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Inès

Note: 3.58/5
(3.58/5 pour 19 avis)

Au coeur de la violence conjugale...


Dans mon immeuble... Douleurs intimes Violence conjugale Violences faites aux femmes

Pour tout le monde, c’est un couple ordinaire. Lui est perçu comme le mari idéal, elle comme la femme réservée. Pourtant, une fois la porte de leur appartement fermée, les visages changent. Des bruits sourds, des bleus masqués, les regards du voisinage ou des amis niant la réalité par facilité… Les humiliations et les coups constituent le quotidien de cette jeune mère de famille. Jusqu’à quand ? À travers ce récit bouleversant sur une question de société trop peu abordé, Loïc Dauvillier nous confronte au drame de la domination physique et morale d’un homme sur une femme, que le dessin sobre et sensible de Jérome D’Aviau rend particulièrement poignant.

Scénariste
Dessinateur
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 11 Mars 2009
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Inès © Glénat 2009

16/03/2009 | iannick
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Par Yann135
Note: 4/5
L'avatar du posteur Yann135

Voilà un album d’une centaine de planches très rapide à lire. Peu de texte. Le sujet n’est pas particulièrement facile à traiter. On suit sur quelques heures la spirale infernale qui conduit un homme à tuer sa femme. L’horreur d’un quotidien que l’on découvre malheureusement de plus en plus. La violence orale, psychologique et physique d’un homme – d’une merde – vis-à-vis de son épouse qui ne sait pas où aller pour se protéger et pour protéger sa fille. La peur de l’inconnu est là. Son horizon reste obscuré. Elle endure donc les coups encore et encore. Les hématomes parcourent le corps de cette femme qui tente de les cacher avec du maquillage ! C’est la barbarie presque légale au sein d’un couple ordinaire que vous découvrirez à travers cet album. La lecture de cette BD est terriblement poignante. Vous ne pouvez pas en ressortir indemne de ce huit-clos familial où la maltraitance est de mise. Le noir et blanc accentue ce malaise ambiant. Voilà donc une histoire comme il en existe malheureusement beaucoup d’autres. Une réussite malgré un sujet malaisé à traiter. Une BD à mettre dans toutes les mains !

19/02/2022 (modifier)
L'avatar du posteur Noirdésir

Cet album traite d’un sujet affreux, et hélas toujours (voire de plus en plus) d’actualité, à savoir les violences conjugales, et en particulier ici les violences faites aux femmes. Cet aspect est bien montré, tout comme sont montrés les efforts de la femme qui en est victime pour en cacher les traces (elle a honte) et pour protéger sa fille (cette dernière étant même la seule raison qui l’empêche de fuir et d’abandonner son bourreau de mari). Mari qui se révèle un vrai salaud, égoïste, beauf et macho, considérant sa femme comme une boniche, une « pute » (il n’arrête pas de le lui dire !), bref, un paillasson. On ne peut évidemment qu’être choqué par le comportement du mec, et plein d’empathie pour la femme qui endure un calvaire – dont la fin, douloureuse, laisse quelques marges d’interprétation au lecteur. Par contre, l’album se lit très vite, car il n’y a pas vraiment d’histoire (l’intrigue se tient en quelques heures), et on reste sur sa faim sur ce point. Un album presque militant, qui dénonce un scandale et qui en tant que tel est estimable, mais une histoire un peu décevante car un peu « sèche ».

11/02/2022 (modifier)
Par gruizzli
Note: 3/5
L'avatar du posteur gruizzli

Une BD sombre et violente sur un problème bien plus courant qu'on ne le croit. Rappelons qu'en France, la violence conjugale tue une femme tout les trois jours. Et ce genre de Bd fait office de piqure de rappel sur des situations qui sont à nos portes. Cependant, j’émets des réserves sur cette BD. Le dessin est efficace, et j'aime bien le style de Jerome d'Aviau, et le noir et blanc est très prenant pour faire une ambiance lourde. D'autre part, j'ai bien apprécié la façon de mettre en scène, qui est sobre et efficace. Le message véhiculé passe très très bien. Mais pour autant, j'ai trouvé que d'autres Bd avait réussi d'une meilleure façon à parler de ce problème (je pense notamment à "... A la folie" qui en parle de façon plus poussée). D'autre part, même si la fin est coup de poing, je l'ai trouvé presque trop convenue. La réalité est là, certes, mais pour autant j'ai eu l'impression de deviner très vite et ça a beaucoup amoindri l'impact. Bref, une lecture très coup de poing, qui a le mérite de nous replacer en face d'une vérité qui n'est pas forcément très présente pour nous, mais qui en même temps m'a un peu laissé sur ma faim. Ca reste à lire, cependant, ne serait-ce que pour prendre conscience de ce que peut être la violence conjugale.

24/09/2017 (modifier)
Par Jérem
Note: 4/5

Inès est une BD coup de poing sur la violence conjugale. A la différence de … A la folie (de Ricard et James), les auteurs ne cherchent pas à mettre en lumière les mécanismes de la violence dans le couple. On est ici au bout d’un processus. Ils se concentrent sur le calvaire d’une mère de famille sur un laps de temps très court. Très dur et réaliste, Inès veut être un album qui dérange, qui interpelle et qui émeut. Le ton est juste et la narration est bien rythmée. Impossible de sortir indemne de la lecture !

21/09/2012 (modifier)
Par pewi
Note: 3/5

Le but de cette bd c'est de taper fort là où ça fait mal. L'auteur prend le sujet des violences conjugales et le traite sous le biais du mélodrame. Dans le genre c'est très bien fait, c'est pédagogique et l'on sort de la dernière page avec une bonne piqure de rappel. Le défaut c'est qu'on lit 100 pages redondantes tant au niveau du scénario qu'au niveau de l'ambiance larmoyante. Le dessin n'est pas terrible mais le lettrage est bien travaillé. Offrez cette bd dans un but pédagogique et pour le final qui est terrible.

18/04/2010 (modifier)
Par herve
Note: 3/5
L'avatar du posteur herve

Cela va vite, très vite. Cette bande dessinée, malgré sa centaine de pages, se dévore en quelques minutes (c'est presque un reproche) mais on ne sort pas indemne de cette lecture, fut-elle rapide. Dans un quasi huis-clos, nous assistons au calvaire d'une femme (qui curieusement ne se prénomme pas Inès). Il y a tout dans ce calvaire : violence conjugale, alcool, machisme et bien d'autres encore. Pas de temps mort, on rentre très rapidement dans le vif du sujet, et on se prend à tourner les pages pour savoir avec impatience jusqu'où cela va aller.... Le dessin de Jérôme d'Aviau, en noir et blanc, colle parfaitement à l'histoire. Une chronique amère, violente mais prenante.

06/12/2009 (modifier)
Par bruno
Note: 4/5

Voici une BD qui fait monter la colère lorsque l'on a conscience de ce que provoque la brutalité conjugale. Se faire "détruire" par celui que l'on "aime" tout en voulant protéger son enfant. Un sujet délicat qu'est celui de la maltraitance, à mettre entre toutes les mains de femmes. Le sujet est bien traité, on ne voit pas comment la violence s'est installée, on la vit. Je conseille ce livre à ceux qui souhaitent réfléchir aux conséquences des actes violents, des coups qui se voient, et ceux qui restent gravés en tête. Il s'adresse aussi à ceux qui sont témoins mais qui ne font rien. Le graphisme et le scénario est minimaliste, mais vu l'histoire, y'a pas besoin de s'étaler. Le choix du noir et blanc est, je trouve, judicieux, pour éviter d'en faire une BD "horreur".

28/09/2009 (modifier)
Par Erik
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
L'avatar du posteur Erik

On ne ressort pas indemne d'une telle lecture (malgré déjà 1500 avis déposés). Moi, j'ai éprouvé beaucoup de colère contre une société qui laisse faire ce genre de choses totalement inadmissible. Oui, de la colère contre ces hommes qui se croient de véritables mâles en dominant leur femme tout en s'abreuvant de canettes de bière. Il n'existe pas plus vil ... Je suis totalement bouleversé par la dernière image. :(( Si je pouvais éradiquer d'un cou de baguette magique ce fléau qui gangrène la société, je n'hésiterais pas une seule seconde à le faire. Pourquoi ne pas créer des comités de vigilance dans chaque quartier pour éviter que de tel drame ne survienne ? S'il faut passer par la dénonciation pour lutter contre ces êtres ignobles, alors oui. En n'oubliant pas de durcir la loi au maximum ... Bien entendu, ceci est mon parti pris personnel que m'a inspiré une telle lecture. Les monstres modernes doivent être combattus et pas seulement par des super-héros issus du passé ... Cette bd a le mérite de parler d'un sujet difficile en ne tournant pas autour du pot de manière hypocrite. Il n'y a point de sensiblerie inutile. C'est vrai que beaucoup de lecteurs éprouveront certainement un malaise devant notre impuissance. Mais il ne faut pas ... Il faut voir la réalité en face et agir en conséquence même s'il est difficile de rentrer dans l'intimité d'un couple. Cette lecture est d'utilité publique.

19/09/2009 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
L'avatar du posteur Ro

J'ai été surpris que cet album assez épais se lise aussi vite. En effet, la mise en page est aérée et les cases souvent muettes. Au final, l'action se déroule sur deux jours environ. Mais le contenu n'en demeure pas moins très parlant et très édifiant. Les auteurs nous présentent un récit sous forme de témoignage, ou de dénonciation de faits qui auraient parfaitement pu être réels. Il est fort probable que le scénariste se soit largement documenté sur le sujet et qu'il ait décidé de mettre en image les choses telles qu'elles se déroulent le plus souvent. Les réactions de ses personnages, aussi aberrantes qu'elles puissent paraitre au vu d'un regard extérieur, sont probablement tout ce qu'il y a de plus véridique dans la réalité. La femme qui ne se révolte pas, qui reporte plus ou moins la faute de son mari sur elle-même, qui voudrait le quitter mais qui n'ose pas et finit par s'abandonner. Et le mari... Rah ! Les auteurs l'ont rendu particulièrement haïssable. Je ne sais pas combien de fois j'aurais aimé le tabasser tant j'ai abhorré son comportement haineux et arrogant envers sa femme. Si je croisais un tel personnage dans la rue, je crois bien que j'en deviendrai totalement violent. Cet album se révèle instructif et bien construit. Il respire l'authenticité, aussi détestable qu'elle puisse paraitre. Le dessin est bon et la narration graphique fluide et plaisante. Seul regret, outre l'aspect témoignage et dénonciation d'un fait social méprisable, il ne ressort pas grand chose d'autre du récit. J'ai été révolté par ce que j'y ai lu mais je l'ai oublié rapidement après coup. J'ai appris des choses à la lecture, mais le relirai-je un jour ? Non, je ne pense pas. C'est pourquoi j'hésite à en conseiller l'achat.

24/06/2009 (modifier)
Par Hesperide
Note: 4/5 Coups de coeur expiré

Je suis un peu comme Miranda : je n'ai pas grande sympathie pour l'héroïne de cette bd, et d'une manière plus générale pour les victimes-nées qui se laissent détruire sans se battre, ayant abandonné toute fierté et tout instinct de survie. Oui, mais. Il ne me semble pas que le but des auteurs ait été de nous faire pleurer sur le sort de cette femme mais plutôt de nous alerter sur la réalité de ces situations et leurs dommages collatéraux. Car, si on ne sympathise pas, on peut tout de même compatir et ressentir la détresse de cette mère qui s'est laissée enfermer dans une relation destructrice. D'ailleurs, les auteurs ne semblent pas vouloir lui trouver d'excuses. Ils la montrent telle qu'elle est : envisageant la fuite mais incapable de franchir le pas, très inquiète pour sa fille mais n'ayant pas le courage de remettre sa vie en question pour la sauver, comptant sur les autres tout en ayant peur qu'ils se penchent sur son cas, faible jusqu'à remercier son tortionnaire quand il la laisse en paix... Le personnage de la voisine, une jeune femme forte à qui on ne vient pas chercher des ennuis, est un excellent contre-pied, très crédible et très bien employé. Contrairement à Pasukare le choix de ne pas montrer la manière dont ce couple est tombé dans l'horreur m'a semblé pertinent : se concentrer sur le résultat permet de porter sur ce dernier un regard exempt de sympathie mal placée et de le présenter tel qu'il est : aberrant et inexcusable. Une très belle bd, donc. Très complète, dénuée de sentimentalisme comme de moralisme, et brillamment mise en image.

17/06/2009 (modifier)