Aya de Yopougon

Note: 3.59/5
(3.59/5 pour 22 avis)

Angoulême 2006 : Prix du meilleur premier album. Aya aimerait devenir médecin, alors elle fait bien ses devoirs. Ses copines, plus adolescentes écervelées qu'elle, ne pensent qu'à draguer au "Ca va chauffer". Pour elles, la réussite consiste à trouver un gars qui a de l'argent...


1961 - 1989 : Jusqu'à la fin de la Guerre Froide Afrique Noire Angoulême : récapitulatif des séries primées Les auteurs africains Une histoire de famille

Côte d'Ivoire, 1978. Aya, dix-neuf ans, vit à Yopougon, un quartier populaire d'Abidjan. Ça sent le début des vacances mais très vite les choses vont commencer à se gâter… « Dans les années 1970, la vie était douce en Côte d’Ivoire. Il y avait du travail, les hôpitaux étaient équipés et l’école était obligatoire. J’ai eu la chance de connaître cette époque insouciante, où les jeunes n’avaient pas à choisir leur camp trop vite, et ne se préoccupaient que de la vie courante : les études, les parents, les amours… Et c’est cela que je veux raconter dans Aya, cette Afrique qui subsiste malgré tout car, comme on dit chez nous, « la vie continue »… » (Marguerite Abouet).

Scénariste
Dessinateur
Coloriste
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution Novembre 2005
Statut histoire Série terminée 6 tomes parus
Couverture de la série Aya de Yopougon
Les notes (22)
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05/12/2005 | ArzaK
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Par Jérem
Note: 4/5

J’ai lu les 6 tomes de la série et je ressorts vraiment content de ma lecture. Dans un quartier populaire d’Abidjan à la fin des années 70, nous suivons les péripéties de la belle Aya et de tout son entourage dans leur quotidien, style « mes amis, mes amours, mes emmerdes ». Les très nombreux personnages sont vraiment sympas et attachants, d’autant que les auteurs ont vraiment cherché à bien tous les développer, en multipliant les interactions les uns avec les autres. Le ton est à la fois tendre, bienveillant et réaliste où l’humour (très présent) fait toujours mouche. Marguerite Abouet a réussi à écrire une histoire drôle et humaine loin des clichés et du misérabilisme. L’intrigue où plutôt les multiples intrigues sont passionnantes à suivre du début à la fin de la série, même si j’aurais apprécié un épilogue plus long. L’autre grande force de la saga est incontestablement ses dialogues, drôles, justes et immersifs. Le dessin moderne, expressif et dynamique colle tout à fait à la l’ambiance joyeuse et chaotique du récit. Je quitte Aya avec regret et je ne peux que conseiller à ceux qui ne la connaissent pas encore d’aller rapidement faire sa connaissance.

26/10/2017 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
L'avatar du posteur Gaston

Une bonne série qui toutefois m'a de moins en moins enthousiasmé au fil des tomes. J'ai adoré les deux premiers tomes. La vie quotidienne en Côte d'Ivoire est intéressante et c'est rempli de rebondissement. Sauf qu'en lisant le tome 3 il y avait plusieurs scènes qui ne m'ont pas du tout passionné et ce fut le cas avec les autres tomes aussi. En fait, graduellement, je me suis mis à aimer que certains personnages et à trouver d'autres sans intérêt. Par exemple, j'aime bien les parents d'Aya, mais Aya et ses copines ont fini par me lasser. Je trouve Aya tellement peu charismatique que j'ai eu l'impression qu'elle était un personnage secondaire alors que son nom est dans le titre ! À la fin on suit peut-être un peu trop de personnages et ça tourne parfois au soap opéra. Les meilleurs moments sont ceux autour de la famille de riches. Je n'ai rien à dire contre le dessin.

02/08/2016 (modifier)

Aya de Yopougon nous décrit les histoires d’Aya et son entourage, habitant le quartier populaire de Yopougon à Abidjan, en Côte d’Ivoire, à la fin des années 1970. Il y a une jolie galerie de personnages : Aya, qui veut devenir médecin et travaille dur à l’université, Bintou la « gazeuse » (fêtarde), Adjoua la timide, leurs parents respectifs, la bonne Félicité, Hervé qui ne paie pas de mine mais dont le garage marche de mieux en mieux, Mamadou le dragueur, Grégoire le parasite, Moussa Sissoko et ses riches parents, le coiffeur Innocent qui prendra de l’importance en milieu de série, etc. Tout ce petit monde est fort réussi, et on s’attache réellement à chacun d’entre eux, malgré – ou grâce à – tous leurs défauts ! Le dessin, faussement relâché (dans un style proche de celui initié par les auteurs de l’Association), est parfaitement adapté à l’ambiance du récit. Seul bémol : au début, j’avais un peu de mal à distinguer les différents personnages féminins, mais cela s’arrange rapidement. Avec ses personnages, l’autre grande qualité de cette série réside dans ces dialogues, qui utilisent de nombreuses expressions locales hautes en couleurs, tout en restant d’une grande fluidité et compréhensibles sans qu’il soit vraiment nécessaire de consulter le glossaire en fin d’ouvrage. Les répliques fusent, on s’engueule, on se réconcilie, bref, c’est très marrant. Ce qui n’empêche pas d’évoquer quelques sujets très sérieux, comme vous pourrez le découvrir à la lecture. Mais cela ne tombe jamais dans les poncifs ou dans le moralisateur plan-plan. Globalement, tout cela « sonne » très vrai ; on est bien loin des représentations simplistes sur « l’Afrique ». Tout en nous faisant ressentir beaucoup de sympathie et de tendresse pour ses personnages, Marguerite Abouet livre parfois une description assez caustique aussi bien du mode de vie d’Abidjan que de celui de Paris (à partir du tome 4). Mais bien que caustique, ça ne sombre pas dans la caricature absolue, et tout reste toujours très humain. Bref, une excellente lecture, qui rend un peu moins bête et qui donne la pêche ! À conseiller absolument !

07/03/2016 (modifier)
Par dut
Note: 3/5

Je reste assez mitigé par Aya de Yopougon... D'un coté je comprends aisément que cette BD ait du succès : c'est frais, c'est insouciant, ça met un beau coup de pied au derrière dans les clichés que nous avons, nous Français, sur la vie en Afrique. Les dialogues sont assez savoureux par moments, le dialecte et les expressions sont très bonnes, l'ambiance a l'air extrêmement bien retranscrite. Justement le dessin est très correct, et en tout cas colle parfaitement à l'ambiance et à l'histoire. Mais d'un autre coté, je ne peux pas être trop enthousiaste, car clairement l'histoire d'Aya et de ses amis, au bout d'un moment m'a un peu ennuyé, ça tournait un peu en rond, et passé l'effet de surprise des 2 premiers tomes, la lecture du 3ème tome ne s'est pas faite avec enthousiasme... Si bien que je n'envisage pas de lire la suite, car je ne vois pas bien ce que ça va m'apporter de plus...

23/04/2013 (modifier)
Par Superjé
Note: 4/5 Coups de coeur expiré

Ah là là, la belle Aya... "Aya de Yopougon", c'est comme si vous preniez un feuilleton américain assez long (par exemple 'Desperate Houswives' ) et vous le transposez dans la Côte d'Ivoire des années 70/80... (Ha, et aussi vous enlevé 20 ans aux héroïnes). Donc, pendant 6 très bons tomes, on suit Aya, Bintou, Moussa, Albet, Inno et pleins d'autres personnages (leurs familles et amis) vivre quelques aventures du quotidien. On voit leurs relations, leurs secrets de familles... Et au fil des épisodes, de nouveaux personnages apparaissent. Pour à la fin, conclure toute les intrigues dans un très bon final, légèrement ouvert, ce qui pourrait indiquer une suite un jour. Le dessin est lui aussi très bon. Dans le premier tome il est un peu immature et caricatural, mais très vite, il se transforme en un beau dessin semi-réaliste, dans un style assez laché (au niveau de l'encrage). Et les couleurs sont vraiment super belles, gaies et joyeuses, on a l'impressin de voir des photos de l'Afrique. Une merveilleuse BD.

28/04/2011 (modifier)
Par Ro
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
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Voilà un récit simple mais vraiment plaisant à lire. Ayant vécu 2 ans à Abidjan un peu plus de 10 ans après l'époque des aventures d'Aya, je reconnais vraiment l'ambiance Abidjan-Village. Une ambiance tout en humour, en poésie dans la débrouille, avec une bonne part d'insouciance pour les jeunes, aussi bien les Ivoiriens que les blancs d'ailleurs même si on n'en voit pas dans le tome 1 de cette BD. Le dessin n'est pas très sophistiqué mais plaisant à lire et regarder. Le scénario n'est pas très compliqué non plus mais très plaisant. Les dialogues représentent sans doute ce qui fait la plus grande force du récit. Ecrits en "langue local", mélange de Français et d'expressions typiques Ivoiriennes, ils sont à la fois pleins d'humour et pleins d'authenticité. Le seul petit reproche que je pourrais faire, c'est à quel point j'ai eu tendance à confondre les personnages d'Adjoua et de Bintou au cours de ce premier tome. Mais pour le reste, tous les personnages et toutes les situations sont réussies et vraiment justes. Drôle, frais et léger. Un vrai petit plaisir de lecture dont je suis heureux de savoir qu'il y aura en plus une suite puisque ce n'est qu'un premier tome. J'ai pris encore beaucoup de plaisir à la lecture des troisième et quatrième tomes. C'est toujours frais, amusant, diversifié, et les personnages sont très attachants. J'étais une fois de plus heureux de me replonger dans l'ambiance insouciante des villes africaines des années 80 et aussi un peu du Paris pluvieux de l'époque à partir du tome 4. Un vrai petit bonheur de lecture, léger et piquant sur la langue. Et voilà la série qui se termine avec son 6e tome. Le plaisir sera resté intact du début à la fin. Cette dernière se révèle légèrement frustrante car j'aurais aimé en savoir plus sur le devenir d'Aya ou encore d'Albert, mais elle est tout à fait satisfaisante pour la plupart des autres personnages de la série, notamment pour Moussa qui termine en apothéose. Avec une telle fin, les auteurs se laissent éventuellement des possibilités de poursuivre la série, et laisse en même temps une douce sensation aux lecteurs qui auront suivi durant ces 6 agréables tomes les petites aventures drôles et touchantes de ces habitants de l'Abidjan des années 70.

29/04/2006 (MAJ le 22/12/2010) (modifier)
Par Anne Cart
Note: 4/5 Coups de coeur expiré

Marguerite Abouet et Clément Oubrerie nous racontent l’histoire d’Aya, jeune fille de 19 ans, de sa famille et de ses amis à Yopougon, quartier d’Abidjan. Dans les années 70, la vie était douce en Côte d'Ivoire. « J'ai eu la chance de connaître cette époque insouciante, où les jeunes n'avaient pas à choisir leur camp trop vite, et ne se préoccupaient que de la vie courante : les études, les parents, les amours... Et c'est cela que je veux raconter dans Aya, une Afrique sans les clichés de la guerre et de la famine, cette Afrique qui subsiste malgré tout car, comme on dit chez nous, "la vie continue"... ». Marguerite Abouet. Cette série pleine de couleurs chaleureuses est riche d’expressions très imagées propres aux fous rires. Les héros dialoguent en Nouchi, l’argot de la jeunesse ivoirienne. En fin d’ouvrage, vous trouverez toujours un petit lexique, des recettes de succulents plats ivoiriens et divers trucs et astuces tel que le portage du bébé dans un pagne…

16/07/2010 (modifier)
Par popi
Note: 4/5

Après lecture des 3 premiers tomes. Aya c'est frais et ça sent bon l'Afrique. J'ai découvert toute une culture, notamment au niveau du langage, au fil de cette histoire ! J'ai beaucoup apprécié la façon dont est (je l'imagine) fidèlement retranscrite la vie en Côte Ivoire en ces années 1978-80, avec une mentalité parfois très différentes du blanc et de son esprit très cartésien :) La description de la vie au quotidien, les rencontres, la drague, le courage et la lâcheté, les tromperies, les espoirs... il y en a pour tous les goûts. Et d'ailleurs j'ajouterai que justement cela a été écris avec goût et intelligence. On ne tombe pas dans des clichés préétablis, et le scénario n'est pas cousu de fil blanc, il tisse une toile de plus en plus grande au fil des tomes pour finalement couvrir un large panel de situations et personnages tantôt rigolotes tantôt graves. Un dernier mot pour parler du dessin : il est bien adapté à ce genre de récit, avec des couleurs qui vous mettent à l'aise dès les premières pages. Bref je ne peux que recommander la lecture de ces chroniques de Yopougon qui m'ont fait passer un très bon moment !

16/04/2009 (modifier)
Par Erik
Note: 3/5
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Je partage tout à fait l'avis que nous passons un moment très agréable avec cette bd rafraîchissante loin des clichés habituels sur l'Afrique entre guerres et famines. D'ordinaire, je serai probablement passé à côté peut-être à cause d'un graphisme un peu simplet. J'ai quand même réussi finalement à bien apprécier ce crayonné précis et expressif mêlant de chaudes couleurs. Cependant, ces albums qui content les chroniques de belles jeunes africaines qui souhaitent assurer leur avenir chacune à leur manière regorgent non seulement de vérités mais également d'humanité. Nous vivons avec un regard amusé leurs problèmes entre une forte autorité parentale et leurs déboires amoureux. J'ai eu un peu de mal avec les expressions de langage typiquement ivoiriennes mais on arrive à s'y faire et on se prend au jeu. On ressent réellement une espèce d'ambiance typiquement africaine. Cela fait du bien de lire des bds qui relèvent le niveau. Un résultat d'une grande maturité. Pour autant, les suites qui se succèdent commencent à désintégrer petit à petit la magie qui avait opéré lors des deux premiers tomes. Cela devient un peu n'importe quoi à l'image des soap TV. C'est dommage car l'auteur aurait dû s'arrêter et ne pas rallonger inconsidérement la sauce.

22/04/2008 (MAJ le 30/03/2009) (modifier)
Par Ems
Note: 2/5

Après la lecture des 3 premiers tomes. Malgré quelques bons moments, j'ai été déçu par cette série. On dirait une sorte de "Amour, Gloire et Beauté" version africaine.... Tout y passe, les personnages évoluent mais tous les 20 pages un nouveau sujet apparait : ils ne manquent pas : la femme trompée, le mytho, les homos, le fils à papa débile, etc.... Ca part dans tous les sens et ça en perd le sien. Cette série se lit mais je ne vois vraiment pas l'intérêt d'investir. Concernant le dessin : il a son charme mais je trouve que la colorisation, excellent sur le 1er tome, perd de sa superbe par la suite.

20/03/2009 (modifier)