Connectez-vous pour cacher cette bannière publicitaire - Commander en ligne : pourquoi BDfugue ?

Houppeland

Note: 3.73/5
(3.73/5 pour 22 avis)

Noël tous les jours...


Dictatures et répression Les Meilleurs Diptyques Noël

Imaginez ça: Voilà qu' on célèbre Noël chaque jour que Dieu fait, et même lors de ceux qu' il ne fait pas. C' est la fête, quoi. On se marre, on rigole, ah!ah!ah! Tu parles Charles! En fait, c' est la fiesta forcée, comme les travaux du même nom. Que tu le veuilles ou non, tu réveillonnes tous les jours jusque tard dans la nuit. Obligé. Et n' oublie pas l' échange de cadeaux, tu risquerais de le payer très cher. Embarquement immédiat par la Brigade des Joyeux Drilles, plus sévère, plus dure, plus inhumaine que celle des mœurs. Elle contrôle ton taux de bonne humeur: " Soufflez dans le ballon". T' as pas fini d' en voir dans ce monde très proche du nôtre où la réalité dépasse l' infection. un véritable cauchemar? Absolument!!!!

Scénariste
Dessinateur
Coloriste
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution Novembre 1997
Statut histoire Série terminée 2 tomes parus
Couverture de la série Houppeland

28/11/2001 | Ju-pascdm
Modifier


Par Seube
Note: 4/5
L'avatar du posteur Seube

Voilà une histoire haute en couleurs, qui a un humour grinçant comme j'aime, des situations habiles de quiproquo et le tout dans une intrigue et un univers super bien monté. Pourtant, je dois dire que mon enthousiasme a pris un tout petit peu de temps… C’est ma première lecture de Tronchet. Au milieu du premier tome, j’arrivais pas à m’y faire, je lisais avec circonspection… Et puis je me suis relâché, surtout arrivé au monologue d’Arlette Champagne, là où les péripéties se sont ensuite enchaînées jusqu’à la fin dans un joyeux (et triste) bordel… Je n’ai, au final, pas grand-chose à critiquer sur le dessin, j’aime beaucoup. Il y a une bonne combinaison caricature + décor détaillé. Au niveau des couleurs, l’auteur écrit dans sa préface qu’il l’a fait selon ses impressions, et ça se ressent. Ça ne m’a pas bloqué dans l’ensemble mais cette irrégularité volontaire ne m’a pas toujours plu… Les scènes qui sont pas loin de la bichromie sont pour moi les moins attirantes. Toujours côté couleur, le passage d’une scène à une autre sans transition et dans une même planche sont deux conditions qui, une fois réunis, donne un contraste de couleurs trop violent pour moi : passer d’un vert très criard à un sépia sobre, ça fait drôle. Doit-on préciser que l’auteur n’aime pas Noël, ou toutes ces fêtes collectives précisément datées ? Non, je ne pense pas. Tronchet balance et désinhibe un tabou avec l’humour qui convient parfaitement ! C’est une approche vraiment très intelligente et on apprend à comprendre une opinion de société en même temps que l’on s’amuse à suivre l’aventure de notre héros René. Au niveau des personnages, j’a-dore le premier président de la République ! Pas pour ses idées hein, mais pour cette personnalité savamment construite. Officiellement jupitérien, il est en fait misérablement faible et traumatisé par son passé, et je trouve cette situation franchement drôle ! Les interviews au début du 2ème tome sont un petit bonheur à lire. René est excellent, j’ai fait preuve d’une grande empathie à son égard. Il ne maîtrise pas grand chose et pourtant il devient vite une grande menace pour certains et un espoir populaire pour d'autres. Ces deux fidèles compagnons, Papy et le gamin dont j’ai perdu le nom, sont au second plan et apporte peu à l’intrigue mais suffisamment aux péripéties. Je retiendrai l’histoire du tennis de Papy qui est là encore une idée brillante, j'ai ri ! Le grand méchant flic est plus nuancé qu'on ne le croit. Il n’aime pas qu’on se foute de sa gueule, il est imbu de sa personne, aussi con que sa brigade mais il ne l’assume pas du tout, ce qui le rend plus con qu’eux. Pour finir, et contrairement aux autres, la femme accompagnant notre héros national m’a un peu énervé… Elle est courageuse, mais trop stupide dans ses scènes. Ca a un air de fausse note pour moi. Ses dialogues avec René m’ont presque toutes refroidies. Si j’ai apprécié les péripéties qui résultent des motivations amoureuses de René vers Arlette, j’ai eu beaucoup plus de mal sur les actes d’Arlette vers (ou contre) René, qui nous fait perdre la situation du quiproquo bien ficelé et tendre vers un truc plus banal (elle coupe la parole à René chaque fois qu’il veut lui dire une vérité, ça saoule). Je me suis demandé depuis combien de temps le régime était en place… La majorité du peuple respecte les règles à cause d’une peur qui semble avoir été récemment introduite dans leur quotidien, et on voit bien que les habitants n’ont pas atteint l'esprit collectif unique. Mais il n’y a pas de mélancolie non plus, ni de discours « c’était mieux avant ». Non, les premières scènes nous font entrer dans le vif du sujet : voilà ce que c’est aujourd’hui, tiens et bouffe ta dinde. On tombe dans le décor, sans explication, et ça me plaît ! Car par la suite, on va de l’avant ! Je trouve ça intelligent. Je dis que j’ai ri, mais faut dire que l’ensemble dégage quand même pas mal de tristesse. Les caricatures accentuent le ton grimacé des individus (un peu "clown triste"), les sourires sont forcées, les rires sont jaunes et les maltraitances noëlisées doivent être terribles :). Mais là encore, il y a René bordel! Il porte seul l’espoir de toute une intrigue, car le reste est désespérant. C’est pour ça que je trouve l’épilogue parfaitement amené. Il offre un gros coup de réconfort bon vivant à tout un peuple, et donc au lecteur ! Lecture ultra conseillée!

21/04/2021 (modifier)
Par gruizzli
Note: 3/5
L'avatar du posteur gruizzli

Je ne suis vraiment pas un habitué de Tronchet, puisqu'à part un Raymond Calbuth qui traînait et les reportages qu'il avait faits dans divers magazines (notamment pour le magazine XXI) je ne connaissais l'homme que de réputation. J'ai eu du mal avec l'humour de Raymond Calbuth, mais je me suis laissé tenter par la série Houppeland qui avait l'air plus élaborée. Et j'ai beaucoup apprécié ! Tronchet a l'art de croquer les gens, ça se sentait déjà dans ses autres BD, et son dessin n'est pas beau (enfin, je ne trouve pas), mais marche à merveille avec son humour et sa façon de caricaturer le monde. La dictature qu'il installe dans Houppeland est à la fois hilarante, par la banalité des acteurs (un président qui se venge du petit train qu'il n'a pas eu enfant) mais aussi par les caricatures qu'elle présente. L'histoire prend le temps de développer tous les aspects du grotesque et de l'absurde de ce gouvernement inepte, mais il est en même temps très réaliste par certains côtés. Et Tronchet ne se prive pas de caricaturer quelques travers de l'être humain, sans faire de cadeau. Jusqu'à son héros qui est malmené plus d'une fois par sa lâcheté. Houppeland n'est pas une œuvre sur laquelle j'aurais grand chose à dire, puisque je l'ai appréciée et trouvée efficace, mais sans qu'elle ne me transcende non plus. C'est un divertissement intelligent, aux personnages amusants et aux situations bien trouvées. Une lecture agréable et recommandée !

29/10/2019 (modifier)
L'avatar du posteur Noirdésir

Tronchet est un auteur que j’aime bien. S’il a parfois donné dans le « sérieux », c’est surtout en matière d’humour qu’il développe des personnages ou des univers très divers et réussis. Cette série confirme cette remarque. En effet, on peut (mais ce n’est pas obligatoire !) la ranger dans le genre humoristique. Du fait de la caricature ubuesque de certains travers de nos sociétés, mais aussi à cause de certains dialogues et situations, qui jouent sur le ridicule, le décalage entre les mots et les situations, le grotesque. Mais vous ne rirez jamais franchement à la lecture de ces aventures particulières. Beaucoup de gros sourires, certes, mais plutôt un rire jaune (plus ou moins teinté de noir), dû au malaise qui ne manque pas de s’installer. Car en effet, on peut tout aussi bien ne lire dans cette série qu’une critique de la société du paraître, de la bienséance faisant la paire avec l’hypocrisie (mais aussi une vision noire de certaines dictatures plus ou moins « soft »). Bref, c’est aussi un petit brûlot habillé d’humour, pour mieux pénétrer les défenses du lecteur. Et le résultat de ce mélange des genres est assez réussi et jouissif. Rire ou pleurer donc ? Je ne sais pas. Mais en tout cas, ces deux albums sont un bon millésime dans l’œuvre conséquente de Tronchet. Une satire sociale dont je vous recommande fortement la lecture.

28/10/2019 (modifier)
Par Gaston
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
L'avatar du posteur Gaston

Une excellente satire de Tronchet. Il met en scène une dictature où c'est Noël tous les jours et cela donne des situations savoureuses. C'est une bd humoristique, mais l'humour est cynique et noir. Ce n'est pas un truc qui fait rigoler de bon cœur comme un Astérix par exemple (en tout cas c'est le cas pour moi). L'idée de départ est très bien utilisée, les dialogues sont savoureux et le scénario est prenant même s'il y a des clichés qu'on retrouve dans la plupart des histoires mettant en vedette un héros qui devient un résistant face à une dictature fasciste. J'aime bien l'idée qu'on change de jour de célébrations selon le président en place, cela varie un peu les situations et permet à l'histoire de ne pas tomber dans une certaine répétition. Et puis c'est intéressant de voir comment cette société change selon la fête célébrée chaque jour.

15/06/2017 (modifier)
Par sloane
Note: 4/5
L'avatar du posteur sloane

Un diptyque franchement original mais qui n'a bien sûr rien de drôle. A la lecture de cette histoire je n'ai pas pu m'empêcher de penser à ce tout petit ouvrage qui a connu un certain succès il y a quelques années : "Matin Brun". Dans un monde tout à fait ordinaire un pouvoir en place venait à décréter un certain nombre de règles fort inoffensives. Peu à peu, insidieusement, ces règles souvent d'aspect anodin, venaient bientôt empiéter sur la liberté et le libre arbitre des populations. Au bout du compte sans s'en apercevoir une dictature se mettait en place. Ce petit recueil compte 12 pages et on peut le trouver aux Editions Cheyne. Tout comme l'histoire de Tronchet, ce récit met l'accent sur les petite compromissions que nous sommes amenés à faire au jour le jour. Alors oui Houppeland est tout sauf une gaudriole, son fond est résolument pessimiste mais à mon sens il se doit d'être lu afin d'en retirer la substantifique moelle.

02/08/2015 (modifier)
Par pol
Note: 3/5
L'avatar du posteur pol

A vrai dire j'ai hésité entre 2 et 3 étoiles car je suis assez mitigé. Il y a vraiment d'excellents côtés dans cette histoire : à commencer par ce monde complètement barré qui fête Noël tous les jours. Et cette police (milice même) qui contrôle le taux de bonne humeur des gens et qui verbalise les contrevenants qui refusent de réveillonner. C'est une belle trouvaille. Mais c'est encore plus fort lorsque le président change, et qu'il doit décréter qu'il y a une autre fête à souhaiter tous les jours (pâques, épiphanie, etc...). Je ne m'y attendais pas et les fêtes choisies amènent fraîcheur, renouveau et humour à l'histoire. Malheureusement, à coté de ça, j'ai trouvé que c'était long, voire très long, à démarrer. Le début m'a paru un peu ennuyeux, les personnages ne sont absolument pas attachants. Le dessin ne m'emballe pas plus que ça. Et surtout je n'ai pas beaucoup rigolé pour une BD qui a figuré de longs mois parmi les immanquables de la catégorie humour. Bref du bon et du moins bon, une légère déception et une BD que je ne relirai pas.

27/10/2011 (modifier)
Par iannick
Note: 3/5
L'avatar du posteur iannick

J’ai profité de la sortie de l’intégrale de « Houppeland » en petit format pour découvrir cette bd. Son classement parmi les immanquables du site ainsi que son thème scénaristique m’ont donné l’envie de feuilleter cet album dès que l’occasion se présenterait. J’avoue que je suis un peu surpris du classement de « Houppeland » dans la catégorie « Humour » parce que, franchement, je n’ai jamais rigolé et très peu souri en la lisant… Bon, d’accord, c’est une grosse satire sur Noël, c’est aussi sur les régimes totalitaires mais je trouve que l’auteur, Didier Tronchet, en fait de trop. Je m’explique : tout au long de cette bd, j’ai eu vraiment la sensation désagréable de ne voir que des gens débiles, même l’héroïne qui semble être « normale » m’a agacé par son comportement constamment sceptique. Tout est tellement caricaturé dans cette histoire que ça devient –à mon avis- agaçant et lassant : à part le début où j’ai découvert le contexte de cette histoire, je me suis un peu ennuyé tout au long de cette lecture. Pourtant, je partais sur un postulat positif sur cette « farce » de Noël imposée au quotidien, ça me fait penser aux gens qui se forcent à faire la fête la nuit de la Saint-Sylvestre… L’union entre les deux principaux protagonistes pour lutter contre ce régime politique ne m’a guère convaincu. J’aime la mise en couleurs de « Houppeland », les tons choisis sont agréables à l’œil et évoluent en toute logique selon l’intensité dramatique des scènes. Par contre, j’apprécie peu le style de Didier Tronchet surtout sa représentation de ses personnages… Affaire de goût… Idée bonne et originale, critique des états totalitaires bien vue mais peu convaincante, grosse satire sur « Noël » et les fêtes en général, bd pas marrante, personnages idiots et peu attachants, graphisme particulier, excellente mise en couleurs : voilà ce que je retiens de « Houppeland ». Lisez le début de cette bd par curiosité pour se faire une opinion : Si vous aimez l’humour employé dans cet album, vous allez adorer…

10/12/2009 (modifier)
Par bernardin
Note: 4/5 Coups de coeur expiré

Un régal ! Après avoir dévoré d'autres titres comme Raymond Calbuth ou Jean Claude Tergal, j'ai franchement adoré Houppeland. Comme pour toutes les BD de Tronchet, il faut se garder de porter un jugement hâtif sur le graphisme "simpliste" car le scénario est d'une grande originalité et la BD se révèle autant empreinte d'humour que de sensibilité, voire de réflexion (récurrent chez Tronchet ===> une épaisse couche d'humour qui masque un grand esprit humaniste). Donc une BD à trois vitesses. Comme le disait un internaute on ne s'essouffle pas en passant du 1er au 2nd tome. Aucune lassitude dans la lecture. Personnellement j'ai trouvé que la BD était un peu dans la lignée du film Brazil. Par ces temps d'austérité et de morosité une bonne bouffée d'air frais. Une bonne baffe aussi à tous les oppresseurs !

25/04/2009 (modifier)
Par kalish
Note: 2/5

Pour le coup, je ne comprends pas bien l’engouement pour cette bande dessinée. Il faut dire que je n’apprécie pas forcément le style graphique de Tronchet... En gros tout le monde a la sale gueule du mec qui va se jeter du pont. Donc on suit l’histoire d’un pauvre type qui tombe amoureux d’une jeune femme aux idées révolutionnaires sous un régime totalitaire débile à souhait. J’ai beaucoup aimé le principe de ce gouvernement qui impose la fête de Noël quotidiennement. Le principe de passation de pouvoir est tout aussi loufoque et permet une fin pas trop mal qui sent bon la liberté. Par contre, j’ai vraiment eu du mal à m’attacher aux personnages, particulièrement à cette femme horripilante qui au lieu d’aimer les gens, n’aime que ce qu’ils représentent, j'ai vraiment eu envie de la gifler cette conne prétentieuse... Bon et ce qui m’a surtout déçu, c’est que je pensais qu’on allait savoir comment on en était arrivé là et pas du tout, on a finalement l’impression que c’est un monde imaginaire qui utilise notre calendrier pour justifier les caprices du premier président venu.

08/04/2009 (modifier)
Par Erik
Note: 3/5
L'avatar du posteur Erik

Houppeland est une bande dessinée très correctement réalisée. Il n'y a aucun doute là-dessus. C'est une BD différente de la production habituelle du genre. On ne pourra que féliciter l'auteur pour cette originalité. Cependant, il faut apprécier cet humour jaune inimitable. Ce n'est pas donné à tout le monde! Ce titre semble être devenu un incontournable dans la BD humoristique. A ce titre, elle mérite tout le respect qui se doit. Pourtant, après, il faut savoir apprécier. Si le coeur n'y est pas, la raison ne peut pas suivre. C'est un peu ce qui m'est arrivé à cette lecture qui n'a pourtant pas été si désagréable que cela. Le trait du dessin est un peu graveleux. Les personnages ont une tête un peu étrange. Il faut s'habituer à ce style graphique un peu particulier. Je dois bien avouer avoir aimé la critique des régimes totalitaires, la critique de la pensée unique et de l'utilisation des masses ainsi que l'esprit mercantile des fêtes. Pas tant la critique mais le moyen élaboré d'y parvenir.

23/06/2007 (MAJ le 06/02/2009) (modifier)