L'un des principaux problèmes que j'ai rencontrés lors de ma lecture est le déroulement décousu de l'histoire. Les mystères et les non-dits qui parsèment le récit ont été trop nombreux, et au lieu de susciter mon intérêt, ils ont fini par m'agacer. J'aurais préféré une narration plus fluide et mieux structurée, permettant une immersion plus aisée dans l'univers de l'histoire.
Le scénario, bien que tentant de jouer sur l'humour, n'a pas réussi à me faire rire autant que je l'espérais. Les dialogues et les actions humoristiques sont souvent tombés à plat, donnant une impression de tentative forcée plutôt que de véritable comédie. Cela a créé un décalage entre mes attentes et la réalité de l'humour présent dans la bande dessinée.
En ce qui concerne les illustrations de Bannister, elles sont assez déconcertantes. Le dessin irrégulier et parfois bâclé m'a laissé perplexe, et je n'ai pas pu m'empêcher de remarquer des incohérences dans le style graphique. Bien que certaines expressions et détails aient fini par m'attirer, cela n'a pas suffi à compenser l'incohérence globale de l'aspect visuel de l'oeuvre.
Je suis sorti franchement déçu de cette lecture.
Si quelques gags sont sympas, amusants et réussis, la grande majorité de ces petites histoires m’a franchement laissé de marbre. Je n’y ai pas retrouvé l’absurde percutant de Karibou tel que je l’avais lu et apprécié sur plusieurs séries auparavant, j’ai au contraire souvent trouvé que c’était plan plan.
Du coup, j’ai fini laborieusement cet album – assez vite lu il est vrai. Mais ce super héros de pacotille, entouré de quelques acolytes plutôt décalés, ne m’a pas convaincu.
Mickey a vécu selon moi des types d'aventures hétéroclites, donnant de lui l'impression d'être un personnage différent à chaque fois. Il y a le bon gars souriant des dessins animés. Il y a l'aventurier des histoires de Floyd Gottfredson. Il y a l'enquêteur sérieux qui combat Pat Hibulaire et le Fantôme Noir aux côtés du Commissaire Finot. Et il y a aussi le Mickey de ses aventures à travers les siècles... Un Mickey auquel je n'ai jamais réussi à accrocher.
La structure en chapitres courts de ce récit impacte fortement son rendu. Mickey est en effet transporté à chaque fois dans un nouveau cadre historique et doit y vivre un bout d'aventure en une poignée de pages seulement, avec parfois une dose de magie ou de mythologie. Il y débarque souvent au cœur d'une action en cours et rattrape les wagons en quelques cases pour y apporter sa contribution avant d'être à nouveau transporté à une autre époque.
Ce qui fait la force de cette série et le fait qu'elle ait été marquante jusqu'à aujourd'hui, c'est la découverte de ces nombreuses époques variées et la surprise de voir où Mickey sera emporté pour le chapitre suivant. C'est d'ailleurs ce même concept qui a été repris dans la série télé Code Quantum.
Mais pour autant, je n'ai jamais réussi à les apprécier, d'abord à cause de la trop courte longueur de chaque chapitre, empêchant d'entrer pour de bon dans l'action ou de ressentir une réelle implication, mais aussi et surtout à cause du comportement et de la représentation graphique du Mickey lui-même dans ces histoires. Il a toujours l'air goguenard, le sourire scotché au visage, comme s'il ne prenait rien au sérieux, se moquait de tout. Cela vient grandement du dessin de Pierre Nicolas et de la façon dont il dessine les personnages animaliers. Ce n'est pas mieux pour les autres dessinateurs qui ont visiblement participé à la série, probablement membres du Studio Walt Disney, avec certaines histoires dans les derniers tomes de la série qui sont très formatées et sans charme.
Entre ce comportement agaçant de Mickey, une action trop brusque et échevelée, et l'impression que rien n'a d'importance, je n'ai jamais réussi à m'intéresser pour de bon à aucun des chapitres de ces aventures à travers les siècles.
Dans ce recueil d'histoires courtes, Moebius tente d'explorer les thèmes de la science-fiction à travers des récits variés. Malheureusement, je suis plutôt déçu de l'ensemble. Les histoires semblent souvent bâclées, avec un manque de profondeur et d'attention aux détails. Le dessin de Moebius, bien que reconnaissable, apparaît lui aussi hâtivement réalisé et peu soigné.
Certaines histoires se veulent humoristiques, mais l'humour tombe souvent à plat, laissant un sentiment de maladresse. De plus, la présence de sexe, de violence et d'un humour douteux peut être un facteur dérangeant pour certains lecteurs.
Bien qu'il y ait quelques moments intéressants et des tentatives de raconter quelque chose, l'ensemble paraît paresseux et superficiel.
Cependant, il faut reconnaître que Moebius, à travers son style, a contribué à façonner la science-fiction franco-belge et a influencé d'autres artistes de renom tels que Bilal. De plus, quelques histoires du recueil, comme 'The Long Tomorrow', peuvent offrir des éléments appréciables pour les amateurs du genre.
En fin de compte, 'L'Homme est-il bon ?' est un recueil inégal qui ne parvient pas à captiver pleinement. Malgré quelques aspects positifs, il ne parvient pas à dépasser ses défauts majeurs, ce qui conduit à une note de 2/5.
Dès les premières planches, j'ai été séduit par le contexte historique captivant de la Grande Guerre et l'enthousiasme patriotique des personnages principaux. Les Pieds-Nickelés, Croquignol, Ribouldingue et Filochard, sont présentés comme des héros malicieux et débrouillards, prêts à utiliser toutes sortes de stratagèmes pour ridiculiser les Allemands. Cependant, mes attentes ont rapidement été douchées par les défauts persistants de cette oeuvre.
Tout d'abord, le dessin de Louis Forton, bien que représentatif de son époque, laisse beaucoup à désirer. Les traits approximatifs et les détails peu soignés ont rendu la lecture visuellement décevante. De plus, le langage argotique utilisé par les personnages a rendu la compréhension parfois laborieuse.
En outre, l'humour des Pieds-Nickelés n'a pas réussi à me faire rire autant que je l'espérais. Les blagues et les gags comiques étaient souvent prévisibles, manquant de subtilité et d'originalité. J'ai eu l'impression que l'humour reposait principalement sur des clichés et des stéréotypes simplistes, sans apporter de véritable profondeur aux personnages ou à l'histoire.
Ce qui m'a particulièrement dérangé, c'est le ton patriote et la propagande évidente véhiculés tout au long de l'oeuvre. Certes, il est compréhensible que pendant la guerre, la propagande était courante et les médias se devaient de soutenir l'effort de guerre. Cependant, j'aurais apprécié une approche plus nuancée et critique de la situation, plutôt qu'une glorification sans réserve de l'engagement patriotique.
Malgré tout, je dois reconnaître que Les Pieds-Nickelés en guerre ont leur importance historique en tant que premiers héros de bande dessinée en France. Leur influence sur l'évolution du neuvième art est indéniable, notamment dans l'introduction des bulles de dialogue.
J'aime bien la collection dirigée par Luc Ferry mais je craignais que la continuation des ouvrages en direction des dieux isolés (Athéna, Apollon) soit un peu superflue.
C'est ce qui se passe avec l'opus d'Apollon que je trouve bien moins intéressant que les opus concernant les héros de la mythologie grecque. En effet il n'y a pas de tragique dans le parcours d'Apollon. Il est le plus fort, le plus beau et se comporte comme un sale gosse trop gâté.
Il n'a d'ailleurs aucun mal à gagner ses combats puisqu'il n'est pas dans la même catégorie que ses adversaires. Cela pose question quand le but du scénario est de nous le présenter comme gage d'harmonie. L'opus sur Dyonisos son miroir en divinité était bien plus instructif dans son rapport à l'humain.
Le graphisme d'Erbetta est assez neutre mais correspond aux standards de la collection.
C'est l'opus que j'ai le moins apprécié par manque de profondeur du personnage.
Cet album se présente sous la forme d'un documentaire dans lequel une équipe de télé suivrait le quotidien d'un scénariste de bande dessinée. Au travers d'une succession de strips de nombreux thèmes seront abordés : la genèse d'une idée, la recherche de l'inspiration, le succès, le déclin, les séances de dédicaces, etc...
Si le thème ne parait pas hyper novateur, la forme est plus originale. Car les strips se suivent mais James, l'auteur, arrive à varier les styles et le ton : faux reportage face caméra, souvenirs d'enfance, parodies de pub ou de western. Il y a pas mal de styles alternés, c'est plutôt une bonne surprise et évite clairement la succession monotone de gags qui se ressembleraient tous.
Cela dit, et malgré cet effort de variété, les gags tombent un peu à plat. Un peu trop souvent. C'est pas que c'est pas drôle, car les chutes arrachent de temps en temps un sourire. Mais à quelques exceptions près, c'est pas très percutant, et en tout cas c'est pas suffisamment marrant pour obtenir un album mémorable qu'on relira plusieurs fois.
Honnêtement, je ne sais que penser de cette bande de Dumontheuil, auteur inégal graphiquement, mais que j'apprécie souvent pour ses situations absurdes et complètement décalées. Alors l'absurde c'est bizarre, parce que j'entretiens avec cette notion un rapport assez étrange et inexplicable, en effet parfois selon les récits et surtout la façon dont c'est employé, ça me ravit, et d'autres fois, ça m'exaspère. Or ici, ça n'a pas fonctionné, ou disons à demi...
C'est dommage parce que j'aime particulièrement le dessin de Dumontheuil qui a encore adopté un style graphique différent de ceux vus sur Qui a tué l'idiot ?, Malentendus, Le Singe et la Sirène ou l'un des derniers que j'avais lu et qui m'avait bien plu : Pas de pitié pour les indiens. Ce dessin ressemble étrangement à celui de Louis forton sur Les Pieds Nickelés et Bibi Fricotin, c'est très curieux et ça m'a plutôt surpris sur une Bd moderne, mais peut-être est-ce voulu en hommage ?
Toujours est-il que je n'ai guère apprécié ce récit, plutôt long puisque qu'il remplit plus de 100 pages, c'est une sorte de huis-clos en plein air, en pleine forêt de Laponie, avec des personnages assez toqués, c'est certes cocasse, loufoque, très fantasque, extravagant, vaguement burlesque et complètement rocambolesque, mais ça verse dans un absurde que je trouve sans grand intérêt, ça ne mène nulle part, et ça ne rime strictement à rien.
Je n'ai pas été séduit par cette lecture. J'ai trouvé le scénario très convenu même pour un public jeunesse. J'ai retrouvé de nombreux éléments déjà lus dans d'autres séries comme Le Livre de Piik ou Bergères Guerrières exploités alors de façon bien plus convaincante.
Ce mélange de références nordiques et tibétaines ne m'a pas semblé vraiment très heureux ni homogène comme choix scénaristique.
Gherd est bien sympathique mais je n'ai pas compris d'où elle tire ses aptitudes à affronter les épreuves qui se présentent à elle. Il y a bien trop de raccourcis pour me convaincre. Les origines de la situation sont expédiées en deux planches succinctes et le but de la quête de Gherd n'est pas vraiment clair à mes yeux.
Le texte se lit très facilement avec des dialogues vraiment trop basiques quand on veut aborder un thème comme l'amitié traité de façon très superficielle.
Le graphisme est dynamique mais la mise en couleur à base de gris-bleu et de marron n'a pas stimulée mon adhésion au récit.
Une lecture que j'ai trouvée ennuyeuse. Ce n'est pas mon premier choix dans ce type de récit.
J'aime le dessin de Tabary, vieillot mais plein d'énergie, le trait franc.
Mais Corinne... la peste que tout le monde rêvait d'étrangler, faisant subir les pires humiliations au pauvre Jeannot dont on se demande comment il ose encore l'approcher (sans doute le côté pétillant de Corinne).
C'est une déferlante de méchancetés qui demeurent impunies, si ça se trouve Tabary avait une longueur d'avance sur les mangakas spécialisés dans ce genre ! Et c'est bien ce qui explique les notes qu'attribuent en moyenne les lecteurs.
Par contre l'idée que je trouve géniale, c'est de montrer le mal incarné en un personnage radieux et mignon à qui on confirait son bébé. A l'encontre de tous les autres méchants fronçant les sourcils et puant le vice à 20 lieues, comme Iznogoud ou Gargamel. Pour cela, je note un petit bonus, passant la note de 1,5 à 2.
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Félicité Bonaventure
L'un des principaux problèmes que j'ai rencontrés lors de ma lecture est le déroulement décousu de l'histoire. Les mystères et les non-dits qui parsèment le récit ont été trop nombreux, et au lieu de susciter mon intérêt, ils ont fini par m'agacer. J'aurais préféré une narration plus fluide et mieux structurée, permettant une immersion plus aisée dans l'univers de l'histoire. Le scénario, bien que tentant de jouer sur l'humour, n'a pas réussi à me faire rire autant que je l'espérais. Les dialogues et les actions humoristiques sont souvent tombés à plat, donnant une impression de tentative forcée plutôt que de véritable comédie. Cela a créé un décalage entre mes attentes et la réalité de l'humour présent dans la bande dessinée. En ce qui concerne les illustrations de Bannister, elles sont assez déconcertantes. Le dessin irrégulier et parfois bâclé m'a laissé perplexe, et je n'ai pas pu m'empêcher de remarquer des incohérences dans le style graphique. Bien que certaines expressions et détails aient fini par m'attirer, cela n'a pas suffi à compenser l'incohérence globale de l'aspect visuel de l'oeuvre.
Johnny Biceps
Je suis sorti franchement déçu de cette lecture. Si quelques gags sont sympas, amusants et réussis, la grande majorité de ces petites histoires m’a franchement laissé de marbre. Je n’y ai pas retrouvé l’absurde percutant de Karibou tel que je l’avais lu et apprécié sur plusieurs séries auparavant, j’ai au contraire souvent trouvé que c’était plan plan. Du coup, j’ai fini laborieusement cet album – assez vite lu il est vrai. Mais ce super héros de pacotille, entouré de quelques acolytes plutôt décalés, ne m’a pas convaincu.
Mickey à travers les siècles
Mickey a vécu selon moi des types d'aventures hétéroclites, donnant de lui l'impression d'être un personnage différent à chaque fois. Il y a le bon gars souriant des dessins animés. Il y a l'aventurier des histoires de Floyd Gottfredson. Il y a l'enquêteur sérieux qui combat Pat Hibulaire et le Fantôme Noir aux côtés du Commissaire Finot. Et il y a aussi le Mickey de ses aventures à travers les siècles... Un Mickey auquel je n'ai jamais réussi à accrocher. La structure en chapitres courts de ce récit impacte fortement son rendu. Mickey est en effet transporté à chaque fois dans un nouveau cadre historique et doit y vivre un bout d'aventure en une poignée de pages seulement, avec parfois une dose de magie ou de mythologie. Il y débarque souvent au cœur d'une action en cours et rattrape les wagons en quelques cases pour y apporter sa contribution avant d'être à nouveau transporté à une autre époque. Ce qui fait la force de cette série et le fait qu'elle ait été marquante jusqu'à aujourd'hui, c'est la découverte de ces nombreuses époques variées et la surprise de voir où Mickey sera emporté pour le chapitre suivant. C'est d'ailleurs ce même concept qui a été repris dans la série télé Code Quantum. Mais pour autant, je n'ai jamais réussi à les apprécier, d'abord à cause de la trop courte longueur de chaque chapitre, empêchant d'entrer pour de bon dans l'action ou de ressentir une réelle implication, mais aussi et surtout à cause du comportement et de la représentation graphique du Mickey lui-même dans ces histoires. Il a toujours l'air goguenard, le sourire scotché au visage, comme s'il ne prenait rien au sérieux, se moquait de tout. Cela vient grandement du dessin de Pierre Nicolas et de la façon dont il dessine les personnages animaliers. Ce n'est pas mieux pour les autres dessinateurs qui ont visiblement participé à la série, probablement membres du Studio Walt Disney, avec certaines histoires dans les derniers tomes de la série qui sont très formatées et sans charme. Entre ce comportement agaçant de Mickey, une action trop brusque et échevelée, et l'impression que rien n'a d'importance, je n'ai jamais réussi à m'intéresser pour de bon à aucun des chapitres de ces aventures à travers les siècles.
L'Homme est-il bon ?
Dans ce recueil d'histoires courtes, Moebius tente d'explorer les thèmes de la science-fiction à travers des récits variés. Malheureusement, je suis plutôt déçu de l'ensemble. Les histoires semblent souvent bâclées, avec un manque de profondeur et d'attention aux détails. Le dessin de Moebius, bien que reconnaissable, apparaît lui aussi hâtivement réalisé et peu soigné. Certaines histoires se veulent humoristiques, mais l'humour tombe souvent à plat, laissant un sentiment de maladresse. De plus, la présence de sexe, de violence et d'un humour douteux peut être un facteur dérangeant pour certains lecteurs. Bien qu'il y ait quelques moments intéressants et des tentatives de raconter quelque chose, l'ensemble paraît paresseux et superficiel. Cependant, il faut reconnaître que Moebius, à travers son style, a contribué à façonner la science-fiction franco-belge et a influencé d'autres artistes de renom tels que Bilal. De plus, quelques histoires du recueil, comme 'The Long Tomorrow', peuvent offrir des éléments appréciables pour les amateurs du genre. En fin de compte, 'L'Homme est-il bon ?' est un recueil inégal qui ne parvient pas à captiver pleinement. Malgré quelques aspects positifs, il ne parvient pas à dépasser ses défauts majeurs, ce qui conduit à une note de 2/5.
Les Pieds-Nickelés s'en vont en guerre
Dès les premières planches, j'ai été séduit par le contexte historique captivant de la Grande Guerre et l'enthousiasme patriotique des personnages principaux. Les Pieds-Nickelés, Croquignol, Ribouldingue et Filochard, sont présentés comme des héros malicieux et débrouillards, prêts à utiliser toutes sortes de stratagèmes pour ridiculiser les Allemands. Cependant, mes attentes ont rapidement été douchées par les défauts persistants de cette oeuvre. Tout d'abord, le dessin de Louis Forton, bien que représentatif de son époque, laisse beaucoup à désirer. Les traits approximatifs et les détails peu soignés ont rendu la lecture visuellement décevante. De plus, le langage argotique utilisé par les personnages a rendu la compréhension parfois laborieuse. En outre, l'humour des Pieds-Nickelés n'a pas réussi à me faire rire autant que je l'espérais. Les blagues et les gags comiques étaient souvent prévisibles, manquant de subtilité et d'originalité. J'ai eu l'impression que l'humour reposait principalement sur des clichés et des stéréotypes simplistes, sans apporter de véritable profondeur aux personnages ou à l'histoire. Ce qui m'a particulièrement dérangé, c'est le ton patriote et la propagande évidente véhiculés tout au long de l'oeuvre. Certes, il est compréhensible que pendant la guerre, la propagande était courante et les médias se devaient de soutenir l'effort de guerre. Cependant, j'aurais apprécié une approche plus nuancée et critique de la situation, plutôt qu'une glorification sans réserve de l'engagement patriotique. Malgré tout, je dois reconnaître que Les Pieds-Nickelés en guerre ont leur importance historique en tant que premiers héros de bande dessinée en France. Leur influence sur l'évolution du neuvième art est indéniable, notamment dans l'introduction des bulles de dialogue.
Apollon
J'aime bien la collection dirigée par Luc Ferry mais je craignais que la continuation des ouvrages en direction des dieux isolés (Athéna, Apollon) soit un peu superflue. C'est ce qui se passe avec l'opus d'Apollon que je trouve bien moins intéressant que les opus concernant les héros de la mythologie grecque. En effet il n'y a pas de tragique dans le parcours d'Apollon. Il est le plus fort, le plus beau et se comporte comme un sale gosse trop gâté. Il n'a d'ailleurs aucun mal à gagner ses combats puisqu'il n'est pas dans la même catégorie que ses adversaires. Cela pose question quand le but du scénario est de nous le présenter comme gage d'harmonie. L'opus sur Dyonisos son miroir en divinité était bien plus instructif dans son rapport à l'humain. Le graphisme d'Erbetta est assez neutre mais correspond aux standards de la collection. C'est l'opus que j'ai le moins apprécié par manque de profondeur du personnage.
William, 31 ans, scénariste
Cet album se présente sous la forme d'un documentaire dans lequel une équipe de télé suivrait le quotidien d'un scénariste de bande dessinée. Au travers d'une succession de strips de nombreux thèmes seront abordés : la genèse d'une idée, la recherche de l'inspiration, le succès, le déclin, les séances de dédicaces, etc... Si le thème ne parait pas hyper novateur, la forme est plus originale. Car les strips se suivent mais James, l'auteur, arrive à varier les styles et le ton : faux reportage face caméra, souvenirs d'enfance, parodies de pub ou de western. Il y a pas mal de styles alternés, c'est plutôt une bonne surprise et évite clairement la succession monotone de gags qui se ressembleraient tous. Cela dit, et malgré cet effort de variété, les gags tombent un peu à plat. Un peu trop souvent. C'est pas que c'est pas drôle, car les chutes arrachent de temps en temps un sourire. Mais à quelques exceptions près, c'est pas très percutant, et en tout cas c'est pas suffisamment marrant pour obtenir un album mémorable qu'on relira plusieurs fois.
La Forêt des Renards Pendus
Honnêtement, je ne sais que penser de cette bande de Dumontheuil, auteur inégal graphiquement, mais que j'apprécie souvent pour ses situations absurdes et complètement décalées. Alors l'absurde c'est bizarre, parce que j'entretiens avec cette notion un rapport assez étrange et inexplicable, en effet parfois selon les récits et surtout la façon dont c'est employé, ça me ravit, et d'autres fois, ça m'exaspère. Or ici, ça n'a pas fonctionné, ou disons à demi... C'est dommage parce que j'aime particulièrement le dessin de Dumontheuil qui a encore adopté un style graphique différent de ceux vus sur Qui a tué l'idiot ?, Malentendus, Le Singe et la Sirène ou l'un des derniers que j'avais lu et qui m'avait bien plu : Pas de pitié pour les indiens. Ce dessin ressemble étrangement à celui de Louis forton sur Les Pieds Nickelés et Bibi Fricotin, c'est très curieux et ça m'a plutôt surpris sur une Bd moderne, mais peut-être est-ce voulu en hommage ? Toujours est-il que je n'ai guère apprécié ce récit, plutôt long puisque qu'il remplit plus de 100 pages, c'est une sorte de huis-clos en plein air, en pleine forêt de Laponie, avec des personnages assez toqués, c'est certes cocasse, loufoque, très fantasque, extravagant, vaguement burlesque et complètement rocambolesque, mais ça verse dans un absurde que je trouve sans grand intérêt, ça ne mène nulle part, et ça ne rime strictement à rien.
Le Royaume des Brumes
Je n'ai pas été séduit par cette lecture. J'ai trouvé le scénario très convenu même pour un public jeunesse. J'ai retrouvé de nombreux éléments déjà lus dans d'autres séries comme Le Livre de Piik ou Bergères Guerrières exploités alors de façon bien plus convaincante. Ce mélange de références nordiques et tibétaines ne m'a pas semblé vraiment très heureux ni homogène comme choix scénaristique. Gherd est bien sympathique mais je n'ai pas compris d'où elle tire ses aptitudes à affronter les épreuves qui se présentent à elle. Il y a bien trop de raccourcis pour me convaincre. Les origines de la situation sont expédiées en deux planches succinctes et le but de la quête de Gherd n'est pas vraiment clair à mes yeux. Le texte se lit très facilement avec des dialogues vraiment trop basiques quand on veut aborder un thème comme l'amitié traité de façon très superficielle. Le graphisme est dynamique mais la mise en couleur à base de gris-bleu et de marron n'a pas stimulée mon adhésion au récit. Une lecture que j'ai trouvée ennuyeuse. Ce n'est pas mon premier choix dans ce type de récit.
Corinne et Jeannot
J'aime le dessin de Tabary, vieillot mais plein d'énergie, le trait franc. Mais Corinne... la peste que tout le monde rêvait d'étrangler, faisant subir les pires humiliations au pauvre Jeannot dont on se demande comment il ose encore l'approcher (sans doute le côté pétillant de Corinne). C'est une déferlante de méchancetés qui demeurent impunies, si ça se trouve Tabary avait une longueur d'avance sur les mangakas spécialisés dans ce genre ! Et c'est bien ce qui explique les notes qu'attribuent en moyenne les lecteurs. Par contre l'idée que je trouve géniale, c'est de montrer le mal incarné en un personnage radieux et mignon à qui on confirait son bébé. A l'encontre de tous les autres méchants fronçant les sourcils et puant le vice à 20 lieues, comme Iznogoud ou Gargamel. Pour cela, je note un petit bonus, passant la note de 1,5 à 2.