Mister Wonderful

Note: 3.14/5
(3.14/5 pour 7 avis)

Savant mélange d’humour, de tragédie et de romantisme, Mister Wonderful met en scène l’attachement profond de Clowes pour ces personnages esquintés par la vie mais jamais complètement irrécupérables.


Comix Cornélius Format à l’italienne

Avec ce livre construit autour de saynètes parues chaque semaine dans le New York Times, Daniel Clowes donne naissance à un nouvel anti-héros : Marshall, célibataire introspectif et grisonnant, s’apitoie sur son sort et sur celui de l’humanité toute entière qui part à vau-l’eau. Il attend Nathalie, avec qui un couple d’amis bienveillants lui ont arrangé un rendez-vous et dont il est presque certain qu’elle ne viendra pas. Les minutes passent, Marshall est de plus en plus déprimé et de plus en plus obsessionnel. Nathalie finira par arriver et Marshall achèvera de se torturer afin de ne pas passer à côté de la compagne idéale de ses petits-déjeuners dominicaux fantasmés. Savant mélange d’humour, de tragédie et de romantisme, Mister Wonderful met en scène l’attachement profond de Clowes pour ces personnages esquintés par la vie mais jamais complètement irrécupérables.

Scénariste
Dessinateur
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 19 Mai 2011
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Mister Wonderful
Les notes (7)
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09/08/2011 | cac
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Par Erik
Note: 3/5
L'avatar du posteur Erik

J'ai failli mettre un deux étoiles mais je pousse à trois pour rester correct. On suit les aventures amoureuses d'un raté qui essaie de concrétiser une rencontre dans un café. Un de ses rares amis l'a inscrit sur un site de rencontre. C'est toujours une aventure qui a des côtés négatifs mais parfois positifs. Il tombe sur la bonne et souhaite concrétiser sa relation mais de manière tellement maladroite que cela le rend encore plus humain. Pour autant, il y aura des passages assez difficiles à comprendre car cela manque de fluidité. Il semble que le héros parle à son double tout le long de cette œuvre ce qui peut paraître parfois comme assez agaçant. Il est également question d'un homme qui n'accepte pas les codes de la société actuelle ce qui le rend assez unique en son genre. On peut aimer ou pas. A vrai dire, je n'aime pas les réflexions du style "c'était mieux avant". Je préfère une certaine modernité. Reste de belles planches qui parviennent à nous faire sentir une certaine expressivité. Cependant, cela reste de la ligne claire.

27/12/2018 (modifier)
L'avatar du posteur Noirdésir

Le début m’a un peu fait peur, et j’ai craint de m’ennuyer en lisant cet album de Clowes, auteur que je découvre. La faute à un dessin académique et très statique – mais qu’une colorisation assez franche redynamise finalement. Mais en fait cela se laisse lire plutôt agréablement. On suit les états d’âmes, les questionnements d’un type que la vie a cabossé, qui tente de se raccrocher à des espoirs, à la femme qui peut-être lui redonnera sa chance et lui donnera des raisons de vivre. Si les questionnements intérieurs du personnage principal sont nombreux, au point de recouvrir les bulles de dialogues, et d’envahir la pensée du héros, ils apportent aussi une touche d’humour vivifiante, par le contre point qu’ils imposent aux situations auxquelles ce personnage est confronté. Le plan que des amis lui ont arrangé avec Nathalie, qui semble si mal embarqué, va lui donner l’occasion de se prouver qu’il existe – et, accessoirement, de rencontrer son alter ego : à eux deux de soigner leurs plaies, la vie est encore longue ! Finalement ni rébarbatif ni trop noir, comme je pouvais le craindre au début de ma lecture, c’est un album qui mérite d’être redécouvert. Même si personnellement je ne l'achèterai pas.

08/10/2016 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
L'avatar du posteur Ro

Tout au long au presque de cet album de plus de 70 pages, Daniel Clowes met en scène le premier rendez-vous d'un homme et d'une femme dans la quarantaine. L'un comme l'autre ont été abîmés par la vie mais on va suivre ici avant tout le point de vue l'homme. Ce dernier, divorcé depuis 6 ans, a tout du loser qui ne sait plus comment se comporter avec le reste de a société humaine et stresse totalement à l'idée de rencontrer une femme. Nous allons suivre ses pensées durant toute cette rencontre, des pensées tellement angoissées qu'elles prendront le pas sur ses paroles et couvriront physiquement leurs bulles dans la bande dessinée elle-même pour bien montrer le trouble du personnage principal. C'est une manière assez originale de raconter un premier rendez-vous et les émotions embrouillées du héros sont plutôt bien rendues. C'est un loser mais il ne se révèle pas antipathique. On en vient rapidement à croiser les doigts pour que sa relation avec cette femme se passe bien malgré les quelques secrets qu'ils se cachent mutuellement. On retrouve cependant dans cet ouvrage l'ambiance très Amérique profonde de Clowes et son affection pour les ratés et les angoissés. Et je n'en suis pas particulièrement fan. Du coup ma lecture ne fut pas désagréable mais ce n'est pas un album que j'achèterais.

17/09/2016 (modifier)
Par Canarde
Note: 3/5

Voilà une lecture tout-à-fait dépaysante. Mais je ne m'explique pas vraiment pourquoi. L'histoire est tout-à-fait du genre des films français, vous voyez: il ne se passe pas grand chose sinon dans la tête des personnages. La rencontre de deux paumés sur le retour, qu'on s'imagine assez devenir. c'est presque désagréable, mais pas assez pour lâcher la lecture: y a quêqchose... Moi je dis, c'est ce dessin, légèrement trop figé, un peu rond, des aplats où le gris voisine avec des jaunes et des roses. Une sorte de fixité irréelle, régulière, qui accompagne retranscrit, l'ennui de ces deux personnages. Un coté Magritte, et puis un autre Simpson. C'est une expérience... vraiment particulière, le coté intello américain peut-être, une sorte de Woody Alen avec 30kg de plus, sans les cheveux hirsutes, et moins bavard. Non, vous ne voyez décidément pas, alors faut essayer, y a que ça.

30/06/2014 (modifier)
Par Yannis
Note: 3/5
L'avatar du posteur Yannis

Merci à bdthèque pour cette lecture car c'est grâce aux avis postés que je l'ai lu. Le scénario est classique et sans grande surprise. On y retrouve les fils habituels des comédies romantiques américaines. Le côté sympa vient du fait que les héros sont un peu barrés et du coup s'entraîne l'un l'autre dans leur côté un peu parano ou toqué. La lecture m'a laissé vraiment une bonne impression et j'ai régulièrement souri à leurs mésaventure. On a à faire à une tranche de vie donc ça peut être frustrant pour certains. J'ai bien aimé aussi le dessin très coloré un peu flashy. Je dois avouer que la représentation des personnages me convenait parfaitement. Ils ont l'air dès le premier coup d'oeil de gens normaux ce qui les rend attachants. Une bonne lecture vraiment palisante qui fait dire "pas mal" d'où ma note

10/10/2012 (modifier)
Par Spooky
Note: 3/5
L'avatar du posteur Spooky

Oui, sympathique cet album. Sympathique dans le sens où l'histoire qu'il raconte est simple, qu'elle pourrait concerner la plupart d'entre nous dans quelques années. Deux personnes en état de détresse affective qui se rencontrent, qui ne savent pas trop comment s'aborder, et qui au final finissent par s'accorder. C'est assez frais, pas du tout surprenant. La mise en page est un peu étrange, avec ces dessins en double page qui ont juste l'air d'agrandissements, car ils n'ont pas d'impact vraiment particulier sur l'histoire. Le dessin de Daniel Clowes est agréable, très lisible, un poil académique par moments. A lire, mais sans plus.

17/05/2012 (modifier)
Par cac
Note: 4/5

Daniel Clowes est un auteur américain réputé que j'ai commencé à lire il y a quelques mois seulement et pour l'instant j'ai bien aimé tout ce que j'ai lu de lui. Ici avec Mister Wonderful, un album au format à l'italienne, il arrive à restituer avec justesse les pensées et émois d'un homme qui manque totalement de confiance en lui. Marshall a un certain vécu, il est déjà séparé d'une femme avec qui il vivait depuis plusieurs années mais qui le trompait avec tous ses amis - on force un peu le trait de la loose - et on le découvre aigri sur les bords. Il se rend compte par exemple du fossé le séparant de la jeune génération qui l'énerve au plus haut point, téléphone vissé à l'oreille déblatérant au public sa vie misérable surtout à qui ne veut pas l'entendre. Cet homme recherche une nouvelle compagne pour ne pas finir sa pathétique vie tout seul, de son propre aveu. Des amis arrangent une rencontre avec Nathalie. On vit avec régal les premières pages où il se demande laquelle des femmes présentes dans le bar pourrait bien être Nathalie. Non impossible que ce soit elle, trop bien pour lui. Ou à l'inverse, faites surtout que ce ne soit pas elle, qu'est-ce que je pourrais trouver comme excuse pour me défausser... Puis les minutes s'écoulent et là le doute s'installe, c'est sûr elle ne va pas venir, elle a pris peur, ou bien elle l'a vu et a fui. Mais la love story va finir par s'installer doucement entre 2 êtres aussi abîmés l'un que l'autre par leurs relations passées. Et c'est cela qu'on aime lire sous le trait précis du dessin de Clowes.

09/08/2011 (modifier)