ce genre.
« Donjon crépuscule » n’est pas aussi noir que je l’aurais imaginé au départ car l’humour reste présent. La série s’inspire directement de la seconde trilogie de Star Wars par Georges Lucas. On souhaite en effet savoir comment le gentil Herbert a pu devenir le grand Khan, cet être despotique qui règne sans partage sur un paysage de désolation en affirmant maintenir l’ordre dans le chaos.
Le lecteur doit faire un effort d’adaptation pour passer à cette époque du futur où finalement tout est permis. Cet univers post-apocalyptique reste tout de même très intéressant car il n’est pas forcément négatif dans la mesure où il peut annoncer un monde nouveau. Oui, c’est tout à fait le procédé de Star Wars. Pourtant, on compare volontiers cette série au Seigneur des Anneaux.
Je trouve que cette série qui décrit une époque complexe renouvelle entièrement l’intérêt car les changements sont importants. L’efficacité de la narration entraîne toujours un véritable plaisir de lecture. Doit-on pour autant souhaiter une longue vie à cette série ? Je ne le pense pas.
« Sans famille » ? C’est tout d’abord un bon roman d’Hector Malo, c’est aussi le dessin animé des après-midis de ma jeunesse. Lorsque j’ai appris qu’une version de « Sans famille » était prévue en bd, j’ai été sceptique mais après feuillage, j’ai été tout de suite charmé par le dessin de Yann Dégruel.
Un petit rappel pour ceux qui ne connaissent pas le début de « Sans famille ».
Le héros, Rémy, est un jeune garçon vivant en pleine campagne auprès de sa mère et dont le seul « compagnon » est la vache Roussette (charmant non ?). Un jour, Barberin, le mari de la dame revient au foyer et apprend à Rémy qu’il n’est que leur fils adoptif. Sans le sou, Barberin va louer Rémy à Signor Vitalis, un vieux saltimbanque qui est accompagné de son singe…
Si le roman est riche en sentiments, il en est de même pour cette bd. Yann Dégruel a réussi le tour de force de nous transmettre des émotions par la seule force de son dessin, tellement d’ailleurs que plusieurs pages dans cette série sont muettes… les expressions des personnages suffisent amplement à nous faire comprendre ce que ceux-ci ressentent.
J’adore le trait de Yann Dégruel, en tout cas, plus que le dessin animé ! En fait, son point fort est incontestablement sa mise en couleurs aux tons pastels à dominante ocre, très agréable à regarder qui arrive magnifiquement à s’adapter selon l’intensité dramatique des séquences.
Si cette histoire a une réputation d’être un récit triste, il ne faut pas oublier aussi que « Sans famille » comporte de nombreuses scènes sympathiques qui mettent en scène Rémy et les petits compagnons du vieux saltimbanque. D’ailleurs, Le dénouement termine sur une note positive.
Quant à la narration, elle m’est apparue efficace car je ne déplore pas de retour en arrière pour incompréhension.
Au niveau du scénario, ce que j’ai apprécié dans « Sans famille », c’est le fait de suivre les péripéties de Rémy et de Signor Vitalis à travers la France du XIXème siècle, un pays où les paysans étaient majoritaires et où les villes semblaient être un monde fascinant et effrayant à la fois pour eux.
Quant aux rapports qu’affectionne Rémy avec les animaux, moi, ça ne m’a jamais touché ce genre de relation mais bon, je vous laisse juge…
Je pense que vous l’avez compris, j’ai adoré l’adaptation bd de « Sans famille » par Yann Dégruel. J’avoue avoir été intéressé par la situation de cette histoire dans la France du XIXème siècle. Je reconnais aussi avoir été charmé par le dessin de cet auteur surtout au niveau de sa mise en couleurs qui m’est apparue très plaisante à contempler.
En tout cas, que vous soyez sensibles ou non aux récits dramatiques, que vous soyez adultes ou enfants, je vous recommande chaudement de découvrir « Sans famille » !
Passé un premier tome un peu décevant, on retrouve avec plaisir les personnages de cette saga géante. La démarche de cette série est en effet différente des autres car elle ne se centre pas sur l'univers mais sur les personnages secondaires ou pas.
J'ai beaucoup aimé le tome 8 sur Alexandra, tueuse et maîtresse de Hyacinthe qui est une véritable plongée dans l'horreur et la tristesse. Le tome 7 adoptait déjà un ton plus sombre en mettant de côté l'humour. Je trouve que tout cela enrichit encore plus cet univers passionnant.
On pourrait penser que l'unité graphique est un peu mise à mal par les différents dessinateurs qui se succèdent dont certains ont incontestablement leur style personnel. Cela ne me dérange pas plus que cela. C'est même une expérience graphique intéressante.
Donjon Monsters est à posséder si l'on est fan de l'univers atypique de Donjon. J'espère quand même qu'il ne va pas y avoir 300 tomes. Où vais-je ranger tout cela ?
Donjon Parade est un cran en-dessous de Donjon Zénith et Donjon Potron-Minet mais pas de beaucoup. La lecture reste toujours aussi divertissante. Nous suivons toujours les aventures du canard sympathique Herbert et de son acolyte draconiste végétarien Marvin. Celles-ci se situe chronologiquement entre le tome 1 et 2 de la série "Zénith".
Ce qu'apporte de plus Donjon Parade, c'est ce double niveau de lecture qui parodie l'héroïc fantasy et pas seulement... Le premier tome est par exemple une critique à peine voilée de l'univers des parcs d'attraction attirant une foule immense.
Par contre, je suis étonné par le nombre de pages qui a fortement diminué par rapport aux trois séries mères. Les albums sont dessinés par Manu Larcenet dont j'apprécie le trait graphique. Je ne remarque pas de différences notables avec les autres dessinateurs de Donjon ce qui apporte une certaine cohérence visuellement.
Cette série "Parade" se veut d'un ton plus léger et on peut la lire de manière totalement indépendante à chaque tome.
Après la lecture du premier tome.
La première impression est nette : la décision d'arrêter Après l'Incal pour cette nouvelle mouture est un excellent choix.
Le dessin de Ladrönn est un régal pour les yeux. Un peu comme pour La Caste des Méta-barons, il est sublmé.
Le scénario reprend globalement celui d'Après L'incal mais en plus cohérent. Il se positionne clairement dans la continuité de la série mère. Donc pour se lancer sur cette série, la seule question qu'il faut se poser est : est ce que j'ai aimé la série L'Incal ?
Si la réponse est oui, vous pouvez y aller les yeux fermés.
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New West
Un album assez surprenant. Ce « New West » est un polar « classique » mais qui a quelque chose de novateur en lui. J’y ai trouvé comme un mélange de western, de « policier » et de film oriental. Il faut dire que le postulat de départ à quelque chose de particulier : j’ai été plongé dans un monde qui a bien changé. Hé oui, des terroristes coréens ont fait péter une bombe à impulsion. Boum !… Résultat : d’innombrables victimes, nombre de machines et –surtout- l’électricité qui ne fonctionnent plus. Une décision capitale a –entre autres- par la suite été prise : l’interdiction totale des armes à feu. « New West » ?.. comme un bon vieux film américain « noir de noir » où un flic un peu « borderline » a le don de se fourrer dans des embrouilles pas possibles. Et pas mal d’ingrédients ont suscité mon attention : une bonne histoire, une bonne traduction des dialogues, de l’action, des rebondissements , de la violence, des personnages bien typés où les « seconds couteaux » ont même de bons rôles. Au final : une bien bonne surprise –même si l’ensemble est un tantinet prévisible- qui mélange avec bonheur une bonne histoire, un graphisme réaliste où Noto fait preuve d’une vraie « patte » ; lequel Noto a également un vrai don pour « travailler » la couleur ; ce qui n’est pas donné à n’importe quel dessinateur. Vraiment distrayant.
Jeronimus
Transcription d’une histoire vraie et diablement dramatique : celle –en 1629- d’un naufrage au large de l’Australie et où les rescapés installés sur un îlot vivront une dictature épouvantable de la part du « chef » de ce groupe. Un bon postulat qui se déclinera en trois volumes. On y suit Jeronimus Cornelisz, un bourgeois aux idées libertaires, un lettré de son temps même, qui –ayant pris la tête du groupe de rescapés- va se transformer en un dictateur sanguinaire, un véritable tueur qui n’admet que SES règles. Comment ?… Pourquoi ?… On le découvre dans ce drame qui se déroule comme un véritable huis clos et où la haine et la bassesse se conjuguent dans un univers moite et sombre. Une bien bonne histoire, qui plus est conjuguée avec un graphisme en véritable symbiose. J’ai vraiment apprécié certaines scènes, des ambiances qui m’ont fait penser à des toiles de certains grands maîtres du temps passé. Scènes de groupes, d’intérieur, d’extérieur, plongent littéralement le lecteur dans ce premier tiers du 17ème siècle et l’emmènent vivre –d’une certaine façon- « comme en ce temps-là ». Bien bon travail de recherche, de documentation, de mise en scène, en page(s) ; l’ensemble procurant ainsi un vrai bon moment de lecture.
Sarah
Pas mal du tout, cette histoire de Sarah ; laquelle accepte de quitter New York pour rejoindre son mari à Salamanca, une petite ville perdue en Pennsylvanie. Problème pour la jeune femme : elle se sent observée, épiée en permanence ; une sensation étrange dont elle ne sait se départir. Un bon album qui conjugue talents narratif et graphique. Raffaele y fait montre d’un dessin à vous procurer des angoisses ; balançant des atmosphères dans lesquelles on se sent parfois comme prisonnier. Bec, lui, y va d’une histoire calibrée qui fait monter la tension ; la travaillant d’une façon telle qu’il en arrive à faire sentir de vraies impressions de terreur. Et cette jeune femme qui, de par son déménagement, pensait oublier un douloureux passé, va se rendre compte qu’elle n’a pas gagné la partie. Via Sarah on passe par diverses phases de lecture qui mêlent la fragilité, la peur, le doute… mais aussi la combativité d’un être. Un album qui surprend, étonne, dont on plonge vraiment dans l’histoire dont certaines facettes sont même fascinantes. Vraiment bien bon.
Croc Croc
MAIS C’EST QUOI, CA !?!… Ma petite fille (4 ans) m’a montré ce livre voici quelques jours… « Regarde, papy, c’est comique… ».. Hein ?… quoi ?… une enfant de 4 ans qui rit d’une BD ????… ben oui… Elle a bien voulu me prêter SON livre. Et je m’y suis plongé avec étonnement, ensuite avec grand intérêt. C’est tout simple : c’est l’histoire de Croc Croc à l’école des petits squelettes. J’ai plongé dans un récit assez émouvant, dont l’histoire peut être universelle car le texte est quasiment absent, remplacé au profit de dessins façon pleine page. Je suis entré dans un univers créatif, farfelu, plein de drôlesse, poétique à sa façon et –surtout- inventif. C’est surprenant, tendre, familier, morbide (gentiment), touchant… des qualificatifs multiples qui font que l’histoire générale touchera n’importe qui, petit, « djeune » ou grand. Curieux album aussi de par sa conception : un petit carnet souple, une sorte de calepin qui tient dans une poche. Les petites histoires sont également traitées d’une façon inhabituelle : elles se lisent de haut en bas et non –comme de façon classique- horizontalement. C’est vraiment accrocheur et « mignon tout plein ». Bien aimé aussi : les cartables portés par ces petits squelettes sont leur propre pierre tombale. In fine : un ouvrage tout à fait à part de la production « habituelle », un OVNI de bien belle facture, accrocheur, attractif, vraiment digne d’intérêt pour tout lecteur tant soit peu curieux de découvrir « autre chose ». Un vrai coup de cœur.
Le Cinquième évangile
Ro signale la ressemblance avec Le Troisième Testament dès les premières pages, mais j’irai jusqu’à dire qu’il n’est pas nécessaire d’ouvrir la bd pour y voir des similitudes ; le titre, la couverture et son personnage portant épée dont on cherche à deviner le visage. Encore une fois, je trouve que commercialement parlant, Soleil met le paquet en affichant son nouvel Arleston, Jean-Luc Istin, scénariste des Druides et d’autres. Déjà dans Les Druides, le prolifique scénariste s’inspirait du scénario du "nom de la rose" et de quelques touches du "seigneur des anneaux". Il était difficile de ne pas comparer ses meurtriers aux nazguls mis en scène par Peter Jackson. Ici, les meurtriers, tout aussi mystérieux, sont copiés-collés sur le personnage incarné dans le récent jeu "Assassin’s creed". Les références au scénario de ce dernier sont d’ailleurs multiples et je suis assez étonné d’être le premier à soulever ce point tant ça saute aux yeux, même quand on voit la couverture. Donc ici, on a un mélange entre ce jeu, Le Troisième Testament et un brin de "Kingdom of heaven" de Ridley Scott. Mais malgré ce manque d’imagination, ça mérite largement ces 4 étoiles, parce que c’est super bien raconté, très intriguant, que j’adore tout ce qui touche aux croisades et que Montaigne est le meilleur collaborateur d’Istin jusqu’à présent. Par contre, j’ai pas bien compris son remerciement à Convard "pour avoir ouvert la voie", alors qu’il pompe Dorison qui fut le premier à rencontrer du succès dans l’ésotérisme. Enfin, depuis Le Troisième Testament, c’est la première fois que je prends autant de plaisir dans ce genre.
Donjon Crépuscule
« Donjon crépuscule » n’est pas aussi noir que je l’aurais imaginé au départ car l’humour reste présent. La série s’inspire directement de la seconde trilogie de Star Wars par Georges Lucas. On souhaite en effet savoir comment le gentil Herbert a pu devenir le grand Khan, cet être despotique qui règne sans partage sur un paysage de désolation en affirmant maintenir l’ordre dans le chaos. Le lecteur doit faire un effort d’adaptation pour passer à cette époque du futur où finalement tout est permis. Cet univers post-apocalyptique reste tout de même très intéressant car il n’est pas forcément négatif dans la mesure où il peut annoncer un monde nouveau. Oui, c’est tout à fait le procédé de Star Wars. Pourtant, on compare volontiers cette série au Seigneur des Anneaux. Je trouve que cette série qui décrit une époque complexe renouvelle entièrement l’intérêt car les changements sont importants. L’efficacité de la narration entraîne toujours un véritable plaisir de lecture. Doit-on pour autant souhaiter une longue vie à cette série ? Je ne le pense pas.
Sans Famille
« Sans famille » ? C’est tout d’abord un bon roman d’Hector Malo, c’est aussi le dessin animé des après-midis de ma jeunesse. Lorsque j’ai appris qu’une version de « Sans famille » était prévue en bd, j’ai été sceptique mais après feuillage, j’ai été tout de suite charmé par le dessin de Yann Dégruel. Un petit rappel pour ceux qui ne connaissent pas le début de « Sans famille ». Le héros, Rémy, est un jeune garçon vivant en pleine campagne auprès de sa mère et dont le seul « compagnon » est la vache Roussette (charmant non ?). Un jour, Barberin, le mari de la dame revient au foyer et apprend à Rémy qu’il n’est que leur fils adoptif. Sans le sou, Barberin va louer Rémy à Signor Vitalis, un vieux saltimbanque qui est accompagné de son singe… Si le roman est riche en sentiments, il en est de même pour cette bd. Yann Dégruel a réussi le tour de force de nous transmettre des émotions par la seule force de son dessin, tellement d’ailleurs que plusieurs pages dans cette série sont muettes… les expressions des personnages suffisent amplement à nous faire comprendre ce que ceux-ci ressentent. J’adore le trait de Yann Dégruel, en tout cas, plus que le dessin animé ! En fait, son point fort est incontestablement sa mise en couleurs aux tons pastels à dominante ocre, très agréable à regarder qui arrive magnifiquement à s’adapter selon l’intensité dramatique des séquences. Si cette histoire a une réputation d’être un récit triste, il ne faut pas oublier aussi que « Sans famille » comporte de nombreuses scènes sympathiques qui mettent en scène Rémy et les petits compagnons du vieux saltimbanque. D’ailleurs, Le dénouement termine sur une note positive. Quant à la narration, elle m’est apparue efficace car je ne déplore pas de retour en arrière pour incompréhension. Au niveau du scénario, ce que j’ai apprécié dans « Sans famille », c’est le fait de suivre les péripéties de Rémy et de Signor Vitalis à travers la France du XIXème siècle, un pays où les paysans étaient majoritaires et où les villes semblaient être un monde fascinant et effrayant à la fois pour eux. Quant aux rapports qu’affectionne Rémy avec les animaux, moi, ça ne m’a jamais touché ce genre de relation mais bon, je vous laisse juge… Je pense que vous l’avez compris, j’ai adoré l’adaptation bd de « Sans famille » par Yann Dégruel. J’avoue avoir été intéressé par la situation de cette histoire dans la France du XIXème siècle. Je reconnais aussi avoir été charmé par le dessin de cet auteur surtout au niveau de sa mise en couleurs qui m’est apparue très plaisante à contempler. En tout cas, que vous soyez sensibles ou non aux récits dramatiques, que vous soyez adultes ou enfants, je vous recommande chaudement de découvrir « Sans famille » !
Donjon Monsters
Passé un premier tome un peu décevant, on retrouve avec plaisir les personnages de cette saga géante. La démarche de cette série est en effet différente des autres car elle ne se centre pas sur l'univers mais sur les personnages secondaires ou pas. J'ai beaucoup aimé le tome 8 sur Alexandra, tueuse et maîtresse de Hyacinthe qui est une véritable plongée dans l'horreur et la tristesse. Le tome 7 adoptait déjà un ton plus sombre en mettant de côté l'humour. Je trouve que tout cela enrichit encore plus cet univers passionnant. On pourrait penser que l'unité graphique est un peu mise à mal par les différents dessinateurs qui se succèdent dont certains ont incontestablement leur style personnel. Cela ne me dérange pas plus que cela. C'est même une expérience graphique intéressante. Donjon Monsters est à posséder si l'on est fan de l'univers atypique de Donjon. J'espère quand même qu'il ne va pas y avoir 300 tomes. Où vais-je ranger tout cela ?
Donjon Parade
Donjon Parade est un cran en-dessous de Donjon Zénith et Donjon Potron-Minet mais pas de beaucoup. La lecture reste toujours aussi divertissante. Nous suivons toujours les aventures du canard sympathique Herbert et de son acolyte draconiste végétarien Marvin. Celles-ci se situe chronologiquement entre le tome 1 et 2 de la série "Zénith". Ce qu'apporte de plus Donjon Parade, c'est ce double niveau de lecture qui parodie l'héroïc fantasy et pas seulement... Le premier tome est par exemple une critique à peine voilée de l'univers des parcs d'attraction attirant une foule immense. Par contre, je suis étonné par le nombre de pages qui a fortement diminué par rapport aux trois séries mères. Les albums sont dessinés par Manu Larcenet dont j'apprécie le trait graphique. Je ne remarque pas de différences notables avec les autres dessinateurs de Donjon ce qui apporte une certaine cohérence visuellement. Cette série "Parade" se veut d'un ton plus léger et on peut la lire de manière totalement indépendante à chaque tome.
Final Incal
Après la lecture du premier tome. La première impression est nette : la décision d'arrêter Après l'Incal pour cette nouvelle mouture est un excellent choix. Le dessin de Ladrönn est un régal pour les yeux. Un peu comme pour La Caste des Méta-barons, il est sublmé. Le scénario reprend globalement celui d'Après L'incal mais en plus cohérent. Il se positionne clairement dans la continuité de la série mère. Donc pour se lancer sur cette série, la seule question qu'il faut se poser est : est ce que j'ai aimé la série L'Incal ? Si la réponse est oui, vous pouvez y aller les yeux fermés.