Les derniers avis (20734 avis)

Par Titanick
Note: 2/5
Couverture de la série Patience
Patience

C’est le second Clowes que je lis, après Mister Wonderful. J’avoue que celui-ci ne m’a pas vraiment convaincue. L’auteur commence pourtant bien. Ce voyage dans le passé pour retrouver l’assassin de sa petite amie partait sur de bonnes bases, avec les paradoxes de modifications des évènements passés que le héros ne peut s’empêcher de commettre à son corps défendant. Mais voilà, j’ai trouvé que Clowes était trop dans la caricature avec ses personnages paumés. Sa spécialité semble bien être l’anti super héros, mais là pour moi trop c’est trop. Impossible alors de ressentir la moindre empathie pour eux malgré tous les malheurs qui les accablent, lui comme elle. Je continuerai sans doute à essayer de lire cet auteur par curiosité surtout et aussi parce que j’aime plutôt bien son dessin coloré... old school mais plaisant. En tout cas, celui-ci, la lecture fut un peu laborieuse. Un emprunt m’a suffi, je n’y reviendrai pas.

27/10/2023 (modifier)
Par gruizzli
Note: 2/5
Couverture de la série Le Diable par la queue
Le Diable par la queue

Je n'ai pas grand chose à ajouter à l'avis de Agecanonix que je partage dans les grandes lignes. La Bd est amusante et distrayante, aux paysages qui ont un peu de gueule et des personnages qui ont l'air gonflé aux hormones dans certaines parties de leurs anatomie, le tout sur un mode léger et grivois. C'est plutôt sexualité sauvage et bestiale, proche de l'idée de bacchanale. Après tout, on parle de personnes du panthéon grec ! Maintenant, l'histoire est assez peu intéressante, ça développe en partouze dans tout les coins à tout les instants. C'est pas très sérieux et léger, mais je dirais même trop léger. Je trouve ce genre d'histoires assez peu intéressante à suivre, et ça s'oublie aussi vite. Est-ce amusant à lire ? Vaguement. Est-ce que j'ai envie de le relire ? Non.

26/10/2023 (modifier)
Par Cleck
Note: 2/5
Couverture de la série Tous Ensemble !
Tous Ensemble !

BD humoristique sur le foot, reprenant les codes du polar, avec un aspect terroir très prononcé (ici la Bretagne en général, Brest plus particulièrement). C'était prometteur, mais se révèle assez décevant. L'humour tout d'abord est bien léger et engendre au mieux un sourire compatissant. Le graphisme annoncé virtuose ici ou là n'est pas si impayable que cela, même si l'on reconnaît indiscutablement chacun des nombreux protagonistes, ce qui s'apparente en si peu de pages à une belle réussite. Plus désagréable, la touche sociale est assez artificielle (la grève suite au plan social) : un simple McGuffin permettant de lancer la trame policière, mais totalement oubliée par la suite si l'on excepte les conséquences du braquage ; les personnalités en présence agissent et réfléchissent de manière totalement incompatible avec leurs engagements et fonctions syndicales, ce qui véhicule une idéologie droitière ici inattendue. Le jeu de théâtre qui s'organise en fin d'album est tout aussi incompatible avec les personnalités décrites. Bref, l'histoire déjantée se construit sur un canevas scénaristique qui ne tient en fait absolument pas la route. L'ensemble demeure plutôt agréable, mais très artificiel.

26/10/2023 (modifier)
Par Cleck
Note: 2/5
Couverture de la série Dans les Vestiaires (Les Vestiaires)
Dans les Vestiaires (Les Vestiaires)

Le Boucher impose un traitement original à un sujet fort : le harcèlement à l'école, vu via le prisme du seul vestiaire des garçons. Il ne s'agit pas d'un huis-clos puisque les personnages quittent régulièrement cet espace, mais davantage d'un exercice de style intrigant à défaut d'être totalement convaincant. La BD fourmille d'assez bonnes idées mais échoue à enthousiasmer, la faute à une froideur certes recherchée mais engendrant chez le lecteur, du fait du dispositif, une distance frisant le voyeurisme. Une BD plus intrigante que réellement bonne, une œuvre de jeunesse prometteuse à défaut d'être réussie.

26/10/2023 (modifier)
Par gruizzli
Note: 2/5
Couverture de la série Sur le bout de la langue
Sur le bout de la langue

Comme dit Ro, le dessin a quelque chose d'humoristique (il n'est pas sans me rappeler des histoires de Fluide Glacial) et donne à l'ensemble un cachet étonnant, le côté pornographique étant contrebalancé par cet aspect qui se rapproche plus de la comédie. Cela dit, le souci n'est pas franchement le dessin mais les scénarios. Si j'ai bien aimé certaines histoires du récit, c'est avant tout que je n'ai apprécié que ce que j'ai compris. Pour le reste, au moins deux histoires sont restés complètement obscurs et nébuleux, sans qu'une seule étincelle de compréhension ne jaillisse de tout ça. Je pense que c'est dû à la fois aux personnages qui se ressemblent trop souvent, au mélange dans une seule histoire de plusieurs trames narratives et le fait que c'est souvent découpé par scènes qui n'ont pas vraiment de liens entre elles jusqu'à la fin. Bref, à part la seconde histoire qui raille gentiment les vieux cons qui œuvrent à des travaux malheureusement dangereux pour l'humanité, le reste m'a laissé finalement de marbre. Pas conseillé, trop décousu et ces histoires ne m'ont pas franchement intéressées. Je déconseille.

26/10/2023 (modifier)
Par cac
Note: 2/5
Couverture de la série Mental Incal
Mental Incal

Emprunté sans conviction, je n'en attendais pas grand chose, d'autant que je ne suis pas un grand client de ce type de dessin à la colorisation clinquante. J'ai lu L'Incal il y a longtemps et c'est un lointain souvenir. De même pour La Caste des Méta-barons. Cela m'a peut-être manqué pour intégrer toutes les références et les personnages qui fourmillent dans ses pages. On retrouve Difool accompagné de sa bestiole qui cherche des missions à accomplir et pourquoi pas la fortune. On y croise aussi le méta-baron, sorte de guerrier, sur les traces de son fils/fille. Quant à Tête de chien, ce personnage ne me rappelait rien du tout. Bref un album assez dense, à conseiller plutôt à ceux qui sont déjà fans de l'univers, les nouveaux risquent d'être perdus même si le tome se veut auto-porteur.

24/10/2023 (modifier)
Par cac
Note: 2/5
Couverture de la série La Maison nue
La Maison nue

La maison nue est un album de plus de 200 pages mais qui se lit rapidement car beaucoup de pages sont peu remplies. L'histoire est assez spéciale et ne m'a pas parlé, je l'ai reparcouru quelques jours après sans mieux l'appréhender. L'histoire est difficile à résumer et on l'oublie vite. A tel point que je n'ai même pas pris la peine de le poster. Cela met en scène plusieurs personnages au sein d'une maison, un peu comme sur une scène de théâtre. Il y a certes quelques astuces graphiques mais je ne tire rien de toutes ces métaphores.

24/10/2023 (modifier)
Par karibou79
Note: 2/5
Couverture de la série Snoopy & les Peanuts
Snoopy & les Peanuts

Le trait est tout simplement magistral : peu de décors, de bonnes mises en situation et un charadesign doux. Mais c'est là que se que cache le vice : faire lire à des gamins des histoires dont ils ne comprennent pas les trois quarts. Quant aux adultes CSP+ auxquels cette série de strips est destinée, ils ne sont pas forcément branchés comics. Et puis les séances psy, c'est intéressant un moment mais il faut un peu évoluer ou renommer la série comme "les Peanuts dépriment et ont la flemme" par exemple. Bref, c'est branlant tout en étant culte, avoir un pull flanqué d'un Snoopy faisant des claquettes, c'est classe. Mais le porter lors d'un mariage, c'est moyen.

24/10/2023 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Omelette
Omelette

N'ayant jamais été trop fan du dessin de JC Menu, j'ai quand même trouvé attendrissante la tête de cet oiseau dont l'œuf se fait systématiquement casser quelque soit ses efforts. Toutefois, les gags autour de ce thème sont nettement trop répétitifs. Et comme ils ne sont à la base pas vraiment drôles, j'ai réussi à m'ennuyer malgré la toute petite taille de cet album. Seule la conclusion vient un peu changer la donne mais elle ne suffit pas à faire de cette patte de mouche une BD que je conseillerais.

24/10/2023 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Samura
Samura

Samura est avant toute chose une œuvre graphique. Ses planches sont esthétiques, colorées, visuellement très attirantes. Et l'édition dans la collection Alpha de Véga lui fait honneur en le publiant dans un format moyen à la couverture cartonnée semi-souple, avec dos rond cousu et un beau papier épais. Toutefois, ce bel album n'est pas exempt de défauts. Le premier est également graphique, car aussi jolies que soient les planches, le manque d'une définition claire des traits et des contours des décors et des créatures - exception faite du samouraï lui-même - rend les scènes souvent dures à déchiffrer. Trop souvent, on a l'impression d'un bel amas de couleurs plutôt que d'une image intelligible sans effort. Et ce n'est pas arrangé par le papier de l'édition Véga, certes de belle qualité mais également légèrement brillant : les reflets sur celui-ci atténuent les contrastes et rendent encore plus difficile une compréhension claire de ce que l'on regarde, en particulier dans les scènes d'action. Et je précise à ce sujet que la version imprimée m'apparait moins lisible que la version informatique de cette galerie. Le second est un manque similaire de clarté du récit. Cela s'entame dans un décor très inspiré du Voyage de Chihiro, avec un samurai amnésique errant dans un monde magique peuplé de créatures du folklore asiatique. Est-il mort ? Qui était-il ? Quel est son but dans ce monde ? Lui-même n'en sait rien. Il fera dès lors différentes rencontres successives, certaines pleines de danger, d'autres pleines de poésie. Je retiens en particulier celle avec la femme-prunier qui est charmante. Mais ces saynètes s'enchainent sans structure, avec des dialogues eux-mêmes décousus et parfois abscons. L'histoire semble improvisée au gré des envies graphiques de l'auteur et elle ne forme pas de véritable intrigue, plutôt une errance confuse et décousue. Impossible de se raccrocher à quoi que ce soit de clair ou de concret. Du fait des dialogues parfois incompréhensibles, nous sommes au-delà du simple récit onirique et nous entrons dans le domaine de l'informe et du frustrant. L'album se révèle donc beau mais manquant de lisibilité et d'une intrigue structurée, or un graphisme esthétique ne suffit pas à faire une bonne BD .

23/10/2023 (modifier)