"The Long Tomorrow" présente un scénario ambitieux, situé dans un futur dystopique où la surpopulation et la domination de la technologie sont monnaie courante. L'intrigue tourne autour d'un détective nommé Pete Club qui se trouve entraîné dans une enquête complexe. Cependant, malgré le potentiel offert par cette prémisse, l'histoire manque de profondeur et de développement.
L'un des problèmes majeurs de cette bande dessinée réside dans sa narration. Le scénario de Dan O'Bannon manque de clarté et de cohérence, ce qui rend difficile la compréhension de l'intrigue. Les transitions entre les différentes scènes sont abruptes et maladroites, ce qui nuit à la fluidité de la lecture. J'ai souvent eu du mal à suivre le fil de l'histoire, ce qui a compromis mon immersion dans l'univers proposé.
En ce qui concerne les dessins de Moebius, ils sont généralement salués pour leur style distinctif et innovant. Cependant, dans "The Long Tomorrow", j'ai été déçu par l'utilisation d'une palette de couleurs limitée et des tons sombres omniprésents. Cette esthétique monotone a fini par rendre les planches visuellement monotones et peu attrayantes. J'aurais apprécié plus de variété et d'éclat dans les illustrations pour donner vie à l'univers futuriste.
Enfin, le développement des personnages est un autre aspect qui laisse à désirer. Pete Club, en tant que protagoniste, manque de profondeur et de motivation claire. Les autres personnages sont également sous-développés, ce qui les rend peu mémorables. Cette absence de caractérisation solide a rendu difficile pour moi de m'investir émotionnellement dans l'histoire.
Malgré ses faiblesses, "The Long Tomorrow" peut être considéré comme une oeuvre influente dans le genre de la bande dessinée de science-fiction. Son style visuel unique et son exploration des thèmes dystopiques ont inspiré de nombreux artistes et auteurs par la suite. Cependant, en tant que lecteur à la recherche d'une expérience cohérente et immersive, j'ai été déçu par cette bande dessinée.
Indéniablement, le point fort de "Arzak" réside dans le style visuel unique et avant-gardiste de Moebius. Les dessins sont d'une qualité exceptionnelle, avec une maîtrise impressionnante des détails et des paysages fantastiques. Les compositions sont souvent époustouflantes, nous entraînant dans des mondes post-apocalyptiques aussi déroutants que captivants. Chaque page est une véritable œuvre d'art, et pour cela, "Arzak" mérite des éloges.
Cependant, malgré cette esthétique visuelle impressionnante, "Arzak" souffre d'un manque de profondeur dans son récit. L'intrigue est fragmentée et laisse le lecteur avec un sentiment de confusion constante. Les personnages, y compris le protagoniste éponyme Arzak, manquent de développement et de motivation clairs, ce qui rend difficile de s'investir émotionnellement dans leur destinée. Les dialogues sont rares, ce qui contribue à un manque de connexion avec l'histoire.
En outre, le rythme de la narration est inégal. Certaines scènes s'étirent inutilement, tandis que d'autres événements clés sont survolés sans explication adéquate. Cela donne l'impression que l'histoire est en grande partie improvisée, sans réelle structure ou direction. On a l'impression de se trouver devant une série de vignettes visuellement époustouflantes, mais qui peinent à s'assembler pour former un tout cohérent.
Pour les amateurs de bande dessinée contemplative, qui apprécient les voyages visuels au détriment d'une narration solide, "Arzak" peut être une expérience intrigante. Mais pour ceux qui recherchent une histoire engageante, des personnages développés et une progression narrative claire, cette série peut s'avérer décevante.
Jusqu'à présent j'ai aimé ce que m'ont proposé les éditions des bulles dans l'océan. "Lune d'argent" ne fait pas partie de mes bonnes lectures.
Ce détournement fantastique et loufoque d'un récit de pirates menés par un ersatz d'Achab m a vite rebuté. L'utilisation à outrance d'un vocabulaire ordurier ne m'a pas convaincu sur l'intérêt de ma lecture.
Comme je n'apprécie pas trop ce graphisme que je trouve cassant et brutal j'ai passé mon tour assez vite.
Pas du tout mon truc.
J'ai été déçu par cette série proposée par Cyril Knittel. Je n'ai jamais pu me situer par rapport à la ligne du récit et dans quel esprit le lire.
Knittel fait souvent référence à des mythes ou des concepts qui ne sont pas si simples (finitude, origines premières, mythes bibliques) mais comme il les détourne d'une manière fantasy, j'avoue que j'ai souvent perdu le fil conducteur de son récit.
Impossible pour moi de dire à qui s'adresse l'auteur ni quel est le sens de son message sauf à faire du graphisme très coloré.
Or contrairement aux autres aviseurs je n'ai pas été séduit par le visuel de son ouvrage. Je n'ai pas trouvé ses associations (très numériques) de verts et de bleus très harmonieuses.
De plus le parti pris (quasi obligatoire) de dessiner les deux orphelins nus oblige à une gestuelle et des plans que je trouve pas toujours dans la logique du mouvement.
J'ai pensé que 96 pages pour cela c'était beaucoup trop long et je me suis ennuyé assez souvent.
13e adaptation des nouvelles de Liu Cixin. On retrouve des thématiques déjà vues dans les tomes précédents : le changement climatique et l'avenir pas très reluisant de la Terre. Le début est prometteur, mais une nouvelle fois le développement est décevant.
Dans le futur, suite à un flash au niveau du soleil, la Terre a connu une terrible catastrophe climatique et n'est plus habitable. Une dizaine de navettes sont envoyées dans l'espace en quête d'un nouvel astre pouvant permettre la survie de l'humanité. Pas forcément hyper original, mais en tout cas bien mis en situation. Le dernier membre d'équipage vivant discute avec l'IA à bord de la navette, ce procédé nous permet de comprendre les tenants et les aboutissants de la mission. Le retour sur Terre, bredouille, s'annonce peu joyeux d'autant que la planète semble en piteux état.
Le moins que l'on puisse dire c'est que ce qu'il va découvrir est inattendu et original... mais pas vraiment à mon goût. Il existe une population de survivants : des humains qui ont été réduits à la taille de poussières et qui habitent dans des bulles. Les 50 pages suivantes se résument en une discussion entre les deux parties pour expliquer comment ce peuple a été créé et quel est son mode de vie aujourd'hui. Scénaristiquement c'est déjà étrange et discutable d'avoir basé tout le développement du récit sur un dialogue entre notre astronaute et des "minipouss". Ils ne se racontent au final pas grand chose d'intéressant.
Mais en plus, quelle autre idée étrange d'en avoir fait une population enfantine qui chantent des contines à longueur de pages et qui s'extasient d'un rien ? Et surtout quel parti pris graphique risqué. Ces mini-humains évoluent dans un univers manga, rempli de fluo et de couleur flashy. Le mix avec le dessin réaliste qui gravite autour est très étrange, et ne parait pas hyper opportun.
Derrière tout ça, une nouvelle fois, il y a un message sur notre mode de vie, les préoccupations sur le devenir de notre planète, des dégâts liés aux changements de climat. Mais cela reste trop en toile de fond, ces messages sont abordés un peu superficiellement dans ce récit, et surtout les défauts décrits ci-dessus gâchent un peu tout ça.
Difficile de faire plus bourrin que ce diptyque. Les auteurs ne se prennent pas au sérieux et les scènes d’action s’enchainent avec comme seul objectif identifiable de faire tout péter et de charcuter à tire-larigot. Les intrigues sont tout sauf originales. Le premier volet se présente comme une énième resucée des chasses du Comte Zaroff tandis que le deuxième volet combine voyage dans le temps et invasion extraterrestre. Plus vide-cerveau que ça, c’est qu’on vous a trépané jusqu’aux testicules.
Bon, je ne vais pas pleurer : c’est ce à quoi je m’attendais. Et si l’aspect humoristique avait été un peu mieux réussi, je dirais même que cet album m’aurait donné satisfaction. Malheureusement, c’est vraiment là que le bât blesse à mes yeux. Que l’humour soit lourdingue, ok, mais là, c’est juste lourd et plat, vulgaire mais pas drôle.
Au niveau du dessin Linsner se fait clairement plaisir. Ses personnages féminins sont les stéréotypes sexy habituels (avec des seins qui ne cessent de vouloir s’échapper des combinaisons tout en se jouant des phénomènes de pesanteur). Les scènes d’action cherchent bien plus l’effet que la logique. Le rendu est outrageusement informatisé avec des couleurs lissées et brillantes. On est loin du petit travail artisanal mais bien devant un produit de grande distribution. Dans le genre, c’est bien fait… mais je trouve quand même ce style très impersonnel.
Donc voilà, c’est bourrin, avec un humour qui ne m’a pas convaincu, un scénario qui n’a rien d’original et mis en page dans un style très mainstream. En clair, pour moi, ça sort pas du lot.
Honnêtement, je ne vois pas trop l’intérêt de publier cet album en l’état. Il y avait pourtant de quoi faire quelque chose de bien plus consistant et réussi.
Le dessin de Sera, faussement maladroit parfois, est plutôt agréable, dynamique. Et la présence au scénario d’une policière garantissait une réserve quasi inépuisable de faits étayés, crédibles, pour nourrir une série fortement ancrée dans le réel – que ce soit un documentaire ou quelque chose de plus romancé.
Hélas, j’ai trouvé qu’il n’y avait ni l’un ni l’autre. On a juste une suite inégale d’anecdotes, qui s’empilent et ne font ni sens ni quelque chose de vraiment intéressant. Des réflexions éparses, quelques exemples de rencontres, d’interventions auxquelles Bénédicte Desforges a été confrontée, sans que rien ne soit réellement construit ou développé. Du coup la frustration prédomine. Et cela donne un ensemble hétéroclite, cacophonique.
J’ai traversé cette lecture sans jamais vraiment accrocher, c’est dommage.
Je n'ai pas accroché à ce récit intimiste de quatre jeunes adultes qui tournent en rond à la recherche de leur nombril au fond d'une bouteille.
Je ne suis pas vraiment d'accord avec ce titre un peu générique qui laisserait à penser que tous les adultes de cet âge partagent les mêmes préoccupations.
En effet j'ai deux enfants de cette génération qui sont aux antipodes du portrait décrit par Mauryn Parent. Je n'ai vu qu'ennui et fatuité dans les prises de positions de ces quatre pseudo adultes irresponsables.
La conclusion de l'auteure me semble être une mauvaise compréhension du carpe diem à laquelle elle se réfère (en tout cas une interprétation très minimaliste). Au lieu de nous infliger des éternels ados qui ont constamment soif, l'auteure aurait pu ajouter des jeunes qui ont faim.
Faim d'engagements, de soif de vivre, de découvertes ou de dépassement de soi, tout le contraire d'un scénario avec des dialogues aussi vides que la pensée exprimée.
Je ne suis pas fan de ce type de graphisme genre crayonné d'une bonne classe des Beaux Arts. Cela me paraît si scolaire que cela ne me fait pas vibrer.
Comme les personnages "désabusés" avant d'avoir rien entrepris ou "rêveurs" de canapés douillets m'ont particulièrement tapé sur les nerfs, j'ai refermé l'ouvrage avec soulagement.
Greg Rucka est un scénariste que je trouve moyen la plupart du temps et ce ne sont pas ces deux albums qui vont me faire changer d'avis.
Ce sont des numéros de la série Wolverine à une époque où cette série paraissait dans un label qui proposait des histoires plus adultes. Le premier album propose deux histoires de polar et cela semble être une bonne idée à la base vu que Rucka a montré qu'il pouvait faire du bon polar dans un univers de super-héros avec ''Gotham Central''.
Sauf que voilà cela marche bien dans l'univers de Batman vu qu'on met souvent des personnages de policiers en avant dans ces récits et la plupart des super-vilains n'ont pas de super-pouvoirs. Wolverine est tout de même un super-héros très puissant et en dehors d'une apparition de Diablo, il y a rien en dehors de Wolverine lui-même qui rappelle au lecteur que ça se passe dans l'univers Marvel. On dirait du polar lambda où on a foutu Wolverine comme personnage principal parce que ça vend plus qu'un personnage de détective quelconque. Le comics souffre aussi des tares de comics de super-héros censé être adulte. On parle de trucs graves (le trafic humain) de manière superficielle et ça se termine en baston avec Wolverine qui tabasse des méchants très méchants.
Le deuxième tome change de ton. On n'est plus dans du polar, mais plus dans un thriller avec le passé de Wolverine qui vient encore le hanter pour la 10000ème fois. On retrouve son ennemi juré Dents de Sabre et là ça sent vraiment une histoire de Wolverine sauf que ça ne veut pas dire que c'est nécessairement mieux. Le récit est cliché (surtout la fin) et sans grand intérêt sauf si on est un gros fan de Wolverine.
Quant au dessin, c'est le dessin typique des comics de super-héros modernes que je trouve froid et sans saveur.
Une version alternative de héros (et méchants) célèbres de l’univers DC, l’histoire se passant au jurassique nos super-héros se verront doter d’un physique de dinosaures pour protéger les premiers hommes.
Dis comme ça, le concept a de quoi intriguer, un scénario qui ne se prend pas vraiment au sérieux et paraît bien fun sur le papier. Malheureusement les apparences sont souvent trompeuses, j’ai trouvé ça bien plat.
Rien de nouveau sur l’histoire, les auteurs reprennent la même origine story. Supersaur vient d’une autre planète et a été élevé par des humains, Wonderdon quitte son île d’amazones, Batsaur aura droit à son flash-back du meurtre de ses parents etc … ce petit monde se réunira petit à petit pour mettre la pâté aux méchants. Voilà c’est tout, le seul petit intérêt que j’ai trouvé est le choix du type de dinosaures pour les traits de nos persos (vélociraptor, t-rex, tricératops …) sinon c’est pas très fin, ni drôle et très classique malgré l’originalité du cadre, en fait il n’y a que Batman qui s’en tire bien (mais bon les autres m’ont toujours paru palots à côté).
Mais le pire vient de la partie graphique, si les premiers chapitres passent bien, le passage de relais à Rafa Garres a été rédhibitoire, qu’est que c’est moche !! Ça m’a définitivement convaincu de la pauvreté du tome (et de la série si suite ?).
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The Long Tomorrow
"The Long Tomorrow" présente un scénario ambitieux, situé dans un futur dystopique où la surpopulation et la domination de la technologie sont monnaie courante. L'intrigue tourne autour d'un détective nommé Pete Club qui se trouve entraîné dans une enquête complexe. Cependant, malgré le potentiel offert par cette prémisse, l'histoire manque de profondeur et de développement. L'un des problèmes majeurs de cette bande dessinée réside dans sa narration. Le scénario de Dan O'Bannon manque de clarté et de cohérence, ce qui rend difficile la compréhension de l'intrigue. Les transitions entre les différentes scènes sont abruptes et maladroites, ce qui nuit à la fluidité de la lecture. J'ai souvent eu du mal à suivre le fil de l'histoire, ce qui a compromis mon immersion dans l'univers proposé. En ce qui concerne les dessins de Moebius, ils sont généralement salués pour leur style distinctif et innovant. Cependant, dans "The Long Tomorrow", j'ai été déçu par l'utilisation d'une palette de couleurs limitée et des tons sombres omniprésents. Cette esthétique monotone a fini par rendre les planches visuellement monotones et peu attrayantes. J'aurais apprécié plus de variété et d'éclat dans les illustrations pour donner vie à l'univers futuriste. Enfin, le développement des personnages est un autre aspect qui laisse à désirer. Pete Club, en tant que protagoniste, manque de profondeur et de motivation claire. Les autres personnages sont également sous-développés, ce qui les rend peu mémorables. Cette absence de caractérisation solide a rendu difficile pour moi de m'investir émotionnellement dans l'histoire. Malgré ses faiblesses, "The Long Tomorrow" peut être considéré comme une oeuvre influente dans le genre de la bande dessinée de science-fiction. Son style visuel unique et son exploration des thèmes dystopiques ont inspiré de nombreux artistes et auteurs par la suite. Cependant, en tant que lecteur à la recherche d'une expérience cohérente et immersive, j'ai été déçu par cette bande dessinée.
Arzak
Indéniablement, le point fort de "Arzak" réside dans le style visuel unique et avant-gardiste de Moebius. Les dessins sont d'une qualité exceptionnelle, avec une maîtrise impressionnante des détails et des paysages fantastiques. Les compositions sont souvent époustouflantes, nous entraînant dans des mondes post-apocalyptiques aussi déroutants que captivants. Chaque page est une véritable œuvre d'art, et pour cela, "Arzak" mérite des éloges. Cependant, malgré cette esthétique visuelle impressionnante, "Arzak" souffre d'un manque de profondeur dans son récit. L'intrigue est fragmentée et laisse le lecteur avec un sentiment de confusion constante. Les personnages, y compris le protagoniste éponyme Arzak, manquent de développement et de motivation clairs, ce qui rend difficile de s'investir émotionnellement dans leur destinée. Les dialogues sont rares, ce qui contribue à un manque de connexion avec l'histoire. En outre, le rythme de la narration est inégal. Certaines scènes s'étirent inutilement, tandis que d'autres événements clés sont survolés sans explication adéquate. Cela donne l'impression que l'histoire est en grande partie improvisée, sans réelle structure ou direction. On a l'impression de se trouver devant une série de vignettes visuellement époustouflantes, mais qui peinent à s'assembler pour former un tout cohérent. Pour les amateurs de bande dessinée contemplative, qui apprécient les voyages visuels au détriment d'une narration solide, "Arzak" peut être une expérience intrigante. Mais pour ceux qui recherchent une histoire engageante, des personnages développés et une progression narrative claire, cette série peut s'avérer décevante.
Lune d'Argent
Jusqu'à présent j'ai aimé ce que m'ont proposé les éditions des bulles dans l'océan. "Lune d'argent" ne fait pas partie de mes bonnes lectures. Ce détournement fantastique et loufoque d'un récit de pirates menés par un ersatz d'Achab m a vite rebuté. L'utilisation à outrance d'un vocabulaire ordurier ne m'a pas convaincu sur l'intérêt de ma lecture. Comme je n'apprécie pas trop ce graphisme que je trouve cassant et brutal j'ai passé mon tour assez vite. Pas du tout mon truc.
Les Orphelins
J'ai été déçu par cette série proposée par Cyril Knittel. Je n'ai jamais pu me situer par rapport à la ligne du récit et dans quel esprit le lire. Knittel fait souvent référence à des mythes ou des concepts qui ne sont pas si simples (finitude, origines premières, mythes bibliques) mais comme il les détourne d'une manière fantasy, j'avoue que j'ai souvent perdu le fil conducteur de son récit. Impossible pour moi de dire à qui s'adresse l'auteur ni quel est le sens de son message sauf à faire du graphisme très coloré. Or contrairement aux autres aviseurs je n'ai pas été séduit par le visuel de son ouvrage. Je n'ai pas trouvé ses associations (très numériques) de verts et de bleus très harmonieuses. De plus le parti pris (quasi obligatoire) de dessiner les deux orphelins nus oblige à une gestuelle et des plans que je trouve pas toujours dans la logique du mouvement. J'ai pensé que 96 pages pour cela c'était beaucoup trop long et je me suis ennuyé assez souvent.
L'Humanité invisible
13e adaptation des nouvelles de Liu Cixin. On retrouve des thématiques déjà vues dans les tomes précédents : le changement climatique et l'avenir pas très reluisant de la Terre. Le début est prometteur, mais une nouvelle fois le développement est décevant. Dans le futur, suite à un flash au niveau du soleil, la Terre a connu une terrible catastrophe climatique et n'est plus habitable. Une dizaine de navettes sont envoyées dans l'espace en quête d'un nouvel astre pouvant permettre la survie de l'humanité. Pas forcément hyper original, mais en tout cas bien mis en situation. Le dernier membre d'équipage vivant discute avec l'IA à bord de la navette, ce procédé nous permet de comprendre les tenants et les aboutissants de la mission. Le retour sur Terre, bredouille, s'annonce peu joyeux d'autant que la planète semble en piteux état. Le moins que l'on puisse dire c'est que ce qu'il va découvrir est inattendu et original... mais pas vraiment à mon goût. Il existe une population de survivants : des humains qui ont été réduits à la taille de poussières et qui habitent dans des bulles. Les 50 pages suivantes se résument en une discussion entre les deux parties pour expliquer comment ce peuple a été créé et quel est son mode de vie aujourd'hui. Scénaristiquement c'est déjà étrange et discutable d'avoir basé tout le développement du récit sur un dialogue entre notre astronaute et des "minipouss". Ils ne se racontent au final pas grand chose d'intéressant. Mais en plus, quelle autre idée étrange d'en avoir fait une population enfantine qui chantent des contines à longueur de pages et qui s'extasient d'un rien ? Et surtout quel parti pris graphique risqué. Ces mini-humains évoluent dans un univers manga, rempli de fluo et de couleur flashy. Le mix avec le dessin réaliste qui gravite autour est très étrange, et ne parait pas hyper opportun. Derrière tout ça, une nouvelle fois, il y a un message sur notre mode de vie, les préoccupations sur le devenir de notre planète, des dégâts liés aux changements de climat. Mais cela reste trop en toile de fond, ces messages sont abordés un peu superficiellement dans ce récit, et surtout les défauts décrits ci-dessus gâchent un peu tout ça.
Wolverine Black Cat - Coups de griffes
Difficile de faire plus bourrin que ce diptyque. Les auteurs ne se prennent pas au sérieux et les scènes d’action s’enchainent avec comme seul objectif identifiable de faire tout péter et de charcuter à tire-larigot. Les intrigues sont tout sauf originales. Le premier volet se présente comme une énième resucée des chasses du Comte Zaroff tandis que le deuxième volet combine voyage dans le temps et invasion extraterrestre. Plus vide-cerveau que ça, c’est qu’on vous a trépané jusqu’aux testicules. Bon, je ne vais pas pleurer : c’est ce à quoi je m’attendais. Et si l’aspect humoristique avait été un peu mieux réussi, je dirais même que cet album m’aurait donné satisfaction. Malheureusement, c’est vraiment là que le bât blesse à mes yeux. Que l’humour soit lourdingue, ok, mais là, c’est juste lourd et plat, vulgaire mais pas drôle. Au niveau du dessin Linsner se fait clairement plaisir. Ses personnages féminins sont les stéréotypes sexy habituels (avec des seins qui ne cessent de vouloir s’échapper des combinaisons tout en se jouant des phénomènes de pesanteur). Les scènes d’action cherchent bien plus l’effet que la logique. Le rendu est outrageusement informatisé avec des couleurs lissées et brillantes. On est loin du petit travail artisanal mais bien devant un produit de grande distribution. Dans le genre, c’est bien fait… mais je trouve quand même ce style très impersonnel. Donc voilà, c’est bourrin, avec un humour qui ne m’a pas convaincu, un scénario qui n’a rien d’original et mis en page dans un style très mainstream. En clair, pour moi, ça sort pas du lot.
Flic
Honnêtement, je ne vois pas trop l’intérêt de publier cet album en l’état. Il y avait pourtant de quoi faire quelque chose de bien plus consistant et réussi. Le dessin de Sera, faussement maladroit parfois, est plutôt agréable, dynamique. Et la présence au scénario d’une policière garantissait une réserve quasi inépuisable de faits étayés, crédibles, pour nourrir une série fortement ancrée dans le réel – que ce soit un documentaire ou quelque chose de plus romancé. Hélas, j’ai trouvé qu’il n’y avait ni l’un ni l’autre. On a juste une suite inégale d’anecdotes, qui s’empilent et ne font ni sens ni quelque chose de vraiment intéressant. Des réflexions éparses, quelques exemples de rencontres, d’interventions auxquelles Bénédicte Desforges a été confrontée, sans que rien ne soit réellement construit ou développé. Du coup la frustration prédomine. Et cela donne un ensemble hétéroclite, cacophonique. J’ai traversé cette lecture sans jamais vraiment accrocher, c’est dommage.
Génération Y
Je n'ai pas accroché à ce récit intimiste de quatre jeunes adultes qui tournent en rond à la recherche de leur nombril au fond d'une bouteille. Je ne suis pas vraiment d'accord avec ce titre un peu générique qui laisserait à penser que tous les adultes de cet âge partagent les mêmes préoccupations. En effet j'ai deux enfants de cette génération qui sont aux antipodes du portrait décrit par Mauryn Parent. Je n'ai vu qu'ennui et fatuité dans les prises de positions de ces quatre pseudo adultes irresponsables. La conclusion de l'auteure me semble être une mauvaise compréhension du carpe diem à laquelle elle se réfère (en tout cas une interprétation très minimaliste). Au lieu de nous infliger des éternels ados qui ont constamment soif, l'auteure aurait pu ajouter des jeunes qui ont faim. Faim d'engagements, de soif de vivre, de découvertes ou de dépassement de soi, tout le contraire d'un scénario avec des dialogues aussi vides que la pensée exprimée. Je ne suis pas fan de ce type de graphisme genre crayonné d'une bonne classe des Beaux Arts. Cela me paraît si scolaire que cela ne me fait pas vibrer. Comme les personnages "désabusés" avant d'avoir rien entrepris ou "rêveurs" de canapés douillets m'ont particulièrement tapé sur les nerfs, j'ai refermé l'ouvrage avec soulagement.
Wolverine (Rucka)
Greg Rucka est un scénariste que je trouve moyen la plupart du temps et ce ne sont pas ces deux albums qui vont me faire changer d'avis. Ce sont des numéros de la série Wolverine à une époque où cette série paraissait dans un label qui proposait des histoires plus adultes. Le premier album propose deux histoires de polar et cela semble être une bonne idée à la base vu que Rucka a montré qu'il pouvait faire du bon polar dans un univers de super-héros avec ''Gotham Central''. Sauf que voilà cela marche bien dans l'univers de Batman vu qu'on met souvent des personnages de policiers en avant dans ces récits et la plupart des super-vilains n'ont pas de super-pouvoirs. Wolverine est tout de même un super-héros très puissant et en dehors d'une apparition de Diablo, il y a rien en dehors de Wolverine lui-même qui rappelle au lecteur que ça se passe dans l'univers Marvel. On dirait du polar lambda où on a foutu Wolverine comme personnage principal parce que ça vend plus qu'un personnage de détective quelconque. Le comics souffre aussi des tares de comics de super-héros censé être adulte. On parle de trucs graves (le trafic humain) de manière superficielle et ça se termine en baston avec Wolverine qui tabasse des méchants très méchants. Le deuxième tome change de ton. On n'est plus dans du polar, mais plus dans un thriller avec le passé de Wolverine qui vient encore le hanter pour la 10000ème fois. On retrouve son ennemi juré Dents de Sabre et là ça sent vraiment une histoire de Wolverine sauf que ça ne veut pas dire que c'est nécessairement mieux. Le récit est cliché (surtout la fin) et sans grand intérêt sauf si on est un gros fan de Wolverine. Quant au dessin, c'est le dessin typique des comics de super-héros modernes que je trouve froid et sans saveur.
Jurassic league
Une version alternative de héros (et méchants) célèbres de l’univers DC, l’histoire se passant au jurassique nos super-héros se verront doter d’un physique de dinosaures pour protéger les premiers hommes. Dis comme ça, le concept a de quoi intriguer, un scénario qui ne se prend pas vraiment au sérieux et paraît bien fun sur le papier. Malheureusement les apparences sont souvent trompeuses, j’ai trouvé ça bien plat. Rien de nouveau sur l’histoire, les auteurs reprennent la même origine story. Supersaur vient d’une autre planète et a été élevé par des humains, Wonderdon quitte son île d’amazones, Batsaur aura droit à son flash-back du meurtre de ses parents etc … ce petit monde se réunira petit à petit pour mettre la pâté aux méchants. Voilà c’est tout, le seul petit intérêt que j’ai trouvé est le choix du type de dinosaures pour les traits de nos persos (vélociraptor, t-rex, tricératops …) sinon c’est pas très fin, ni drôle et très classique malgré l’originalité du cadre, en fait il n’y a que Batman qui s’en tire bien (mais bon les autres m’ont toujours paru palots à côté). Mais le pire vient de la partie graphique, si les premiers chapitres passent bien, le passage de relais à Rafa Garres a été rédhibitoire, qu’est que c’est moche !! Ça m’a définitivement convaincu de la pauvreté du tome (et de la série si suite ?).