Les derniers avis (20750 avis)

Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Histoires de la grande vache
Histoires de la grande vache

Hunt Emerson est un auteur britannique dont l'œuvre ici rendue me fait penser à un mélange entre les influences de Crumb, Mandryka et Carali. Graphiquement, c'est du pur comics underground, avec une mise en page éclatée et des planches souvent très fouillis. Mais sous cet enchevêtrement de formes, de traits et de personnages fantasques, on sent une vraie maîtrise technique dans le trait. L'album est une suite d'histoires très courtes ou de gags en une page. Les thématiques sont très variées même si on retrouve une petite poignée de personnages récurrents ça et là. Globalement, c'est un cocktail de non-sens, de délire et un tout petit peu de trash mais jamais rien de sexuel. Mais contrairement à certaines histoires absurdes et déjantées comme celles de Mandryka et Carali, beaucoup de celles que nous avons ici partent dans des délires inaboutis, s'arrêtant souvent en queue de poisson, sans aucune chute ni rien. Ou alors avec des gags qui tombent complètement à plat. Le non-sens touche ici à l'incompréhension tant j'en suis venu à me demander où était l'humour. Je n'y ai pas du tout été réceptif, ni à l'humour ni à une quelconque originalité de ces histoires. Tout parait trop gratuit, comme des planches improvisées à l'instinct, sans but ni idée. Ajouté à cela une narration fouillis, parfois trop verbeuse et parfois juste trop ennuyeuse, je n'ai absolument pas accroché.

17/05/2023 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Joyeux Noël / Bonne Année
Joyeux Noël / Bonne Année

Cet album est un recueil disparate de gags en un dessin ou en une petite planche réalisés en 1987 par des auteurs variés, certains célèbres comme Juillard, Dany ou Blanc-Dumont, d'autres complètement inconnus comme certains n'ayant visiblement participé à aucune autre publication que celle-ci. Le sujet : Noël et le Réveillon du Nouvel An. La petite originalité, l'album se lit dans les deux sens, avec une couverture dédiée à Noël d'un côté, une autre à la bonne année de l'autre, et à chaque fois une vingtaine de pages sur chaque thème avant une double page centrale qui se lit dans les deux sens. A part cette originalité, c'est un collectif peu inspiré. Il y a assez peu de planches bien dessinées, assez peu de gags drôles, et les planches bénéficiant des deux réunis se comptent sur les doigts d'une main. Beaucoup trop de gags tombent complètement à plat, et trop de planches sont assez moches. Même certains grands noms de la BD ayant participé à cet ouvrage ne doivent pas être très fiers de leur production. A titre de curiosité, on notera toutefois un gag de Tronchet qui représente très visiblement les prémices de sa série Houppeland puisque c'est bien le même concept qu'il y reprendra une dizaine d'années plus tard.

17/05/2023 (modifier)
Par Charly
Note: 2/5
Couverture de la série Le Maître du Hasard
Le Maître du Hasard

"Le Maître du Hasard" s'avère être une déception frustrante. Malgré un synopsis prometteur, l'exécution de l'histoire laisse beaucoup à désirer. Le principal problème de cette BD réside dans sa structure narrative confuse. L'histoire commence de manière intéressante avec l'évasion de Paul Sharley du Jailhouse bagne, mais elle se perd rapidement dans une série d'événements décousus. Les transitions entre les différentes scènes sont abruptes et maladroites, ce qui rend la lecture confuse et difficile à suivre. Les sauts temporels et les changements de perspective sont mal gérés, créant ainsi une fragmentation narrative qui nuit à l'immersion dans l'histoire. De plus, les personnages ne sont pas suffisamment développés pour susciter de l'empathie chez le lecteur. Paul Sharley, en tant que personnage principal, manque de profondeur et de motivation claire. Sa relation avec Manon est superficielle et ne parvient pas à établir une véritable connexion émotionnelle. Les autres personnages, y compris les enfants errants, sont peu développés et semblent manquer de substance, ce qui les rend difficiles à apprécier. Un autre aspect décevant de cette bande dessinée est la représentation du fameux maître du hasard. Bien qu'il soit censé être le coeur de l'intrigue, la façon dont il est présentée est décevante. Les éléments surnaturels qui l'entourent manquent d'explication et semblent être utilisés de manière arbitraire pour faire avancer l'histoire sans réellement contribuer à sa compréhension ou à son intérêt. En ce qui concerne les illustrations, bien qu'elles soient techniquement bien réalisées, elles ne parviennent pas à susciter l'émotion ou l'émerveillement attendus. Les décors manquent de détails et de profondeur, ce qui donne une impression de superficialité à l'ensemble. De plus, les choix de mise en page et les angles de vue sont souvent conventionnels, ne permettant pas d'exploiter pleinement le potentiel visuel de l'histoire. En somme, "Le Maître du Hasard" est une bande dessinée qui déçoit sur de nombreux aspects. Son récit confus, ses personnages sous-développés et sa représentation décevante du maître du hasard en font une lecture laborieuse et peu satisfaisante. Malheureusement, cette BD ne parvient pas à réaliser son potentiel et m'a laissé un goût amer.

17/05/2023 (modifier)
Par Gaston
Note: 2/5
Couverture de la série Donald et la mission Jupiter !
Donald et la mission Jupiter !

Deuxième album que Glénat fait paraitre sur les histoires de Disney par Luciano Bottaro et encore une fois j'ai trouvé la plupart des histoires médiocres. Il faut dire que Glénat aime bien mettre en avant les récits de science-fiction de Bottaro (trois histoires sur quatre sont de ce genre) alors que si on lit sa biographie en fin d'album on voit qu'il a participé à plusieurs genres et c'est dommage qu'on voit surtout une facette de cet auteur parce que je ne suis pas vraiment fan de ce type de récit de science-fiction complètement délirant et enfantin. Quelques gags m'ont fait un peu sourire (le grand méchant conquérant qui se fait interrompre dans son discours à la télé par la pub), mais globalement je me suis ennuyé. Les péripéties sont faciles et ça s'adresse uniquement aux enfants. Le seul récit qui m'a intéressé est celui mettant en vedette Dingo et la sorcière Hazel/Carabosse, un duo inventé par les auteurs Chendi et Bottaro et je trouve que leur duo marche bien et l'histoire est sympathique, même si encore une fois cela s'adresse aux enfants et le ton est enfantin. Glénat devrait sortir une intégrale des aventures de ce duo à la place de mettre en avant des extraterrestres débiles.

16/05/2023 (modifier)
Par Cacal69
Note: 2/5
Couverture de la série Hellshock
Hellshock

C'est en postant Seven sons que j'ai remarqué qu'Hellshock n'était pas dans la base de données de bdtheque. Illico presto j'ai placé mon exemplaire sur la pile "à lire". Ce comics est l'œuvre la plus personnelle de Jae Lee, il est aussi au scénario. La genèse de ce comics est compliquée, elle commence en 1994 chez Image Comics pour les quatre premiers numéros avec José Villarrubia à la colorisation, mais la publication sera abandonnée avant sa conclusion. En 2007, toujours chez Image Comics, Jae Lee termine l'histoire avec June Chung, son épouse, qui a colorisé le dernier numéro et donné un coup de jeune aux précédents. Voilà pour le contexte. Visuellement le résultat est magnifique, j'ai trouvé que les personnages n'avaient pas cette posture "théâtrale" que Jae Lee leur donne habituellement. J'ai aimé la forte expressivité qui ressort sur chaque visage. Il en ressort une ambiance gothique qui m'a beaucoup plu, bien aidé par des couleurs sombres. La mise en page est plus sage qu'à l'accoutumé mais efficace. Christina débarque dans un hôpital psychiatrique après ses années de médecine. Elle va y découvrir un patient qui va la mener sur la pente de la folie. C'est l'histoire en elle-même où le bât blesse, je n'y ai jamais accrochée, trop obscur, trop alambiquée et difficile à suivre par manque de maîtrise narrative. La voix off tout le long du récit se voudrait onirique mais elle manque son but, je l'ai trouvée rébarbative et cela m'a empêché d'avoir de l'empathie pour Christina. Une relecture toujours aussi difficile, mais peut-être ne suis-je pas assez fou pour y adhérer. En bonus, 22 pages d'ébauches jamais éditées, dont une introduction alternative dans un superbe noir et blanc. Note réelle : 2,5.

16/05/2023 (modifier)
Couverture de la série Nas, poids plume
Nas, poids plume

J'ai lu les trois épisodes du petit Nas dans une série qui n'a probablement pas trouvé son public. Je ne suis pas très Tchô mais le concept de départ semblait intéressant et ambitieux. Les thématiques du métissage, du respect et du courage dans l'effort pour profiter d'un ascenseur social offert par la République sont bien présentes dans cette série Jeunesse. Ce sont des valeurs qui permettent le bien vivre ensemble et qu'il est bon de proposer au public assez jeune. Malheureusement je trouve un certain nombre de défauts qui parcourent la série. Le plus gros défaut me semble être le personnage de Nas. Il m'a été impossible de me situer par rapport à ce petit garçon. L'auteur nous le présente comme un enfant d'une mère probablement jeune veuve mais de quel âge ? Le fait qu'il dorme dans le lit de sa maman et qu'il ait un copain qui suce une tétine inciteraient à nous le décrire comme très jeune. Mais le choix de la boxe et sa façon de s'entrainer et de combattre ou son travail sur un chantier ! le présentent comme bien plus âgé. Cette impossibilité de fixer Nas dans un âge même approximatif m'a rendu le scénario quasi illisible et peu crédible. Ensuite je suis surpris par certains choix de l'auteur : par exemple la maman s'oppose à l'inscription à la salle de boxe et le grand père passe par dessus l'autorité parentale pour l'inscription sans que l'éducateur n'y voit rien à redire. Cela correspond pour moi à un personnage de la maman bien trop fade et effacée et cela m'a paru dommageable dans le contexte du récit. Le choix de la boxe est original et courageux mais pourquoi imposer à Nas un entrainement aussi difficile dès le début sous les ordres d'un éducateur tout droit sorti d'un Full Metal Jacket de Stanley Kubrick et son sergent Hartman ? C'est spectaculaire mais très peu crédible alors que l'ambiance générale de la série oriente le lecteur vers une certaine réalité ( la main d'oeuvre immigrée et la lutte syndicale, les harcèlements scolaire ou sexuel, la difficulté de progresser par les études si on est pas né dans le milieu social qui y pousse). Le graphisme fait bien le travail pour ce type de série et j'apprécie que l'auteur ne verse pas dans le style manga. Le dynamisme des actions de boxe est bien rendu et cela se lit facilement. Une lecture avec des idées mais qui tombe trop facilement dans certains clichés et qui manque de profondeur. Une déception.

16/05/2023 (modifier)
Couverture de la série Eternel hiver
Eternel hiver

Bon, ben, une fois de plus, je n'ai pas été transporté par un récit de cette collection. Pourtant, je m'obstine car le concept me tente : des récits de série B sans prise de tête, avec de l'action du sang et un peu de fesse, c'est censé me plaire. Malheureusement, bien trop souvent, la dernière page tournée, je me dis "bof", et c'est encore le cas ici avec cette histoire de vampires qui s'imaginent bénis de Dieu. Bon, ok, le dessin est plutôt plaisant et le scénario part d'une idée plutôt bien vue (car oui, quelque part les vampires ont ce don de donner la vie éternelle et, au Moyen-Age, cette faculté aurait pu être vue comme une bénédiction divine). Mais franchement, l'histoire est très fade, mal construite dans ses premiers chapitres et d'une linéarité soporifique dans sa seconde moitié. Il n'y a même pas assez de fesse pour que j'en oublie mon dépit. Les personnages n'ont que peu d'envergure, les rebondissements sont prévisibles au possible, la mise en page est trop classique que pour rompre ce sentiment de platitude. Non bof, quoi... bof bof et rebof...

14/05/2023 (modifier)
Couverture de la série Paul de Tarse
Paul de Tarse

Cet album se propose de nous raconter le parcours de Saint Paul, depuis sa jeunesse jusqu’à sa mort. Un seul tome étant paru, nous arrêtons de suivre le saint homme alors qu’il est laissé pour mort avant même d’avoir rejoint Antioche. Ainsi ce premier volet se concentre-t-il sur les années durant lesquelles il poursuivit les chrétiens et chercha à éradiquer cette secte, avant de se convertir (suite à une apparition divine) et de partir sur les routes pour convertir à son tour. Honnêtement, je n’ai pas trouvé ce récit très palpitant même si certains aspects historiques m’ont bien plu. Les dialogues manquent de naturel tandis que le dessin de Dominique Bar m’est apparu assez grossier (comparativement à ce qu’il a pu faire par ailleurs). L’auteur s’est spécialisé dans ce genre de récit chrétien et on sent bien qu’il est lui-même catholique convaincu. En soi, ça ne me gêne pas du moment qu’il fasse preuve de nuances dans ses propos (ce qui est le cas, en règle générale). Bon, un seul tome paru et il est peu probable qu’une suite lui soit donnée. En l’état, cet album n’a pas grand intérêt sinon de découvrir un personnage historique majeur du christianisme dans ses premiers pas (mais ce n’est pas le mec le plus sympa ou le plus charismatique du monde). Pour moi, c’est juste bof, bof.

13/05/2023 (modifier)
Par Gaendoul
Note: 2/5
Couverture de la série Rooster Fighter - Coq de Baston
Rooster Fighter - Coq de Baston

Rien de bien folichon dans ce manga... Un coq super balèze qui éclate des monstres et cherche des poulettes. C'est absurde et ça tourne vite en rond. Le dessin est plutôt bon et certains gags font sourire mais c'est tout. J'avoue ne pas comprendre la mention de Lone wolf & cub dans l'avis précédent x)

13/05/2023 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Sofia
Sofia

Dans le monde réel, les humains sont presque tous accros à Internet et ne vivent quasiment plus que via leurs connexions. Dans le monde virtuel toutefois, c'est la crise car il ne reste plus d'espace pour sauvegarder de nouvelles données et le Web risque de s'effondrer... à moins qu'une Vague légendaire ne vienne sauver la situation et ouvrir de nouveaux espaces de sauvegarde. Et ça tombe bien, nos héros dans ce monde virtuel sont des surfers et les vagues ça les connait : il leur faudra en rider un maximum pour atteindre la mythique Vague. Sauf qu'ils doivent fuir les attaques des ceux envoyés pour effacer les données inutiles comme eux mais aussi les données de celle qui vient de les rejoindre, l'avatar d'une jeune fille qui pourrait bien être la clé pour sauver le Web. Cette série offre un drôle de mélange entre culture surf et culture geek, en tout cas de geeks pour qui le Web se traduit par applis Instagram, chats et réseaux sociaux pour adolescents. Elle semble s'adresser en priorité à ces jeunes lecteurs et il en découle une intrigue assez immature et qui tient difficilement la route. La narration est assez confuse, à l'image de cette héroïne qui a perdu la mémoire et dont on ne sait pas bien si son alter-ego est toujours dans le monde réel ou pas. Et toutes les péripéties paraissent sortir de l'esprit d'un jeune ado accro au téléphone portable et à des passions d'autres ados qui trouvent le surf trop cool et les adultes trop méchants. Honnêtement, pas de quoi être captivé par l'intrigue. Un exemple : quand nos héros se retrouvent sur l'île des Rageux, ils font la morale aux méchants qui râlent sur tout en leur disant que ce n'est pas bien de déverser sa haine en se cachant derrière des masques, et quand ils enlèvent leurs masques, oh ils n'osent plus rien dire ces lâches... Une grande subtilité dans le message à passer, donc. Le graphisme, lui, sort un peu du lot avec certes des personnages très influencés par le manga et encore une fois un peu immature dans le style, mais un beau dynamisme, de bons décors et surtout une excellente colorisation. Si on l'excepte quelques effets de flou au niveau de l'encrage, accentués parfois par des traits bleu et rouge comme si on regardait une image 3D sans lunettes appropriées, il y a quelques belles planches et j'aime beaucoup la lumière et la couleur des nombreuses scènes de plage et de vagues. A noter qu'au fil des pages, l'auteur propose régulièrement des musiques à écouter en bande sonore de son ouvrage... idée intéressante peut-être mais je ne me voyais pas arrêter ma lecture toutes les deux ou trois pages pour aller chercher sur internet une nouvelle musique à écouter. Au final, c'est le graphisme qui fait la force de cette série, mais elle est plombée par un scénario du niveau d'une banale histoire du journal de Mickey, qui manque de maturité et de structure.

12/05/2023 (modifier)