J'ai l'impression que cette Bd n'a pas grand chose de commun avec Wunderwaffen et qu'il n'est pas utile d'avoir lue pour y comprendre quelque chose, sauf que c'est aussi une uchronie. Le concept de la série principale étant axé sur les avions, ça n'a guère de chance de m'intéresser alors qu'ici, les bâtiments de la kriegsmarine, ça m'attire un peu plus.
Manque de chance, c'est une intrigue qui ne m'a guère passionné, la formule semble avoir déja fait ses preuves, on en perçoit les limites. L'idée parait intéressante mais la façon dont c'est tourné ne m'a pas vraiment plu. Reste le dessin que je trouve moins performant que sur USA über alles, même si techniquement c'est bien dessiné, mais les visages se ressemblent un peu trop et n'aident pas à identifier les personnages.
On m'avait prêté cet album et je pensais le poster, mais j'arrive trop tard, Paco m'ayant devancé et il a bien fait. En fait je n'étais pas vraiment décidé car je ne suis pas trop fan du maître de Providence, et je n'ai sans doute pas une connaissance poussée de l'auteur comme j'en ai pour Edgar Poe que j'ai toujours préféré. Certes je trouve son fantastique horrifique plutôt fascinant mais ça ne m'a jamais emporté comme ont pu le faire les récits de Poe.
L'idée d'utiliser des éléments importants de l'oeuvre de Lovecraft est en soi intéressante, comme la ville imaginaire d'Arkham mais aussi toute la panoplie horrifique qui entoure son oeuvre. Nolane prend soin de plonger dans cette mythologie lovecraftienne tout en faisant en sorte que ça soit accessible aux néophytes de cet univers. Cette enquête paranormale menée par un couple de héros cultive une étrangeté certaine et constitue une variation bien référencée de cet univers rempli de mystères, de culte antique, de créatures innommables et de phénomènes étranges. C'est une aventure sombre et glauque dans les tréfonds de l'ésotérisme et de la superstition.
Le dessin de Garcia a l'air bien plus travaillé que sur La Terre des vampires, et semble convenir à ce type de bande, en forçant sur cet aspect étrange, même si c'est un graphisme plus épais et assez sombre dans l'ensemble, voire parfois pas toujours très lisible ; d'un autre côté, dans ce style de Bd issue d'un tel univers, il fallait s'attendre à beaucoup d'ombres.
Ce premier tome plante l'ambiance nourrie d'un fantastique maléfique typique de Lovecraft, cette dimension de mondes mystérieux à l'horreur indicible se déploie, mais je trouve que l'intrigue avance avec peu d'ardeur, sans trop de rythme, c'est un peu paresseux et ça marque le pas, et d'autre part, la fin est un peu abrupte. Sans doute est-ce parce que comme je le disais, je ne suis guère attiré par cet univers, mais je n'ai pas été réellement emballé par cette première prise de contact, est-ce que j'essaierai de donner une seconde chance avec la suite (inévitable) ? je ne sais pas, on verra, en tout cas, je suppose que ça plaira beaucoup plus aux fans de Lovecraft.
Je suis toujours méfiant quand je vois le nom d'une "célébrité" issue des réseaux sociaux ou de la télé-réalité mise en avant sur la couverture d'une BD. Souvent le nom ne me dit rien, et en général le résultat n'est pas fameux. Alexclick est apparemment connu dans le milieu du streaming, il a travaillé pour la chaîne Gaming Live et exerce depuis plus de 5 ans en indépendant sur Twitch. En gros tout ce qui m'es étranger. Mais il y a aussi Maxe l'Hermenier au casting, un scénariste qui étend sa production -essentiellement à destination de la jeunesse- chez Jungle en particulier. Ici j'imagine qu'il a été appelé pour mettre en ordre les idées d'Alexclick (qui a un double de papier dans la série), mettant en scène une petite frappe aux idées de grandeur, à la tête d'une équipe de bras cassés. On est clairement dans la parodie des histoires de braquage, et pour qu'on le sache bien, quelques films connus sont même cités.
Alors bien sûr, comme nous sommes dans le registre de la parodie, l'histoire part dans tous les sens, les chausses-trapes succèdent aux grosses vannes, aux citations qui parfois tombent comme un cheveu dans la soupe, et le fond de l'histoire est vite oublié par les lectrices et les lecteurs, au profit d'une sorte de long sketch. Du coup, j'avoue, j'ai un peu décroché. Par contre ce premier tome se termine sur un gros cliffhanger, et ça peut relancer l'intérêt pour la suite, mais ce sera sans moi.
Côté dessin, Antoine Losty (Splash et Les Belles Vertes, bien qu'il ne soit pas crédité) a créé le design des personnages et s'est chargé de la couverture. L'essentiel est assuré par le Sutdio Yellowhale, et en particulier Roberta Pierpaoli, qui ma foi s'en sort pas si mal, il y a une mise en scène audacieuse par moments, et son dessin semi-réaliste est bien accompagné par les couleurs de Davide Amici. mais cela ne suffit pas à fixer mon intérêt.
J'ai toujours confondu cette BD avec la série Agar des mêmes auteurs. Dans les deux cas, nous sommes dans un ersatz avant l'heure du Vagabond des Limbes, une sorte de space-opera fantaisiste teinté d'esprit hippie. Mais là où j'adore Le Vagabond des Limbes, je trouve Orion très médiocre.
Graphiquement, le trait est plutôt joli, ce n'est pas le problème. Certes c'est très racoleur de représenter la compagne du héros quasi nue en permanence. Et certaines cases sont un peu confuses. Mais visuellement, c'est assez bien fait.
Par contre, l'histoire est juste ennuyeuse. C'est de l'aventure SF immature avec des gentils humanistes qui combattent une armée de robots sans âme plus grotesques que vraiment dangereux. Les héros volent de planètes en planètes et sauvent la situation à chaque fois en se laissant plus ou moins porter par les évènements.
A la lire, j'ai l'impression que cette série a dû paraitre une page à la fois dans les journaux où elle était publiée. En effet, chaque planche semble dotée d'une forme de début et de fin, ou du moins il y a une légère discontinuité entre la fin d'une page et le début de la suivante, comme s'il s'agissait d'épisodes à suivre. Cela donne un effet décousu et un rythme bizarre, où le temps ne s'écoule pas de la même manière pour tous les protagonistes.
De toute manière, l'intrigue est bidon, sans réalisme avec des péripéties auxquelles on ne croit pas et des enchainements sans aucune logique. Du coup, ça se lit avec ennui et j'ai eu du mal à ne pas décrocher avant la fin de l'album, qui se termine d'ailleurs de manière bien abrupte, comme si ses créateurs se débarrassaient enfin d'une histoire qui ne les amusait plus.
Poussière d'étoiles est une BD de science-fiction style Space Opera avec un peu de manipulations temporelles au passage.
Au dessin, le jeune Mako qui avait une vingtaine d'années à l'époque. C'est son graphisme qui fait l'intérêt de cet album unique d'une série ensuite abandonnée. Ses planches sont en noir et blanc, avec un encrage épais et de grands aplats de noir plutôt classe, rappelant vaguement le style de Comes. Certains dessins sont très chouettes, notamment les décors. A l'inverse, pour ce qui est des personnages, on voit clairement les faiblesses techniques du dessinateur qui est incapable de faire autre chose que des vues de face et de profil.
L'histoire, quant à elle, ressemble au scénario d'un grand adolescent. C'est bourré de clichés, de raccourcis et de passages convenus. On dirait parfois un enfant qui se raconte une histoire en jouant avec ses vaisseaux spatiaux et ses petits soldats, un ado qui aurait adoré Star Wars et autres films de SF et d'aventure à la mode à l'époque. L'intrigue est médiocre et commence à peine à se mettre en place à la fin de cet unique tome qui annonce une suite qui ne viendra jamais.
A lire juste par curiosité pour le style du dessin.
Ce recueil n'est pas l'album de Fred que je conseillerais le plus.
Son premier tiers est composé de pages qui tiennent presque plus de livre illustré que de la BD. Il s'agit de sortes de documentaires absurdes sur le Manu manu, créature en forme de main géante imaginée par Fred. Sa vie dans la nature, sa relation avec les humains, et même quelques couples mixtes. Ces pages sont parues dans Hara-kiri et j'ai été surpris d'apprendre qu'elles datent d'avant l'apparition de ces fameux Manu-manu dans les aventures de Philémon du même auteur et où il est réutilisé avec brio : je pensais que c'était l'inverse et que ces pages découlaient du succès de celui-ci dans la série.
Bref, ces pages là sont plutôt amusantes, avec beaucoup d'absurde et pas mal de jeux de mots sur tout ce qui a trait à la main et au manu-manu, mais ce n'est pas passionnant, surtout sur la longueur, et ce n'est pas vraiment de la BD.
Le reste est composé d'histoires courtes aux sujets très variés et n'ayant pas grand chose à voir les unes avec les autres. Je n'ai pas trouvées celles-ci terribles même si Fred y fait preuve par-ci par-là de quelques fulgurances et bonnes idées.
L'histoire que j'ai le plus retenue est celle de Jules-Emile, les fils du chou, qui après une introduction un peu barbante où l'auteur joue sur tous les choux, genoux, cailloux, poux, etc... prend une tournure un peu plus poétique et aérée, rappelant l'esprit de Philémon. Dans cette histoire là, j'ai surtout aimé la belle idée de la femme qui tricote avec le fil de la nuit et ce faisant dévoile ainsi la lune.
Il y a aussi la dernière histoire sur le Père Noël et les gangsters qui est assez amusante même si ses idées sont un peu éculées de nos jours.
Bref, pas un indispensable de Fred, mais pour qui aime cet auteur, il y a quelques passages sympathiques et moments amusants.
Note : 2,5/5
De Zep, je ne connaissais que Titeuf. J'avais l'âge de le lire à l'âge auquel on pouvait encore l'apprécier.
Un groupe de potes, anciens musiciens aux portes de la célébrité jusqu'à ce qu'un accident n'en laisse entrer qu'un, se retrouvent chez celui qui est devenu une idole du Rock. Parmi eux, il y a le petit frère de la star, avec qui il n'a pas établi de contact depuis plus de 15 ans pour des raisons plus ou moins obscures. On suit donc l'histoire de ce séjour durant lequel certaines vérités vont éclater.
Pour ce récit, j'ai très vite oublié le crâne d'œuf à la mèche blonde. J'avais peur du syndrome Harry Pot-Pot avec Daniel Radcliffe. Je suis vite rassuré, tout n'a rien à voir donc je plonge dans les planches. Non sans déception, parce-que graphiquement je ne vois pas comment m'emballer. C'est assez neutre, la bichromie est terne, les expressions des personnages sont mesurées, ça fait la gueule assez facilement, les décors sont un tout petit peu là mais s'ils n'y étaient pas ça serait pareil, bon bon bon...
Il y a un ton mélancolique à tout ça et qui tend vers le dépressif, certes, mais ce genre d'ambiance peut tout à fait me plaire. Sauf qu'ici, je ne m'y retrouve pas car le récit me laisse ni chaud ni froid. Le déroulé est cohérent et clair, mais je suis resté désintéressé des uns et des autres. Les répliques potaches du boulet rock'n'roller, Franck, ne m'ont pas fait rire et je le pressentais dès la première planche. JB est un fantôme dans le scénario. Le leader Sandro m'a ennuyé au plus haut point. On perd des cases à ce qu'il raconte ses anecdotes de stars rencontrés, celle de Madonna avec qui il a couché, les implants qu'il s'est fait parce-que c'est une star (et Franck le boulet qui revient à la charge parce qu'il est chauve)... Pfff, c'est lourd ! Il n'y a que Yvan, le personnage le plus central, pour qui j'ai eu un tantinet d'intérêt. Mais ça ne casse pas trois pattes à un canard.
Ca se lit vite, tant mieux. L'éditeur offre un joli grammage, les pages sont épaisses et agréables à feuilleter. L'épilogue redresse la barre mais ne rattrapera pas mon insatisfaction générale. Pour un premier test de Zep en dehors de son best seller, je sors insatisfait. Pas pour moi.
Dans les colonnes de Charlie Hebdo, la police est sans doute avec les diverses religions celle qui s’en prenait le plus dans la gueule, et il n’est donc pas surprenant de voir Charb se défouler ici sur elle, au travers du personnage de Marcel, un flic qui cumule pas mal de tares : il est con (très !), raciste, beauf et j’en passe.
Charb avait déjà sévi contre la police, avec des personnages qui souvent avaient les mêmes traits que Marcel, dans un album de la collection Bichro, Police Partout. Il récidive ici, dans un humour frontal, peu subtil, mais hélas aussi pas souvent réussi.
Autant la charge pouvait passer au milieu d’autres dessins ou articles, autant la lecture d’une traite de ce recueil de strips sur le même thème me l’a rendu quelque peu indigeste. Le ton ne me surprend pas, je ne suis pas en désaccord avec ses objectifs. Mais c’est simplement que le plus souvent je n’ai pas ri. Quelques rares gags font mouche, mais la majorité sont décevants.
Hella, c'est un adolescente rebelle, une belle blonde qui sèche les cours, insulte ses profs et vandalise leur voiture en échappant à toute responsabilité. Mais quand son petit ami disparait dans une maison hantée, elle n'hésite pas à aller jusqu'en en Enfer pour y combattre les boss qui lui permettront de le libérer.
Même si les publications de chez Drakoo ont vocation à être fun et pas prise de tête, c'est la première qui me déçoit pour de bon. Je n'y ai pas accroché au point d'en être même un peu agacé par moment.
L'héroïne est caricaturale et pénible au possible. Détestable dans la vraie vie, elle ne s'étonne même pas le jour où elle passe dans un monde parallèle démoniaque et garde le même ton suffisant et irritant quand elle s'adresse au premier lapin démon qu'elle rencontre. Franchement difficile de s'attacher à ses aventures quand elle vous rebute à ce point.
Ces dernières ne sont pas passionnantes de toute manière tant le scénario parait cousu de fil blanc et bancal. C'est l'histoire d'une maison hantée, cause de la mort et de la disparition de nombreuses personnes. En y pénétrant à la recherche de son petit ami disparu, l'héroïne passe la porte d'un monde fantastique et dangereux où, pour sauver son copain, elle doit combattre des boss successifs façon maisons des Chevaliers d'Or du Zodiaque. Elle sera aidée pour cela par un flic bienveillant qui surveillait la demeure en question, par un intello qui n'apporte pas grand chose à part sa gyroroue que l'héroïne va lui piquer, par la version démoniaque des trois gamins à vélo de Stranger Things, et surtout par un scénariste généreux en deus ex machina.
Le graphisme n'est pas mauvais mais lui non plus n'est pas très enthousiasmant. On soupire devant le côté convenu du lapin démoniaque à l'éternel sourire carnassier ou devant les maquillages façon Starmania des humains transformés en démons.
Globalement, seule la maigre curiosité de savoir ce qu'il en est de ce monde parallèle bizarre et de sa succession de boss pousse à lire les deux tomes, mais la conclusion de la série n'est pas davantage convaincante.
Un série en demi-teinte. Comme indiqué ci-dessous, cela partait très bien, un policier américain de Nouvelle-Orléans traquant un ravisseur d'enfants mystérieux appelé le "marchand de sable", se retrouve investi de certains pouvoirs après une résurrection, et est mêlé à une guerre opposant des fractions rivales d'anges, menée sur la terre depuis la nuit de temps.
Les deux premiers tomes tiennent à peu près la route, aussi bien scénaristiquement que graphiquement (malgré quelques problèmes d'échelle par exemple, sur certaines cases, les voitures dont s'approchent les protagonistes ont la taille de jouets pour enfants).
Mais déjà un regret pointe le bout de son nez : le décors n'est absolument pas exploité : les bayous ou marais de la Nouvelle-Orléans, ses folklores, le rapport à la religion et au paganisme figurent aux abonnés absents. Ce qui devrait mettre la puce à l'oreille : un bon metteur en scène exploite pleinement tout son environnement.
Le tome 3 de cette trilogie anéantit toutes les bonnes intentions des deux tomes précédents : déjà graphiquement, un autre dessinateur est à l’œuvre. Si Jamal Igle n'est pas un virtuose, il savait générer une belle atmosphère avec un minimum de richesse, de profondeur. Steven Cummings, qui prend le relai ,est bien plus flou, plus simpliste (voire simplet) je dirais, moins riche, et il ne fait aucun effort pour se rapprocher graphiquement de son prédécesseur. En fait pour résumer, on passe de vrais dessins à des esquisses grossières. Les personnages alternent entre regard vide, voire bovin, et air totalement ahuri avec la moitié de la bouche plus ouverte que l'autre.
Scénaristiquement c'est pire : on a l'impression que ce tome 3 a été bâclé, que 4 tomes étaient prévus et non trois. Tout est accéléré, et on se retrouve avec un nouvel ennemi, légèrement introduit dans le tome 2, Kane, un être surhumain dont on ignore et ignorera absolument tout de A à Z....Le personnage semble lui-même se moquer de ses lecteurs en lançant "vous finirez par comprendre que je ne suis pas celui que vous croyez". Le problème c'est qu'on ne croit rien et ne comprend rien non plus! Ou plutôt on semble deviner que Kane est le diable dans les 2 dernières pages, ce qui n'a aucun sens et contredit tout ce qui nous était expliqué dans les tomes 1 et 2 (par exemple, on nous expliquait que l'ange Iblis s'était mis à son service, alors que Kane est à priori son agent qui se révolte). Bref, on passe d'une guerre entre des anges pour la porte du paradis pouvant mener à l'anéantissement de la race humaine dans les deux premiers tomes, à une bataille mêlée dans un gymnase avec deux humains au milieu dans le troisième... On aura rarement vu une idée prometteuse ainsi descendue en flèche, jusqu'aux enfers en somme.
Si on devait juger séparément les histoires, le tome 1 fait 4 étoiles, le second trois, le troisième zéro.
Mais en tant qu’œuvre intégrale, le tome 3 détruit tout.
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J'ai l'impression que cette Bd n'a pas grand chose de commun avec Wunderwaffen et qu'il n'est pas utile d'avoir lue pour y comprendre quelque chose, sauf que c'est aussi une uchronie. Le concept de la série principale étant axé sur les avions, ça n'a guère de chance de m'intéresser alors qu'ici, les bâtiments de la kriegsmarine, ça m'attire un peu plus. Manque de chance, c'est une intrigue qui ne m'a guère passionné, la formule semble avoir déja fait ses preuves, on en perçoit les limites. L'idée parait intéressante mais la façon dont c'est tourné ne m'a pas vraiment plu. Reste le dessin que je trouve moins performant que sur USA über alles, même si techniquement c'est bien dessiné, mais les visages se ressemblent un peu trop et n'aident pas à identifier les personnages.
Arkham Mysteries
On m'avait prêté cet album et je pensais le poster, mais j'arrive trop tard, Paco m'ayant devancé et il a bien fait. En fait je n'étais pas vraiment décidé car je ne suis pas trop fan du maître de Providence, et je n'ai sans doute pas une connaissance poussée de l'auteur comme j'en ai pour Edgar Poe que j'ai toujours préféré. Certes je trouve son fantastique horrifique plutôt fascinant mais ça ne m'a jamais emporté comme ont pu le faire les récits de Poe. L'idée d'utiliser des éléments importants de l'oeuvre de Lovecraft est en soi intéressante, comme la ville imaginaire d'Arkham mais aussi toute la panoplie horrifique qui entoure son oeuvre. Nolane prend soin de plonger dans cette mythologie lovecraftienne tout en faisant en sorte que ça soit accessible aux néophytes de cet univers. Cette enquête paranormale menée par un couple de héros cultive une étrangeté certaine et constitue une variation bien référencée de cet univers rempli de mystères, de culte antique, de créatures innommables et de phénomènes étranges. C'est une aventure sombre et glauque dans les tréfonds de l'ésotérisme et de la superstition. Le dessin de Garcia a l'air bien plus travaillé que sur La Terre des vampires, et semble convenir à ce type de bande, en forçant sur cet aspect étrange, même si c'est un graphisme plus épais et assez sombre dans l'ensemble, voire parfois pas toujours très lisible ; d'un autre côté, dans ce style de Bd issue d'un tel univers, il fallait s'attendre à beaucoup d'ombres. Ce premier tome plante l'ambiance nourrie d'un fantastique maléfique typique de Lovecraft, cette dimension de mondes mystérieux à l'horreur indicible se déploie, mais je trouve que l'intrigue avance avec peu d'ardeur, sans trop de rythme, c'est un peu paresseux et ça marque le pas, et d'autre part, la fin est un peu abrupte. Sans doute est-ce parce que comme je le disais, je ne suis guère attiré par cet univers, mais je n'ai pas été réellement emballé par cette première prise de contact, est-ce que j'essaierai de donner une seconde chance avec la suite (inévitable) ? je ne sais pas, on verra, en tout cas, je suppose que ça plaira beaucoup plus aux fans de Lovecraft.
Les Incroyables Histoires de Miguel
Je suis toujours méfiant quand je vois le nom d'une "célébrité" issue des réseaux sociaux ou de la télé-réalité mise en avant sur la couverture d'une BD. Souvent le nom ne me dit rien, et en général le résultat n'est pas fameux. Alexclick est apparemment connu dans le milieu du streaming, il a travaillé pour la chaîne Gaming Live et exerce depuis plus de 5 ans en indépendant sur Twitch. En gros tout ce qui m'es étranger. Mais il y a aussi Maxe l'Hermenier au casting, un scénariste qui étend sa production -essentiellement à destination de la jeunesse- chez Jungle en particulier. Ici j'imagine qu'il a été appelé pour mettre en ordre les idées d'Alexclick (qui a un double de papier dans la série), mettant en scène une petite frappe aux idées de grandeur, à la tête d'une équipe de bras cassés. On est clairement dans la parodie des histoires de braquage, et pour qu'on le sache bien, quelques films connus sont même cités. Alors bien sûr, comme nous sommes dans le registre de la parodie, l'histoire part dans tous les sens, les chausses-trapes succèdent aux grosses vannes, aux citations qui parfois tombent comme un cheveu dans la soupe, et le fond de l'histoire est vite oublié par les lectrices et les lecteurs, au profit d'une sorte de long sketch. Du coup, j'avoue, j'ai un peu décroché. Par contre ce premier tome se termine sur un gros cliffhanger, et ça peut relancer l'intérêt pour la suite, mais ce sera sans moi. Côté dessin, Antoine Losty (Splash et Les Belles Vertes, bien qu'il ne soit pas crédité) a créé le design des personnages et s'est chargé de la couverture. L'essentiel est assuré par le Sutdio Yellowhale, et en particulier Roberta Pierpaoli, qui ma foi s'en sort pas si mal, il y a une mise en scène audacieuse par moments, et son dessin semi-réaliste est bien accompagné par les couleurs de Davide Amici. mais cela ne suffit pas à fixer mon intérêt.
Orion - Le Laveur de planètes
J'ai toujours confondu cette BD avec la série Agar des mêmes auteurs. Dans les deux cas, nous sommes dans un ersatz avant l'heure du Vagabond des Limbes, une sorte de space-opera fantaisiste teinté d'esprit hippie. Mais là où j'adore Le Vagabond des Limbes, je trouve Orion très médiocre. Graphiquement, le trait est plutôt joli, ce n'est pas le problème. Certes c'est très racoleur de représenter la compagne du héros quasi nue en permanence. Et certaines cases sont un peu confuses. Mais visuellement, c'est assez bien fait. Par contre, l'histoire est juste ennuyeuse. C'est de l'aventure SF immature avec des gentils humanistes qui combattent une armée de robots sans âme plus grotesques que vraiment dangereux. Les héros volent de planètes en planètes et sauvent la situation à chaque fois en se laissant plus ou moins porter par les évènements. A la lire, j'ai l'impression que cette série a dû paraitre une page à la fois dans les journaux où elle était publiée. En effet, chaque planche semble dotée d'une forme de début et de fin, ou du moins il y a une légère discontinuité entre la fin d'une page et le début de la suivante, comme s'il s'agissait d'épisodes à suivre. Cela donne un effet décousu et un rythme bizarre, où le temps ne s'écoule pas de la même manière pour tous les protagonistes. De toute manière, l'intrigue est bidon, sans réalisme avec des péripéties auxquelles on ne croit pas et des enchainements sans aucune logique. Du coup, ça se lit avec ennui et j'ai eu du mal à ne pas décrocher avant la fin de l'album, qui se termine d'ailleurs de manière bien abrupte, comme si ses créateurs se débarrassaient enfin d'une histoire qui ne les amusait plus.
Poussière d'étoiles
Poussière d'étoiles est une BD de science-fiction style Space Opera avec un peu de manipulations temporelles au passage. Au dessin, le jeune Mako qui avait une vingtaine d'années à l'époque. C'est son graphisme qui fait l'intérêt de cet album unique d'une série ensuite abandonnée. Ses planches sont en noir et blanc, avec un encrage épais et de grands aplats de noir plutôt classe, rappelant vaguement le style de Comes. Certains dessins sont très chouettes, notamment les décors. A l'inverse, pour ce qui est des personnages, on voit clairement les faiblesses techniques du dessinateur qui est incapable de faire autre chose que des vues de face et de profil. L'histoire, quant à elle, ressemble au scénario d'un grand adolescent. C'est bourré de clichés, de raccourcis et de passages convenus. On dirait parfois un enfant qui se raconte une histoire en jouant avec ses vaisseaux spatiaux et ses petits soldats, un ado qui aurait adoré Star Wars et autres films de SF et d'aventure à la mode à l'époque. L'intrigue est médiocre et commence à peine à se mettre en place à la fin de cet unique tome qui annonce une suite qui ne viendra jamais. A lire juste par curiosité pour le style du dessin.
Le Manu Manu et autres histoires naturelles et sociales
Ce recueil n'est pas l'album de Fred que je conseillerais le plus. Son premier tiers est composé de pages qui tiennent presque plus de livre illustré que de la BD. Il s'agit de sortes de documentaires absurdes sur le Manu manu, créature en forme de main géante imaginée par Fred. Sa vie dans la nature, sa relation avec les humains, et même quelques couples mixtes. Ces pages sont parues dans Hara-kiri et j'ai été surpris d'apprendre qu'elles datent d'avant l'apparition de ces fameux Manu-manu dans les aventures de Philémon du même auteur et où il est réutilisé avec brio : je pensais que c'était l'inverse et que ces pages découlaient du succès de celui-ci dans la série. Bref, ces pages là sont plutôt amusantes, avec beaucoup d'absurde et pas mal de jeux de mots sur tout ce qui a trait à la main et au manu-manu, mais ce n'est pas passionnant, surtout sur la longueur, et ce n'est pas vraiment de la BD. Le reste est composé d'histoires courtes aux sujets très variés et n'ayant pas grand chose à voir les unes avec les autres. Je n'ai pas trouvées celles-ci terribles même si Fred y fait preuve par-ci par-là de quelques fulgurances et bonnes idées. L'histoire que j'ai le plus retenue est celle de Jules-Emile, les fils du chou, qui après une introduction un peu barbante où l'auteur joue sur tous les choux, genoux, cailloux, poux, etc... prend une tournure un peu plus poétique et aérée, rappelant l'esprit de Philémon. Dans cette histoire là, j'ai surtout aimé la belle idée de la femme qui tricote avec le fil de la nuit et ce faisant dévoile ainsi la lune. Il y a aussi la dernière histoire sur le Père Noël et les gangsters qui est assez amusante même si ses idées sont un peu éculées de nos jours. Bref, pas un indispensable de Fred, mais pour qui aime cet auteur, il y a quelques passages sympathiques et moments amusants. Note : 2,5/5
Une Histoire d'hommes
De Zep, je ne connaissais que Titeuf. J'avais l'âge de le lire à l'âge auquel on pouvait encore l'apprécier. Un groupe de potes, anciens musiciens aux portes de la célébrité jusqu'à ce qu'un accident n'en laisse entrer qu'un, se retrouvent chez celui qui est devenu une idole du Rock. Parmi eux, il y a le petit frère de la star, avec qui il n'a pas établi de contact depuis plus de 15 ans pour des raisons plus ou moins obscures. On suit donc l'histoire de ce séjour durant lequel certaines vérités vont éclater. Pour ce récit, j'ai très vite oublié le crâne d'œuf à la mèche blonde. J'avais peur du syndrome Harry Pot-Pot avec Daniel Radcliffe. Je suis vite rassuré, tout n'a rien à voir donc je plonge dans les planches. Non sans déception, parce-que graphiquement je ne vois pas comment m'emballer. C'est assez neutre, la bichromie est terne, les expressions des personnages sont mesurées, ça fait la gueule assez facilement, les décors sont un tout petit peu là mais s'ils n'y étaient pas ça serait pareil, bon bon bon... Il y a un ton mélancolique à tout ça et qui tend vers le dépressif, certes, mais ce genre d'ambiance peut tout à fait me plaire. Sauf qu'ici, je ne m'y retrouve pas car le récit me laisse ni chaud ni froid. Le déroulé est cohérent et clair, mais je suis resté désintéressé des uns et des autres. Les répliques potaches du boulet rock'n'roller, Franck, ne m'ont pas fait rire et je le pressentais dès la première planche. JB est un fantôme dans le scénario. Le leader Sandro m'a ennuyé au plus haut point. On perd des cases à ce qu'il raconte ses anecdotes de stars rencontrés, celle de Madonna avec qui il a couché, les implants qu'il s'est fait parce-que c'est une star (et Franck le boulet qui revient à la charge parce qu'il est chauve)... Pfff, c'est lourd ! Il n'y a que Yvan, le personnage le plus central, pour qui j'ai eu un tantinet d'intérêt. Mais ça ne casse pas trois pattes à un canard. Ca se lit vite, tant mieux. L'éditeur offre un joli grammage, les pages sont épaisses et agréables à feuilleter. L'épilogue redresse la barre mais ne rattrapera pas mon insatisfaction générale. Pour un premier test de Zep en dehors de son best seller, je sors insatisfait. Pas pour moi.
Marcel keuf le flic
Dans les colonnes de Charlie Hebdo, la police est sans doute avec les diverses religions celle qui s’en prenait le plus dans la gueule, et il n’est donc pas surprenant de voir Charb se défouler ici sur elle, au travers du personnage de Marcel, un flic qui cumule pas mal de tares : il est con (très !), raciste, beauf et j’en passe. Charb avait déjà sévi contre la police, avec des personnages qui souvent avaient les mêmes traits que Marcel, dans un album de la collection Bichro, Police Partout. Il récidive ici, dans un humour frontal, peu subtil, mais hélas aussi pas souvent réussi. Autant la charge pouvait passer au milieu d’autres dessins ou articles, autant la lecture d’une traite de ce recueil de strips sur le même thème me l’a rendu quelque peu indigeste. Le ton ne me surprend pas, je ne suis pas en désaccord avec ses objectifs. Mais c’est simplement que le plus souvent je n’ai pas ri. Quelques rares gags font mouche, mais la majorité sont décevants.
Hella et les Hellboyz
Hella, c'est un adolescente rebelle, une belle blonde qui sèche les cours, insulte ses profs et vandalise leur voiture en échappant à toute responsabilité. Mais quand son petit ami disparait dans une maison hantée, elle n'hésite pas à aller jusqu'en en Enfer pour y combattre les boss qui lui permettront de le libérer. Même si les publications de chez Drakoo ont vocation à être fun et pas prise de tête, c'est la première qui me déçoit pour de bon. Je n'y ai pas accroché au point d'en être même un peu agacé par moment. L'héroïne est caricaturale et pénible au possible. Détestable dans la vraie vie, elle ne s'étonne même pas le jour où elle passe dans un monde parallèle démoniaque et garde le même ton suffisant et irritant quand elle s'adresse au premier lapin démon qu'elle rencontre. Franchement difficile de s'attacher à ses aventures quand elle vous rebute à ce point. Ces dernières ne sont pas passionnantes de toute manière tant le scénario parait cousu de fil blanc et bancal. C'est l'histoire d'une maison hantée, cause de la mort et de la disparition de nombreuses personnes. En y pénétrant à la recherche de son petit ami disparu, l'héroïne passe la porte d'un monde fantastique et dangereux où, pour sauver son copain, elle doit combattre des boss successifs façon maisons des Chevaliers d'Or du Zodiaque. Elle sera aidée pour cela par un flic bienveillant qui surveillait la demeure en question, par un intello qui n'apporte pas grand chose à part sa gyroroue que l'héroïne va lui piquer, par la version démoniaque des trois gamins à vélo de Stranger Things, et surtout par un scénariste généreux en deus ex machina. Le graphisme n'est pas mauvais mais lui non plus n'est pas très enthousiasmant. On soupire devant le côté convenu du lapin démoniaque à l'éternel sourire carnassier ou devant les maquillages façon Starmania des humains transformés en démons. Globalement, seule la maigre curiosité de savoir ce qu'il en est de ce monde parallèle bizarre et de sa succession de boss pousse à lire les deux tomes, mais la conclusion de la série n'est pas davantage convaincante.
L'Armée des Anges (Dominion)
Un série en demi-teinte. Comme indiqué ci-dessous, cela partait très bien, un policier américain de Nouvelle-Orléans traquant un ravisseur d'enfants mystérieux appelé le "marchand de sable", se retrouve investi de certains pouvoirs après une résurrection, et est mêlé à une guerre opposant des fractions rivales d'anges, menée sur la terre depuis la nuit de temps. Les deux premiers tomes tiennent à peu près la route, aussi bien scénaristiquement que graphiquement (malgré quelques problèmes d'échelle par exemple, sur certaines cases, les voitures dont s'approchent les protagonistes ont la taille de jouets pour enfants). Mais déjà un regret pointe le bout de son nez : le décors n'est absolument pas exploité : les bayous ou marais de la Nouvelle-Orléans, ses folklores, le rapport à la religion et au paganisme figurent aux abonnés absents. Ce qui devrait mettre la puce à l'oreille : un bon metteur en scène exploite pleinement tout son environnement. Le tome 3 de cette trilogie anéantit toutes les bonnes intentions des deux tomes précédents : déjà graphiquement, un autre dessinateur est à l’œuvre. Si Jamal Igle n'est pas un virtuose, il savait générer une belle atmosphère avec un minimum de richesse, de profondeur. Steven Cummings, qui prend le relai ,est bien plus flou, plus simpliste (voire simplet) je dirais, moins riche, et il ne fait aucun effort pour se rapprocher graphiquement de son prédécesseur. En fait pour résumer, on passe de vrais dessins à des esquisses grossières. Les personnages alternent entre regard vide, voire bovin, et air totalement ahuri avec la moitié de la bouche plus ouverte que l'autre. Scénaristiquement c'est pire : on a l'impression que ce tome 3 a été bâclé, que 4 tomes étaient prévus et non trois. Tout est accéléré, et on se retrouve avec un nouvel ennemi, légèrement introduit dans le tome 2, Kane, un être surhumain dont on ignore et ignorera absolument tout de A à Z....Le personnage semble lui-même se moquer de ses lecteurs en lançant "vous finirez par comprendre que je ne suis pas celui que vous croyez". Le problème c'est qu'on ne croit rien et ne comprend rien non plus! Ou plutôt on semble deviner que Kane est le diable dans les 2 dernières pages, ce qui n'a aucun sens et contredit tout ce qui nous était expliqué dans les tomes 1 et 2 (par exemple, on nous expliquait que l'ange Iblis s'était mis à son service, alors que Kane est à priori son agent qui se révolte). Bref, on passe d'une guerre entre des anges pour la porte du paradis pouvant mener à l'anéantissement de la race humaine dans les deux premiers tomes, à une bataille mêlée dans un gymnase avec deux humains au milieu dans le troisième... On aura rarement vu une idée prometteuse ainsi descendue en flèche, jusqu'aux enfers en somme. Si on devait juger séparément les histoires, le tome 1 fait 4 étoiles, le second trois, le troisième zéro. Mais en tant qu’œuvre intégrale, le tome 3 détruit tout.