Jean Teulé semble rendre ici hommage, si ce n’est à la femme, du moins à un certain nombre d’entre elles, qu’il les ait croisées ou non.
L’album est des plus foutraques, très décousu dans sa forme, on passe du coq à l’âne, d’une femme à l’autre, au gré de pérégrinations nocturnes, de rencontres plus ou moins réelles. Tout ceci est accentué par le côté graphique, lui aussi très éclectique : de la photo retravaillée au dessin classique, en passant par des sortes d’aquarelles virant parfois à l’abstrait, Teulé semble avoir laissé une certaine improvisation le guider.
La narration est elle aussi étrange, déroutante, très perturbante pour qui ne jure que par franco-belge classique, à la sauce Marcinelle. C’est même franchement obscur parfois et donne souvent l’impression d’avoir été construit au fil de l’eau, en improvisant, après une virée nocturne.
Témoignage d’une époque, d’un moment de la vie de Teulé, cet album un peu fourre-tout est intriguant, rempli d’une certaine poésie plus ou moins nauséeuse. Mais il est aussi daté et rebutera sans doute certains lecteurs.
Une curiosité à découvrir à l’occasion.
Note réelle 2,5/5.
« Nocturnes » est le prequel du « Monde d’Arkadi ». Il peut en tout cas se lire sans connaître la suite. Je dois dire qu’il ne donne pas forcément envie de la connaitre. Non pas qu’elle soit mauvaise, mais c’est que ce tome ne m’a pas plu, pour plusieurs raisons.
D’abord le dessin, que je n’ai pas trouvé joli – et qui est paradoxalement moins bon que sur Le Monde d'Arkadi publié plus tôt pourtant. Il est lisible, mais pas mon truc. Caza a pourtant produit de superbes planches dans d’autres séries, mais ici, dessin et colorisation m’ont semblé un bon cran en dessous.
Quant à l’histoire elle-même, là aussi ça se laisse lire, mais sans grand intérêt, si ce n’est de présenter quelques protagonistes de la série suivante. C’est très léger, peu de textes, peu d’action.
Bref, je suis clairement resté sur ma faim.
Les auteurs sont des passionnés du sujet et pas que de Prince mais de l'interconnexion musicale globale: les grands noms du jazz, du rock, du hip-hop... se sont croisés et échangés pour enrichir le champ musical. C'est ainsi que l'on va croiser James Brown, Snoop Dogg, George Clinton, le fantôme de Miles Davis dans cette aventure loufoque de 2 compères chargés de dévaliser le coffre-fort de Prince qui vient de mourir.
Étant fan de Michael Jackson ado, j'ai fait l'impasse sur le Kid dont les rythmes n'étaient pas assez entraînants (et après lecture, j'ai évidemment réécouté un best of, l'effet des biographies...) donc je suis heureux d'avoir appris énormément de choses sur l'industrie musicale et Prince en particulier qui était tout à la fois un grand artiste populaire et un être énigmatique jouant avec le mystère.
L'album étant superbement coloré et tous les personnages hauts en couleur j'aurais dû adorer cette BD. Et en fait non, l'empathie n'a pas pris. Les dialogues ne sonnent pas naturels car chacun doit apporter beaucoup de révélations sur la personnalité de Prince. Les auteurs désignent le duo de Frenchies comme des losers alors que ces pauvres se démènent quand même beaucoup pour la cause. Et puis les visages sont parfois bien identifiables et plus étranges un peu plus loin.
Mais je suis persuadé que ce livre fera le bonheur de beaucoup de mélomanes.
C'est vraiment le type de scénario que je n'aime pas. C'est un peu dommage car le graphisme réaliste de Frisco est bon. Son trait répond bien à l'ambiance un peu documentaire d'un backstage de parti politique en campagne.
Le dosage entre l'action et les scènes d'intrigue est équilibré et les personnages sont dynamiques. Malheureusement je n'arrive pas à suivre le scénario sur de nombreux points tellement cela fait appel à des clichés convenus et main stream.
Il y a dans le récit deux tendances qui sont incompatibles pour moi. Une vision assez réaliste assez intéressante d'un parcours politique qui veut combattre le "Tous pourris" et une intrigue assez ridicule qui nous plonge dans ce "Tous pourris".
La succession de scènes peu crédibles est telle que j'ai abandonnée ma lecture fin du t1 et survolé le t2. J'ai eu parfois l'impression de lire des scènes d'action pour enfants de huit ans tellement les ficelles utilisées sont simplistes.
Sur un sujet qui par la bande touche aux institutions cela me déplait.
Une lecture sans relief avec du bon mais aussi une tonne de clichés simplistes et racoleurs. 2 pour le graphisme
C'est le nom de Matt Fraction qui m'a poussé à emprunter le premier tome.
Hawkeye ne fait pas partie des super-héros que j'apprécie et ce n'est pas cette lecture qui va me faire changer d'avis.
La première apparition de Hawkeye, en tant que Clinton Barton, a lieu en 1964 dans Tales of Suspense #57.
La particularité de Hawkeye est de ne pas posséder de super-pouvoirs, il possède néanmoins plusieurs cordes à son arc. Il est un maitre archer et tireur d'élite, de plus c'est un spécialiste du combat au corps à corps et un expert en art martial. Il utilise aussi un équipement de haute technologie, telle que des flèches avec des embouts aux capacités différentes.
Il a fait partie des Defenders, du SHIELD, des West Coast Avengers et évidemment des Avengers.
Il adoptera plutard le pseudonyme de Ronin après sa mort et sa résurrection avant d'encadrer Kate Bishop comme son successeur en tant que Hawkeye.
Un résumé succinct et non exhaustif de ce personnage.
Un premier tome qui ne me donne pas envie de me précipiter pour lire la suite. De toute façon cet album peut se lire comme un one shot.
Matt Fraction joue sur la vulnérabilité du héros, lors de ces cinq chapitres, il va se retrouver deux fois avec des côtes cassées ainsi que d'autres membres fracturés . Un récit qui se veut plus humain dans un univers urbain où les balles et les armes blanches peuvent tuer notre héros. Le postulat de départ est intéressant mais le scénario est tiré par les cheveux et les histoires sont répétitives, Clint Barton se trouve à chaque fois dans une position plus qu'inconfortable et s'en dégage à chaque fois par miracle ou avec l'aide de Kate Bishop. Je n'ai pas totalement accroché.
Côté dessin, ça commence bien avec David Aja, j'aime son style nerveux, épuré et dynamique accompagné d'une mise en page maîtrisée.
Ensuite, j'ai moins apprécié le trait de Javier Pulido, je l'ai trouvé quelconque.
Les couleurs sont réussies.
Une série qui pourra trouver son public.
Note réelle : 2,5.
Une grosse déception que cet album !
Cela commençait pourtant bien. Le dessin est pas mal (je suis pas un grand fan de ce style, mais cela va très bien pour ce type de récit) et les premières pages sont une bonne satire sur la religion. Malheureusement, mon intérêt a diminué dès que l'ange Gabriel descend sur terre. Le scénario devient un pot-pourri de références tirées d'un peu partout. J'ai fini par m'ennuyer rapidement, dès la partie se passant dans le monde des Mille-et-une-nuits. Le scénario tire en longueur, c'est répétitif et trop décousu pour être intéressant. J'ai fini par passer les pages pour une fin qui m'a un peu fait sourire, mais voilà entre les premières et les dernières pages, il y a juste de l'ennui.
J'avoue que je n'ai pas trop compris le but de cet album.
Pour le moment j'ai du mal avec mes lectures de Max de Radiguès. Je n'arrive pas du tout à rentrer dans ses récits d'ados.
Ici encore dès le départ cela coince. Une fille pseudo rebelle qui se la joue face à sa mère et où personne ne regarde la météo ni ne s'équipe de gilets de sauvetage quand elle part en bateau, je tique.
En effet j'ai l'impression d'un scenario pour bambins alors que la cible visée est clairement autour de 14 ans avec un vocabulaire pseudo ado souvent relâché. Les dialogues sont d'ailleurs vraiment basiques et l'ouvrage se lit en dix minutes.
De plus je trouve l'ambiance fantastique trop glauque pour s'adresser à un trop jeune public. Quant à l'idée de rites de passage vers l'âge adulte, je trouve les situations tellement non crédibles que cela ne m'a pas du tout parlé.
Le graphisme reste simpliste, ce qui correspond plus à un récit enfant ainsi que la mise en couleur agréable mais assez déplacée par rapport à l'ambiance de la série. L'auteur cherche probablement un décalage mais perso je n'y ai pas trop goûté.
Une lecture qui ne m'a rien apporté.
Un soir d'orage, un jeune homme de passage se retrouve un peu malgré lui hébergé par un couple dans leur grande villa isolée. Ce point de départ va nous conduire dans une histoire qui se situe entre le drame social et le thriller sombre. L'atmosphère semble tendue, malsaine, voire même un peu pesante et cette ambiance est bien rendue.
C'est un choix assumé d'avoir mis en scène peu de personnages. En dehors des premières pages où on croisera plusieurs habitants du village, l'essentiel du récit est un huis clos dans la luxueuse villa. Une étrange relation entre les 3 personnages se met en place. Des silences et des non dits qui en disent au final beaucoup. Une tension se met vite en place entre ce mari brutal et le visiteur. Mais malgré ces bons éléments, il y a un petit quelque chose qui ne prend pas suffisamment.
Un petit gout de trop peu peut être. Pas assez de détails dans le dessin et les couleurs, peu nombreuses et peu variées. Pas assez de dialogues, ce qui donne une lecture un peu trop rapide. Certaines idées, certaines portes entrouvertes auraient méritées d'être plus développées. Je pense à la dimension thriller, qui aurait pu être plus poussée. Je pense au personnage de Ferdi, dont la présence aurait du pimenter un peu plus ce récit. La fin est un peu abrupte. Bref, on aurait voulu en avoir un peu plus à se mettre sous la dent.
Je suis donc assez partagé après avoir refermé cet album. Il y a au départ une bonne idée de scénario mais au final après avoir été mis en appétit de la sorte, j'aurais voulu avoir plus à manger. Cela ressemble à un album qui va diviser l'opinion, et d'autres lecteurs se délecteront uniquement de l'ambiance qui règne dans cette villa un soir de tempête.
Je trouvais l'idée de cette série porno simple mais assez attirante. Mais j'ai été assez déçu par le premier tome et j'ai complètement déchanté avec le second.
Le dessin de Rubén est très inégal. Parfois posé et correct, il devient d'autres fois plus lâché et assez laid. Certains visages déformés sont franchement moches. En outre, les filles se ressemblent trop, et certains mecs aussi.
Quant aux scènes de cul, car on ne peut pas parler d'érotisme, c'est juste de la baise. Un homme et une femme, ils baisent, parfois deux femmes, pareil, parfois deux hommes, pareil. Il y a très peu de mise en scène dans le premier tome et carrément plus du tout dans le second. Ça n'a rien d'émoustillant, juste de l'étalage de scènes de sexe gratuites. Quant à la narration, surtout dans le second tome, elle est complètement décousue, donnant l'impression que les comportements des protagonistes n'ont aucune structure, des motivations qui changent sans arrêt, et les scènes s'entremêlent parfois dans un fouillis peu compréhensible et surtout rapidement très ennuyeux.
Bref, je n'ai trouvé cette série ni excitante ni intéressante.
D'un point de vue graphique, il est indéniable que Moebius est un talentueux dessinateur. Son trait est précis, ses détails captivent le regard et le noir et blanc magnifique ajoute une dimension esthétique à chaque page. Cependant, la qualité du dessin varie considérablement d'une histoire à l'autre, ce qui peut être déconcertant. Certaines histoires bénéficient d'un travail graphique soigné, tandis que d'autres semblent rester à un stade d'ébauche, laissant une impression d'inachevé et de frustration.
Le principal problème que j'ai rencontré avec "La Déviation" réside dans les histoires elles-mêmes. Bien qu'elles partagent toutes le thème de la science-fiction, elles semblent dépourvues de lien entre elles, ce qui crée une certaine incohérence. Certaines nouvelles sont déconcertantes, où Moebius se perd dans des délires difficiles à suivre, sans véritable substance narrative. Les autres histoires plus conventionnelles ne parviennent pas à captiver ou à susciter un réel intérêt.
Il est vrai que ce recueil a été initialement publié dans des magazines, ce qui peut expliquer la diversité des histoires. Néanmoins, cela n'excuse pas la sensation de déséquilibre et d'inégalité qui se dégage de l'ensemble. L'absence de fil conducteur cohérent et la disparité de qualité entre les histoires rendent la lecture déconcertante et décevante.
Cette BD est une expérience en dents de scie. Malgré le talent indéniable de l'artiste en matière de dessin, les histoires elles-mêmes souffrent d'un manque de cohérence et d'intérêt. Si vous êtes un fervent admirateur de Moebius ou si vous recherchez un aperçu de ses débuts, ce recueil pourrait vous intéresser.
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Filles de nuit
Jean Teulé semble rendre ici hommage, si ce n’est à la femme, du moins à un certain nombre d’entre elles, qu’il les ait croisées ou non. L’album est des plus foutraques, très décousu dans sa forme, on passe du coq à l’âne, d’une femme à l’autre, au gré de pérégrinations nocturnes, de rencontres plus ou moins réelles. Tout ceci est accentué par le côté graphique, lui aussi très éclectique : de la photo retravaillée au dessin classique, en passant par des sortes d’aquarelles virant parfois à l’abstrait, Teulé semble avoir laissé une certaine improvisation le guider. La narration est elle aussi étrange, déroutante, très perturbante pour qui ne jure que par franco-belge classique, à la sauce Marcinelle. C’est même franchement obscur parfois et donne souvent l’impression d’avoir été construit au fil de l’eau, en improvisant, après une virée nocturne. Témoignage d’une époque, d’un moment de la vie de Teulé, cet album un peu fourre-tout est intriguant, rempli d’une certaine poésie plus ou moins nauséeuse. Mais il est aussi daté et rebutera sans doute certains lecteurs. Une curiosité à découvrir à l’occasion. Note réelle 2,5/5.
Nocturnes
« Nocturnes » est le prequel du « Monde d’Arkadi ». Il peut en tout cas se lire sans connaître la suite. Je dois dire qu’il ne donne pas forcément envie de la connaitre. Non pas qu’elle soit mauvaise, mais c’est que ce tome ne m’a pas plu, pour plusieurs raisons. D’abord le dessin, que je n’ai pas trouvé joli – et qui est paradoxalement moins bon que sur Le Monde d'Arkadi publié plus tôt pourtant. Il est lisible, mais pas mon truc. Caza a pourtant produit de superbes planches dans d’autres séries, mais ici, dessin et colorisation m’ont semblé un bon cran en dessous. Quant à l’histoire elle-même, là aussi ça se laisse lire, mais sans grand intérêt, si ce n’est de présenter quelques protagonistes de la série suivante. C’est très léger, peu de textes, peu d’action. Bref, je suis clairement resté sur ma faim.
Nous n'irons pas à Paisley Park
Les auteurs sont des passionnés du sujet et pas que de Prince mais de l'interconnexion musicale globale: les grands noms du jazz, du rock, du hip-hop... se sont croisés et échangés pour enrichir le champ musical. C'est ainsi que l'on va croiser James Brown, Snoop Dogg, George Clinton, le fantôme de Miles Davis dans cette aventure loufoque de 2 compères chargés de dévaliser le coffre-fort de Prince qui vient de mourir. Étant fan de Michael Jackson ado, j'ai fait l'impasse sur le Kid dont les rythmes n'étaient pas assez entraînants (et après lecture, j'ai évidemment réécouté un best of, l'effet des biographies...) donc je suis heureux d'avoir appris énormément de choses sur l'industrie musicale et Prince en particulier qui était tout à la fois un grand artiste populaire et un être énigmatique jouant avec le mystère. L'album étant superbement coloré et tous les personnages hauts en couleur j'aurais dû adorer cette BD. Et en fait non, l'empathie n'a pas pris. Les dialogues ne sonnent pas naturels car chacun doit apporter beaucoup de révélations sur la personnalité de Prince. Les auteurs désignent le duo de Frenchies comme des losers alors que ces pauvres se démènent quand même beaucoup pour la cause. Et puis les visages sont parfois bien identifiables et plus étranges un peu plus loin. Mais je suis persuadé que ce livre fera le bonheur de beaucoup de mélomanes.
Elysée République
C'est vraiment le type de scénario que je n'aime pas. C'est un peu dommage car le graphisme réaliste de Frisco est bon. Son trait répond bien à l'ambiance un peu documentaire d'un backstage de parti politique en campagne. Le dosage entre l'action et les scènes d'intrigue est équilibré et les personnages sont dynamiques. Malheureusement je n'arrive pas à suivre le scénario sur de nombreux points tellement cela fait appel à des clichés convenus et main stream. Il y a dans le récit deux tendances qui sont incompatibles pour moi. Une vision assez réaliste assez intéressante d'un parcours politique qui veut combattre le "Tous pourris" et une intrigue assez ridicule qui nous plonge dans ce "Tous pourris". La succession de scènes peu crédibles est telle que j'ai abandonnée ma lecture fin du t1 et survolé le t2. J'ai eu parfois l'impression de lire des scènes d'action pour enfants de huit ans tellement les ficelles utilisées sont simplistes. Sur un sujet qui par la bande touche aux institutions cela me déplait. Une lecture sans relief avec du bon mais aussi une tonne de clichés simplistes et racoleurs. 2 pour le graphisme
Hawkeye (Matt Fraction)
C'est le nom de Matt Fraction qui m'a poussé à emprunter le premier tome. Hawkeye ne fait pas partie des super-héros que j'apprécie et ce n'est pas cette lecture qui va me faire changer d'avis. La première apparition de Hawkeye, en tant que Clinton Barton, a lieu en 1964 dans Tales of Suspense #57. La particularité de Hawkeye est de ne pas posséder de super-pouvoirs, il possède néanmoins plusieurs cordes à son arc. Il est un maitre archer et tireur d'élite, de plus c'est un spécialiste du combat au corps à corps et un expert en art martial. Il utilise aussi un équipement de haute technologie, telle que des flèches avec des embouts aux capacités différentes. Il a fait partie des Defenders, du SHIELD, des West Coast Avengers et évidemment des Avengers. Il adoptera plutard le pseudonyme de Ronin après sa mort et sa résurrection avant d'encadrer Kate Bishop comme son successeur en tant que Hawkeye. Un résumé succinct et non exhaustif de ce personnage. Un premier tome qui ne me donne pas envie de me précipiter pour lire la suite. De toute façon cet album peut se lire comme un one shot. Matt Fraction joue sur la vulnérabilité du héros, lors de ces cinq chapitres, il va se retrouver deux fois avec des côtes cassées ainsi que d'autres membres fracturés . Un récit qui se veut plus humain dans un univers urbain où les balles et les armes blanches peuvent tuer notre héros. Le postulat de départ est intéressant mais le scénario est tiré par les cheveux et les histoires sont répétitives, Clint Barton se trouve à chaque fois dans une position plus qu'inconfortable et s'en dégage à chaque fois par miracle ou avec l'aide de Kate Bishop. Je n'ai pas totalement accroché. Côté dessin, ça commence bien avec David Aja, j'aime son style nerveux, épuré et dynamique accompagné d'une mise en page maîtrisée. Ensuite, j'ai moins apprécié le trait de Javier Pulido, je l'ai trouvé quelconque. Les couleurs sont réussies. Une série qui pourra trouver son public. Note réelle : 2,5.
Le Divin Scénario
Une grosse déception que cet album ! Cela commençait pourtant bien. Le dessin est pas mal (je suis pas un grand fan de ce style, mais cela va très bien pour ce type de récit) et les premières pages sont une bonne satire sur la religion. Malheureusement, mon intérêt a diminué dès que l'ange Gabriel descend sur terre. Le scénario devient un pot-pourri de références tirées d'un peu partout. J'ai fini par m'ennuyer rapidement, dès la partie se passant dans le monde des Mille-et-une-nuits. Le scénario tire en longueur, c'est répétitif et trop décousu pour être intéressant. J'ai fini par passer les pages pour une fin qui m'a un peu fait sourire, mais voilà entre les premières et les dernières pages, il y a juste de l'ennui. J'avoue que je n'ai pas trop compris le but de cet album.
Stig & Tilde
Pour le moment j'ai du mal avec mes lectures de Max de Radiguès. Je n'arrive pas du tout à rentrer dans ses récits d'ados. Ici encore dès le départ cela coince. Une fille pseudo rebelle qui se la joue face à sa mère et où personne ne regarde la météo ni ne s'équipe de gilets de sauvetage quand elle part en bateau, je tique. En effet j'ai l'impression d'un scenario pour bambins alors que la cible visée est clairement autour de 14 ans avec un vocabulaire pseudo ado souvent relâché. Les dialogues sont d'ailleurs vraiment basiques et l'ouvrage se lit en dix minutes. De plus je trouve l'ambiance fantastique trop glauque pour s'adresser à un trop jeune public. Quant à l'idée de rites de passage vers l'âge adulte, je trouve les situations tellement non crédibles que cela ne m'a pas du tout parlé. Le graphisme reste simpliste, ce qui correspond plus à un récit enfant ainsi que la mise en couleur agréable mais assez déplacée par rapport à l'ambiance de la série. L'auteur cherche probablement un décalage mais perso je n'y ai pas trop goûté. Une lecture qui ne m'a rien apporté.
La Tempête
Un soir d'orage, un jeune homme de passage se retrouve un peu malgré lui hébergé par un couple dans leur grande villa isolée. Ce point de départ va nous conduire dans une histoire qui se situe entre le drame social et le thriller sombre. L'atmosphère semble tendue, malsaine, voire même un peu pesante et cette ambiance est bien rendue. C'est un choix assumé d'avoir mis en scène peu de personnages. En dehors des premières pages où on croisera plusieurs habitants du village, l'essentiel du récit est un huis clos dans la luxueuse villa. Une étrange relation entre les 3 personnages se met en place. Des silences et des non dits qui en disent au final beaucoup. Une tension se met vite en place entre ce mari brutal et le visiteur. Mais malgré ces bons éléments, il y a un petit quelque chose qui ne prend pas suffisamment. Un petit gout de trop peu peut être. Pas assez de détails dans le dessin et les couleurs, peu nombreuses et peu variées. Pas assez de dialogues, ce qui donne une lecture un peu trop rapide. Certaines idées, certaines portes entrouvertes auraient méritées d'être plus développées. Je pense à la dimension thriller, qui aurait pu être plus poussée. Je pense au personnage de Ferdi, dont la présence aurait du pimenter un peu plus ce récit. La fin est un peu abrupte. Bref, on aurait voulu en avoir un peu plus à se mettre sous la dent. Je suis donc assez partagé après avoir refermé cet album. Il y a au départ une bonne idée de scénario mais au final après avoir été mis en appétit de la sorte, j'aurais voulu avoir plus à manger. Cela ressemble à un album qui va diviser l'opinion, et d'autres lecteurs se délecteront uniquement de l'ambiance qui règne dans cette villa un soir de tempête.
Nassao
Je trouvais l'idée de cette série porno simple mais assez attirante. Mais j'ai été assez déçu par le premier tome et j'ai complètement déchanté avec le second. Le dessin de Rubén est très inégal. Parfois posé et correct, il devient d'autres fois plus lâché et assez laid. Certains visages déformés sont franchement moches. En outre, les filles se ressemblent trop, et certains mecs aussi. Quant aux scènes de cul, car on ne peut pas parler d'érotisme, c'est juste de la baise. Un homme et une femme, ils baisent, parfois deux femmes, pareil, parfois deux hommes, pareil. Il y a très peu de mise en scène dans le premier tome et carrément plus du tout dans le second. Ça n'a rien d'émoustillant, juste de l'étalage de scènes de sexe gratuites. Quant à la narration, surtout dans le second tome, elle est complètement décousue, donnant l'impression que les comportements des protagonistes n'ont aucune structure, des motivations qui changent sans arrêt, et les scènes s'entremêlent parfois dans un fouillis peu compréhensible et surtout rapidement très ennuyeux. Bref, je n'ai trouvé cette série ni excitante ni intéressante.
La Déviation
D'un point de vue graphique, il est indéniable que Moebius est un talentueux dessinateur. Son trait est précis, ses détails captivent le regard et le noir et blanc magnifique ajoute une dimension esthétique à chaque page. Cependant, la qualité du dessin varie considérablement d'une histoire à l'autre, ce qui peut être déconcertant. Certaines histoires bénéficient d'un travail graphique soigné, tandis que d'autres semblent rester à un stade d'ébauche, laissant une impression d'inachevé et de frustration. Le principal problème que j'ai rencontré avec "La Déviation" réside dans les histoires elles-mêmes. Bien qu'elles partagent toutes le thème de la science-fiction, elles semblent dépourvues de lien entre elles, ce qui crée une certaine incohérence. Certaines nouvelles sont déconcertantes, où Moebius se perd dans des délires difficiles à suivre, sans véritable substance narrative. Les autres histoires plus conventionnelles ne parviennent pas à captiver ou à susciter un réel intérêt. Il est vrai que ce recueil a été initialement publié dans des magazines, ce qui peut expliquer la diversité des histoires. Néanmoins, cela n'excuse pas la sensation de déséquilibre et d'inégalité qui se dégage de l'ensemble. L'absence de fil conducteur cohérent et la disparité de qualité entre les histoires rendent la lecture déconcertante et décevante. Cette BD est une expérience en dents de scie. Malgré le talent indéniable de l'artiste en matière de dessin, les histoires elles-mêmes souffrent d'un manque de cohérence et d'intérêt. Si vous êtes un fervent admirateur de Moebius ou si vous recherchez un aperçu de ses débuts, ce recueil pourrait vous intéresser.