Une belle couverture qui attire le regard, un sujet original et intéressant, un dessin élégant et joliment coloré, tout cela était la promesse d'une bonne BD... et pourtant elle m'est passé complètement à côté.
Le problème à mes yeux vient de son découpage narratif trop décousu et ne permettant pas au lecteur de s'imprégner de l'histoire.
Ca commence par une évasion d'un camp de concentration avec visiblement une belle femme en héroïne à la fin tragique. Sauf qu'on entendra quasiment plus parler d'elle du reste de la BD avant une courte scène en flash-back. Puis ça continue avec une paire de scènes dans les années 30 qui s'arrêteront là encore brutalement pour renvoyer ensuite l'action dans les années 60. A nouveau cette impression de laisser une action en plan pour passer à toute autre chose sans savoir ce qu'il s'est passé entretemps. Par la suite, hormis quelques flash-back, le récit devient plus linéaire mais là encore il ne réussit pas à permettre au lecteur de bien tout assimiler. La fameuse histoire d'amour passionnée sensée être au centre de l'histoire ne se laisse pas ressentir : on peine à croire à la passion de la chanteuse pour l'héritier Wagner. Les relations entre les protagonistes ainsi que les immanquables secrets enfouis restent abscons, difficiles à appréhender.
Tant et si bien que c'est à la lecture du résumé de l'album qu'on comprend à peu près ce qu'on était sensé pouvoir apprendre à la lecture de l'album. Cela m'étonne d'un vieux de la vieille comme Desberg au scénario mais concrètement, du début à la fin de cette BD j'ai tenté vainement de voir où il voulait en venir avec son intrigue et je l'ai refermée sans être aucunement convaincu. Je n'en retire que la découverte d'à quel point les relations entre la famille Wagner, le festival de Bayreuth et les nazis étaient troubles, même des années après la fin de la guerre, mais hormis cela cet album ne m'a pas parlé du tout.
J’ai lu la série dans l’intégrale. Cela se lit assez vite. Mais, alors que le sujet du mal-logement est intéressant et toujours plus d’actualité hélas, je suis resté ici sur ma faim.
D’abord, si Yatuu donne du rythme à son récit, je n’ai pas accroché au dessin, vraiment pas mon truc. C’est une sorte de mixe entre du style manga et un style girly, deux esthétiques que je ne goûte pas trop. La propension de ses personnages à hurler, à être surexcités, la bouche grande ouverte est assez horripilante.
La première partie tourne autour de la difficulté de l’héroïne, admise dans une grande université/école parisienne, à trouver un logement. La longue liste des abus, arnaques et autres déconvenues est édifiante, énoncée sur un ton mi humoristique mi revendicatif.
La deuxième partie développe un peu la thématique de la fille de classes moyennes entrant dans une « école de riches », mais les personnages sont trop caricaturaux pour que la critique porte. La partie la plus intéressante (qui pourrait être proche des idées et actions de l’association DAL), tourne autour d’un squat. Mais là aussi un travers fait perdre de l’intérêt : on a l’impression que chaque habitant de ce squat représente une catégorie, l’autrice ayant voulu toutes les caser pour illustrer tous les cas de figure possibles.
Les dénonciations autour du mal logement contenues dans cette série sont bien venues, mais la lecture ne m’a pas convaincu. Narration et dessin ne sont pas à mon goût, c’est dommage.
Note réelle 2,5/5.
Même si le conflit irlandais a déjà fait couler beaucoup d’encre, le sujet est intéressant, et le début de ce diptyque est plutôt bien fichu.
Mais plusieurs choses m’ont empêché de pleinement apprécier cette lecture.
D’abord le dessin. Pas mauvais, mais le trait un peu trop gras, la colorisation très sombre rendent certaines cases difficiles à déchiffrer. D’autant plus que la police de caractère est trop petite. Une lecture plus laborieuse qu’espéré donc. Même si j’ai trouvé que ça s’était amélioré dans le second tome concernant ces deux points.
Ensuite, je n’ai pas été intéressé et convaincu par les passages ésotériques. Je les croyais anecdotiques au départ, mais cela prend une tournure à laquelle je n’accroche pas vers la fin du premier album.
Enfin, certains passages sont un peu longs (par exemple ceux durant lesquels le héros, Angus, flic infiltré dans une cellule de l’IRA, raconte sa vie et les moyens utilisés pour son infiltration).
Pour le reste, ça se laisse lire, mais j’ai trouvé l’ensemble décevant, manquant de consistance.
Note réelle 2,5/5.
Purée que dire ?! si ce n’est que malheureusement cet album m’est passé bien au dessus, alors qu’en principe il a tout pour me plaire.
Un label et 2 auteurs que j’apprécie énormément et ignorant beaucoup du dahlia noir, j’étais ravi de découvrir cette affaire par le biais de cette bd.
Pfff la douche froide, en fait le sujet ne m’enthousiasme absolument pas, je n’ai aucune fascination sur les enquêtes non résolues et encore moins les victimes, c’est ce qui a pêché durant ma lecture. Du coup, je n’ai pas adhéré au parti pris des auteurs de retranscrire les derniers mois de notre victime le plus fidèlement possible. Ils ont effectué un boulot monstrueux de recherches et d’enquêtes mais pour un résultat tellement vain à mes yeux.
Ce qui m’a intéressé un chouïa, c’est le dossier en fin d’album avec les quelques hypothèses avancées sur ce dossier, certaines étant bien farfelues. Cependant je n’ai pas trouvé de corrélation évidente avec les derniers jours de notre victime, un sentiment de tout ça pour ça.
Ajoutons que pour une fois, le dessin de Florent Madoux ne m’a pas spécialement emballé, il est bon mais je le préfère largement dans d’autres registres.
Sans doute, une des œuvres les plus poussées et documentées sur le dahlia noir, on sent les auteurs investis et passionnés par le sujet. Pas mon cas mais à lire si vous vous intéressez à l’affaire.
Une œuvre qui a méchamment vieilli à mes yeux.
Quand je l’ai découverte, le mystère ambiant m’avait bien accroché … la récente relecture a été une véritable douche froide sur ce point. J’ai trouvé l’histoire lourde, maladroite et finalement d’un chiant absolu. Je n’accroche pas à cette vision fantastique ésotérique de Makyo, et que dire de la fin ?! Jodo s’en tire mieux dans le genre.
Ce qui m’a sauvé de l’ennui véritable, c’est la partition de Rossi, les couleurs accusent un peu le coup mais le trait est déjà bon et agréable. Les couvertures et personnages féminins sont réussis, moins notre héros (quelle tête à claques !!).
J’ai l’impression que Makyo n’avait pas fermé la porte à d’autres cycles, c’est pas moi qui trépigne pour la suite. Franchement bof.
Je me retrouve entièrement dans l’avis de Mac Arthur, en particulier dans sa critique de la multitude de hasards heureux, de facilités scénaristiques et de capacités improbables du héros qui permettent à un avocat brillant de se sortir de situations scabreuses. Il n’a en effet presque qu’à claquer des doigts pour avoir à disposition les sommes d’argent nécessaires, les amis doués en tout (fabriquer des explosifs en quelques heures, hacker les grandes banques et les réseaux mafieux, être des champions de kendo, capables de manier les armes à feu et éliminer des meutes de tueurs, etc.). Le pompon est sans doute la jeune avocate, collègue de Bracken qui, sous prétexte que son père a il y a longtemps géré une petite compagnie aérienne, arrive à piloter un hydravion, à lui faire faire du rase-motte sur le toit d’une voiture… Tout ça dans les deux premiers tomes. Mais ces « circonstances heureuses » continuent ensuite dans le troisième tome (l’infirmier d’un cargo ayant fait ses classes durant la guerre du Vietnam extrait au débotté miraculeusement une balle dans la tête d’une femme, le simple comptable faisant la nique à trois tueurs et courant plus vite qu’eux avec une femme sur son dos…).
Il faut dire que Bracken a franchement tous les talents : avocat brillant, il sait se servir de toutes les armes, n’a pas froid aux yeux, est un expert en cuisine, beau gosse (gros succès auprès des femmes bien sûr). Il ne manifeste par contre pas trop d’empathie lorsqu’il apprend la mort de plusieurs proches dans le troisième tome.
Pour apprécier ce genre de série, il faut donc être prêt à avaler pas mal de couleuvres. Mais les amateurs de Largo Winch ou de Wayne Shelton (deux séries assez proches sur bien des points de « Sam Bracken ») y trouveront sans doute leur compte.
Car le point fort de ces albums, c’est qu’on a là de la BD popcorn, hyper rythmé (un chouia moins dans le troisième tome), on ne s’ennuie pas. L’action prime totalement. Aux dépens de pas mal de crédibilité donc. Mais aussi de la psychologie des personnages. Bracken lui-même, indépendamment de la crédibilité de son personnage et de ses actions, est assez terne. On ne s’attache pas à lui, qui semble monolithique, sûr de lui, sans le second degré ou l’humour qui font souvent avaler de grosses pilules dans les James Bond avec Sean Connery par exemple.
Les deux premiers tomes forment un cycle qui peut tout à fait se suffire à lui-même. La suite est dispensable. Bracken se débrouille un peu plus seul, dans une quête qui ressemble à certains aspects de XIII. Surtout que le deuxième cycle est inachevé avec ce seul album paru, la série ayant été semble-t-il abandonnée.
Bref, à réserver aux amateurs des séries citées en début d’avis (qui y trouveront sans doute davantage leur compte), pour une lecture sans prise de tête ni trop de réflexion. C’est relativement bien fait dans le genre (le dessin réaliste convient très bien, sans être original). C’est juste que ce genre n’est pas forcément ma tasse de thé.
Note réelle 2,5/5.
J'ai lu les planches de cet album via l'intégrale Maxiplotte et même si j'avais depuis longtemps vu des extraits des oeuvres de Julie Doucet, c'était ma première découverte de cette autrice québécoise.
Monkey y est une femme-chat, sorte d'avatar de l'auteur pour des récits fantasques, entre fantasmes, onirisme et réalité crue. Contrairement à ses autres BD où elle se met elle-même en scène sous sa forme humaine, le personnage de Monkey est plus libéré, plus moteur et un peu plus agressif aussi. C'est la chatte qui est en Julie Doucet qui s'exprime, dirait-on, féline légèrement ingénue, parfois en chaleur, parfois prête à mordre et à griffer. Il s'agit de petites histoires fictionnelles, dans des domaines assez divers, avec souvent une part de sexe ou de trash, comme une transposition en aventures de fiction de l'esprit des BD plus intimistes de l'autrice. Une autre manière pour elle d'exprimer sa psychologie, ses idées et envies visiblement.
Graphiquement, on y retrouve toujours cette similarité avec les comics underground de Crumb et autres Rand Holmes, avec un encore plus sombre, davantage de traits pour un rendu un peu plus brouillon.
Même si je reconnais une personnalité à ce graphisme, je n'aime pas l'aspect bordélique de ces cases. Et de manière générale, je n'aime pas l'ambiance de ces récits un peu trash et dont ni l'humour ni l'aspect psychanalytique n'ont su me toucher. Je me suis ennuyé à la lecture de ces planches.
J'ai lu les planches de cet album via l'intégrale Maxiplotte et même si j'avais depuis longtemps vu des extraits des oeuvres de Julie Doucet, c'était ma première découverte de cette autrice québécoise. Ciboire de criss est un recueil de BD issues de son fanzine Dirty Plotte où Julie se met en scène soit dans des versions un peu fantasques de sa vie intime soit dans des représentations de ses propres rêves. Le graphisme est de forte inspiration underground comics, tels que Crumb évidemment ou encore Rand Holmes, pour l'aspect foutraque et le ton volontiers trash. Quant au contenu, il est très intime, comme une psychanalyse ou un rendu sans tabou de ses idées, ressentis et fantasmes. Dans ce domaine, cela s'approche beaucoup des oeuvres de Chester Brown, Harvey Pekar mais aussi à nouveau de Crumb lui-même. Bref, une impression de déjà vu pour qui a lu pas mal de comics et BD un peu underground.
La principale particularité, c'est que Julie Doucet est une femme et qu'à l'époque de ses créations, elle était non seulement une des rares femmes autrices de BD mais presque la première à se dévoiler autant et aussi librement que le faisaient les auteurs mâles de l'époque. Et là où j'avais une impression de déjà vu, c'est précisément parce que j'avais lu les oeuvres d'autrices elles-mêmes inspirées par Julie Doucet (je pense là notamment à Tanxxx et Cha dont je lisais les BD-blogs au début des années 2000) avant de découvrir son oeuvre à elle.
J'admets donc l'aspect novateur et la sincérité de l'oeuvre de Julie Doucet. Pour autant, ça ne me parle pas. Je n'ai jamais été adepte d'underground comics et aucun des auteurs américains que j'ai cités plus haut n'a su me convaincre non plus. Même si je reconnais une personnalité à son graphisme, je n'aime pas l'aspect bordélique de ses cases et de sa mise en scène, je n'aime pas cette ambiance d'artiste punk et déglingos, je n'accroche pas à ses retranscriptions en image de rêves plus psychanalytiques qu'intéressants, et j'ai littéralement eu beaucoup de mal à lire ces planches qui m'ont trop vite ennuyé et pas touché du tout.
Même si j'avais depuis longtemps vu des extraits des oeuvres de Julie Doucet, je ne l'ai découverte pour de bon qu'avec cette intégrale "maxiplotte". Il s'agit d'un recueil de l'intégralité ou presque des BD issues de son fanzine Dirty Plotte où Julie se met en scène soit dans des versions un peu fantasques de sa vie intime soit dans des représentations de ses propres rêves.
Le graphisme est de forte inspiration underground comics, tels que Crumb évidemment ou encore Rand Holmes, pour l'aspect foutraque et le ton volontiers trash. Quant au contenu, il est très intime, comme une psychanalyse ou un rendu sans tabou de ses idées, ressentis et fantasmes. Dans ce domaine, cela s'approche beaucoup des oeuvres de Chester Brown, Harvey Pekar mais aussi à nouveau de Crumb lui-même. Bref, une impression de déjà vu pour qui a lu pas mal de comics et BD un peu underground.
On y trouve aussi ça et là quelques aventures de Monkey, une femme-chat, sorte d'avatar de l'auteur pour des récits fantasques, entre fantasmes, onirisme et réalité crue. Contrairement aux autres planches où elle se met elle-même en scène sous sa forme humaine, le personnage de Monkey est plus libéré, plus moteur et un peu plus agressif aussi. C'est la chatte qui est en Julie Doucet qui s'exprime, dirait-on, féline légèrement ingénue, parfois en chaleur, parfois prête à mordre et à griffer. Il s'agit de petites histoires fictionnelles, dans des domaines assez divers, avec souvent une part de sexe ou de trash, comme une transposition en aventures de fiction de l'esprit des BD plus intimistes de l'autrice. Une autre manière pour elle d'exprimer sa psychologie, ses idées et envies visiblement.
La principale particularité de toutes ces planches, c'est que Julie Doucet est une femme et qu'à l'époque de ses créations, elle était non seulement une des rares femmes autrices de BD mais presque la première à se dévoiler autant et aussi librement que le faisaient les auteurs mâles de l'époque. Et là où j'avais une impression de déjà vu, c'est précisément parce que j'avais lu les oeuvres d'autrices elles-mêmes inspirées par Julie Doucet (je pense là notamment à Tanxxx et Cha dont je lisais les BD-blogs au début des années 2000) avant de découvrir son oeuvre à elle.
J'admets donc l'aspect novateur et la sincérité de l'oeuvre de Julie Doucet. Pour autant, ça ne me parle pas. Je n'ai jamais été adepte d'underground comics et aucun des auteurs américains que j'ai cités plus haut n'a su me convaincre non plus. Même si je reconnais une personnalité à son graphisme, je n'aime pas l'aspect bordélique de ses cases et de sa mise en scène, je n'aime pas cette ambiance d'artiste punk et déglingos, je n'accroche pas à ses retranscriptions en image de rêves plus psychanalytiques qu'intéressants, et j'ai littéralement eu beaucoup de mal à lire ces planches qui m'ont trop vite ennuyé et pas touché du tout.
Jean Teulé semble rendre ici hommage, si ce n’est à la femme, du moins à un certain nombre d’entre elles, qu’il les ait croisées ou non.
L’album est des plus foutraques, très décousu dans sa forme, on passe du coq à l’âne, d’une femme à l’autre, au gré de pérégrinations nocturnes, de rencontres plus ou moins réelles. Tout ceci est accentué par le côté graphique, lui aussi très éclectique : de la photo retravaillée au dessin classique, en passant par des sortes d’aquarelles virant parfois à l’abstrait, Teulé semble avoir laissé une certaine improvisation le guider.
La narration est elle aussi étrange, déroutante, très perturbante pour qui ne jure que par franco-belge classique, à la sauce Marcinelle. C’est même franchement obscur parfois et donne souvent l’impression d’avoir été construit au fil de l’eau, en improvisant, après une virée nocturne.
Témoignage d’une époque, d’un moment de la vie de Teulé, cet album un peu fourre-tout est intriguant, rempli d’une certaine poésie plus ou moins nauséeuse. Mais il est aussi daté et rebutera sans doute certains lecteurs.
Une curiosité à découvrir à l’occasion.
Note réelle 2,5/5.
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L'Héritage Wagner
Une belle couverture qui attire le regard, un sujet original et intéressant, un dessin élégant et joliment coloré, tout cela était la promesse d'une bonne BD... et pourtant elle m'est passé complètement à côté. Le problème à mes yeux vient de son découpage narratif trop décousu et ne permettant pas au lecteur de s'imprégner de l'histoire. Ca commence par une évasion d'un camp de concentration avec visiblement une belle femme en héroïne à la fin tragique. Sauf qu'on entendra quasiment plus parler d'elle du reste de la BD avant une courte scène en flash-back. Puis ça continue avec une paire de scènes dans les années 30 qui s'arrêteront là encore brutalement pour renvoyer ensuite l'action dans les années 60. A nouveau cette impression de laisser une action en plan pour passer à toute autre chose sans savoir ce qu'il s'est passé entretemps. Par la suite, hormis quelques flash-back, le récit devient plus linéaire mais là encore il ne réussit pas à permettre au lecteur de bien tout assimiler. La fameuse histoire d'amour passionnée sensée être au centre de l'histoire ne se laisse pas ressentir : on peine à croire à la passion de la chanteuse pour l'héritier Wagner. Les relations entre les protagonistes ainsi que les immanquables secrets enfouis restent abscons, difficiles à appréhender. Tant et si bien que c'est à la lecture du résumé de l'album qu'on comprend à peu près ce qu'on était sensé pouvoir apprendre à la lecture de l'album. Cela m'étonne d'un vieux de la vieille comme Desberg au scénario mais concrètement, du début à la fin de cette BD j'ai tenté vainement de voir où il voulait en venir avec son intrigue et je l'ai refermée sans être aucunement convaincu. Je n'en retire que la découverte d'à quel point les relations entre la famille Wagner, le festival de Bayreuth et les nazis étaient troubles, même des années après la fin de la guerre, mais hormis cela cet album ne m'a pas parlé du tout.
Génération mal-logée !
J’ai lu la série dans l’intégrale. Cela se lit assez vite. Mais, alors que le sujet du mal-logement est intéressant et toujours plus d’actualité hélas, je suis resté ici sur ma faim. D’abord, si Yatuu donne du rythme à son récit, je n’ai pas accroché au dessin, vraiment pas mon truc. C’est une sorte de mixe entre du style manga et un style girly, deux esthétiques que je ne goûte pas trop. La propension de ses personnages à hurler, à être surexcités, la bouche grande ouverte est assez horripilante. La première partie tourne autour de la difficulté de l’héroïne, admise dans une grande université/école parisienne, à trouver un logement. La longue liste des abus, arnaques et autres déconvenues est édifiante, énoncée sur un ton mi humoristique mi revendicatif. La deuxième partie développe un peu la thématique de la fille de classes moyennes entrant dans une « école de riches », mais les personnages sont trop caricaturaux pour que la critique porte. La partie la plus intéressante (qui pourrait être proche des idées et actions de l’association DAL), tourne autour d’un squat. Mais là aussi un travers fait perdre de l’intérêt : on a l’impression que chaque habitant de ce squat représente une catégorie, l’autrice ayant voulu toutes les caser pour illustrer tous les cas de figure possibles. Les dénonciations autour du mal logement contenues dans cette série sont bien venues, mais la lecture ne m’a pas convaincu. Narration et dessin ne sont pas à mon goût, c’est dommage. Note réelle 2,5/5.
Une Balle dans la tête
Même si le conflit irlandais a déjà fait couler beaucoup d’encre, le sujet est intéressant, et le début de ce diptyque est plutôt bien fichu. Mais plusieurs choses m’ont empêché de pleinement apprécier cette lecture. D’abord le dessin. Pas mauvais, mais le trait un peu trop gras, la colorisation très sombre rendent certaines cases difficiles à déchiffrer. D’autant plus que la police de caractère est trop petite. Une lecture plus laborieuse qu’espéré donc. Même si j’ai trouvé que ça s’était amélioré dans le second tome concernant ces deux points. Ensuite, je n’ai pas été intéressé et convaincu par les passages ésotériques. Je les croyais anecdotiques au départ, mais cela prend une tournure à laquelle je n’accroche pas vers la fin du premier album. Enfin, certains passages sont un peu longs (par exemple ceux durant lesquels le héros, Angus, flic infiltré dans une cellule de l’IRA, raconte sa vie et les moyens utilisés pour son infiltration). Pour le reste, ça se laisse lire, mais j’ai trouvé l’ensemble décevant, manquant de consistance. Note réelle 2,5/5.
A Short Story
Purée que dire ?! si ce n’est que malheureusement cet album m’est passé bien au dessus, alors qu’en principe il a tout pour me plaire. Un label et 2 auteurs que j’apprécie énormément et ignorant beaucoup du dahlia noir, j’étais ravi de découvrir cette affaire par le biais de cette bd. Pfff la douche froide, en fait le sujet ne m’enthousiasme absolument pas, je n’ai aucune fascination sur les enquêtes non résolues et encore moins les victimes, c’est ce qui a pêché durant ma lecture. Du coup, je n’ai pas adhéré au parti pris des auteurs de retranscrire les derniers mois de notre victime le plus fidèlement possible. Ils ont effectué un boulot monstrueux de recherches et d’enquêtes mais pour un résultat tellement vain à mes yeux. Ce qui m’a intéressé un chouïa, c’est le dossier en fin d’album avec les quelques hypothèses avancées sur ce dossier, certaines étant bien farfelues. Cependant je n’ai pas trouvé de corrélation évidente avec les derniers jours de notre victime, un sentiment de tout ça pour ça. Ajoutons que pour une fois, le dessin de Florent Madoux ne m’a pas spécialement emballé, il est bon mais je le préfère largement dans d’autres registres. Sans doute, une des œuvres les plus poussées et documentées sur le dahlia noir, on sent les auteurs investis et passionnés par le sujet. Pas mon cas mais à lire si vous vous intéressez à l’affaire.
Le Cycle des deux horizons
Une œuvre qui a méchamment vieilli à mes yeux. Quand je l’ai découverte, le mystère ambiant m’avait bien accroché … la récente relecture a été une véritable douche froide sur ce point. J’ai trouvé l’histoire lourde, maladroite et finalement d’un chiant absolu. Je n’accroche pas à cette vision fantastique ésotérique de Makyo, et que dire de la fin ?! Jodo s’en tire mieux dans le genre. Ce qui m’a sauvé de l’ennui véritable, c’est la partition de Rossi, les couleurs accusent un peu le coup mais le trait est déjà bon et agréable. Les couvertures et personnages féminins sont réussis, moins notre héros (quelle tête à claques !!). J’ai l’impression que Makyo n’avait pas fermé la porte à d’autres cycles, c’est pas moi qui trépigne pour la suite. Franchement bof.
Sam Bracken
Je me retrouve entièrement dans l’avis de Mac Arthur, en particulier dans sa critique de la multitude de hasards heureux, de facilités scénaristiques et de capacités improbables du héros qui permettent à un avocat brillant de se sortir de situations scabreuses. Il n’a en effet presque qu’à claquer des doigts pour avoir à disposition les sommes d’argent nécessaires, les amis doués en tout (fabriquer des explosifs en quelques heures, hacker les grandes banques et les réseaux mafieux, être des champions de kendo, capables de manier les armes à feu et éliminer des meutes de tueurs, etc.). Le pompon est sans doute la jeune avocate, collègue de Bracken qui, sous prétexte que son père a il y a longtemps géré une petite compagnie aérienne, arrive à piloter un hydravion, à lui faire faire du rase-motte sur le toit d’une voiture… Tout ça dans les deux premiers tomes. Mais ces « circonstances heureuses » continuent ensuite dans le troisième tome (l’infirmier d’un cargo ayant fait ses classes durant la guerre du Vietnam extrait au débotté miraculeusement une balle dans la tête d’une femme, le simple comptable faisant la nique à trois tueurs et courant plus vite qu’eux avec une femme sur son dos…). Il faut dire que Bracken a franchement tous les talents : avocat brillant, il sait se servir de toutes les armes, n’a pas froid aux yeux, est un expert en cuisine, beau gosse (gros succès auprès des femmes bien sûr). Il ne manifeste par contre pas trop d’empathie lorsqu’il apprend la mort de plusieurs proches dans le troisième tome. Pour apprécier ce genre de série, il faut donc être prêt à avaler pas mal de couleuvres. Mais les amateurs de Largo Winch ou de Wayne Shelton (deux séries assez proches sur bien des points de « Sam Bracken ») y trouveront sans doute leur compte. Car le point fort de ces albums, c’est qu’on a là de la BD popcorn, hyper rythmé (un chouia moins dans le troisième tome), on ne s’ennuie pas. L’action prime totalement. Aux dépens de pas mal de crédibilité donc. Mais aussi de la psychologie des personnages. Bracken lui-même, indépendamment de la crédibilité de son personnage et de ses actions, est assez terne. On ne s’attache pas à lui, qui semble monolithique, sûr de lui, sans le second degré ou l’humour qui font souvent avaler de grosses pilules dans les James Bond avec Sean Connery par exemple. Les deux premiers tomes forment un cycle qui peut tout à fait se suffire à lui-même. La suite est dispensable. Bracken se débrouille un peu plus seul, dans une quête qui ressemble à certains aspects de XIII. Surtout que le deuxième cycle est inachevé avec ce seul album paru, la série ayant été semble-t-il abandonnée. Bref, à réserver aux amateurs des séries citées en début d’avis (qui y trouveront sans doute davantage leur compte), pour une lecture sans prise de tête ni trop de réflexion. C’est relativement bien fait dans le genre (le dessin réaliste convient très bien, sans être original). C’est juste que ce genre n’est pas forcément ma tasse de thé. Note réelle 2,5/5.
Monkey and the Living Dead
J'ai lu les planches de cet album via l'intégrale Maxiplotte et même si j'avais depuis longtemps vu des extraits des oeuvres de Julie Doucet, c'était ma première découverte de cette autrice québécoise. Monkey y est une femme-chat, sorte d'avatar de l'auteur pour des récits fantasques, entre fantasmes, onirisme et réalité crue. Contrairement à ses autres BD où elle se met elle-même en scène sous sa forme humaine, le personnage de Monkey est plus libéré, plus moteur et un peu plus agressif aussi. C'est la chatte qui est en Julie Doucet qui s'exprime, dirait-on, féline légèrement ingénue, parfois en chaleur, parfois prête à mordre et à griffer. Il s'agit de petites histoires fictionnelles, dans des domaines assez divers, avec souvent une part de sexe ou de trash, comme une transposition en aventures de fiction de l'esprit des BD plus intimistes de l'autrice. Une autre manière pour elle d'exprimer sa psychologie, ses idées et envies visiblement. Graphiquement, on y retrouve toujours cette similarité avec les comics underground de Crumb et autres Rand Holmes, avec un encore plus sombre, davantage de traits pour un rendu un peu plus brouillon. Même si je reconnais une personnalité à ce graphisme, je n'aime pas l'aspect bordélique de ces cases. Et de manière générale, je n'aime pas l'ambiance de ces récits un peu trash et dont ni l'humour ni l'aspect psychanalytique n'ont su me toucher. Je me suis ennuyé à la lecture de ces planches.
Ciboire de criss !
J'ai lu les planches de cet album via l'intégrale Maxiplotte et même si j'avais depuis longtemps vu des extraits des oeuvres de Julie Doucet, c'était ma première découverte de cette autrice québécoise. Ciboire de criss est un recueil de BD issues de son fanzine Dirty Plotte où Julie se met en scène soit dans des versions un peu fantasques de sa vie intime soit dans des représentations de ses propres rêves. Le graphisme est de forte inspiration underground comics, tels que Crumb évidemment ou encore Rand Holmes, pour l'aspect foutraque et le ton volontiers trash. Quant au contenu, il est très intime, comme une psychanalyse ou un rendu sans tabou de ses idées, ressentis et fantasmes. Dans ce domaine, cela s'approche beaucoup des oeuvres de Chester Brown, Harvey Pekar mais aussi à nouveau de Crumb lui-même. Bref, une impression de déjà vu pour qui a lu pas mal de comics et BD un peu underground. La principale particularité, c'est que Julie Doucet est une femme et qu'à l'époque de ses créations, elle était non seulement une des rares femmes autrices de BD mais presque la première à se dévoiler autant et aussi librement que le faisaient les auteurs mâles de l'époque. Et là où j'avais une impression de déjà vu, c'est précisément parce que j'avais lu les oeuvres d'autrices elles-mêmes inspirées par Julie Doucet (je pense là notamment à Tanxxx et Cha dont je lisais les BD-blogs au début des années 2000) avant de découvrir son oeuvre à elle. J'admets donc l'aspect novateur et la sincérité de l'oeuvre de Julie Doucet. Pour autant, ça ne me parle pas. Je n'ai jamais été adepte d'underground comics et aucun des auteurs américains que j'ai cités plus haut n'a su me convaincre non plus. Même si je reconnais une personnalité à son graphisme, je n'aime pas l'aspect bordélique de ses cases et de sa mise en scène, je n'aime pas cette ambiance d'artiste punk et déglingos, je n'accroche pas à ses retranscriptions en image de rêves plus psychanalytiques qu'intéressants, et j'ai littéralement eu beaucoup de mal à lire ces planches qui m'ont trop vite ennuyé et pas touché du tout.
Maxiplotte
Même si j'avais depuis longtemps vu des extraits des oeuvres de Julie Doucet, je ne l'ai découverte pour de bon qu'avec cette intégrale "maxiplotte". Il s'agit d'un recueil de l'intégralité ou presque des BD issues de son fanzine Dirty Plotte où Julie se met en scène soit dans des versions un peu fantasques de sa vie intime soit dans des représentations de ses propres rêves. Le graphisme est de forte inspiration underground comics, tels que Crumb évidemment ou encore Rand Holmes, pour l'aspect foutraque et le ton volontiers trash. Quant au contenu, il est très intime, comme une psychanalyse ou un rendu sans tabou de ses idées, ressentis et fantasmes. Dans ce domaine, cela s'approche beaucoup des oeuvres de Chester Brown, Harvey Pekar mais aussi à nouveau de Crumb lui-même. Bref, une impression de déjà vu pour qui a lu pas mal de comics et BD un peu underground. On y trouve aussi ça et là quelques aventures de Monkey, une femme-chat, sorte d'avatar de l'auteur pour des récits fantasques, entre fantasmes, onirisme et réalité crue. Contrairement aux autres planches où elle se met elle-même en scène sous sa forme humaine, le personnage de Monkey est plus libéré, plus moteur et un peu plus agressif aussi. C'est la chatte qui est en Julie Doucet qui s'exprime, dirait-on, féline légèrement ingénue, parfois en chaleur, parfois prête à mordre et à griffer. Il s'agit de petites histoires fictionnelles, dans des domaines assez divers, avec souvent une part de sexe ou de trash, comme une transposition en aventures de fiction de l'esprit des BD plus intimistes de l'autrice. Une autre manière pour elle d'exprimer sa psychologie, ses idées et envies visiblement. La principale particularité de toutes ces planches, c'est que Julie Doucet est une femme et qu'à l'époque de ses créations, elle était non seulement une des rares femmes autrices de BD mais presque la première à se dévoiler autant et aussi librement que le faisaient les auteurs mâles de l'époque. Et là où j'avais une impression de déjà vu, c'est précisément parce que j'avais lu les oeuvres d'autrices elles-mêmes inspirées par Julie Doucet (je pense là notamment à Tanxxx et Cha dont je lisais les BD-blogs au début des années 2000) avant de découvrir son oeuvre à elle. J'admets donc l'aspect novateur et la sincérité de l'oeuvre de Julie Doucet. Pour autant, ça ne me parle pas. Je n'ai jamais été adepte d'underground comics et aucun des auteurs américains que j'ai cités plus haut n'a su me convaincre non plus. Même si je reconnais une personnalité à son graphisme, je n'aime pas l'aspect bordélique de ses cases et de sa mise en scène, je n'aime pas cette ambiance d'artiste punk et déglingos, je n'accroche pas à ses retranscriptions en image de rêves plus psychanalytiques qu'intéressants, et j'ai littéralement eu beaucoup de mal à lire ces planches qui m'ont trop vite ennuyé et pas touché du tout.
Filles de nuit
Jean Teulé semble rendre ici hommage, si ce n’est à la femme, du moins à un certain nombre d’entre elles, qu’il les ait croisées ou non. L’album est des plus foutraques, très décousu dans sa forme, on passe du coq à l’âne, d’une femme à l’autre, au gré de pérégrinations nocturnes, de rencontres plus ou moins réelles. Tout ceci est accentué par le côté graphique, lui aussi très éclectique : de la photo retravaillée au dessin classique, en passant par des sortes d’aquarelles virant parfois à l’abstrait, Teulé semble avoir laissé une certaine improvisation le guider. La narration est elle aussi étrange, déroutante, très perturbante pour qui ne jure que par franco-belge classique, à la sauce Marcinelle. C’est même franchement obscur parfois et donne souvent l’impression d’avoir été construit au fil de l’eau, en improvisant, après une virée nocturne. Témoignage d’une époque, d’un moment de la vie de Teulé, cet album un peu fourre-tout est intriguant, rempli d’une certaine poésie plus ou moins nauséeuse. Mais il est aussi daté et rebutera sans doute certains lecteurs. Une curiosité à découvrir à l’occasion. Note réelle 2,5/5.