Par où commencer...
C'est d'abord le graphisme qui m'a attiré dans cette série. Proposant un curieux mélange entre les oeuvres de Katsuhiro Otomo et celles de Rosinski, il est plutôt maîtrisé, et malgré le noir et blanc, l'ambiance est bien rendue, entre steampunk et fantasy écolo. D’emblée, il m'a plu. Il est au service d'une histoire à la fois étrange et classique. Une histoire de possession terrienne, d'exploitation minière, de magie naturelle confrontée à des machines, de rivalité au sein d'une même famille. J'ai eu du mal, dans un premier temps, à m'accrocher à l'histoire. Et puis à l'approche du dernier tiers du tome 1, l'intrigue devient carrément fascinante, et on ne peut plus en décoller. Je n'ai pas lu L'Eveil du Kurran, réalisé par la même équipe, mais nous voilà avec une belle histoire en puissance.
"Lohris des Dawnhills" est un récit ambitieux, qui bénéficie d'une ambiance presque envoûtante, tant au niveau du background que du classique. Si vous êtes attiré(e) par la SF écolo, foncez !
Cette série relate comme chacun le sait la genèse du donjon. Je l'ai abordé après ma lecture de Zénith ce qui n'a rien gâcher au plaisir de lecture.
On suit cette fois-ci le parcours de Hyacinthe de Cavallère de sa jeunesse idéaliste pour devenir le maître sans scrupule et un peu désabusé du Donjon dans Zénith. C'est un personnage finalement aussi interessant que Marvin et Herbert dans son évolution. On fait également connaissance avec Alexandra et Jean-Michel.
L'univers médiéval fantastique ainsi crée est véritablement passionnant et unique en son genre. Nous avons là la Dream Team de la bande dessinée: Christophe Blain, Lewis Trondheim et Joann Sfar époustouflants de talent !
Ce qui m'inquiète un peu, ce sont les ramifications multiples de cette série très ambitieuse. Parviendra t'elle à produire toujours ce haut niveau dans la qualité des dialogues et de l'histoire ? Pourquoi ne pas se contenter de moins d'albums pour conserver une certaine cohérence ? Autant de questions que l'on peut légitimement se poser.
Cependant, pour l'instant, je peux affirmer que Donjon Potron Minet est une très belle série avec une histoire trépidante dans un univers amusant. De très bons moments à passer !:)
S'il y avait un premier prix à décerner à ce qui pourrait être considérée comme la meilleure bd jeunesse, alors je l'ai trouvé: c'est bien celle-ci !
L'auteur retranscrit très bien les joies et les peines de cette petite famille monoparentale. C'est non seulement dans l'air du temps mais sans être opportuniste. Je dirais que l'auteur a bien compris son époque. Je ne peux pas en dire autant d'autres scénaristes qui s'essayent sans parvenir à un tel résultat...
Par ailleurs, il y a ce double niveau de lecture que j'aime bien. C'est adulte tout en étant enfantin. C'est frais, drôle et sympathique ! Le dessin ainsi que la colorisation sont très agréable pour les yeux. Les planches sont assez détaillées. Il y a là tout un travail et un effort remarquable de la part de l'auteur. Le seul regret que j'exprimerais : ce titre fait partie de la bande à Tchô...
Une série tendre et humoristique qui gagne son pari sur tous les plans. Une qualité qu'on ne rencontre guère surtout dans cette catégorie de bd.
Intrigué par la très belle couverture, Premières fois se découvre comme un bouquin qui s'offre en cadeau interdit... La position de la demoiselle en crayonné noir sur rouge ne laisse aucun doute sur le contenu de la "chose" : 10 histoires de premiers émois érotiques voire pornographiques sur des thèmes divers, le dépucelage, le sex toy, premières fois à 3, la poupée gonflable etc...
Pas sur que toutes les pratiques seront mises en pratique (en tous cas c'est mon avis même si pas mal d'autres me tentent !). On garde la même trame et l'originalité est d'avoir imaginé un whodunit pour chacune de ces histoires, procédé dont la dernière case révèle une information capitale, voire une chute essentiellement appliquée pour une histoire policière ou fantastique et qui prend toute sa saveur dans un récit érotique... De surcroit chaque style (un dessinateur par histoire) se fond bien dans l'harmonie particulière de cette oeuvre collective et la plupart des histoires est un rien émoustillante !!!!
Belle harmonie pour une BD qui parle de "cul" et de rien d'autre mais par une approche sensuelle et originale, très honnêtement j'applaudirais des deux mains si une d'entre elles n'était pas occupée à la lecture de ces histoires !!! (Je plaisante, quoique...)
Chaudement recommandé !
J'ai trouvé ce petit manga franchement bien. Le mythe des sirènes sous l'inspiration de Takahashi avec des histoires plus ou moins indépendantes sur l'immortalité que procure la viande de sirène, et fait étrange la mortalité recherchée par ceux qui en ont mangé. Il y a de l'action, on ne s'ennuie pas, et c'est pas trop gnangnan.
Côté dessin, ça va, c'est très lisible.
A lire, en plus il n'y a qu'un tome de disponible en France mais on n'est pas frustré par une fin qui demanderait des réponses dans des tomes ultérieurs.
Cette série est un peu à part dans l'univers donjon. Elle joue beaucoup plus sur le côté humour que sur le côté aventure. Ca me fait toujours assez rire. J'aime particulièrement l'album le jour des crapauds, un grand moment burlesque. Cette série met également en valeur des personnages cultes de l'univers donjon que ce soit Marvin, le gardien, ou Herbert, mais également les deux imbéciles de service Grogro toujours accompagné de ses tilapins et Zongo. Le tome 5 est, d'ailleurs, centré sur Grogro...
De tout l'univers, c'est la série la plus tournée vers les ados. Le dessin de Larcenet est comme toujours super efficace. Alors certains diront que cette série est inutile dans "l'oeuvre" donjon, mais je crois qu'elle a surtout valeur d'espace de respiration et de véritable défouloir pour les trois auteurs.
C’est très bien Aya ! Le principe de la série est de raconter le quotidien d’un petit village de Côte d’Ivoire, avec ses joies, ses peines, ses heurs et ses malheurs. Le contrat est pleinement rempli pour Marguerite Abouet. On s’attache très vite aux personnages, et Aya n’est en fait qu’une sorte d’Amélie Poulain, qui essaie de faire le bien autour d’elle, d’amener la paix dans les couples et les familles, sans pour autant négliger sa propre vie, voire son bonheur. Après trois tomes, ce bonheur n’est pas atteint et de nouveaux problèmes surgissent constamment autour d’elle, ce qui fait qu’elle est très occupée. J’ai lu la plus grande partie de ces trois tomes avec un sourire sur le visage, car de nombreuses situations sont cocasses et ne manquent pas de piquant. Bravo aussi à Clément Oubrerie, dont c’est je crois la première œuvre publiée, qui relève le défi avec brio ; on se sent bien dans l’ambiance africaine.
Une belle série, peut-être bien un futur classique.
Robert Louis Stevenson est un auteur que j’aime beaucoup. A cause, essentiellement, de l’Ile au trésor, un roman d’aventures exceptionnel, qui a bercé mes nuits d’adolescent. L’occasion m’est donnée de lire l’adaptation d’un autre de ses romans célèbres, à savoir le Maître de Ballantrae, l’histoire de deux frères issus de la noblesse écossaise qui se déchirèrent jusqu’à la fin de leur vie.
Ce que j’ai aimé en tout premier lieu, c’est l’histoire elle-même. C’est du pur roman d’aventure, avec une intrigue familiale qui sous-tend tout, et il se passe beaucoup de choses. Retours d’entre les morts, combats épiques, voyages en terre inconnue… Hippolyte a bien su rendre cet esprit, respectant –il me semble- bien la narration originale. De plus il a fait le choix d’imprimer à chaque scène une atmosphère bien particulière, avec des ambiances colorées très différentes, toutes peintes à l’aquarelle. Le résultat est plutôt plaisant, et le roman est ainsi animé d’une vie que ne renierait pas, je pense, son auteur. Une grande vitalité donc, due également au graphisme et au dynamisme d’Hippolyte, qui se situe entre celui de Christophe Blain et celui de Clod (Le Procès).
Un beau diptyque, qui vous fera aimer l’aventure.
Intrigué par les critiques plutôt positives de l'Ymagier et de Pierig, j'ai rapidement succombé au charme vénéneux de ce drôle de petit album qui s'ouvre comme un carnet de notes et ne propose qu'une image sans paroles par page... Autant dire qu'on a vite fait le tour de l'oeuvre et de sa lecture mais c'est sous influence de l'univers de Tim Burton et de son Mr Jack ou de ses noces funèbres que l'on sortira ravi de ce petit livre !
En effet, on y parle de tolérance et d'amour sous un univers macabre qui sied finalement bien car rien n'y est morbide et prête au sourire comme la fête d'Halloween, à préciser qu'il n'y a rien d'effrayant et que la morale est sauve, seul l'univers est réellement décalé car le ton est universel effectivement.
Rien d'autre à ajouter si ce n'est une longue vie au petit squelette et que ma fille de 8 ans, grande fan des films d'animation suscités, a vivement apprécié ! Un bel objet toutefois un peu cher mais qui risque bien de plaire aux enfants comme à leurs parents !
Je découvre fort tard l'univers des Donjons. J'ai commencé par la lecture de Donjon Zénith pour voir ce que cela donnait. A vrai dire, ce qui me rebutait, c'était de ne pas savoir dans quel sens lire cette oeuvre qui s'étale sur différents spin-off avec des numéros négatifs. Bref, on s'y perd. Ce désordre n'est pas rassurant pour le lecteur.
J'avoue que j'aime le style de Sfar et de Trondheim pour avoir approché quelques unes de leurs oeuvres tout récemment. L'humour fait mouche. Je suis assez impressionné par le nombre de trouvailles très intéressantes parsemées au fil de la lecture. C'est toujours une joie pour moi que de découvrir des innovations techniques dans l'art de produire une bonne bande dessinée. La qualité est incontestablement au rendez-vous notamment dans les dialogues et même dans le découpage des planches. J'aime réellement à commencer par cette belle complicité entre les personnages de Herbert et de Marvin.
Maintenant, j'ai vraiment envie de me pencher sur l'univers particulier mais passionnant des Donjons. Finalement, Donjon Zénith est une bonne introduction.
En France, les livres sont au même prix partout. C'est la loi !
Avec BDfugue, vous payez donc le même prix qu'avec les géants de la vente en ligne mais pour un meilleur service :
des promotions et des goodies en permanence
des réceptions en super état grâce à des cartons super robustes
une équipe joignable en cas de besoin
2. C'est plus avantageux pour nous
Si BDthèque est gratuit, il a un coût.
Pour financer le service et le faire évoluer, nous dépendons notamment des achats que vous effectuez depuis le site. En effet, à chaque fois que vous commencez vos achats depuis BDthèque, nous touchons une commission. Or, BDfugue est plus généreux que les géants de la vente en ligne !
3. C'est plus avantageux pour votre communauté
En choisissant BDfugue plutôt que de grandes plateformes de vente en ligne, vous faites la promotion du commerce local, spécialisé, éthique et indépendant.
Meilleur pour les emplois, meilleur pour les impôts, la librairie indépendante promeut l'émergence des nouvelles séries et donc nos futurs coups de cœur.
Chaque commande effectuée génère aussi un don à l'association Enfance & Partage qui défend et protège les enfants maltraités. Plus d'informations sur bdfugue.com
Pourquoi Cultura ?
Indépendante depuis sa création en 1998, Cultura se donne pour mission de faire vivre et aimer la culture.
La création de Cultura repose sur une vision de la culture, accessible et contributive. Nous avons ainsi considéré depuis toujours notre responsabilité sociétale, et par conviction, développé les pratiques durables et sociales. C’est maintenant au sein de notre stratégie de création de valeur et en accord avec les Objectifs de Développement Durable que nous déployons nos actions. Nous traitons avec lucidité l’impact de nos activités, avec une vision de long terme. Mais agir en responsabilité implique d’aller bien plus loin, en contribuant positivement à trois grands enjeux de développement durable.
Nos enjeux environnementaux
Nous sommes résolument engagés dans la réduction de notre empreinte carbone, pour prendre notre part dans la lutte contre le réchauffement climatique et la préservation de la planète.
Nos enjeux culturels et sociétaux
La mission de Cultura est de faire vivre et aimer la culture. Pour cela, nous souhaitons stimuler la diversité des pratiques culturelles, sources d’éveil et d’émancipation.
Nos enjeux sociaux
Nous accordons une attention particulière au bien-être de nos collaborateurs à la diversité, l’inclusion et l’égalité des chances, mais aussi à leur épanouissement, en encourageant l’expression des talents artistiques.
Votre vote
Lohris des Dawnhills
Par où commencer... C'est d'abord le graphisme qui m'a attiré dans cette série. Proposant un curieux mélange entre les oeuvres de Katsuhiro Otomo et celles de Rosinski, il est plutôt maîtrisé, et malgré le noir et blanc, l'ambiance est bien rendue, entre steampunk et fantasy écolo. D’emblée, il m'a plu. Il est au service d'une histoire à la fois étrange et classique. Une histoire de possession terrienne, d'exploitation minière, de magie naturelle confrontée à des machines, de rivalité au sein d'une même famille. J'ai eu du mal, dans un premier temps, à m'accrocher à l'histoire. Et puis à l'approche du dernier tiers du tome 1, l'intrigue devient carrément fascinante, et on ne peut plus en décoller. Je n'ai pas lu L'Eveil du Kurran, réalisé par la même équipe, mais nous voilà avec une belle histoire en puissance. "Lohris des Dawnhills" est un récit ambitieux, qui bénéficie d'une ambiance presque envoûtante, tant au niveau du background que du classique. Si vous êtes attiré(e) par la SF écolo, foncez !
Donjon Potron-minet
Cette série relate comme chacun le sait la genèse du donjon. Je l'ai abordé après ma lecture de Zénith ce qui n'a rien gâcher au plaisir de lecture. On suit cette fois-ci le parcours de Hyacinthe de Cavallère de sa jeunesse idéaliste pour devenir le maître sans scrupule et un peu désabusé du Donjon dans Zénith. C'est un personnage finalement aussi interessant que Marvin et Herbert dans son évolution. On fait également connaissance avec Alexandra et Jean-Michel. L'univers médiéval fantastique ainsi crée est véritablement passionnant et unique en son genre. Nous avons là la Dream Team de la bande dessinée: Christophe Blain, Lewis Trondheim et Joann Sfar époustouflants de talent ! Ce qui m'inquiète un peu, ce sont les ramifications multiples de cette série très ambitieuse. Parviendra t'elle à produire toujours ce haut niveau dans la qualité des dialogues et de l'histoire ? Pourquoi ne pas se contenter de moins d'albums pour conserver une certaine cohérence ? Autant de questions que l'on peut légitimement se poser. Cependant, pour l'instant, je peux affirmer que Donjon Potron Minet est une très belle série avec une histoire trépidante dans un univers amusant. De très bons moments à passer !:)
Lou !
S'il y avait un premier prix à décerner à ce qui pourrait être considérée comme la meilleure bd jeunesse, alors je l'ai trouvé: c'est bien celle-ci ! L'auteur retranscrit très bien les joies et les peines de cette petite famille monoparentale. C'est non seulement dans l'air du temps mais sans être opportuniste. Je dirais que l'auteur a bien compris son époque. Je ne peux pas en dire autant d'autres scénaristes qui s'essayent sans parvenir à un tel résultat... Par ailleurs, il y a ce double niveau de lecture que j'aime bien. C'est adulte tout en étant enfantin. C'est frais, drôle et sympathique ! Le dessin ainsi que la colorisation sont très agréable pour les yeux. Les planches sont assez détaillées. Il y a là tout un travail et un effort remarquable de la part de l'auteur. Le seul regret que j'exprimerais : ce titre fait partie de la bande à Tchô... Une série tendre et humoristique qui gagne son pari sur tous les plans. Une qualité qu'on ne rencontre guère surtout dans cette catégorie de bd.
Premières fois
Intrigué par la très belle couverture, Premières fois se découvre comme un bouquin qui s'offre en cadeau interdit... La position de la demoiselle en crayonné noir sur rouge ne laisse aucun doute sur le contenu de la "chose" : 10 histoires de premiers émois érotiques voire pornographiques sur des thèmes divers, le dépucelage, le sex toy, premières fois à 3, la poupée gonflable etc... Pas sur que toutes les pratiques seront mises en pratique (en tous cas c'est mon avis même si pas mal d'autres me tentent !). On garde la même trame et l'originalité est d'avoir imaginé un whodunit pour chacune de ces histoires, procédé dont la dernière case révèle une information capitale, voire une chute essentiellement appliquée pour une histoire policière ou fantastique et qui prend toute sa saveur dans un récit érotique... De surcroit chaque style (un dessinateur par histoire) se fond bien dans l'harmonie particulière de cette oeuvre collective et la plupart des histoires est un rien émoustillante !!!! Belle harmonie pour une BD qui parle de "cul" et de rien d'autre mais par une approche sensuelle et originale, très honnêtement j'applaudirais des deux mains si une d'entre elles n'était pas occupée à la lecture de ces histoires !!! (Je plaisante, quoique...) Chaudement recommandé !
Mermaid Saga (Mermaid Forest)
J'ai trouvé ce petit manga franchement bien. Le mythe des sirènes sous l'inspiration de Takahashi avec des histoires plus ou moins indépendantes sur l'immortalité que procure la viande de sirène, et fait étrange la mortalité recherchée par ceux qui en ont mangé. Il y a de l'action, on ne s'ennuie pas, et c'est pas trop gnangnan. Côté dessin, ça va, c'est très lisible. A lire, en plus il n'y a qu'un tome de disponible en France mais on n'est pas frustré par une fin qui demanderait des réponses dans des tomes ultérieurs.
Donjon Parade
Cette série est un peu à part dans l'univers donjon. Elle joue beaucoup plus sur le côté humour que sur le côté aventure. Ca me fait toujours assez rire. J'aime particulièrement l'album le jour des crapauds, un grand moment burlesque. Cette série met également en valeur des personnages cultes de l'univers donjon que ce soit Marvin, le gardien, ou Herbert, mais également les deux imbéciles de service Grogro toujours accompagné de ses tilapins et Zongo. Le tome 5 est, d'ailleurs, centré sur Grogro... De tout l'univers, c'est la série la plus tournée vers les ados. Le dessin de Larcenet est comme toujours super efficace. Alors certains diront que cette série est inutile dans "l'oeuvre" donjon, mais je crois qu'elle a surtout valeur d'espace de respiration et de véritable défouloir pour les trois auteurs.
Aya de Yopougon
C’est très bien Aya ! Le principe de la série est de raconter le quotidien d’un petit village de Côte d’Ivoire, avec ses joies, ses peines, ses heurs et ses malheurs. Le contrat est pleinement rempli pour Marguerite Abouet. On s’attache très vite aux personnages, et Aya n’est en fait qu’une sorte d’Amélie Poulain, qui essaie de faire le bien autour d’elle, d’amener la paix dans les couples et les familles, sans pour autant négliger sa propre vie, voire son bonheur. Après trois tomes, ce bonheur n’est pas atteint et de nouveaux problèmes surgissent constamment autour d’elle, ce qui fait qu’elle est très occupée. J’ai lu la plus grande partie de ces trois tomes avec un sourire sur le visage, car de nombreuses situations sont cocasses et ne manquent pas de piquant. Bravo aussi à Clément Oubrerie, dont c’est je crois la première œuvre publiée, qui relève le défi avec brio ; on se sent bien dans l’ambiance africaine. Une belle série, peut-être bien un futur classique.
Le Maître de Ballantraë
Robert Louis Stevenson est un auteur que j’aime beaucoup. A cause, essentiellement, de l’Ile au trésor, un roman d’aventures exceptionnel, qui a bercé mes nuits d’adolescent. L’occasion m’est donnée de lire l’adaptation d’un autre de ses romans célèbres, à savoir le Maître de Ballantrae, l’histoire de deux frères issus de la noblesse écossaise qui se déchirèrent jusqu’à la fin de leur vie. Ce que j’ai aimé en tout premier lieu, c’est l’histoire elle-même. C’est du pur roman d’aventure, avec une intrigue familiale qui sous-tend tout, et il se passe beaucoup de choses. Retours d’entre les morts, combats épiques, voyages en terre inconnue… Hippolyte a bien su rendre cet esprit, respectant –il me semble- bien la narration originale. De plus il a fait le choix d’imprimer à chaque scène une atmosphère bien particulière, avec des ambiances colorées très différentes, toutes peintes à l’aquarelle. Le résultat est plutôt plaisant, et le roman est ainsi animé d’une vie que ne renierait pas, je pense, son auteur. Une grande vitalité donc, due également au graphisme et au dynamisme d’Hippolyte, qui se situe entre celui de Christophe Blain et celui de Clod (Le Procès). Un beau diptyque, qui vous fera aimer l’aventure.
Croc Croc
Intrigué par les critiques plutôt positives de l'Ymagier et de Pierig, j'ai rapidement succombé au charme vénéneux de ce drôle de petit album qui s'ouvre comme un carnet de notes et ne propose qu'une image sans paroles par page... Autant dire qu'on a vite fait le tour de l'oeuvre et de sa lecture mais c'est sous influence de l'univers de Tim Burton et de son Mr Jack ou de ses noces funèbres que l'on sortira ravi de ce petit livre ! En effet, on y parle de tolérance et d'amour sous un univers macabre qui sied finalement bien car rien n'y est morbide et prête au sourire comme la fête d'Halloween, à préciser qu'il n'y a rien d'effrayant et que la morale est sauve, seul l'univers est réellement décalé car le ton est universel effectivement. Rien d'autre à ajouter si ce n'est une longue vie au petit squelette et que ma fille de 8 ans, grande fan des films d'animation suscités, a vivement apprécié ! Un bel objet toutefois un peu cher mais qui risque bien de plaire aux enfants comme à leurs parents !
Donjon Zenith
Je découvre fort tard l'univers des Donjons. J'ai commencé par la lecture de Donjon Zénith pour voir ce que cela donnait. A vrai dire, ce qui me rebutait, c'était de ne pas savoir dans quel sens lire cette oeuvre qui s'étale sur différents spin-off avec des numéros négatifs. Bref, on s'y perd. Ce désordre n'est pas rassurant pour le lecteur. J'avoue que j'aime le style de Sfar et de Trondheim pour avoir approché quelques unes de leurs oeuvres tout récemment. L'humour fait mouche. Je suis assez impressionné par le nombre de trouvailles très intéressantes parsemées au fil de la lecture. C'est toujours une joie pour moi que de découvrir des innovations techniques dans l'art de produire une bonne bande dessinée. La qualité est incontestablement au rendez-vous notamment dans les dialogues et même dans le découpage des planches. J'aime réellement à commencer par cette belle complicité entre les personnages de Herbert et de Marvin. Maintenant, j'ai vraiment envie de me pencher sur l'univers particulier mais passionnant des Donjons. Finalement, Donjon Zénith est une bonne introduction.