Voici clairement ce que j’appelle un pur sous-produit de merchandising, un comics réalisé parce que les responsables de la franchise se sont dit qu’après les films, les séries TV, les jeux vidéo, les figurines, les maquettes, les parcs d’attraction, les posters, les porte-clés, les tasses, les boites à tartines, les supports pour rouleaux de papier wc, il y aurait peut-être encore moyen d’augmenter la marge bénéficiaire en sortant des séries de comics dérivées de l’univers.
Je me suis laissé tenter parce que j’ai eu la possibilité de lire le premier tome gratuitement et parce que, comme beaucoup de gens de ma génération, j’ai une affection particulière pour les deux personnages mis en avant dans cette déclinaison de l’univers Star-Wars. Soyons clairs : je n’en attendais pas grand-chose. Soyons clairs : même en en attendant pas grand-chose, j’espérais mieux !
Je ne m’attarderai pas sur le dessin, travail de commande réalisé en équipe dans un style passe-partout lisible par le plus grand nombre et dans lequel on reconnait assez aisément les principaux personnages. Le scénario a été réalisé dans le même état d’esprit mercantile et, purée, qu’est-ce que c’est simpliste ! Admettons ces personnages aux profils psychologiques ultra-stéréotypés, on est dans un univers fortement balisé qui a ses raisons que la finesse ignore. Mais déjà, n’était-ce pas possible de proposer autre chose que l’éculée idée du casse qui tourne mal pour nous conter une histoire de Han Solo et Chewbacca ? Et si les auteurs ne trouvent pas d’idée originale à ce niveau, n’auraient-ils pas pu faire montre d’originalité au moins dans les différentes péripéties ? Parce que là, entre les grosses ficelles, les facilités scénaristiques, les ellipses opportunes, je ne garde comme bonne idée que celle de faire apparaitre le père de Han Solo. Et ça fait quand même peu. Pour le reste, j’ai parfois halluciné devant les incohérences proposées par ce récit. Tout public, je veux bien mais là, faut avoir rangé son cerveau au vestiaire avant de commencer la lecture ! L’humour n’est pas en reste et tombe à plat plus souvent qu’à son tour.
Cerise sur le gâteau, les éditions Panini ont édité cette série en deux tomes… et pour pouvoir proposer un nombre de pages décent, ils ont agrémenté le tome 1 d’un court récit bonus sans intérêt, sinon celui de parvenir à vendre un récit au prix de deux bouquins.
Je suis un grand amateur de romans graphiques et d'histoires d'amour, pourtant j'ai l'impression d'être passé à côté de cette histoire. Et je pense, après réflexion, que c'est vraiment un souci que j'ai avec l'histoire qui nous est racontée.
Le titre, la couverture (j'ai l'ancienne édition) et la promesse narrative induite par le résumé m'avaient conduit à y voir une histoire d'amour qui se dessinerait dans la distance. Pourtant, je me suis vite retrouvé interpelé par l'absence de structure du récit, ou en tout cas ce qui s'y apparente. Bien que l'histoire se conduise autour de deux personnages et leurs relations au cours du temps, c'est assez vite difficile de suivre niveau du ton. Les personnages que nous suivrons évoluent dans le temps, sur plusieurs années. Cette temporalité va amener à des séparations et des retrouvailles. Sauf que si le propos est alléchant, je n'ai jamais compris réellement l'intérêt de l'histoire en tant que telle : est-ce un propos sur le temps qui passe ? Sur les erreurs que l'on a pu faire dans sa vie et qu'on regrette ensuite ? Une considération sur la difficulté de l'amour ? Mais alors pourquoi un tel titre, explicité dans la BD au milieu de l'histoire mais qui ne correspond qu'à une seule situation assez vite balayée ?
C'est là que je ne comprends pas où le récit nous emmène. J'aurais accepté une fin présentant une histoire d'amour impossible proche mais acceptée dans la distance, mais cette fin en deux teintes est très étrange vis-à-vis de la narration. Au sortir de cette BD et après réflexion, je ne vois vraiment pas où l'auteur voulait nous amener. J'ai l'impression que l'histoire charge Lucia, qui met fin à sa relation avec Piero, devient mère célibataire suite à un mauvais choix et finit par avoir une vie qui ne lui plait pas. Elle est responsable ? La BD semble suggérer le contraire. Mais alors quel rapport avec Piero qui semble avoir une vie plus épanouie ? Je ne comprends pas du tout ce que je dois comprendre et cette incompréhension est frustrante.
Le dessin est sympathique sur les couleurs, mais j'ai personnellement eu du mal à différencier Nicolas et Piero au début de la BD, jusqu'à noter la différence des nez qui m'a servi plus ou moins de repère dans les premières pages. Le reste devient plus lisible ensuite et j'ai suivi sans aucun souci. Mais le dessin n'a pas suffi à me convaincre de l'histoire qui reste trop faible à mes yeux. Je pense qu'il me manque une clé de lecture ou alors, comme j'en ai l'impression, je suis passé à côté de l'histoire que l'auteur veut transmettre. Je ne sais pas quoi en penser mais j'en retiens que la relecture ne m'intéresse pas du tout. Globalement, je déconseille.
La relecture de ces trois albums n’était pas une si bonne idée que ça. Le dessin est sympa, l’humour so british toujours plaisant, le scénario original mais l’ennui m’a gagné assez vite. C’est la dimension historique qui m’a le plus intéressé : l’ambiance de Londres sous le Blitz, les réfugiés dans le métro et la cohabitation des classes sociales, le légendaire flegme britannique sous les bombes allemandes et le petit abécédaire qui, sous une forme ludique, permet de réviser les grands moments de cette période de l’histoire de l’Angleterre. Il y a de bonnes choses, mais l’ensemble est plutôt décevant.
L’idée est intéressante mais ça ne pas plu, pourtant je ne suis pas difficile.
Pas une mauvaise bande dessinée en soit, le public cible appréciera et les dessins je les ai trouvés assez bien réalisés bien qu’un peu trop informatisés.
C’est le genre de bande dessinée, que j’ai achetée et que j’ai oubliée tout de suite après sa lecture sans trop savoir la raison.
Pas difficile en scénario, y’a des séries notées moins de deux étoiles ici que j’aime, non ça ne m’a juste pas attiré.
Cela ressemble beaucoup à une série Netflix Teenager, ça me dérange pas mais ça peut en dérouter plus d‘un.
Une série avec du potentiel et qui a l’air bien mais qui n‘a pas réussi à m’attirer comme elle l’aurait dû.
Les quelques albums de Sisco lus m'ont plutôt laissé sur ma faim. Ce type de bad boy chien fou d'un service officiel et secret qui passe entre les balles ou qui les digère comme si de rien n'était, est un canevas trop prévisible pour moi.
Le dynamisme imposé du scénario engendre des situations assez loufoques voire presque ridicules : s'en prendre à un laveur de carreaux, braquer une journaliste en plein RER à La Défense sans être filmé ou qu'il n'y ait aucune conséquence juridique plombe le côté réaliste voulu par le graphisme.
Je ne me suis pas attaché à la personnalité du personnage, ce qui a rendu ma lecture assez quelconque.
Le graphisme est très maîtrisé avec beaucoup de dynamisme dans les expressions et des décors attrayants et détaillés.
Cela reste une lecture moyenne à mes yeux.
Je suis un peu circonspect après la lecture de quatre albums trouvés en brocante. J'affectionne assez les récits polar mais ici j'ai trouvé les scénarii assez fades et convenus.
Le journaliste/photographe qui joue au détective est un concept usé jusqu'à la corde, il faut donc y ajouter du piquant pour introduire une originalité qui accroche. Je n'ai rien lu de tel et seul l'opus des perles m'a un peu intéressé.
Pour faire moderne les auteurs introduisent de la diversité raciale agréable mais assez improbable pour l'époque choisie. De plus en choisissant les années 40 les auteurs ont introduit une faiblesse dans l'ambiance qu'ils proposent. En effet rien dans ce qu'ils proposent ne montre que le pays est dans une ambiance de guerre mondiale.
Ainsi les intervenants se promènent dans un New York où aucun soldat n'est visible, un mafioso italien se prélasse douillettement au bord de sa piscine en Sicile et prend le premier avion pour New York, quelques exemples qui soulignent les faiblesses d'ambiance.
Je suis partagé par le graphisme. J'ai bien aimé tous les décors très soignés et détaillés de la ville. Malheureusement j'ai beaucoup moins apprécié les visages trop lisses et figés avec des ombrages un peu rebutants.
Une série lue rapidement qui ne m'a pas trop diverti ni séduit. 2.5
Cet album est une réédition complété de Journal Intime, puisque les premières histoires du présent recueil sont celles déjà éditées chez l'éditeur Himalaya. Comme souvent avec les histoires courtes et les rééditions, il est compliqué de les distinguer, disons qu'ici nous avons une cinquantaine de pages de plus que dans Journal Intime (ce qui double sa taille, donc).
Pour mon avis, je ferais donc un peu redit ce que j'ai déjà dit sur l'autre publication, mais les autres histoires se laissent lire globalement trop vite. On a une reprise du mythe de Salomé, un hommage à Uderzo et Goscinny plutôt surprenant, une frise chronologique de l'humain qui oscille entre le tragique et l'érotique, ainsi qu'un autre hommage à Barbarella. En fin de compte, en additionnant toutes les petites histoires, c'est bien plus dans l'hommage aux œuvres qui l'ont marqué que dans l'érotisme qu'on tombe. Manara croque toujours des femmes qui se dénudent vite pour rien, mais se contente d'histoires en quelques planches sans trop développer. Pour ma part, je trouve ça trop vite lu pour avoir un grand intérêt, et je ne pense pas que je serais intéressé par une relecture.
Je ne connais absolument pas le groupe Elmer Food Beat, qui n'évoque que de vagues choses dans ma mémoire. Je suis donc arrivé avec un œil un peu novice vis-à-vis de ces chansons. De toute façon, je comprends assez peu l'intérêt de ce genre d'albums : mettre en images de chansons pour qui ? Les fans les connaissent déjà et seront sans doute moins intéressés par une mise en images de ce qu'ils ont sans doute déjà imaginés, tandis que les néophytes n'auront pas le sel de celles-ci : la musique, le rythme, les sonorités.
Bref, je suis peu adepte d'adaptation de chansons en BD et je me suis rendu compte à la lecture de celle-ci que ça ne dérogera pas à cette règle. Les chansons sont mises en image mais sans que je ne voie l'intérêt réel de tout ça. On ne retrouve pas le rythme plutôt pêchu du groupe (je suis allé écouter les chansons afin de comparer) tandis que les textes ne sont pas présents stricto sensu dans la BD, mais rédigés après celle-ci. Les histoires qu'ils forment sont franchement peu intéressantes et si le graphisme mignon et rond renforce l'humour, il ne dépasse pas le cadre d'une stricte représentation. Ca manque de fantaisie et de mises en scène, que diable !
En fin de compte, je pense que le fait d'adapter en bande dessinée des chansons ne me convient pas du tout. J'ai eu le même ressenti avec différentes lectures dans ce genre et je reste assez peu convaincu du procédé. Une bonne façon de promouvoir le groupe, leurs chansons ou ce dont ils parlent aurait été de mettre en histoire ces chansons, les intégrant dans quelque chose d'autre, comme l'histoire du groupe (j'ai l'impression qu'il y aurait quelques anecdotes sympas à raconter). Donc pas convaincu par l'album, très limité selon moi, ni par le procédé qui n'a pas grand intérêt à mes yeux.
Bon, j'avais juste envie de donner un avis sur ce bidule. Par esprit de contradiction (peut-être), pour faire mon avocat du diable, mais également par appétence pour la polémique.
D'abord, la polémique qui entoure son auteur n'était pas encore parvenue à mes oreilles quand j'ai lu cette BD. Je n'avais pas encore eu vent de ses appels violents à l'encontre de la dessinatrice Emma, propos éminemment "déplacés" (pour rappel : «J’aimerais qu’un de ses gosses la poignarde et qu’il fasse une BD sur comment il l’a poignardée et qu’il se fasse enculer à chaque like», ou bien encore «On devrait buter son gosse»). Oui, c'est naze, excessif, condamnable... J'ai un peu de mal à comprendre une telle violence. Bref !
Concernant la diffusion d'images pédopornographiques cette fois, d'abord avec Petit Paul, mais également les Melons de la colère, je crois que l'affaire nécessite un peu de nuance. Cette fois, la polémique me laisse assez dubitatif. Je m'explique : j'ai des souvenirs lointains de ma libido précoce. Pour exemple, en classe de sixième, j'ai eu une prof de sciences physiques (Madame Tricoire, ce n'est pas une blague !!!) sur laquelle je fantasmais plein tube. Je me souviens encore avec émotion de ses jupes courtes, de ses collants noirs, de sa chute de reins... Et pas du tout de mes cours ! Je me souviens également de Mme Bedet, prof d'Histoire-Géo en 4e et 3e, et de sa silhouette extrêmement callipyge... Bref ! Je pourrais ainsi multiplier les exemples. Toujours est-il qu'à cette époque, je me serais volontiers laissé "coincé" dans la salleaprès les cours par l'une d'entre elles, et bien plus si affinité. Je me serais volontiers laissé harcelé, tout comme Petit Paul. Oui, ce sont des fantasmes bon marché, mais que voulez-vous mon bon monsieur ? Quand on a l'adolescence qui pousse et la testostérone qui déborde, on est souvent un peu basique. Pour autant, dois-je avoir honte de cela ? Suis-je devenu un maniaque, un pervers sexuel ? Je ne crois pas. En fait, je suis sur ce point comme tout un chacun : je considère que le plaisir sexuel est le plus grand plaisir qu'il est possible d'offrir à son corps. En réalité, la sexualité des enfants est un tel tabou qu'on a l'impression qu'elle n'existe pas. Or on sait bien que c'est totalement faux.
Du coup, voir un gamin muni d'un sexe monstrueux se faire déniaiser par de plantureuses fermières ne m'a pas choqué une seule seconde. Pas un instant, j'ai pensé avoir à faire à de la pédophilie. Ici, on est dans autre chose, bel et bien dans le fantasme. En outre, c'est ici un garçon qui se fait "prendre" par des femmes adultes, non une petite fille par des mâles. Pour moi, ça change tout. D'abord, parce qu'en tant que mec, j'ai été élevé comme un mec. Le patriarcat nous a modelé ainsi (ce qui explique aussi tout ce qui se passe actuellement depuis #MeToo, et dont il faut bien entendu se réjouir - j'ai depuis fait ma part dans cet exercice de "déconstruction") : on était des hommes, et les femmes étaient avant tout un objet de désir, de séduction et de plaisir. C'est ultra naze, je sais, mais c'était ainsi. Ensuite, si les petits garçons pouvaient se faire enseigner la chose par des matures expertes, on n'en serait peut-être pas là aujourd'hui du point de vue de la masculinité. En effet, on pourrait prendre un peu exemple sur nos amis les grecs de l'Antiquité avec les gymnases et les gynécées. Chais pô, une idée comme ça...
Mais je crois surtout qu'un fantasme doit rester un fantasme !
Cela étant dit, je mets 2/5. C'est vite lu, sans grande profondeur (si je puis dire), est ça reste largement anecdotique. Allez ! Passons à autre chose !
Ca fait quelques années que j'ai lu cette BD, et je pense que je l'aurais probablement notée différemment après ma première lecture, dont j'ai surtout retenu les blagues qui m'ont fait rire.
Maintenant, le temps à passé, j'ai lu beaucoup d'autres BD et des polémiques sont passées par là. Et je dois dire qu'il est difficile de se les enlever de la tête lorsqu'on lit la BD. Oui, la BD présente un viol collectif mais ne l'embellit pas et ne présente pas ça comme excitant. C'est un artifice de narration et l'ensemble présente ces hommes comme des pervers dégueulasses. Oui, on voit une scène avec un enfant, mais qui sonne plus comme un éveil de la sexualité de deux jeunes enfants. Il est clair dans l'intention que ce n'est pas destiné à exciter le chaland. C'est une BD humoristique avant tout, jouant sur des gags autour du sexe, sans intention manifeste de faire dans le fantasme. Maintenant je ne préjuge pas des idées de l'auteur, que je ne connais pas.
Donc voila, je suis partagé : c'est certes une BD qui se présente comme humoristique et ne prétend pas aller plus loin. Très bien. Maintenant il faut débattre (et je pense sincèrement qu'il le FAUT) de la question de la sexualité consentante, ou de la pédophilie dans les BD érotiques. C'est un véritable débat de société qui est devenu nécessaire, puisque inévitable. Et dans ce cadre là, cette BD est effectivement problématique, révélatrice d'une forme de banalisation de pratiques sexuelles non légales. La BD ne l'incite pas, selon moi, mais puise dans un imaginaire qui est lui révélateur d'un problème plus vaste.
Que penser de cette BD ? Qu'elle n'a pas fini de faire débat.
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Star Wars - Han Solo & Chewbacca
Voici clairement ce que j’appelle un pur sous-produit de merchandising, un comics réalisé parce que les responsables de la franchise se sont dit qu’après les films, les séries TV, les jeux vidéo, les figurines, les maquettes, les parcs d’attraction, les posters, les porte-clés, les tasses, les boites à tartines, les supports pour rouleaux de papier wc, il y aurait peut-être encore moyen d’augmenter la marge bénéficiaire en sortant des séries de comics dérivées de l’univers. Je me suis laissé tenter parce que j’ai eu la possibilité de lire le premier tome gratuitement et parce que, comme beaucoup de gens de ma génération, j’ai une affection particulière pour les deux personnages mis en avant dans cette déclinaison de l’univers Star-Wars. Soyons clairs : je n’en attendais pas grand-chose. Soyons clairs : même en en attendant pas grand-chose, j’espérais mieux ! Je ne m’attarderai pas sur le dessin, travail de commande réalisé en équipe dans un style passe-partout lisible par le plus grand nombre et dans lequel on reconnait assez aisément les principaux personnages. Le scénario a été réalisé dans le même état d’esprit mercantile et, purée, qu’est-ce que c’est simpliste ! Admettons ces personnages aux profils psychologiques ultra-stéréotypés, on est dans un univers fortement balisé qui a ses raisons que la finesse ignore. Mais déjà, n’était-ce pas possible de proposer autre chose que l’éculée idée du casse qui tourne mal pour nous conter une histoire de Han Solo et Chewbacca ? Et si les auteurs ne trouvent pas d’idée originale à ce niveau, n’auraient-ils pas pu faire montre d’originalité au moins dans les différentes péripéties ? Parce que là, entre les grosses ficelles, les facilités scénaristiques, les ellipses opportunes, je ne garde comme bonne idée que celle de faire apparaitre le père de Han Solo. Et ça fait quand même peu. Pour le reste, j’ai parfois halluciné devant les incohérences proposées par ce récit. Tout public, je veux bien mais là, faut avoir rangé son cerveau au vestiaire avant de commencer la lecture ! L’humour n’est pas en reste et tombe à plat plus souvent qu’à son tour. Cerise sur le gâteau, les éditions Panini ont édité cette série en deux tomes… et pour pouvoir proposer un nombre de pages décent, ils ont agrémenté le tome 1 d’un court récit bonus sans intérêt, sinon celui de parvenir à vendre un récit au prix de deux bouquins.
Cinq mille kilomètres par seconde
Je suis un grand amateur de romans graphiques et d'histoires d'amour, pourtant j'ai l'impression d'être passé à côté de cette histoire. Et je pense, après réflexion, que c'est vraiment un souci que j'ai avec l'histoire qui nous est racontée. Le titre, la couverture (j'ai l'ancienne édition) et la promesse narrative induite par le résumé m'avaient conduit à y voir une histoire d'amour qui se dessinerait dans la distance. Pourtant, je me suis vite retrouvé interpelé par l'absence de structure du récit, ou en tout cas ce qui s'y apparente. Bien que l'histoire se conduise autour de deux personnages et leurs relations au cours du temps, c'est assez vite difficile de suivre niveau du ton. Les personnages que nous suivrons évoluent dans le temps, sur plusieurs années. Cette temporalité va amener à des séparations et des retrouvailles. Sauf que si le propos est alléchant, je n'ai jamais compris réellement l'intérêt de l'histoire en tant que telle : est-ce un propos sur le temps qui passe ? Sur les erreurs que l'on a pu faire dans sa vie et qu'on regrette ensuite ? Une considération sur la difficulté de l'amour ? Mais alors pourquoi un tel titre, explicité dans la BD au milieu de l'histoire mais qui ne correspond qu'à une seule situation assez vite balayée ? C'est là que je ne comprends pas où le récit nous emmène. J'aurais accepté une fin présentant une histoire d'amour impossible proche mais acceptée dans la distance, mais cette fin en deux teintes est très étrange vis-à-vis de la narration. Au sortir de cette BD et après réflexion, je ne vois vraiment pas où l'auteur voulait nous amener. J'ai l'impression que l'histoire charge Lucia, qui met fin à sa relation avec Piero, devient mère célibataire suite à un mauvais choix et finit par avoir une vie qui ne lui plait pas. Elle est responsable ? La BD semble suggérer le contraire. Mais alors quel rapport avec Piero qui semble avoir une vie plus épanouie ? Je ne comprends pas du tout ce que je dois comprendre et cette incompréhension est frustrante. Le dessin est sympathique sur les couleurs, mais j'ai personnellement eu du mal à différencier Nicolas et Piero au début de la BD, jusqu'à noter la différence des nez qui m'a servi plus ou moins de repère dans les premières pages. Le reste devient plus lisible ensuite et j'ai suivi sans aucun souci. Mais le dessin n'a pas suffi à me convaincre de l'histoire qui reste trop faible à mes yeux. Je pense qu'il me manque une clé de lecture ou alors, comme j'en ai l'impression, je suis passé à côté de l'histoire que l'auteur veut transmettre. Je ne sais pas quoi en penser mais j'en retiens que la relecture ne m'intéresse pas du tout. Globalement, je déconseille.
Blitz
La relecture de ces trois albums n’était pas une si bonne idée que ça. Le dessin est sympa, l’humour so british toujours plaisant, le scénario original mais l’ennui m’a gagné assez vite. C’est la dimension historique qui m’a le plus intéressé : l’ambiance de Londres sous le Blitz, les réfugiés dans le métro et la cohabitation des classes sociales, le légendaire flegme britannique sous les bombes allemandes et le petit abécédaire qui, sous une forme ludique, permet de réviser les grands moments de cette période de l’histoire de l’Angleterre. Il y a de bonnes choses, mais l’ensemble est plutôt décevant.
Elles (Le Lombard)
L’idée est intéressante mais ça ne pas plu, pourtant je ne suis pas difficile. Pas une mauvaise bande dessinée en soit, le public cible appréciera et les dessins je les ai trouvés assez bien réalisés bien qu’un peu trop informatisés. C’est le genre de bande dessinée, que j’ai achetée et que j’ai oubliée tout de suite après sa lecture sans trop savoir la raison. Pas difficile en scénario, y’a des séries notées moins de deux étoiles ici que j’aime, non ça ne m’a juste pas attiré. Cela ressemble beaucoup à une série Netflix Teenager, ça me dérange pas mais ça peut en dérouter plus d‘un. Une série avec du potentiel et qui a l’air bien mais qui n‘a pas réussi à m’attirer comme elle l’aurait dû.
Sisco
Les quelques albums de Sisco lus m'ont plutôt laissé sur ma faim. Ce type de bad boy chien fou d'un service officiel et secret qui passe entre les balles ou qui les digère comme si de rien n'était, est un canevas trop prévisible pour moi. Le dynamisme imposé du scénario engendre des situations assez loufoques voire presque ridicules : s'en prendre à un laveur de carreaux, braquer une journaliste en plein RER à La Défense sans être filmé ou qu'il n'y ait aucune conséquence juridique plombe le côté réaliste voulu par le graphisme. Je ne me suis pas attaché à la personnalité du personnage, ce qui a rendu ma lecture assez quelconque. Le graphisme est très maîtrisé avec beaucoup de dynamisme dans les expressions et des décors attrayants et détaillés. Cela reste une lecture moyenne à mes yeux.
Lou Cale
Je suis un peu circonspect après la lecture de quatre albums trouvés en brocante. J'affectionne assez les récits polar mais ici j'ai trouvé les scénarii assez fades et convenus. Le journaliste/photographe qui joue au détective est un concept usé jusqu'à la corde, il faut donc y ajouter du piquant pour introduire une originalité qui accroche. Je n'ai rien lu de tel et seul l'opus des perles m'a un peu intéressé. Pour faire moderne les auteurs introduisent de la diversité raciale agréable mais assez improbable pour l'époque choisie. De plus en choisissant les années 40 les auteurs ont introduit une faiblesse dans l'ambiance qu'ils proposent. En effet rien dans ce qu'ils proposent ne montre que le pays est dans une ambiance de guerre mondiale. Ainsi les intervenants se promènent dans un New York où aucun soldat n'est visible, un mafioso italien se prélasse douillettement au bord de sa piscine en Sicile et prend le premier avion pour New York, quelques exemples qui soulignent les faiblesses d'ambiance. Je suis partagé par le graphisme. J'ai bien aimé tous les décors très soignés et détaillés de la ville. Malheureusement j'ai beaucoup moins apprécié les visages trop lisses et figés avec des ombrages un peu rebutants. Une série lue rapidement qui ne m'a pas trop diverti ni séduit. 2.5
Envoûtantes Chimères
Cet album est une réédition complété de Journal Intime, puisque les premières histoires du présent recueil sont celles déjà éditées chez l'éditeur Himalaya. Comme souvent avec les histoires courtes et les rééditions, il est compliqué de les distinguer, disons qu'ici nous avons une cinquantaine de pages de plus que dans Journal Intime (ce qui double sa taille, donc). Pour mon avis, je ferais donc un peu redit ce que j'ai déjà dit sur l'autre publication, mais les autres histoires se laissent lire globalement trop vite. On a une reprise du mythe de Salomé, un hommage à Uderzo et Goscinny plutôt surprenant, une frise chronologique de l'humain qui oscille entre le tragique et l'érotique, ainsi qu'un autre hommage à Barbarella. En fin de compte, en additionnant toutes les petites histoires, c'est bien plus dans l'hommage aux œuvres qui l'ont marqué que dans l'érotisme qu'on tombe. Manara croque toujours des femmes qui se dénudent vite pour rien, mais se contente d'histoires en quelques planches sans trop développer. Pour ma part, je trouve ça trop vite lu pour avoir un grand intérêt, et je ne pense pas que je serais intéressé par une relecture.
Le Plastique c'est fantastique
Je ne connais absolument pas le groupe Elmer Food Beat, qui n'évoque que de vagues choses dans ma mémoire. Je suis donc arrivé avec un œil un peu novice vis-à-vis de ces chansons. De toute façon, je comprends assez peu l'intérêt de ce genre d'albums : mettre en images de chansons pour qui ? Les fans les connaissent déjà et seront sans doute moins intéressés par une mise en images de ce qu'ils ont sans doute déjà imaginés, tandis que les néophytes n'auront pas le sel de celles-ci : la musique, le rythme, les sonorités. Bref, je suis peu adepte d'adaptation de chansons en BD et je me suis rendu compte à la lecture de celle-ci que ça ne dérogera pas à cette règle. Les chansons sont mises en image mais sans que je ne voie l'intérêt réel de tout ça. On ne retrouve pas le rythme plutôt pêchu du groupe (je suis allé écouter les chansons afin de comparer) tandis que les textes ne sont pas présents stricto sensu dans la BD, mais rédigés après celle-ci. Les histoires qu'ils forment sont franchement peu intéressantes et si le graphisme mignon et rond renforce l'humour, il ne dépasse pas le cadre d'une stricte représentation. Ca manque de fantaisie et de mises en scène, que diable ! En fin de compte, je pense que le fait d'adapter en bande dessinée des chansons ne me convient pas du tout. J'ai eu le même ressenti avec différentes lectures dans ce genre et je reste assez peu convaincu du procédé. Une bonne façon de promouvoir le groupe, leurs chansons ou ce dont ils parlent aurait été de mettre en histoire ces chansons, les intégrant dans quelque chose d'autre, comme l'histoire du groupe (j'ai l'impression qu'il y aurait quelques anecdotes sympas à raconter). Donc pas convaincu par l'album, très limité selon moi, ni par le procédé qui n'a pas grand intérêt à mes yeux.
Petit Paul
Bon, j'avais juste envie de donner un avis sur ce bidule. Par esprit de contradiction (peut-être), pour faire mon avocat du diable, mais également par appétence pour la polémique. D'abord, la polémique qui entoure son auteur n'était pas encore parvenue à mes oreilles quand j'ai lu cette BD. Je n'avais pas encore eu vent de ses appels violents à l'encontre de la dessinatrice Emma, propos éminemment "déplacés" (pour rappel : «J’aimerais qu’un de ses gosses la poignarde et qu’il fasse une BD sur comment il l’a poignardée et qu’il se fasse enculer à chaque like», ou bien encore «On devrait buter son gosse»). Oui, c'est naze, excessif, condamnable... J'ai un peu de mal à comprendre une telle violence. Bref ! Concernant la diffusion d'images pédopornographiques cette fois, d'abord avec Petit Paul, mais également les Melons de la colère, je crois que l'affaire nécessite un peu de nuance. Cette fois, la polémique me laisse assez dubitatif. Je m'explique : j'ai des souvenirs lointains de ma libido précoce. Pour exemple, en classe de sixième, j'ai eu une prof de sciences physiques (Madame Tricoire, ce n'est pas une blague !!!) sur laquelle je fantasmais plein tube. Je me souviens encore avec émotion de ses jupes courtes, de ses collants noirs, de sa chute de reins... Et pas du tout de mes cours ! Je me souviens également de Mme Bedet, prof d'Histoire-Géo en 4e et 3e, et de sa silhouette extrêmement callipyge... Bref ! Je pourrais ainsi multiplier les exemples. Toujours est-il qu'à cette époque, je me serais volontiers laissé "coincé" dans la salleaprès les cours par l'une d'entre elles, et bien plus si affinité. Je me serais volontiers laissé harcelé, tout comme Petit Paul. Oui, ce sont des fantasmes bon marché, mais que voulez-vous mon bon monsieur ? Quand on a l'adolescence qui pousse et la testostérone qui déborde, on est souvent un peu basique. Pour autant, dois-je avoir honte de cela ? Suis-je devenu un maniaque, un pervers sexuel ? Je ne crois pas. En fait, je suis sur ce point comme tout un chacun : je considère que le plaisir sexuel est le plus grand plaisir qu'il est possible d'offrir à son corps. En réalité, la sexualité des enfants est un tel tabou qu'on a l'impression qu'elle n'existe pas. Or on sait bien que c'est totalement faux. Du coup, voir un gamin muni d'un sexe monstrueux se faire déniaiser par de plantureuses fermières ne m'a pas choqué une seule seconde. Pas un instant, j'ai pensé avoir à faire à de la pédophilie. Ici, on est dans autre chose, bel et bien dans le fantasme. En outre, c'est ici un garçon qui se fait "prendre" par des femmes adultes, non une petite fille par des mâles. Pour moi, ça change tout. D'abord, parce qu'en tant que mec, j'ai été élevé comme un mec. Le patriarcat nous a modelé ainsi (ce qui explique aussi tout ce qui se passe actuellement depuis #MeToo, et dont il faut bien entendu se réjouir - j'ai depuis fait ma part dans cet exercice de "déconstruction") : on était des hommes, et les femmes étaient avant tout un objet de désir, de séduction et de plaisir. C'est ultra naze, je sais, mais c'était ainsi. Ensuite, si les petits garçons pouvaient se faire enseigner la chose par des matures expertes, on n'en serait peut-être pas là aujourd'hui du point de vue de la masculinité. En effet, on pourrait prendre un peu exemple sur nos amis les grecs de l'Antiquité avec les gymnases et les gynécées. Chais pô, une idée comme ça... Mais je crois surtout qu'un fantasme doit rester un fantasme ! Cela étant dit, je mets 2/5. C'est vite lu, sans grande profondeur (si je puis dire), est ça reste largement anecdotique. Allez ! Passons à autre chose !
Les Melons de la colère
Ca fait quelques années que j'ai lu cette BD, et je pense que je l'aurais probablement notée différemment après ma première lecture, dont j'ai surtout retenu les blagues qui m'ont fait rire. Maintenant, le temps à passé, j'ai lu beaucoup d'autres BD et des polémiques sont passées par là. Et je dois dire qu'il est difficile de se les enlever de la tête lorsqu'on lit la BD. Oui, la BD présente un viol collectif mais ne l'embellit pas et ne présente pas ça comme excitant. C'est un artifice de narration et l'ensemble présente ces hommes comme des pervers dégueulasses. Oui, on voit une scène avec un enfant, mais qui sonne plus comme un éveil de la sexualité de deux jeunes enfants. Il est clair dans l'intention que ce n'est pas destiné à exciter le chaland. C'est une BD humoristique avant tout, jouant sur des gags autour du sexe, sans intention manifeste de faire dans le fantasme. Maintenant je ne préjuge pas des idées de l'auteur, que je ne connais pas. Donc voila, je suis partagé : c'est certes une BD qui se présente comme humoristique et ne prétend pas aller plus loin. Très bien. Maintenant il faut débattre (et je pense sincèrement qu'il le FAUT) de la question de la sexualité consentante, ou de la pédophilie dans les BD érotiques. C'est un véritable débat de société qui est devenu nécessaire, puisque inévitable. Et dans ce cadre là, cette BD est effectivement problématique, révélatrice d'une forme de banalisation de pratiques sexuelles non légales. La BD ne l'incite pas, selon moi, mais puise dans un imaginaire qui est lui révélateur d'un problème plus vaste. Que penser de cette BD ? Qu'elle n'a pas fini de faire débat.