Une série Fantastique qui commence avec brio. Une intrigue qui se met en place et qui donne franchement hâte de se procurer les tomes suivants.
J'ai un réel coup de coeur pour le dessin d'une efficacité et d'une puissance rares mais surtout d'une grande beauté.
Et enfin une mention spéciale aux scènes de poursuite et de bataille qui donnent réellement le vertige et nous propulsent au beau milieu de l'action.
Un grand merci aux auteurs
Monsieur Ya
Quelle superbe série !
L’histoire est d’une richesse incroyable, comme si l’auteur avait réfléchi à son univers pendant des années avant de commencer à écrire sa BD. On a vraiment l’impression d’observer un petit monde en ébullition, avec ses traditions, son histoire, ses mythes, ses classes, ses guildes… impression renforcée par la carte en début de BD.
Le dessin et les couleurs sont superbes, dans un style bien à part, et collent parfaitement à l’histoire.
Le seul bémol en ce qui me concerne : l’histoire est parfois un poil complexe, et je dois avouer que j’ai parfois eu du mal à suivre, notamment dans le tome 2, que j’ai du relire deux fois… Mais qu’importe, ma relecture a été un vrai plaisir… vivement la suite, et bravo Nancy !
Résumé de mon avis initial en janvier 2008, après lecture des 4 premiers tomes – note un petit 3/5 :
Acriboréa ça commence bien parce qu’on est toute suite plongé dans le cœur de l’action. Il y a de bonnes idées comme par exemple ces étranges pouvoirs qui touchent une poignée de personnes. Malheureusement Acriboréa c’est aussi très compliqué. Trop hélas. On est submergé de nom de lieux, de personnages, de différentes espèces, de termes inventés pour faire encore plus SF. Il y a plusieurs histoires différentes à suivre en parallèle, et en plus elles tardent beaucoup trop à se recouper. La narration saute trop souvent de l’une à l’autre. Il y a parfois des planches assez peu explicites où je n’ai tout simplement pas compris ce qu’il se passait.
Je relirai l’ensemble de la série à l’occasion de la sortie du dernier tome, en espérant une meilleure compréhension ou un final grandiose qui permettrait de revoir ma note à la hausse, mais j’ai comme un doute…
Juillet 2008, après relecture de la série complète, ma note passe à un bon 4/5 :
Qu’est ce qui a changé ? Principalement une meilleur compréhension. Il faut éviter de lire cette série le soir juste avant de s’endormir avec les paupières bien lourdes… C’est vrai que c’est compliqué, mais c’est parce que l’univers de cette série est très riche. Ce monde imaginaire est vaste, peuplé de plusieurs espèces et il m’a bien fallu 2 lectures pour comprendre les enjeux du drame qui se prépare.
Et à partir de là c’est vraiment du tout bon : rythme, suspens et action. Bref tout ce qu’il faut pour séduire les amateurs de SF.
Le 5e tome m’a par contre laissé sur ma faim. 40 planches de bataille pour un final qui me laisse sceptique. Dommage, mais je me suis régalé à relire cette série.
Un mot sur le dessin :
Acriboréa c’est vraiment beau. Un trait net et précis pour un rendu impeccable, les dessins sont vraiment superbes. Tout pareil pour les couleurs qui contribuent parfaitement à rendre l’ensemble très agréable à l’œil.
Ce petit joyau mérite bien mon coup de cœur !
J’ai dévoré l’entièreté de l’album, séparé en petites histoires, et j’ai éprouvé du plaisir du début à la fin. La narration est vraiment efficace, elle se joue du lecteur avec habilité. Les revirements de situation sont fins et bien calculés. Si certaines scénettes sont moins bonnes, elles ne ternissent tout de même pas la qualité de l’ensemble. Humour noir et polar au rendez-vous, l’album saisit le lecteur tout au long des 103 pages. Le divertissement est grand et c’est, pour moi bien évidemment, ce genre de BD qui se relit bon nombre de fois.
Côté graphique, j’ai également beaucoup aimé. Les dessins sont assez nerveux et vivants. Les couleurs employées sont chaudes et l’ensemble est dynamique. Après quelques courts instants d’hésitation, j’ai vite reconnu le talent de Corboz, déjà remarqué dans le très bon Célestin Gobe-la-lune.
Au final, je conseille à tout le monde cette petite merveille que je résumerais comme divertissante, drôle et intelligente.
Critique postée après la lecture des 4 premiers tomes :
Si comme moi, vous avez toujours apprécié le travail de Dorison, vous aimerez cette série.
D'une part, le dessin est vraiment excellent. Le découpage, les couleurs, tout est réussi et bien qu'au départ, je n'étais pas très convaincu, je trouve que la qualité s'améliore au fur et à mesure des albums.
D'autre part, le scénario, mélange de SF et western le tout saupoudré de série B est vraiment bon et assez original. J'ai pris beaucoup de plaisir à lire cette BD.
Ce premier cycle est très bon, mais je n'irai pas jusqu'à dire qu'il est culte car j'ai trouvé le scénario un peu confus par moments et surtout au début. Je ne sais pas pour vous, mais je n'aime pas être obligé de relire des passages pour essayer de comprendre ce qui se passe. Malgré cela, j'ai beaucoup aimé cette oeuvre riche en péripéties et en personnages attachants (j'aime surtout Pelisse et L'Inconnu). La fin est vraiment excellente et surprenante. Enfin, ça aurait été surprenant pour moi si un crétin ne m'avait pas spoilé la fin !!!!
Cette série est la meilleure bande dessinée historique que j'ai lue jusqu'à présent. J'ai dévoré le premier cycle du début à la fin et j'ai adoré lire les intrigues et les complots faits par Néron et sa mère. J'ai été captivé tout du long et le dessin est superbe et dynamique. On est bien loin d'Alix. En fait, j'ai presque envie de mettre 5/5, mais j'ai moins apprécié le second cycle.
Ce n'est pas vraiment mauvais, mais sans la mère de Néron je trouve qu'il manque quelque chose et Poppé est sans intérêt comparée à Agrippine. De plus, le dernier tome m'a un peu ennuyé pendant les scènes qui se déroulent en Gaule car il met plus en avant Murena et ses amis qui ne sont pas très charismatiques contrairement à Néron.
Je ne partage absolument pas le point de vue de Ro sur les qualités de "Buffy The Vampire Slayer", néanmoins sa critique soulève un point essentiel : cette bande dessinée s’adresse avant tout aux fans/connaisseurs de la série TV (exigeants de surcroît). Donc mon propre avis s’adresse principalement à ces derniers (et ce n'est pas de l'élitisme).
Qu’est ce qui fait de Buffy une grande série :
- la qualité indéniable de son écriture, due en particulier au talent de dialoguiste hors norme de ses auteurs (pour Whedon en particulier cela tient même du génie) et de son humour très second degré qui me fait penser que cette série n’est pas, et n’a jamais été une série pour ado,
- un cast de grande qualité, porté par une excellente interprète principale (Sarah Michelle Gellar) et qui ne s’apprécie pleinement qu’en v.o. (j’avais la même opinion que Ro lorsque j’ai découvert la série en v.f., et puis je suis tombé sur la quatrième saison en v.o., et ça a été la claque),
- une vision sur la durée qui apporte une cohérence certaine aux sept saisons et à cette huitième (un showrunner qui sait où va sa série sur le long terme, c’est assez rare pour être souligné),
- même si la mise en scène télévisuelle a les mêmes contrainte que n’importe quel show de grand Network (22 épisodes de 42 minutes par saison, avec un budget très serré y compris lorsque la série était au top de sa popularité), on pouvait tombé de temps à autres sur des épisodes graphiquement marquants (généralement réalisés par Whedon lui-même comme "The Corpse", "Hush", et le très lynchéen "Restless").
Les premier et troisièmes points portant tous deux la marque de Joss Whedon, on ne peut qu’être rassuré sur la qualité des histoires de la BD (ce n’est pas de la divination, c’est un constat de la qualité des scénarii après deux relectures). Comme sur la série celui-ci supervise les pitch des différentes histoires, se charge de l’écriture de certains épisodes, déléguant à des habitués maîtrisant le Buffyverse (de la série TV ou des adaptations BD précédentes) l’écriture du reste de la série. Pour ce premier tome, les 5 épisodes sont de la main de Whedon lui-même (la série se poursuit au rythme d'arc en 4 épisodes, entrecoupés d'épisodes uniques). De plus, si l'auteur/créateur a décidé de sous titré cette série "saison 8", cela veut bien dire qu’il va continuer à gérer la cohérence de sa série et l’évolution par étapes de ses personnages.
Le deuxième point fait forcément défaut, et si les dessins de Jeanty assurent la reconnaissance des personnages (avec un rendu générale comics un peu trop classique à mon goût), il ne peut pas nuancé le jeu de "ses acteurs" comme la série pouvait si bien le faire (donc on perd un peu en émotion autre grosse qualité de la série TV). Et comme cette parution chez Fusion Comics est une adaptation française (bonne traduction de Jérôme Wicky néanmoins), on perd beaucoup de la rythmique des dialogues originaux et de leur interprètes respectifs (sans même parler des accents de chacun). La traduction façon "djeuns" du langage familier original n'arrange rien à l'affaire, abaissant artificiellement l'age des protagonistes (entrés dans l'age adulte depuis quelques années maintenant).
Quand au quatrième point, pour l’instant tout ce que je peux dire c’est que même si les dessins ne transcendent pas le matériau d’origine, la BD se lit très bien. Il manque quand même un peu d’audace pour l’instant (hormis quelques ruptures de rythme temporelles dans le cinquième épisode -dessiné par Paul Lee- rupture imposée par le script de Whedon).
Pour les puristes une petite comparaison v.o./v.f (je ne parle pas ici des recueils v.o.).
Si le format reste inchangé, l’édition française a l’avantage d’une couverture cartonnée et le fait d’inclure non seulement les magnifiques couvertures de Jo Chen mais aussi les couvertures variants de Georges Jeanty (et un résumé des 7 saisons TV).
Par contre, j’ai trouvé les 3 erreurs suivantes : à la première partie page 5, la bulle de pensée en bas de la case 2 (bulle un peu obscure telle qu’elle a été traduite et qui fait référence en fait à un épisode de la saison 5 d’Angel) est à intervertir avec celle en haut de la case 3. Page 17 de ce même épisode, case 3, une bulle de Buffy a aussi été intervertie avec une bulle de Xander (= Alex en v.f.). Enfin au troisième épisode à la planche 2, case 3, la deuxième bulle de Buffy devrait contenir : « Pas d’accord non plus. Comment es tu entré dans mon rêve ? ».
Je conseille donc vivement l’achat de cette BD aux fans de la série de Joss Whedon qui ne seront pas déçus, mais par contre je le déconseille aux personnes étrangères (ou rétives) à son univers et son humour. Pour ceux qui ont soif de découvertes, un détour par la case DVD (en v.o. sinon rien) s’impose avant de se lancer dans cette bande dessinée.
ps : un des avantages des comics v.o. mensuels est le courier des lecteurs toujours très enrichissant (pour mettre la honte à Whedon -et sa mémoire défaillante- qui a fait revenir un personnage qui mythologiquement ne le pouvait pas), et qui a permis à l'auteur d’expliquer pourquoi il avait dédicacé le cinquième épisode à une certaine Janie Kleinman. Il s’agit d’une executive de la série qui a été diagnostiquée d’un cancer un peu avant la diffusion de la saison 1 (à qui on avait donner quelques mois à vivre) et qui est décédée en 2007, 12 années plus tard. Elle a assuré sans jamais se plaindre ses fonctions sur la série durant les 7 années où elle est restée à l'antenne, et ce, en dépit de sa maladie. Pensez donc à lire ou relire le cinquième épisode de ce premier tome avec ce fait à l'esprit pour bien en saisir toutes les subtilités.
En y regardant mieux, au vu de sa grande qualité, cette série me semble trop méconnue.
Trop méconnue parce que j’ai eu cette excellente impression de suivre une série télé passionnante, mêlant polar fantastique, thriller biologique et chasse à l’homme. Le background est bien planté et, me concernant, j’ai été happé par le scénario dès le départ. L’histoire est vraiment bonne ; sans innover complètement, elle propose un rythme scénaristique soutenu et angoissant. Chaque album contient 3 opus de (feu) la collection 32 de l’éditeur, ce qui permet au lecteur d’en avoir pour son argent.
Au niveau graphique, j’avoue que le style réaliste est bon, même si je me permets de juger les expressions faciales, par moments, décevantes. Les couleurs sont sombres et étayent le caractère flippant et pesant de certains chapitres.
En conclusion, j’ai vraiment dévoré cette nouvelle série, mystérieuse, prenante, inquiétante et magistralement rythmée. Annoncée comme une trilogie, elle permettra sans nul doute d’apporter une bonne conclusion aux deux tiers du récit déjà passionnants.
Ce manga est à mourir de rire. Un homme, disons la quarantaine, débarque par hasard suite à un voyage en train dans un petit village de montagne où l'acte sexuel est très naturel et démonstratif. Assez frustré et au départ choqué par de telles pratiques, il s'adapte rapidement aux us et coutumes locales et devient même courtisé par la gent féminine pour sa vigueur. Ce village est une sorte d'îlot insolite coupé du monde ne figurant pas sur les cartes et où le temps n'a pas la même emprise qu'ailleurs.
L'auteur réalise un manga insolite, décrivant une sorte de paradis pour personne en mal de plaisir et sans contrainte sociale si compliquée. Le dessin est bon, et c'est agréable de lire une histoire légèrement barrée comme celle-ci :)
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Hel
Une série Fantastique qui commence avec brio. Une intrigue qui se met en place et qui donne franchement hâte de se procurer les tomes suivants. J'ai un réel coup de coeur pour le dessin d'une efficacité et d'une puissance rares mais surtout d'une grande beauté. Et enfin une mention spéciale aux scènes de poursuite et de bataille qui donnent réellement le vertige et nous propulsent au beau milieu de l'action. Un grand merci aux auteurs Monsieur Ya
La Guilde de la mer
Quelle superbe série ! L’histoire est d’une richesse incroyable, comme si l’auteur avait réfléchi à son univers pendant des années avant de commencer à écrire sa BD. On a vraiment l’impression d’observer un petit monde en ébullition, avec ses traditions, son histoire, ses mythes, ses classes, ses guildes… impression renforcée par la carte en début de BD. Le dessin et les couleurs sont superbes, dans un style bien à part, et collent parfaitement à l’histoire. Le seul bémol en ce qui me concerne : l’histoire est parfois un poil complexe, et je dois avouer que j’ai parfois eu du mal à suivre, notamment dans le tome 2, que j’ai du relire deux fois… Mais qu’importe, ma relecture a été un vrai plaisir… vivement la suite, et bravo Nancy !
Acriboréa
Résumé de mon avis initial en janvier 2008, après lecture des 4 premiers tomes – note un petit 3/5 : Acriboréa ça commence bien parce qu’on est toute suite plongé dans le cœur de l’action. Il y a de bonnes idées comme par exemple ces étranges pouvoirs qui touchent une poignée de personnes. Malheureusement Acriboréa c’est aussi très compliqué. Trop hélas. On est submergé de nom de lieux, de personnages, de différentes espèces, de termes inventés pour faire encore plus SF. Il y a plusieurs histoires différentes à suivre en parallèle, et en plus elles tardent beaucoup trop à se recouper. La narration saute trop souvent de l’une à l’autre. Il y a parfois des planches assez peu explicites où je n’ai tout simplement pas compris ce qu’il se passait. Je relirai l’ensemble de la série à l’occasion de la sortie du dernier tome, en espérant une meilleure compréhension ou un final grandiose qui permettrait de revoir ma note à la hausse, mais j’ai comme un doute… Juillet 2008, après relecture de la série complète, ma note passe à un bon 4/5 : Qu’est ce qui a changé ? Principalement une meilleur compréhension. Il faut éviter de lire cette série le soir juste avant de s’endormir avec les paupières bien lourdes… C’est vrai que c’est compliqué, mais c’est parce que l’univers de cette série est très riche. Ce monde imaginaire est vaste, peuplé de plusieurs espèces et il m’a bien fallu 2 lectures pour comprendre les enjeux du drame qui se prépare. Et à partir de là c’est vraiment du tout bon : rythme, suspens et action. Bref tout ce qu’il faut pour séduire les amateurs de SF. Le 5e tome m’a par contre laissé sur ma faim. 40 planches de bataille pour un final qui me laisse sceptique. Dommage, mais je me suis régalé à relire cette série. Un mot sur le dessin : Acriboréa c’est vraiment beau. Un trait net et précis pour un rendu impeccable, les dessins sont vraiment superbes. Tout pareil pour les couleurs qui contribuent parfaitement à rendre l’ensemble très agréable à l’œil.
Voies off
Ce petit joyau mérite bien mon coup de cœur ! J’ai dévoré l’entièreté de l’album, séparé en petites histoires, et j’ai éprouvé du plaisir du début à la fin. La narration est vraiment efficace, elle se joue du lecteur avec habilité. Les revirements de situation sont fins et bien calculés. Si certaines scénettes sont moins bonnes, elles ne ternissent tout de même pas la qualité de l’ensemble. Humour noir et polar au rendez-vous, l’album saisit le lecteur tout au long des 103 pages. Le divertissement est grand et c’est, pour moi bien évidemment, ce genre de BD qui se relit bon nombre de fois. Côté graphique, j’ai également beaucoup aimé. Les dessins sont assez nerveux et vivants. Les couleurs employées sont chaudes et l’ensemble est dynamique. Après quelques courts instants d’hésitation, j’ai vite reconnu le talent de Corboz, déjà remarqué dans le très bon Célestin Gobe-la-lune. Au final, je conseille à tout le monde cette petite merveille que je résumerais comme divertissante, drôle et intelligente.
W.E.S.T
Critique postée après la lecture des 4 premiers tomes : Si comme moi, vous avez toujours apprécié le travail de Dorison, vous aimerez cette série. D'une part, le dessin est vraiment excellent. Le découpage, les couleurs, tout est réussi et bien qu'au départ, je n'étais pas très convaincu, je trouve que la qualité s'améliore au fur et à mesure des albums. D'autre part, le scénario, mélange de SF et western le tout saupoudré de série B est vraiment bon et assez original. J'ai pris beaucoup de plaisir à lire cette BD.
La Quête de l'Oiseau du Temps
Ce premier cycle est très bon, mais je n'irai pas jusqu'à dire qu'il est culte car j'ai trouvé le scénario un peu confus par moments et surtout au début. Je ne sais pas pour vous, mais je n'aime pas être obligé de relire des passages pour essayer de comprendre ce qui se passe. Malgré cela, j'ai beaucoup aimé cette oeuvre riche en péripéties et en personnages attachants (j'aime surtout Pelisse et L'Inconnu). La fin est vraiment excellente et surprenante. Enfin, ça aurait été surprenant pour moi si un crétin ne m'avait pas spoilé la fin !!!!
Murena
Cette série est la meilleure bande dessinée historique que j'ai lue jusqu'à présent. J'ai dévoré le premier cycle du début à la fin et j'ai adoré lire les intrigues et les complots faits par Néron et sa mère. J'ai été captivé tout du long et le dessin est superbe et dynamique. On est bien loin d'Alix. En fait, j'ai presque envie de mettre 5/5, mais j'ai moins apprécié le second cycle. Ce n'est pas vraiment mauvais, mais sans la mère de Néron je trouve qu'il manque quelque chose et Poppé est sans intérêt comparée à Agrippine. De plus, le dernier tome m'a un peu ennuyé pendant les scènes qui se déroulent en Gaule car il met plus en avant Murena et ses amis qui ne sont pas très charismatiques contrairement à Néron.
Buffy contre les vampires - Saison 8
Je ne partage absolument pas le point de vue de Ro sur les qualités de "Buffy The Vampire Slayer", néanmoins sa critique soulève un point essentiel : cette bande dessinée s’adresse avant tout aux fans/connaisseurs de la série TV (exigeants de surcroît). Donc mon propre avis s’adresse principalement à ces derniers (et ce n'est pas de l'élitisme). Qu’est ce qui fait de Buffy une grande série : - la qualité indéniable de son écriture, due en particulier au talent de dialoguiste hors norme de ses auteurs (pour Whedon en particulier cela tient même du génie) et de son humour très second degré qui me fait penser que cette série n’est pas, et n’a jamais été une série pour ado, - un cast de grande qualité, porté par une excellente interprète principale (Sarah Michelle Gellar) et qui ne s’apprécie pleinement qu’en v.o. (j’avais la même opinion que Ro lorsque j’ai découvert la série en v.f., et puis je suis tombé sur la quatrième saison en v.o., et ça a été la claque), - une vision sur la durée qui apporte une cohérence certaine aux sept saisons et à cette huitième (un showrunner qui sait où va sa série sur le long terme, c’est assez rare pour être souligné), - même si la mise en scène télévisuelle a les mêmes contrainte que n’importe quel show de grand Network (22 épisodes de 42 minutes par saison, avec un budget très serré y compris lorsque la série était au top de sa popularité), on pouvait tombé de temps à autres sur des épisodes graphiquement marquants (généralement réalisés par Whedon lui-même comme "The Corpse", "Hush", et le très lynchéen "Restless"). Les premier et troisièmes points portant tous deux la marque de Joss Whedon, on ne peut qu’être rassuré sur la qualité des histoires de la BD (ce n’est pas de la divination, c’est un constat de la qualité des scénarii après deux relectures). Comme sur la série celui-ci supervise les pitch des différentes histoires, se charge de l’écriture de certains épisodes, déléguant à des habitués maîtrisant le Buffyverse (de la série TV ou des adaptations BD précédentes) l’écriture du reste de la série. Pour ce premier tome, les 5 épisodes sont de la main de Whedon lui-même (la série se poursuit au rythme d'arc en 4 épisodes, entrecoupés d'épisodes uniques). De plus, si l'auteur/créateur a décidé de sous titré cette série "saison 8", cela veut bien dire qu’il va continuer à gérer la cohérence de sa série et l’évolution par étapes de ses personnages. Le deuxième point fait forcément défaut, et si les dessins de Jeanty assurent la reconnaissance des personnages (avec un rendu générale comics un peu trop classique à mon goût), il ne peut pas nuancé le jeu de "ses acteurs" comme la série pouvait si bien le faire (donc on perd un peu en émotion autre grosse qualité de la série TV). Et comme cette parution chez Fusion Comics est une adaptation française (bonne traduction de Jérôme Wicky néanmoins), on perd beaucoup de la rythmique des dialogues originaux et de leur interprètes respectifs (sans même parler des accents de chacun). La traduction façon "djeuns" du langage familier original n'arrange rien à l'affaire, abaissant artificiellement l'age des protagonistes (entrés dans l'age adulte depuis quelques années maintenant). Quand au quatrième point, pour l’instant tout ce que je peux dire c’est que même si les dessins ne transcendent pas le matériau d’origine, la BD se lit très bien. Il manque quand même un peu d’audace pour l’instant (hormis quelques ruptures de rythme temporelles dans le cinquième épisode -dessiné par Paul Lee- rupture imposée par le script de Whedon). Pour les puristes une petite comparaison v.o./v.f (je ne parle pas ici des recueils v.o.). Si le format reste inchangé, l’édition française a l’avantage d’une couverture cartonnée et le fait d’inclure non seulement les magnifiques couvertures de Jo Chen mais aussi les couvertures variants de Georges Jeanty (et un résumé des 7 saisons TV). Par contre, j’ai trouvé les 3 erreurs suivantes : à la première partie page 5, la bulle de pensée en bas de la case 2 (bulle un peu obscure telle qu’elle a été traduite et qui fait référence en fait à un épisode de la saison 5 d’Angel) est à intervertir avec celle en haut de la case 3. Page 17 de ce même épisode, case 3, une bulle de Buffy a aussi été intervertie avec une bulle de Xander (= Alex en v.f.). Enfin au troisième épisode à la planche 2, case 3, la deuxième bulle de Buffy devrait contenir : « Pas d’accord non plus. Comment es tu entré dans mon rêve ? ». Je conseille donc vivement l’achat de cette BD aux fans de la série de Joss Whedon qui ne seront pas déçus, mais par contre je le déconseille aux personnes étrangères (ou rétives) à son univers et son humour. Pour ceux qui ont soif de découvertes, un détour par la case DVD (en v.o. sinon rien) s’impose avant de se lancer dans cette bande dessinée. ps : un des avantages des comics v.o. mensuels est le courier des lecteurs toujours très enrichissant (pour mettre la honte à Whedon -et sa mémoire défaillante- qui a fait revenir un personnage qui mythologiquement ne le pouvait pas), et qui a permis à l'auteur d’expliquer pourquoi il avait dédicacé le cinquième épisode à une certaine Janie Kleinman. Il s’agit d’une executive de la série qui a été diagnostiquée d’un cancer un peu avant la diffusion de la saison 1 (à qui on avait donner quelques mois à vivre) et qui est décédée en 2007, 12 années plus tard. Elle a assuré sans jamais se plaindre ses fonctions sur la série durant les 7 années où elle est restée à l'antenne, et ce, en dépit de sa maladie. Pensez donc à lire ou relire le cinquième épisode de ce premier tome avec ce fait à l'esprit pour bien en saisir toutes les subtilités.
Genetiks
En y regardant mieux, au vu de sa grande qualité, cette série me semble trop méconnue. Trop méconnue parce que j’ai eu cette excellente impression de suivre une série télé passionnante, mêlant polar fantastique, thriller biologique et chasse à l’homme. Le background est bien planté et, me concernant, j’ai été happé par le scénario dès le départ. L’histoire est vraiment bonne ; sans innover complètement, elle propose un rythme scénaristique soutenu et angoissant. Chaque album contient 3 opus de (feu) la collection 32 de l’éditeur, ce qui permet au lecteur d’en avoir pour son argent. Au niveau graphique, j’avoue que le style réaliste est bon, même si je me permets de juger les expressions faciales, par moments, décevantes. Les couleurs sont sombres et étayent le caractère flippant et pesant de certains chapitres. En conclusion, j’ai vraiment dévoré cette nouvelle série, mystérieuse, prenante, inquiétante et magistralement rythmée. Annoncée comme une trilogie, elle permettra sans nul doute d’apporter une bonne conclusion aux deux tiers du récit déjà passionnants.
Voyage à Uroshima
Ce manga est à mourir de rire. Un homme, disons la quarantaine, débarque par hasard suite à un voyage en train dans un petit village de montagne où l'acte sexuel est très naturel et démonstratif. Assez frustré et au départ choqué par de telles pratiques, il s'adapte rapidement aux us et coutumes locales et devient même courtisé par la gent féminine pour sa vigueur. Ce village est une sorte d'îlot insolite coupé du monde ne figurant pas sur les cartes et où le temps n'a pas la même emprise qu'ailleurs. L'auteur réalise un manga insolite, décrivant une sorte de paradis pour personne en mal de plaisir et sans contrainte sociale si compliquée. Le dessin est bon, et c'est agréable de lire une histoire légèrement barrée comme celle-ci :)