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Le Maître de Ballantraë

Note: 3.57/5
(3.57/5 pour 7 avis)

Adaptation du roman de R. L. Stevenson. Sur toile de fond historique, la rivalité implacable de deux frères...


1643 - 1788 : Au temps de Versailles et des Lumières Adaptations de romans en BD Ecole Emile Cohl R.L. Stevenson

En 1745, l'Écosse se déchire entre les partisans du prince Charles, déchu du trône d'Angleterre, et ceux du roi George, qui lui a succédé. Déchirement d'un pays, mais aussi d'une famille : celle des Durie, dont le fils aîné, James, s'engage contre l'avis de tous aux côtés du prince Charles, qui sera défait en 1746. Disgracié et spolié de ses biens, James le libertin en rend injustement responsable son vertueux cadet, Henry. Commence alors une lutte fratricide implacable, qui entraînera le lecteur aux quatre coins du monde en un duel terrible entre le bien et le mal.

Scénariste
Auteur oeuvre originale
Dessinateur
Coloriste
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 05 Octobre 2006
Statut histoire Série terminée 2 tomes parus
Couverture de la série Le Maître de Ballantraë

21/10/2007 | Sejy
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Par Gaston
Note: 3/5
L'avatar du posteur Gaston

Une histoire intéressante remplie de rebondissements comme je les aime. La rivalité entre deux frères n'est pas un thème très original, mais ici c'est bien fait et tout le long de ma lecture j'avais envie de savoir la fin et en plus j'ai envie de lire le roman original même si je sais maintenant comment le récit se termine ! Toutefois, il y a deux choses qui font en sorte que mon avis sur cette bande dessinée est tout de même moyen. La première est que si j'aime le dessin, parfois j'avais un peu de difficulté à différencier les personnages, surtout durant le tome 1. La deuxième raison est que parfois j'avais l'impression que l'auteur sautait des passages importants du livre et si je me fie à l'avis d'Altair, c'est effectivement le cas. Les personnages agissent parfois de manière un peu incohérente et je me demandais pourquoi. Heureusement, le récit est facile à comprendre, mais j'ai vraiment eu l'impression que l'auteur avait inutilement compliqué le récit.

12/12/2012 (modifier)
Par iannick
Note: 3/5
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Cette série, par son format, sa qualité de reliure qui respire le luxe, sa mise en couleurs réalisée à l’aquarelle, m’a intrigué pendant longtemps sans je puisse la feuilleter… c’est chose faite désormais mais j’en suis ressenti un peu déçu, de cette lecture. « Le Maître de Ballantraë » est, à l’origine, un roman de R. L. Stevenson, le « père » du célèbre « L’île au trésor ». Cette adaptation bd a été réalisée par Hippolyte qui y impose son style très personnel. Ce récit nous conte la rivalité entre deux frères dans le Royaume-Uni (plus précisément en Ecosse) du XVIIIème siècle. Le royaume est en proie à une crise politique entre le prince Charles et le roi George. Afin que sa famille sorte grandie de ce conflit aussi bien en cas de maintien ou de renversement du pouvoir en place, un aristocrate décide d’envoyer un de ses deux fils guerroyer avec le prince Charles, ce sera James… Bien des années plus tard, le prince Charles est définitivement écarté du pouvoir, James en revient disgracié et en veut à Henry, son frère, qui le tient pour responsable de son malheur… Ce sera le début d’une lutte interminable entre ces deux hommes. A travers la rivalité entre James et Henry, c’est en fait un combat entre le bien (Henry) et le mal (James) que l’auteur met en scène dans son histoire. C’est aussi grâce au tempérament de feu de James que le lecteur va voyager aux quatre coins de la terre, ce qui en fait un véritable récit d’aventure. Si je n’ai pas vraiment adoré, c’est parce que j’ai du mal à croire qu’un personnage comme James haïsse à ce point sa famille et c’est aussi parce qu’il y a énormément d’évènements qui ne sont pas explicités dans ce récit (le séjour en Inde, l’entrée dans l’espionnage, comment James a découvert le lieu d’exil de sa famille, etc…). De plus, certaines séquences me sont apparues longues, d’autres trop courtes, j’ai eu le sentiment que l’auteur n’avait pas su gérer le tempo ou reconnaître les scènes les plus importantes. Le tout donne une histoire où je me suis par moments ennuyé devant les élucubrations familiales et par moments enthousiasmé devant les péripéties aventureuses de James. Graphiquement, je ne peux que saluer le style très personnel d’Hippolyte où l’encrage n’existe pas et où la mise en couleurs faite à l’aquarelle m’est apparue très belle avec ses changements de tons selon l’intensité dramatique des séquences. Par contre, je lui reproche de ne pas avoir rendu ses personnages principaux plus expressifs. Finalement, c’est vraiment deux très beaux tomes que nous proposent Hippolyte par son graphisme très personnel qui adopte une mise en couleurs très réussie, et les éditions Denoël Graphic qui leur ont donné un aspect luxueux. Quant au récit proprement dit, je n’ai pas été convaincu par la logique des événements et par la narration adoptée (tantôt les séquences me sont apparues trop longues, tantôt les scènes m’ont semblé trop courtes). Néanmoins, globalement, « Le maître de Ballantraë » est une lecture que je vous conseille non seulement à cause de sa beauté graphique mais aussi parce que les personnages principaux sont, à mon avis, assez attachants.

23/08/2008 (modifier)
Par Spooky
Note: 4/5
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Robert Louis Stevenson est un auteur que j’aime beaucoup. A cause, essentiellement, de l’Ile au trésor, un roman d’aventures exceptionnel, qui a bercé mes nuits d’adolescent. L’occasion m’est donnée de lire l’adaptation d’un autre de ses romans célèbres, à savoir le Maître de Ballantrae, l’histoire de deux frères issus de la noblesse écossaise qui se déchirèrent jusqu’à la fin de leur vie. Ce que j’ai aimé en tout premier lieu, c’est l’histoire elle-même. C’est du pur roman d’aventure, avec une intrigue familiale qui sous-tend tout, et il se passe beaucoup de choses. Retours d’entre les morts, combats épiques, voyages en terre inconnue… Hippolyte a bien su rendre cet esprit, respectant –il me semble- bien la narration originale. De plus il a fait le choix d’imprimer à chaque scène une atmosphère bien particulière, avec des ambiances colorées très différentes, toutes peintes à l’aquarelle. Le résultat est plutôt plaisant, et le roman est ainsi animé d’une vie que ne renierait pas, je pense, son auteur. Une grande vitalité donc, due également au graphisme et au dynamisme d’Hippolyte, qui se situe entre celui de Christophe Blain et celui de Clod (Le Procès). Un beau diptyque, qui vous fera aimer l’aventure.

18/07/2008 (modifier)
Par Ro
Note: 4/5
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Voilà une belle BD au graphisme plein de personnalité et à l'histoire originale. J'ai bien accroché. Premier bon point, la très belle facture de l'édition Denoël avec des pages solides et une couverture à la texture à la fois belle et très plaisante au toucher. Ca a de la gueule. Beaux objets que ces deux tomes. Le graphisme est à la hauteur de l'édition. Ce sont de belles aquarelles. Le trait et la colorisation sont tout aussi singuliers l'un que l'autre mais j'aime beaucoup. Ce graphisme apporte une vraie personnalité et se révèle vraiment efficace pour le récit. Il y a là quelques très jolies planches, pénétrées d'une vraie atmosphère. L'intrigue elle aussi est originale et dotée d'une ambiance à part. Il s'agit d'un conflit par delà les années entre deux frères, l'un dominateur, arrogant, détestable mais aussi fascinant, et l'autre soumis et dont les sentiments envers son frère oscillent entre amour docile et haine revancharde. J'ai beaucoup aimé la complexité de la relation entre les personnages, leurs sentiments changeants, le mystère que représente ce Maître de Ballantraë au comportement aussi égocentrique qu'inattendu en permanence. Comme il le dit lui-même, vous n'arriverez jamais à vraiment comprendre sa façon de penser. Je le répète, les relations entre les personnages sont vraiment spéciales, s'entremêlant entre haine et amour familial, fascination et répulsion. J'ai trouvé tout le récit crédible et fin. Je crois avoir compris à chaque instant l'état d'esprit des personnages et les raisons qui les poussent parfois à agir en dépit du bon sens aux yeux d'un spectateur extérieur. Je suis juste déçu par la fin qui manque un peu d'intensité et de clarté par rapport au reste de l'histoire. Elle n'est pas mauvaise, mais moins percutante à mes yeux que d'autres passages de la BD. A lire en tout cas, c'est de la belle ouvrage à tous points de vue.

04/01/2008 (modifier)
Par Altaïr
Note: 3/5

L'impression que j'ai retirée à la lecture des deux tomes du "Maître de Ballantraë" est principalement que le roman d'origine a l'air d'être excellent, et cette BD m'a vraiment donné envie de le lire. Comme de plus cette excellente histoire est servie par une aquarelle très élégante, dans des livres extrêmement soignés, avec du beau papier et une couverture au "grain" robuste et agréable, on aurait franchement envie de s'enthousiasmer pour cette BD... Malheureusement, l'alchimie de tous ces éléments n'a pas totalement fonctionné pour moi. Hippolyte fait de grosses ellipses dans son récit, passe rapidement sur certains passages importants de l'intrigue, si bien que la logique de l'histoire et des réactions des personnages n'apparaît pas toujours évidente, et on a trop souvent l'impression que l'intrigue de la BD est un résumé rapide d'un roman fleuve (surtout dans le deuxième tome) Malgré bien des qualités, ce "Maître de Ballantraë" aurait donc pu à mon sens être bien meilleur. Restent des personnages marquants, un trait et un livre très beaux.

03/01/2008 (modifier)
Par L'Ymagier
Note: 4/5

J’avais vraiment apprécié le travail de l’auteur sur « son » Dracula : réalisé sur carte à gratter. Ici, c’est à nouveau un vrai « beau livre ». Hyppolite s’attaque ici au roman de Robert Louis Stevenson ; et ce à l’aquarelle. De par sa perception du narratif originel et son traitement graphique, j’ai « vu un roman » qui mêle drame intime et franche épopée. Que dire : une réussite graphique –une vraie- splendidement réalisée où la narration n’est pas oubliée. Adaptation réussie en deux très beaux tomes –tant en contenant qu’en contenu- qui ne m’ont vraiment pas laissé indifférent, réalisés par un auteur assez rare. Mais un auteur qui laissera une production d’une réelle qualité. Et ça… c’est pas tous les jours.

01/01/2008 (modifier)
Par Sejy
Note: 4/5
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Une fois n’est pas coutume, les premières sensations qui exhalent de l’œuvre naissent de la nature même de chacun des superbes objets que constituent les deux tomes. Le plaisir tactile d’une épaisse couverture toilée, la douceur satinée de pages parfaitement imprimées, le bruissement agréable d’un beau papier ou encore l’odeur caractéristique qui s’en dégage. Une perception d’excellence dans la qualité de l’édition et l’affirmation d’un certain caractère littéraire qui fleure déjà toute la puissance romanesque de l’original. Un digne écrin qui renferme une splendide adaptation éponyme du livre de Stevenson. Le Maître de Ballantrae traite de la rivalité dramatique et destructrice de deux frères. James, l’ainé amoral, ambitieux aux sombres desseins et doté d’un charme diabolique, d’une force de séduction inquiétante qui contraint malgré tout le respect voire l’admiration. Henry, cadet plus mesuré et vertueux, d’une évidente bonté d’âme, pourtant raillé et mal-aimé. Au travers de cette lutte fratricide intime, quelques fois physique, mais surtout morale, c’est également un formidable récit d’aventures plein de rebondissements qui se déroule sous nos yeux. En parcourant les décennies, au-delà des mers et des terres, il nous entraine dans de magnifiques contrées. Sur fond de multiples décors sauvages, pittoresques ou bucoliques, on suit ce combat implacable qui s’avère très rapidement passionnant. Prenant petit à petit des airs de tragédie, il nous embringue ipso facto dans un exaltant mélange d’émotions. Il fallait tout le talent d’Hippolyte pour restituer toute la violence dramatique et le souffle épique de la trame. Sur un rythme totalement contrôlé, la fresque est magnifiquement mise en scène dans un style graphique particulièrement original. Une ligne nerveuse, spontanée, à la limite du caricatural et « barbouillée » d’une aquarelle somptueuse. Une mise en couleur inventive, tout en succession d’ambiances, de tonalités maitrisées qui libèrent une lumière tour à tour froide, chaleureuse, exotique, intimiste ou oppressante, mais au final toujours envoûtante. Un scénario palpitant, un graphisme éloquent d’une très grande beauté, une fabrication hors pair. Trois éléments pour un mariage flamboyant et quatre étoiles amplement méritées.

21/10/2007 (modifier)