Les derniers avis (20734 avis)

Par gruizzli
Note: 2/5
Couverture de la série Les Melons de la colère
Les Melons de la colère

Ca fait quelques années que j'ai lu cette BD, et je pense que je l'aurais probablement notée différemment après ma première lecture, dont j'ai surtout retenu les blagues qui m'ont fait rire. Maintenant, le temps à passé, j'ai lu beaucoup d'autres BD et des polémiques sont passées par là. Et je dois dire qu'il est difficile de se les enlever de la tête lorsqu'on lit la BD. Oui, la BD présente un viol collectif mais ne l'embellit pas et ne présente pas ça comme excitant. C'est un artifice de narration et l'ensemble présente ces hommes comme des pervers dégueulasses. Oui, on voit une scène avec un enfant, mais qui sonne plus comme un éveil de la sexualité de deux jeunes enfants. Il est clair dans l'intention que ce n'est pas destiné à exciter le chaland. C'est une BD humoristique avant tout, jouant sur des gags autour du sexe, sans intention manifeste de faire dans le fantasme. Maintenant je ne préjuge pas des idées de l'auteur, que je ne connais pas. Donc voila, je suis partagé : c'est certes une BD qui se présente comme humoristique et ne prétend pas aller plus loin. Très bien. Maintenant il faut débattre (et je pense sincèrement qu'il le FAUT) de la question de la sexualité consentante, ou de la pédophilie dans les BD érotiques. C'est un véritable débat de société qui est devenu nécessaire, puisque inévitable. Et dans ce cadre là, cette BD est effectivement problématique, révélatrice d'une forme de banalisation de pratiques sexuelles non légales. La BD ne l'incite pas, selon moi, mais puise dans un imaginaire qui est lui révélateur d'un problème plus vaste. Que penser de cette BD ? Qu'elle n'a pas fini de faire débat.

02/11/2023 (modifier)
Couverture de la série Tous nos étés (La Maison de la plage)
Tous nos étés (La Maison de la plage)

Je n'ai pas été séduit par ce roman intimiste. J'ai trouvé l'histoire assez longue et ennuyeuse. Séverine Vidal a beau introduire une triple tension dramatique dans son récit je n'ai accroché à aucune. Tout d'abord je ne me suis pas retrouvé dans cette ambiance de maison familiale de vacances. Ce n'est pas du tout mon truc de routard. La construction antichronologique est bien menée et la narration assez fluide mais j'ai eu du mal avec la construction psychologique des personnages. La première partie autour du problème de succession m'a ennuyée. Ensuite je n'ai pas adhéré aux profils que propose la seconde partie. Faire mai 68 et passer ses vacances chez papa-maman en Loire-Atlantique avec sa fiancée me semble incongru et pas du tout dans l'esprit de l'époque beaucoup moins Tanguy qu'aujourd'hui. Pour finir la troisième partie construite autour d'un coup de foudre d'une enfant de huit ans n'arrive pas à m'émouvoir tellement je ne trouve pas cette situation crédible. Le graphisme semi réaliste de type animation propose un visuel très classique et sans grand caractère. Les postures sont très convenues et assez figées. Une lecture moyenne qui ne m'a pas fait vibrer tellement les ambiances décrites me sont étrangères.

02/11/2023 (modifier)
Par gruizzli
Note: 2/5
Couverture de la série Journal Intime
Journal Intime

Du Manara mineur, c'est le moins qu'on puisse dire. Il met en scène quelques histoires rapide, globalement peu intéressantes. Si la deuxième dépeint l'Italie de la Renaissance, il semblerait que ce ne soit pas suffisamment développé ou travaillé pour en tirer une quelconque satisfaction. Peut-être un reliquat de ce qu'il produira avec Borgia et surtout Le Caravage ? Manara est toujours fin connaisseur de l'anatomie féminine, représentée ici dans des scènes érotiques pour la première histoire et légèrement coquine pour les trois autres. Disons qu'on reste bien sage et prude, pour le moins. Les amateurs de récits osés de l'auteur en seront pour leurs frais. Le seul moment intéressant de tout cet ensemble, finalement, vient de la première histoire où l'on sent que Manara apprécie et rend hommage au trait de Hugo Pratt. Je ne sais pas s'il se connaissait (même si ça semble probable) et je me suis dit en voyant l'histoire que de ne jamais avoir demandé à Manara de faire un "Corto Maltesse" comme le fait Bastien Vives me semble presque inadmissible. En tout cas pour la partie dessin, il est certain que Manara ferait un excellent travail, peut-être trop proche ? En tout cas, à part les fanatiques de Manara, je ne vois pas vraiment à qui conseiller l'album.

31/10/2023 (modifier)
Par gruizzli
Note: 2/5
Couverture de la série Lola
Lola

Oui, globalement l'avis de Agecanonix résume parfaitement ma pensée à propos de cette BD. C'est une BD qui joue sur la réalité et la fiction, le personnage semble très proche de l'auteur au point qu'on peut se demander la part de réalité qu'il a incorporé. Le personnage de Lola devient alors un fantasme de l'auteur ou une matérialisation de son idéal féminin ? Personne ne peut vraiment le dire, et la BD semble obscur parce qu'elle est probablement trop personnelle. L'auteur aurait du tenter de plus la rendre accessible à mon gout, on reste sur une narration tournant un peu trop sur les problématiques personnels de parisien artistique. Maintenant ça se laisse lire et je continue de trouver que la patte de Varenne très sympa. Il a son style de dessin, mais il le fait bien et s'il n'est pas dans la pure pornographie, il sait jouer sur l'érotisme de ce qu'il montre. Maintenant l'intérêt me semble limité et pour ma part je ne pense pas y revenir. J'ai trouvé d'autres lectures de sa part bien plus intéressantes et j'oublierais celle-ci.

30/10/2023 (modifier)
Par Gaston
Note: 2/5
Couverture de la série Girls Saurus
Girls Saurus

Un shonen vraiment basique et sans grand intérêt. Alors un gars qui a peur des filles se retrouvent dans une situation où bien sur il va être entouré de filles qui sont toutes plus fortes que lui. Les gags sont pas du tout marrants et le pire est le dessin qui est vraiment moyen. L'un des principaux intérêts de ce type de manga est de voir des belles filles dénudés ou au moins en tenue léger sauf qu'ici les situations censées être excitante tombent totalement à plat à cause du dessin qui n’est pas terrible. Je ne trouve pas que les filles sont attirantes et la mise en scène est moyenne. À moins d'être un ado en chaleur qui veut absolument voir des filles, il y a rien dans ce manga et dans le genre il y a bien mieux, rien qu'au niveau du dessin. Heureusement que cette série a peu de tomes.

29/10/2023 (modifier)
Par Spooky
Note: 2/5
Couverture de la série Napoléon - Austerlitz et Waterloo
Napoléon - Austerlitz et Waterloo

Les BD historiques ne sont pas forcément celles que je préfère, et celles concernant Napoléon m'ont rarement emballé. Cela se confirme avec ce recueil de deux récits des deux (peut-être) plus grandes batailles livrées par celui qui fut un dictateur absolu, et qui possède encore de nombreux admirateurs. Le premier récit est d'une technicité et d'une sécheresse assez affligeantes. Nous n'avons que des chiffres, des descriptions de mouvements de troupe sans âme ni affect. Brice Goepfert, issu de l'école [A SUIVRE] tout comme son successeur Erik Arnoux, assure le minimum syndical, s'affranchissant de décors dès que possible. C'est assez ennuyeux en vérité, mais j'imagine que les fans de stratégie militaire se régalent. Le deuxième récit est mis en images par Arnoux, donc, et si son trait est très proche de celui de Goepfert, il y a un peu plus de vie dans ses cases, et le récit en lui-même va un peu plus loin que la description clinique de la bataille de Waterloo. Mais cela ne permet pas d'élever l'appréciation de cet album au-dessus d'un ennui assez prononcé.

28/10/2023 (modifier)
Couverture de la série Wolverines (Marvel Deluxe)
Wolverines (Marvel Deluxe)

Wolverine est mort !! Hahaha je me gausse, on nous l’a jamais faites celle là … hein comment ?! C’est vraiment vrai ?! Et c’est censé être définitif ou pour combien de temps sivouplé ? Bon OK, à priori Logan n’est plus, il se serait sacrifié en détruisant le dernier centre arme X en date et ressemble à une statue d’adamantium (voir couv’ du tome 2). La présente série Wolverines (noté le S) se passe donc après cet événement, et est sous-titré après la mort de Wolverine. Pas de trace de notre mutant griffu donc mais par contre on y apercevra ces ersatz : X-23 son pendant féminin, Daken son fils qui penche du côté obscur, Dents de Sabre et Lady Deathstrike ses ennemis proches, et Mystique au rôle toujours trouble; à ça s’ajoute le nouveau groupe arme X mené par shogun + quelques guest stars (Blade, Portal, Fantomelle …). Je suis venu à bout de la trilogie sans enthousiaste, espérant être surpris par l’intrigue, il n’en sera rien. En gros, Shogun et ses potes, qui ont une date de péremption, kidnappent les proches de Wolverine qui possèdent la guérison pour trouver un remède (tome 1). Dans le deuxième tome un extra-terrestre, dont j’ai déjà oublié le nom mais qui buvait des bières avec notre héros, débarque sur terre pour découvrir la vérité, il emmènera chaque perso en balade pour lui faire la leçon. Enfin le tome 3 délivre une conclusion assez lourde et insipide, les différents fils du récit se rejoignent. Les différents groupes feront front commun contre Sinistre, voilà victoire et chacun rentre chez soi, mais en fait non, celle qui a tout organisé depuis le début c’est Raven pour une raison qui m’aura laissé perplexe. Bref vraiment pas conquis par le scénario, la partie graphique est typique du comics, un dessinateur différent à chaque chapitre, ça m’énerve mais dans l’ensemble ça passe quand même ici.

28/10/2023 (modifier)
Par gruizzli
Note: 2/5
Couverture de la série D.Gray-Man
D.Gray-Man

Amusant de retomber par hasard sur la fiche de cette série des années après l'avoir lu et me remémorer l'ami qui me passait les volumes au fur et à mesure de la sortie de ceux-ci, le matin dans le bus. J'ai lu toute la série qui était alors sortie parce que je n'avais pas à l'acheter et qu'on pouvait en parler ensemble ensuite, mais lorsqu'il est arrivé au bout des volumes sortis j'ai arrêté de la suivre. Curieusement, j'ai des souvenirs assez frais dans ma mémoire de l'histoire. C'est surtout qu'il s'agissait d'une première lecture de Shonen, avant que je ne découvre Dragon Ball, Beck ou encore Suzuka, et que c'était pour moi la première découverte du manga, de ses codes et de ses histoires. Cependant, j'avais déjà été moins attiré que par d'autres lectures (on m'a prêté Samuraï Deeper Kyo dans la même période) et en me les remémorant lorsque j'ai feuilleté les premiers tomes, je note que l'histoire me bloque toujours sur les mêmes points. Déjà, j'ai peu d'attrait pour ces récits où le principal intérêt devient progressivement les combats, enjeux de duels toujours plus épiques sur fond de dépassement de limites toujours plus absurdes, accumulant les personnages et pouvoirs. Je n'aime pas l'explication longue et chiante qui résulte de chaque combat, expliquer les attaques et parades, tout en tissant une trame longue, complexe et riche en lore mais qui lasse au bout d'un moment. L'histoire est très très inspirée de mythologie chrétienne, notamment dans les dénominations, et l'auteur semble s'être fait plaisir sur le fond de l'histoire en la dévoilant minutieusement. C'est donc intéressant à suivre puisqu'on veut voir les révélations arriver au fur et à mesure. Sauf qu'à la lecture, c'est vite lassant. On a des combats à répétitions qui durent parfois tout un tome pour avoir ensuite un peu de lore, et on repart sur cinq chapitres de combat. C'est le lot de beaucoup trop de BD dans ce genre là et je suis malheureusement peu client de tomes qui rallongent une sauce. La série a des bons aspects et tiens sans doute facilement un lecteur en haleine avec son lore plutôt bien composé qui semble solide. Cependant, tombant dans les travers de trop nombreuses séries à rallonge, ce lore s'efface rapidement au profit d'innombrables combats promouvant le dépassement de soi permanent, ce qui a fini par m'agacer et me sortir du récit. Et ce qui est dommage, c'est que la série abord parfois des choses sous un angle dramatique (je pense ici au bateau prisonnier du temps où chacun sait qu'il va mourir) mais le tout est noyé dans les combats sans fin. Pas mauvais, mais je n'aime pas et je n'ai jamais cherché à lire la suite de la série.

27/10/2023 (modifier)
Par Cacal69
Note: 2/5
Couverture de la série Blanc autour
Blanc autour

Bof, bof, bof. Pourtant le sujet était intéressant, la discrimination raciale au XIX° siècle aux États-Unis (dans un état nordiste), et plus particulièrement la condition des femmes noires à qui on refuse l'éducation. Une lecture instructive mais elle ne m'a fait ni chaud, ni froid. Un récit très scolaire, manichéen, les gentilles noires contre les méchants blancs (hormis Prudence Crandall, l'institutrice et son père). Je reconnais quelques rares passages où j'ai eu l'impression que l'histoire prenait de l'épaisseur, mais aussitôt elle retombait dans le superficiel. Les personnages sont stéréotypés et ils sonnent faux pour ne rien arranger. Une lecture forcée et sans émotions pour arriver au bout de cet album. C'est la première fois que Lupano me déçoit. Graphiquement je suis aussi déçu, je ne suis pas un aficionado de Stéphane Fert, mais j'ai trouvé son travail moins abouti que sur Peau de Mille Bêtes et La Marche Brume ou peut-être son style singulier convient-il mieux dans le genre "conte/fantastique". En conclusion, je n'y reviendrai pas. Une postface intéressante en fin d'album. Note réelle : 2,5.

27/10/2023 (modifier)
Par gruizzli
Note: 2/5
Couverture de la série Black kiss
Black kiss

Effectivement, faut s'accrocher au début de la lecture de cet opus assez sombre, tant dans le dessin que dans le propos. J'ai étalé ma lecture sur plusieurs jours, handicapé par le dessin qui joue énormément sur les gros plans de visages ou la dissimulation dans la pénombre, évoquant visuellement le sombre du récit. Sauf que du coup, on a tendance à ne rien voir du tout. Et le fait que deux personnages se ressemblent énormément (c'est justifié scénaristiquement) m'a troublé, me donnant l'impression continue de voir une bouille de noir et blanc que je ne comprenais pas. Ce n'est que vers le tiers du récit que j'ai commencé à emboiter les pièces, notant que certains personnages étaient liés à d'autres tandis que l'histoire commençait à se préciser. Donc une bonne lecture longue et compliquée comme ouverture. Heureusement, ça devient plus fluide une fois qu'on a compris ce qu'il en est et j'ai pu suivre globalement ce qui arrive ensuite. Mais entre les scènes de sexes très nombreuses qui parasitent un peu trop le récit à mon gout (même si elles trouvent une explication finale) et le fait que finalement c'est un polar noir ésotérique utilisant des mécanismes et ressort déjà vu, je ne suis pas ressorti transcendé de ma lecture. Ca fait partie d'innombrables scénarios parlant de milieux pourris, de flics véreux et de complot par des sectes, avec du fantastique qui finit par s'inviter. Je trouve l'ensemble plutôt bien mené et je comprend qu'il y ait pu avoir des adeptes lorsqu'elle est sorti, mais au regard de la production actuelle, elle ne dénote franchement pas plus que d'autres BD même soft que j'ai pu lire. En fin de compte, n'eut été l'aspect sexualité extrêmement présent et qui insiste sur un point précis dans le récit, tout le reste est assez anecdotique et banale. Il y a de la violence, du sexe, mais pas plus que dans pas mal d'autres lectures que j'ai faite. Et pour ma part, je n'arrive pas vraiment à adhérer à ce dessin, entre les choix de cadre et de plans qui me donnent l'impression permanente que l'auteur manque de place dans ses pages, et surtout ces bouches ouvertes à la couverture de magazine pulp ! Ca me donne une impression constante de factice dans les attitudes, je ne suis pas client de ce genre de dessins, donc pour ma part c'est un non. Une BD qui ne m'a pas intéressé même si je pense qu'il y a un public qu'elle saura contenter. Il est plutôt difficile de la trouver aujourd'hui, pas sur que beaucoup de gens se motivent pour la lire.

27/10/2023 (modifier)