Que dire de cette BD. Elle oscille entre la BD d'héroïc fantasy et l'art book.
Je ne connaissais ni l'éditeur Daniel Maghen, ni le scénariste Tiburce Oger, ni le dessinateur André Arinouchkine.
Avant de parler du dessin, le scénario nous entraîne dans un univers d'héroïc fantasy aux allures scandinaves. Le récit se présente sous la forme d'une geste, à la manière de la geste Arthurienne elle narre la naissance, l'ascension et la quête d'un héros légendaire, Ewen, dit le frère du Dragon.
Le récit dans son ensemble est assez bon (3.5/5) les héros ont des psychologies bien définies et le scénariste a pris le parti de présenter un Ewen dans tout sa splendeur guerrière mais sans omettre les mauvais côtés, ce qui le rend pas spécialement attachant et ça c'est assez original pour être souligné. A la fin du tome le groupe de personnages (4 en tout) est réuni et démarre la quête pour laquelle ils sont prédestinés... Une bonne intro pour un récit d'héroïc fantasy...
Pour ce qui est du dessin, je n'ai encore rien vu de comparable dans la BD, la seule référence qui me vient à l'esprit est Louis Royo le célèbre créateur d'art books d'héroïc fantasy à ceci près que LR réalise ses planches en technique d'aérographie alors qu'ici la technique semble être celle du fusain (4.5/5). Mais dans l'ensemble la perfection recherchée par André Arinouckine est similaire à celle des planches de Royo. Les visages des personnages principaux sont tout simplement beaux (presque parfaits). La mise en page est audacieuse et généreuse, pas plus de 7 cases par planche (excepté une planche à 8 cases). En moyenne entre 4 et 5 cases par planche (parfois moins), ce qui permet de poser des décors et une ambiance ; en contre-partie les puristes diront que cela nuit à la progression scénaristique. La maîtrise technique du dessin est proche de celle de Delaby dans "Morigannes" c'est dire... Aucune erreur de perspective ou de proportion... un vrai régal pour les yeux. La mise en couleur, très douce, ajoute au côté onirique et mythologique du récit. Une réussite totale et entière...
Le seul inconvénient dans ce genre d'ouvrage, c'est que, lorsqu'on revient à des lectures plus classiques, il faut un petit temps d'adaptation au niveau du dessin.
En résumé : un ouvrage d'exception à posséder dans sa BDthèque pour les fans d'HF et les autres.
Cette 1ere série est vraiment bien !!! Graphisme plaisant, action bien rythmée. Une série qui se rapproche de la série d'action policière. Les couleurs sont également sympa, j'ai vraiment pas senti une baisse de rythme durant les 3 tomes.
Pour une 1ere, Koeniguer frappe bien dans le monde de la BD.
Un premier cycle vraiment extraordinaire tant du côté du scénario que de celui du dessin. C'est une BD qui a véritablement marqué les années 80 par un concept tout à fait original: la rencontre du Moyen-Âge et de l'époque moderne sans utiliser l'artifice des voyages dans le temps un peu comme le thème exploité par Night Shyamalan dans son film Le Village.
Mais que s'est 'il passé pour que je sois alors déçu au point de ne pas conseiller l'achat? Tout simplement une exploitation commerciale où la série a perdu son âme dans des aventures hindouistes hors de propos. La série aurait dû s'arrêter au premier cycle, voilà tout.
Alors, achat : oui mais que pour les 4 premiers tomes.
Cette autobiographie s'entame avec la curiosité de quelqu'un qui veut savoir comment un enfant adopté depuis l'étranger vit les premiers évènements de sa vie, l'abandon, l'orphelinat, l'adoption, sa nouvelle famille, son nouveau pays, etc. Puis cet aspect documentaire laisse rapidement la place à la découverte d'une vraie biographie, le récit de la vie d'un jeune que ses traumatismes structurent, qui présente ses faiblesses, ses défauts, les moments heureux ou malheureux de sa vie. Et là où le lecteur croit par moment découvrir la vie banale de n'importe quel jeune un peu rebelle, il réalise que tout cela forme un ensemble et à quel point le fait d'avoir été adopté, d'être d'origine étrangère, de se sentir différent a conçu peu à peu l'état d'esprit du jeune Jung et la façon dont il diffère des autres de son âge.
C'est à la fois instructif et souvent touchant. Au départ, on ne comprend pas toujours pourquoi cet enfant puis cet adolescent peut avoir des réactions aussi rebelles, aussi réfractaires envers son pays natal, envers ses parents adoptifs, et finalement surtout envers lui-même. Et tout finit par s'expliquer, se comprendre doucement. L'aspect est parfois un petit peu moralisateur et quelques portes ouvertes sont enfoncées mais le récit est juste et même les évidences sont indispensables pour la bonne structure de ce récit intelligent et qui forme un témoignage intéressant et sincère.
A ce jour, je n'ai toujours quasiment rien compris au contexte et aux raisons de la guerre de Bosnie. Et cet album ne m'a pas éclairé davantage sur le sujet. C'est bien là son moindre défaut.
Car pour le reste, elle a su me plonger pour de bon dans l'absurdité et l'horreur de cette guerre quasiment civile.
Après un premier chapitre pas trop convaincant sur l'inutilité et le ridicule des négociations de paix à l'époque, cette BD m'a fait découvrir de l'intérieur ce conflit entre plusieurs peuples, entre voisins, entre personnes de la même famille parfois, entre gens qui d'ordinaire auraient très bien pu s'entendre. L'aspect horrible de certaines scènes n'en ressort que plus fort, ainsi que le côté touchants et tristes d'autres passages. Et le rôle passif et détestablement inutile des forces de l'ONU n'en apparaît que plus flagrant.
D'autant plus que le dessin n'est pas mauvais du tout. C'est un noir et blanc clair et fluide. Le trait oscille entre réalisme des décors et personnages un peu ronds, presque proches du style d'Uderzo par moment.
Ca se lit bien, c'est instructif et c'est souvent fort. Je regrette juste, comme dit plus haut, le fait que rien ne m'est expliqué de ce conflit, de qui sont les forces en présence, et des raisons de cette horreur.
Je ne suis qu'au volume 12 mais franchement j'adore ce manga^^
Chaque chapitre est plus palpitant que le précédent et on ne s'ennuie jamais :p
Par contre pour un shojo je trouve qu'il y a beaucoup de dialogues^^ mais ce n'est pas forcément négatif xD
En tout cas je vous le conseille vivement^^ bonne lecture !
C’est clair que cette bd ne renouvelle pas le genre mais la trame du récit reste très convaincante.
Tous les ingrédients sont réunis pour faire de cette série un bon thriller : un serial killer sensé être mort, un flic remis de ses fonctions suite à une "bavure", des meurtres et un mystérieux masque laissé sur les victimes. Le gros point fort est la narration qui immerge directement le lecteur dans cette enquête qui promet de belles sueurs. Le rythme insufflé au récit est bon, pas trop lent ni trop rapide. Les séquences s’enchaînent sans "raccourcis" ou "heureux hasards". Bref, un scénario en béton qui souffre peu la critique. Par contre, je serai moins enthousiaste avec le dessin qui n’est pas vraiment ma tasse de thé. Déjà la couverture ne m’attire pas plus que cela alors qu’elle reflète bien le contenu de l’album. Je trouve les planches de qualité moyenne. Pourtant, elles fourmillent de détails et on ne peut pas l’imputer à une paresse du dessinateur. C’est tout simplement pas un style que j’affectionne.
J’espère que la suite sera à la hauteur du premier opus.
MAJ du 09/04/2010
Vu que la série est abandonnée (suit à un désaccord entre les auteurs et non du chef de l'éditeur), son achat se révèle très dispensable, de même que sa lecture.
Pfiou . . . quelle lecture mes amis !
On ne peut rester insensible à ce récit poignant qui traite de l’adoption vu sous l’angle de l’adopté. Ce livre est un fabuleux témoignage qui met en lumière les difficultés que rencontre l’enfant adopté dans sa famille d’accueil malgré toute l’affection qu’elle peut lui porter. Tout n’est pas rose et les premières années de la vie de Jung en sont un bel exemple. L’histoire alterne passages difficiles et plus heureux. En outre, des séquences très émouvantes sont présentées sous forme allégorique. Quant au dessin, Jung laisse de côté son trait réaliste et académique au profit d’un trait plus rond et délié qui colle parfaitement à ce récit autobiographique.
A lire absolument !
Autant le dire tout de suite, le Procès Colonna n'est pas une bande dessinée. C'est un documentaire composé de résumés journées de débats du procès, accompagné de nombreuses caricatures à l'image d'une chronique judiciaire (les caméras étant interdites).
Pour me rendre régulièrement au Palais de justice, je connais bien l'ambiance particulière qui règne dans une Cour d'assises et qui est ici parfaitement retranscrite.
C'est le point fort de l'ouvrage.
Nous ne sommes pas du tout ici dans une analyse précise de l'affaire à l'instar de l'émission "Faites entrer l'accusé". Ici, le lecteur se trouve projeté au coeur des débats comme s'il était présent sur les bancs de la salle d'audience. Il suit le rythme des journées qui s'enchaînent, écoute les commentaires dans les couloirs lors des suspensions de séances, lit les messages laissés dans les toilettes,...
Pour celui qui s'intéresse au Monde de la justice, c'est vraiment un document original et passionnant.
De l'affaire elle-même, tout le monde en a entendu parler et peut avoir déjà son avis sur la culpabilité du prévenu. Mais ici, à froid, on apprend les détails de l'enquête et de l'instruction comme si l'on siégeait comme juré. On a réellement la possibilité de se forger sa propre intime conviction. Rien ne nous incite à un parti-pris car les auteurs restent impartiaux dans le traitement de l'affaire.
Ceux qui espèrent trouver une bande dessinée basée sur l'histoire d'Yvan Colonna, passeront leur chemin, cet ouvrage n'est pas fait pour eux.
Les autres, curieux ou passionnés par les affaires judiciaires (qui ne sont pas légions dans les librairies du 9ème art) seront aux anges.
J'ai, pour ma part, été conquis.
A vous de voir.
Le principe de cette BD est assez original, et en tout cas super efficace et hilarant ! Il s’agit en quelque sorte d’une version humoristique du film « L'Effet papillon ». J’aurais d’ailleurs personnellement classé cette BD en humour, tellement les aventures de notre amateur d’art m’ont fait rigoler : ses retours dans le passé, ses tentatives maladroites de récupérer des toiles d’artistes pour se faire de l’argent, et surtout le tournant inattendu que prennent systématiquement ses projets.
Chacune des histoires est ingénieusement construite autour d’un tableau connu, d’ailleurs reproduit en fin d’histoire, en guise se conclusion.
Une lecture agréable et intelligente, ponctuée de nombreux éclats de rire. A découvrir !
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Ewen
Que dire de cette BD. Elle oscille entre la BD d'héroïc fantasy et l'art book. Je ne connaissais ni l'éditeur Daniel Maghen, ni le scénariste Tiburce Oger, ni le dessinateur André Arinouchkine. Avant de parler du dessin, le scénario nous entraîne dans un univers d'héroïc fantasy aux allures scandinaves. Le récit se présente sous la forme d'une geste, à la manière de la geste Arthurienne elle narre la naissance, l'ascension et la quête d'un héros légendaire, Ewen, dit le frère du Dragon. Le récit dans son ensemble est assez bon (3.5/5) les héros ont des psychologies bien définies et le scénariste a pris le parti de présenter un Ewen dans tout sa splendeur guerrière mais sans omettre les mauvais côtés, ce qui le rend pas spécialement attachant et ça c'est assez original pour être souligné. A la fin du tome le groupe de personnages (4 en tout) est réuni et démarre la quête pour laquelle ils sont prédestinés... Une bonne intro pour un récit d'héroïc fantasy... Pour ce qui est du dessin, je n'ai encore rien vu de comparable dans la BD, la seule référence qui me vient à l'esprit est Louis Royo le célèbre créateur d'art books d'héroïc fantasy à ceci près que LR réalise ses planches en technique d'aérographie alors qu'ici la technique semble être celle du fusain (4.5/5). Mais dans l'ensemble la perfection recherchée par André Arinouckine est similaire à celle des planches de Royo. Les visages des personnages principaux sont tout simplement beaux (presque parfaits). La mise en page est audacieuse et généreuse, pas plus de 7 cases par planche (excepté une planche à 8 cases). En moyenne entre 4 et 5 cases par planche (parfois moins), ce qui permet de poser des décors et une ambiance ; en contre-partie les puristes diront que cela nuit à la progression scénaristique. La maîtrise technique du dessin est proche de celle de Delaby dans "Morigannes" c'est dire... Aucune erreur de perspective ou de proportion... un vrai régal pour les yeux. La mise en couleur, très douce, ajoute au côté onirique et mythologique du récit. Une réussite totale et entière... Le seul inconvénient dans ce genre d'ouvrage, c'est que, lorsqu'on revient à des lectures plus classiques, il faut un petit temps d'adaptation au niveau du dessin. En résumé : un ouvrage d'exception à posséder dans sa BDthèque pour les fans d'HF et les autres.
Bushido
Cette 1ere série est vraiment bien !!! Graphisme plaisant, action bien rythmée. Une série qui se rapproche de la série d'action policière. Les couleurs sont également sympa, j'ai vraiment pas senti une baisse de rythme durant les 3 tomes. Pour une 1ere, Koeniguer frappe bien dans le monde de la BD.
Balade au bout du monde
Un premier cycle vraiment extraordinaire tant du côté du scénario que de celui du dessin. C'est une BD qui a véritablement marqué les années 80 par un concept tout à fait original: la rencontre du Moyen-Âge et de l'époque moderne sans utiliser l'artifice des voyages dans le temps un peu comme le thème exploité par Night Shyamalan dans son film Le Village. Mais que s'est 'il passé pour que je sois alors déçu au point de ne pas conseiller l'achat? Tout simplement une exploitation commerciale où la série a perdu son âme dans des aventures hindouistes hors de propos. La série aurait dû s'arrêter au premier cycle, voilà tout. Alors, achat : oui mais que pour les 4 premiers tomes.
Couleur de peau : miel
Cette autobiographie s'entame avec la curiosité de quelqu'un qui veut savoir comment un enfant adopté depuis l'étranger vit les premiers évènements de sa vie, l'abandon, l'orphelinat, l'adoption, sa nouvelle famille, son nouveau pays, etc. Puis cet aspect documentaire laisse rapidement la place à la découverte d'une vraie biographie, le récit de la vie d'un jeune que ses traumatismes structurent, qui présente ses faiblesses, ses défauts, les moments heureux ou malheureux de sa vie. Et là où le lecteur croit par moment découvrir la vie banale de n'importe quel jeune un peu rebelle, il réalise que tout cela forme un ensemble et à quel point le fait d'avoir été adopté, d'être d'origine étrangère, de se sentir différent a conçu peu à peu l'état d'esprit du jeune Jung et la façon dont il diffère des autres de son âge. C'est à la fois instructif et souvent touchant. Au départ, on ne comprend pas toujours pourquoi cet enfant puis cet adolescent peut avoir des réactions aussi rebelles, aussi réfractaires envers son pays natal, envers ses parents adoptifs, et finalement surtout envers lui-même. Et tout finit par s'expliquer, se comprendre doucement. L'aspect est parfois un petit peu moralisateur et quelques portes ouvertes sont enfoncées mais le récit est juste et même les évidences sont indispensables pour la bonne structure de ce récit intelligent et qui forme un témoignage intéressant et sincère.
Fables de Bosnie
A ce jour, je n'ai toujours quasiment rien compris au contexte et aux raisons de la guerre de Bosnie. Et cet album ne m'a pas éclairé davantage sur le sujet. C'est bien là son moindre défaut. Car pour le reste, elle a su me plonger pour de bon dans l'absurdité et l'horreur de cette guerre quasiment civile. Après un premier chapitre pas trop convaincant sur l'inutilité et le ridicule des négociations de paix à l'époque, cette BD m'a fait découvrir de l'intérieur ce conflit entre plusieurs peuples, entre voisins, entre personnes de la même famille parfois, entre gens qui d'ordinaire auraient très bien pu s'entendre. L'aspect horrible de certaines scènes n'en ressort que plus fort, ainsi que le côté touchants et tristes d'autres passages. Et le rôle passif et détestablement inutile des forces de l'ONU n'en apparaît que plus flagrant. D'autant plus que le dessin n'est pas mauvais du tout. C'est un noir et blanc clair et fluide. Le trait oscille entre réalisme des décors et personnages un peu ronds, presque proches du style d'Uderzo par moment. Ca se lit bien, c'est instructif et c'est souvent fort. Je regrette juste, comme dit plus haut, le fait que rien ne m'est expliqué de ce conflit, de qui sont les forces en présence, et des raisons de cette horreur.
Elle et Lui - Kare Kano
Je ne suis qu'au volume 12 mais franchement j'adore ce manga^^ Chaque chapitre est plus palpitant que le précédent et on ne s'ennuie jamais :p Par contre pour un shojo je trouve qu'il y a beaucoup de dialogues^^ mais ce n'est pas forcément négatif xD En tout cas je vous le conseille vivement^^ bonne lecture !
Le Code d'Hammourabi
C’est clair que cette bd ne renouvelle pas le genre mais la trame du récit reste très convaincante. Tous les ingrédients sont réunis pour faire de cette série un bon thriller : un serial killer sensé être mort, un flic remis de ses fonctions suite à une "bavure", des meurtres et un mystérieux masque laissé sur les victimes. Le gros point fort est la narration qui immerge directement le lecteur dans cette enquête qui promet de belles sueurs. Le rythme insufflé au récit est bon, pas trop lent ni trop rapide. Les séquences s’enchaînent sans "raccourcis" ou "heureux hasards". Bref, un scénario en béton qui souffre peu la critique. Par contre, je serai moins enthousiaste avec le dessin qui n’est pas vraiment ma tasse de thé. Déjà la couverture ne m’attire pas plus que cela alors qu’elle reflète bien le contenu de l’album. Je trouve les planches de qualité moyenne. Pourtant, elles fourmillent de détails et on ne peut pas l’imputer à une paresse du dessinateur. C’est tout simplement pas un style que j’affectionne. J’espère que la suite sera à la hauteur du premier opus. MAJ du 09/04/2010 Vu que la série est abandonnée (suit à un désaccord entre les auteurs et non du chef de l'éditeur), son achat se révèle très dispensable, de même que sa lecture.
Couleur de peau : miel
Pfiou . . . quelle lecture mes amis ! On ne peut rester insensible à ce récit poignant qui traite de l’adoption vu sous l’angle de l’adopté. Ce livre est un fabuleux témoignage qui met en lumière les difficultés que rencontre l’enfant adopté dans sa famille d’accueil malgré toute l’affection qu’elle peut lui porter. Tout n’est pas rose et les premières années de la vie de Jung en sont un bel exemple. L’histoire alterne passages difficiles et plus heureux. En outre, des séquences très émouvantes sont présentées sous forme allégorique. Quant au dessin, Jung laisse de côté son trait réaliste et académique au profit d’un trait plus rond et délié qui colle parfaitement à ce récit autobiographique. A lire absolument !
Le Procès Colonna
Autant le dire tout de suite, le Procès Colonna n'est pas une bande dessinée. C'est un documentaire composé de résumés journées de débats du procès, accompagné de nombreuses caricatures à l'image d'une chronique judiciaire (les caméras étant interdites). Pour me rendre régulièrement au Palais de justice, je connais bien l'ambiance particulière qui règne dans une Cour d'assises et qui est ici parfaitement retranscrite. C'est le point fort de l'ouvrage. Nous ne sommes pas du tout ici dans une analyse précise de l'affaire à l'instar de l'émission "Faites entrer l'accusé". Ici, le lecteur se trouve projeté au coeur des débats comme s'il était présent sur les bancs de la salle d'audience. Il suit le rythme des journées qui s'enchaînent, écoute les commentaires dans les couloirs lors des suspensions de séances, lit les messages laissés dans les toilettes,... Pour celui qui s'intéresse au Monde de la justice, c'est vraiment un document original et passionnant. De l'affaire elle-même, tout le monde en a entendu parler et peut avoir déjà son avis sur la culpabilité du prévenu. Mais ici, à froid, on apprend les détails de l'enquête et de l'instruction comme si l'on siégeait comme juré. On a réellement la possibilité de se forger sa propre intime conviction. Rien ne nous incite à un parti-pris car les auteurs restent impartiaux dans le traitement de l'affaire. Ceux qui espèrent trouver une bande dessinée basée sur l'histoire d'Yvan Colonna, passeront leur chemin, cet ouvrage n'est pas fait pour eux. Les autres, curieux ou passionnés par les affaires judiciaires (qui ne sont pas légions dans les librairies du 9ème art) seront aux anges. J'ai, pour ma part, été conquis. A vous de voir.
Harding was here
Le principe de cette BD est assez original, et en tout cas super efficace et hilarant ! Il s’agit en quelque sorte d’une version humoristique du film « L'Effet papillon ». J’aurais d’ailleurs personnellement classé cette BD en humour, tellement les aventures de notre amateur d’art m’ont fait rigoler : ses retours dans le passé, ses tentatives maladroites de récupérer des toiles d’artistes pour se faire de l’argent, et surtout le tournant inattendu que prennent systématiquement ses projets. Chacune des histoires est ingénieusement construite autour d’un tableau connu, d’ailleurs reproduit en fin d’histoire, en guise se conclusion. Une lecture agréable et intelligente, ponctuée de nombreux éclats de rire. A découvrir !