Génération mal-logée !

Note: 2.71/5
(2.71/5 pour 7 avis)

La galère d'une étudiante pour se loger...


BD en réalité augmentée La BD au féminin

"Jeune fille sérieuse cherche appartement à louer. Propre, indépendante, en "bon état", je n'exige aucune garantie ! Sauf une ou deux choses : un studio, si possible sans cafards, sans champignons, avec des carreaux aux vitres, sans fuites d'eau, pouvoir étendre les bras sans toucher les quatre murs (solides et sans trous, au passage)… Je suis disponible de suite !" Voici l'annonce que notre héroïne, qui vient d'être admise à la prestigieuse université de la Borbonne, voudrait envoyer sur les forums de logement, en désespoir de cause… Vous qui avez votre avenir en face de vous, laissez donc tout espoir aux portes de chez vos parents ! Oubliez les logements étudiants (vous ne serez JAMAIS prioritaires au CROUS !), les studios pas chers (à moins que cela ne soit un cagibi !) et les insouciantes années étudiantes, vous appartenez à la génération mal-logée !

Scénario
Dessin
Couleurs
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 16 Mai 2012
Statut histoire Série terminée 2 tomes parus

Couverture de la série Génération mal-logée ! © 12Bis/Vents d'Ouest 2012
Les notes
Note: 2.71/5
(2.71/5 pour 7 avis)
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14/05/2012 | Spooky
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L'avatar du posteur Noirdésir

J’ai lu la série dans l’intégrale. Cela se lit assez vite. Mais, alors que le sujet du mal-logement est intéressant et toujours plus d’actualité hélas, je suis resté ici sur ma faim. D’abord, si Yatuu donne du rythme à son récit, je n’ai pas accroché au dessin, vraiment pas mon truc. C’est une sorte de mixe entre du style manga et un style girly, deux esthétiques que je ne goûte pas trop. La propension de ses personnages à hurler, à être surexcités, la bouche grande ouverte est assez horripilante. La première partie tourne autour de la difficulté de l’héroïne, admise dans une grande université/école parisienne, à trouver un logement. La longue liste des abus, arnaques et autres déconvenues est édifiante, énoncée sur un ton mi humoristique mi revendicatif. La deuxième partie développe un peu la thématique de la fille de classes moyennes entrant dans une « école de riches », mais les personnages sont trop caricaturaux pour que la critique porte. La partie la plus intéressante (qui pourrait être proche des idées et actions de l’association DAL), tourne autour d’un squat. Mais là aussi un travers fait perdre de l’intérêt : on a l’impression que chaque habitant de ce squat représente une catégorie, l’autrice ayant voulu toutes les caser pour illustrer tous les cas de figure possibles. Les dénonciations autour du mal logement contenues dans cette série sont bien venues, mais la lecture ne m’a pas convaincu. Narration et dessin ne sont pas à mon goût, c’est dommage. Note réelle 2,5/5.

30/05/2023 (modifier)
Par Erik
Note: 4/5
L'avatar du posteur Erik

Du même auteur que Moi, 20 ans, diplômée, motivée... Exploitée ! que j'avais déjà bien aimé. On reste dans la même veine avec génération mal logée. Il est vrai que le problème du logement est devenu au fil des années de plus en plus insoluble. Les loyers notamment dans les grandes villes ont beaucoup augmenté sans suivre la courbe de l'inflation. Lorsqu'il s'agit d'étudiant sans un sou, c'est plus que délicat. Et pourtant, il faut bien faire des études afin de décrocher un emploi. On se rend compte que le logement constitue un frein bien réel. On apprendra que seulement un étudiant sur 15 décroche son logement via le CROUS sans compter leur politique d'octroie assez aberrante. Pour les autres, c'est la galère qui commence à moins d'être un fils à bobo. L'auteur a le mérite de poser le problème et de montrer par différents aspects la dure réalité à savoir un monde sans pitié pour les jeunes. De la chambre de 6 mètres carrés (bien agencé!) à 520€ par mois à la proposition totalement indécente, il y a la colocation avec ses avantages et des inconvénients. Les agences en prennent également pour leur grade et à juste titre. Cependant, j'ai beaucoup aimé l'humour par lequel cette oeuvre est traitée par le biais d'une héroïne bien marrante. Le dessin est dynamique et les personnages sont expressifs. On ne s'ennuie pas une seconde. En conclusion, une bd moderne qui parle d'un vrai problème de société qu'il faudrait résoudre prioritairement.

05/10/2014 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
L'avatar du posteur Gaston

Le premier tome commence de manière excellente. Les passages où l'étudiante essaie de trouver un appartement sont très drôles et j'ai ri à plusieurs reprises. Ensuite, lorsqu'elle fait la connaissance de ses colocs et qu’elle vit avec eux, je trouve que c'est moins drôle quoique cela reste au niveau sympathique, mais sans plus. Quant au dessin, je le trouve très dynamique, et les différents visages drôles que fait l'étudiante sont très réussis. Il manque juste peut-être un peu de décors parfois, mais ce n'est pas trop grave.

13/05/2013 (modifier)
L'avatar du posteur Mac Arthur

J’ai trouvé le premier tome plutôt intéressant dans la problématique soulevée et plaisant grâce au ton employé. Je savais que les loyers étaient très élevés à Paris, je n’imaginais pas que c’était à ce point. L’apprendre et mieux prendre conscience de l’ampleur du phénomène grâce à une bande dessinée au ton humoristique et au look de blog sur papier n’était pas pour me déplaire. Malheureusement, dès le début, quelques détails m’ont déplu. Le premier est l’emploi de faux noms tellement proches des vrais que je me demande à quoi ça sert ? La Sorbonne devient Borbonne… pourquoi ? De peur qu’on la reconnaisse ? Parce que ce qui est dit dans ces albums n’est pas la vérité quant à cet établissement ? Le nom d’organismes est lui aussi changé, tout comme celui de marques connues… mais toujours de sorte qu’on puisse les reconnaître. Tout cela me donne le sentiment que l’auteure n’assume pas ses propos et se prépare une porte de sortie au cas où un des établissements ou une des marques cités l’attaquerait pour diffamation ou que sais-je… Cela fait amateur et couillon et si ces livres ont pour objectif de dénoncer une vérité, et bien autant dire la vérité et commençant par les noms évoqués. Le deuxième est un style de dessin dont je ne suis pas grand fan. L’auteure use et abuse de personnages surexcités dont les réactions sont parfois tellement exagérées que c’en devient gonflant. C’est d’autant plus regrettable qu’à côté de ça, elle a un style girly pas désagréable à regarder, simple mais rond et sympathique. Enfin, il y a une petite intrigue avec opposition entre élèves riches et élèves pauvres tellement débile que je la croirais sortie du pire des shojo (« Oulala, il est beau mais riche et prétentieux, je ne peux pas le sentir ! Quoi, c’est lui qui a payé mes frais de scolarité ? Non, ce n’est pas possible !!! », vous voyez le genre…) Dans le deuxième tome, le côté instructif du récit s’efface au profit… des défauts évoqués. Franchement, cela devient pénible à lire (hormis un passage central consacré à un squat) mais heureusement cela se lit toujours aussi vite ! Bon, j’arrête là l’aventure. L’auteure allonge inutilement la sauce alors qu’un seul tome bien structuré et plus axé sur la dénonciation du problème évoqué aurait pu donner un tout bon album.

12/11/2012 (modifier)
L'avatar du posteur Little Miss Giggles

J'ai acheté les deux volumes sans connaître, lors d'un salon pour les faire dédicacer par l'auteure. Et j'avoue que si ils n'étaient pas dédicacés, je les revendrais sans attendre. Si je m'étais arrêtée à la lecture du premier volume, j'aurais pu mettre un 3/5. C'était pas mal, ça m'a parfois fait sourire, la lecture était agréable et le sujet bien présenté. L'auteure fait passer avec humour certaines situations pas drôles du tout. Le dessin était sympathique, avec un peu trop d'exagérations façon manga à mon goût dans certaines cases, mais ça passait encore. Par contre je n'ai pas du tout apprécié le deuxième volume. Ce dessin typé manga avec les expressions des personnages poussées à l'extrême, les yeux disproportionnés, cette sorte de surexcitation, chez moi ça ne passe pas du tout. Même si certains passages étaient encore intéressants (comme celui dans le squat), ça ne suffit pas pour que je mette un "pas mal". Pour moi c'est sûr, la série s'arrêtera là...

12/11/2012 (modifier)
Par gruizzli
Note: 3/5 Coups de coeur expiré
L'avatar du posteur gruizzli

Une BD pour laquelle j'ai légèrement hésité entre le 4 et le 3. Mais j'avoue que le coup de cœur du moment m'a décidé à la hausse. Tout d'abord j'ai beaucoup aimé le dessin, qui est très sympathique et très frais, mais je regrette juste une utilisation un peu abusive des têtes SD et d'expressions extrêmes qui sont parfois un peu "mal-t-à-propos". C'est un peu dommage car sinon j'aime vraiment bien les dessins et la colorisation ! Mais il faut avouer que le thème est très très bien abordé : les appartements sur Paris et les soucis pour se loger quand on est étudiant sans trop de sous. Le propos est bien traité à mon sens puisqu'on va assister à l'intégralité de ce qui peut se passer (ou presque) et que l'auteur ajoute des précisions parfois qui sont très intéressantes. Le propos est très sérieux dans le fond. D'ailleurs on peut noter l'utilisation très bien faite de la légèreté pour contraster avec la situation qui semble parfois dramatique. Notamment lorsqu'on voit les disparités ou simplement les coups de malchances de certaines personnes. Ce que j'ai bien aimé aussi au-delà de ce sujet grave, c'est la légèreté et la fraicheur du ton sur la vie étudiante, sur les colocs, les cours etc... qui n'est pas le propos mais qui apporte une bonne note de fraicheur. Dans l'ensemble, un sentiment très positif, malgré quelques petits "défauts" à mes yeux; un dessin que j'ai beaucoup aimé, et une auteure que je vais suivre de ce pas. 3.5/5 arrondi à 4 quand même, parce que j'ai bien aimé. Mon petit coup de cœur du moment Mise à jour après la lecture du tome 2 : Très intéressant ce deuxième opus, qui permet à l'auteure de se renouveler sans lasser. En effet, après la recherche de logements et les arnaques, nous suivons dans ce tome les différents moyens pour s'en sortir. Et il y en a ! J'ai aussi particulièrement adoré les différentes histoires des personnes se retrouvant dans le squat. Certaines sont assez incroyables mais que trop vraies malheureusement. Dommage cependant que l'auteure continue d'utiliser à outrance les têtes en SD et qu'un humour un peu trop potache ralentit le sujet qui est plutôt sérieux. J'ai également regretté un peu la fin du diptyque, et j'ai trouvé que certaines ficelles faisaient plus grosses dans ce deuxième opus. C'est franchement dommage, car dans l'ensemble il se dégage encore une fraicheur certaine. Cela reste un très bon opus que j'ai pris grand plaisir à lire même si je trouve dommage qu'il n'y ai pas de troisième tome pour conclure la série, mais l'auteure semble avoir fait le tour du propos. Du coup ma note est plutôt arrondie à 3/5 mais je pense que cette série est tout de même très sympathique à lire pour avoir une idée de ce que peut être la pénibilité pour avoir un logement à Paris. 3/5 au final et un conseil d'achat gardé pour ma part.

14/09/2012 (MAJ le 26/10/2012) (modifier)
Par Spooky
Note: 3/5 Coups de coeur expiré
L'avatar du posteur Spooky

Yatuu, après s'être fait le porte-drapeau des jeunes diplômés qui sont surexploités dans leurs premiers jobs, se fait ici la représentante des étudiants qui galèrent à fond pour se loger quand c'est loin de chez eux... Elle utilise le même humour, entre réalisme (ah, les logements gratuits contre des câlins, les garants qui doivent gagner chaque mois 5 fois le montant du loyer...) et humour (parfois c'est un peu du grand-guignol), et je dois dire que ça marche plutôt pas mal. Il n'est pas utile de décrire toutes les situations, Yatuu le fait très bien. Son second tome amène Videl dans des situations un peu étranges, mais qui lui permettent de découvrir la réalité d'autres possibilités de logement, tels que le squat. De plus, son trait à la sauce manga, très expressif et dynamique permet de passer un agréable moment, qui en rappellera d'autres, peut-être moins agréables, à nombre d'entre nous. Attention toutefois à ne pas verser dans les gros yeux à outrance, au risque de faire passer, voire de faire oublier, les vraies questions sous-jacentes au récit. Très sympa, et qui a le mérite de parler d'un vrai problème sociétal.

14/05/2012 (MAJ le 08/09/2012) (modifier)