Les derniers avis (20733 avis)

Couverture de la série La Pièce manquante
La Pièce manquante

Je n'ai pas réussi à me passionner pour ce récit et j'ai du mal à établir pourquoi. L'anecdote historique dont s'inspire Jean Harambat est pourtant intéressante (une pièce écrite par Shakespeare et inspirée par Cervantès, dont on retrouve des traces mais pas le texte d'origine), son personnage principal (une actrice anglaise du XVIIIème siècle ayant réellement existé) est plutôt bien choisi, le récit ne manque pas de péripéties... pourtant... A la lecture, je me suis passablement ennuyé. Déjà, je calle souvent quand un récit mêle évocation historique et fantaisie humoristique, surtout quand je ne connais pas bien l'époque et le contexte et qu'il m'est difficile de distiguer le vrai du faux, ce qui est le cas présentement. Ensuite, j'ai trouvé cette quête un peu veine, avec des péripéties un peu forcées, un peu artificielles et un suspense peu prenant. Enfin, si j'aime bien le dessin de l'auteur (expressif, enjoué, dynamique, avec des décors agréables à l'oeil), son style caricatural convient bien au genre historico-humoristique mais insiste justement plus sur l'aspect humoristique qu'historique (un peu de la même manière qu'un Beck sur Rataplan ou d'un Sandron sur Godaille et Godasse) et du coup fait passer ce deuxième aspect (qui pour moi est le plus intéressant dans le cas présent) au second plan. Donc voilà, pas très drôle, un peu poussif, avec un aspect historique hors duquel j'ai du mal à distinguer le vrai du faux et des personnages intéressants mais peu marquants, cet album me semble pêcher par un ensemble de petits détails qui font que malgré les bonnes intentions et le soin accordé par ses auteurs, je n'ai pas réussi à me passionner pour son histoire.

11/11/2023 (modifier)
Couverture de la série Batman - One Bad Day - Catwoman
Batman - One Bad Day - Catwoman

3eme découverte dans cette collection. Niveau charisme, Catwoman pète la classe à mes yeux, j’attendais beaucoup d’un tel personnage. La couverture fait de l’œil mais je dois avouer être sorti plutôt déçu de ma lecture, la représentation graphique de l’héroïne n’est pas en cause, même si j’ai trouvé le dessin un poil trop lisse et sage. C’est l’histoire que j’ai trouvée peu palpitante, et surtout je n’ai pas ressenti l’ambivalence qui caractérise Selina Kyle. Le récit a le mérite d’être complet mais je trouve qu’il manque de développement, bien peu de pages, tout va vite pour une quelconque émotion. Le cahier des charges est rempli, sale journée pour Catwoman mais finalement anecdotique. Le tout est lisible mais manque de caractère. Dispensable. 2,5

10/11/2023 (modifier)
Couverture de la série Sexologie
Sexologie

Mouais. Je suis sorti déçu de cette lecture, que j’espérais clairement être plus caustique, plus drôle. Le point de départ – et une bonne partie de l’intrigue – est relativement loufoque. Le héros consulte une psy car il se sent impuissant. Les dialogues peuvent être crus, ils sont un chouia surprenants et décalés, mais pas tant que ça. Je pensais à du pince-sans-rire, du non-sens, mais, si certains passages sont amusants, ça reste assez plat je trouve (ou alors je n’ai pas tout saisi ?). On n’est en tout cas pas dans le loufoque assumé et presque outrancier de Guacamole Vaudou, qui a récemment relancé les roman-photo/BD. A noter qu’ici ça n’est pas du roman-photo pur, car il y a souvent du dessin en arrière-plan, pour les décors, ce qui donne un rendu un peu bizarre parfois. En tout cas je n’ai pas été convaincu par cet album, pas inintéressant, mais que j’ai traversé sans vraiment être captivé.

10/11/2023 (modifier)
Couverture de la série De l'autre côté de la frontière
De l'autre côté de la frontière

Je suis assez déçu de ma lecture. Les auteurs ont voulu rendre hommage à Simenon à travers ce récit qui met en scène le célèbre écrivain belge d'une façon détournée. Malheureusement je trouve le scénario assez poussif et l'ambiance décrite trop lisse pour ressembler à un roman de Simenon. Ainsi en nous décrivant une partie de la scène du premier crime, j'ai trouvé que les auteurs cassaient l'intensité dramatique du récit. Avec cet élément, les soupçons sur l'ami deviennent illusoires. De plus on retrouve plusieurs éléments déjà utilisés dans Halona, ce qui amoindrit l'originalité de la lecture. J'ai trouvé comme un air de déjà lu. Le graphisme de Berthet est toujours très propre peut être trop pour décrire cet univers de prostitution mexicaine. On est très loin d'une ambiance à la Jessica Blandy pour un thème similaire. Il reste les modèles féminins toujours croqués sur le mode pin up hyper séduisantes. Mais ici encore j'apprécierais un peu de contrastes. Une série trop dans la norme pour que j'y trouve du plaisir de lecture.

10/11/2023 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série L'Entaille
L'Entaille

Des ados dans une petite ville médiocre des USA confrontée à l'apparition d'un étrange serial killer armé d'une batte de baseball. Ambiance Charles Burns pour le mal-être adolescent et quelques passages initiatiques malaisants, ambiance polar pour ces meurtres mystérieux et la danger qui règne sur la ville, et ambiance un peu fantastique ou onirique autour de la manière dont le trouble est traité, avec de possibles hallucinations et flash-backs pas toujours évidents à capter. Je n'ai pas accroché à cette lecture. Les personnages ont un intérêt tout relatif et je ne m'y suis guère attaché. Mais c'est surtout l'aspect abscons de l'intrigue qui m'a ennuyé : trop de choses demeurent inexpliquées, comme des éléments ajoutés gratuitement par l'auteur pour faire monter une mayonnaise qui ne prend pas. A aucun moment, je ne me suis senti impliqué dans l'histoire de ces protagonistes qui m'a glissé dessus et m'a finalement laissé déçu par sa plate conclusion. Déjà que je ne suis pas amateur d'histoires de mal-être adolescent, si en plus le scénario est bancal et la narration joue la confusion hallucinatoire, ça ne m'intéresse pas.

10/11/2023 (modifier)
Couverture de la série La Truie, le Juge et l'Avocat
La Truie, le Juge et l'Avocat

Je n'ai pas accroché à ce récit sous forme de fable satirique. Revenir sur une ambiance moyenâgeuse pour faire la critique de la justice d'alors via des animaux, ne m'a pas intéressé plus que cela. Cela ne correspond plus à nos critères d'évaluations et nos propres règles seront probablement jugées avec sévérité dans plusieurs siècles. Ainsi la règle d'abattre un ou des animaux qui ont mordu, blessé ou représentent un risque pour la population me semble toujours appliquée dans de nombreux cas. Je trouve donc que la thématique demande mieux qu'une satire assez convenue et rapide. De plus quand les auteurs lèvent leur verre à la justice dans la dernière case alors qu'ils viennent de décrire une scène de vengeance personnelle, cela me semble être un contre sens. Je n'ai pas été sensible à l'humour fait de nombreux clichés sur une thématique complexe et fondamentale. J'ai trouvé le graphique assez simpliste et sans beaucoup de relief. Pas mon truc.

09/11/2023 (modifier)
Par Cosme
Note: 2/5
Couverture de la série Renaissance (Dargaud)
Renaissance (Dargaud)

C’est le genre de série qui m’agace profondément dans le principe… à la sortie du premier tome, il est clairement indiqué qu’il s’agira d’une série en trois tomes… ce qui m’a incité à l’acheter, mais non bien sûr, on va rajouter un deuxième cycle de trois tomes, et dire que la série est finie. Bah oui, enfin non bien sûr, car à la fin du sixième tome on annonce qu’il va y avoir encore un nouveau cycle, qui portera un autre titre, pour faire genre c’est une autre série… Ça m’agace, j’ai toujours l’impression qu’on se moque de moi. J’aime que les éditeurs respectent leurs engagements, que la série soit rallongée si elle a un succès commercial, je le comprends, mais dans ces cas là, qu’ils n’annoncent pas un certain nombre de tomes au départ, car c’est tromperie sur la marchandise. Enfin bref c’était un petit moment où je râle sur ces méthodes que je ne supporte pas. Hormis ça, c’est une série de SF très classique, sans prétention, qui se laisse lire facilement et qui s’oublie tout aussi facilement. C’est bien simple, je l’ai finie il y a une semaine, j’ai lu seulement deux séries depuis, et je serais déjà à peine capable de faire un petit résumé succinct, alors y repenser en détail ça serait encore plus difficile. Le scénario est tout ce qu’il y a de plus simple, rien d’innovant ni de bien original, des extraterrestres unis en coalition comme ça a été vu et revu (Sillage, Orbital, Valérian), qui décident d’intervenir sur Terre pour sauver l’humanité. Les extraterrestres chasseur (Predator), ceux en contact avec la nature (Avatar)… enfin bref, on croirait voir pleins de choses empruntées à toute la SF cinéma, livre et BD et réunies dans cette série. Il est normal bien sûr qu’il y ait des inspirations de ce qui a déjà été fait. Mais quand il y en a trop de condensées… ça fait trop… tout simplement. Ou alors il faut que ce soit traité avec un immense talent, mais là ce n’est pas le cas. Graphiquement c’est beau, même si je trouve les couleurs un peu trop criardes. Comme d’autre l’on relevé, également dans les dessins on ressent une forte influence de films connus. En bref, c’est une gentille série de SF qui n’apporte rien de nouveau, et qui réutilise tous les codes déjà connus, sans pour autant les sublimer, à lire si vous ne savez pas quoi lire et que vous l’avez sous la main, mais certainement pas à acheter, il y a tellement de séries de SF qui valent plus le coup que celle la. Note réel 2,5, mais comme je l’ai déjà expliqué, que j’ai eu le sentiment de me faire avoir entre la promesse du nombre d’album et la réalité, j’arrondis a 2.

08/11/2023 (modifier)
Couverture de la série Dracula (Bess)
Dracula (Bess)

Apparemment l'auteur a suivi la trame du roman original, que je n'ai pas lu. Et bien il faut accepter que l'écriture des dialogues et la description des scènes en mode "voix off" sont vraiment trop datées pour un lecteur d'aujourd'hui. Comme tout cela est poussif, misogyne, peu crédible, avec des incohérences ou des raccourcis dans la narration ! Malheureusement, le beau coup de crayon de Bess ne peut pas tout sauver. Comparé à la profondeur et la beauté de son autre album Frankenstein, il n'y a pas photo.

07/11/2023 (modifier)
Couverture de la série L'Homme de l'Année - 1886
L'Homme de l'Année - 1886

C'est le premier album de cette collection que je lis. J'en ressors bien déçu. Pourtant j'aime bien ce que propose Céka par ailleurs. Mais ici je n'adhère pas à son parti pris de nous montrer un Bertholdi coureur de jupons pour finaliser sa statue. Je trouve que l'on passe complétement à côté du sujet, de sa genèse, des étapes techniques et artistiques et des nombreux défis qui ont forcément émaillé cette réalisation. Ainsi les auteurs proposent un défilé de personnalité (Hugo, Gambetta, Violet le Duc) pour expédier en une ou deux cases les problématiques du projet. On a même droit à une digression sans rapport avec le sujet dans le monde des Impressionnistes. De plus nombre de dialogues ou des scènes intimes remplissent le récit sans que l'on puisse savoir si c'est une base historique sérieuse. Je n'ai pas trouvé cela crédible et je me suis lassé de ce défilé de femmes dont le visage répondait aux mêmes critères. Le graphisme est de bonne facture semi réaliste mais sans beaucoup d'originalité. Il y a surabondance de scènes intimes dans l'atelier sans créer une ambiance d'époque satisfaisante à mes yeux. Une pauvre lecture que j'oublierai vite.

07/11/2023 (modifier)
Par Spooky
Note: 2/5
Couverture de la série Walk on the wild side - Une amitié avec Candy Darling
Walk on the wild side - Une amitié avec Candy Darling

Le monde de la musique, du showbiz ne m'a jamais passionné. Mais par curiosité j'ai abordé cet album, racontant cette amitié particulière prenant pied dans les années 1960 à New York. Hélas, très vite la lecture a été chaotique. D'abord en raison du dessin. Ce n'est pas le premier album de Sören Mosdal, mais je trouve qu'il manque cruellement, presque dramatiquement, maladroit, presque enfantin. Les personnages changent de tête, de morphologie, de taille même d'une séquence à l'autre. C'en était presque rédhibitoire pour moi, même la mise en scène me semblait sans aucune idée, sans connaissance basique. Quant à l'histoire... J'avoue qu'à plusieurs reprises j'avais perdu le fil, je ne savais plus de qui on parlait. Celui que je pensais être le personnage de l'histoire a même disparu pendant toute un séquence sans que je comprenne pourquoi. Là encore c'est difficile à justifier, Voloj a aussi publié plusieurs albums... Au-delà de ce défaut de rythme, le sujet a fini par me lasser. Je crois que je suis tout simplement passé à côté de cette histoire. Je ne mets pas la note minimale parce que je pense que le scénariste a fait de nombreuses recherches pour construire son récit, imbriquer les différentes séquences marquantes, comme les rencontres avec Lou Reed (qui a écrit une chanson consacrée à Candy darling), Al Pacino et Bob de Niro (même si pour ces deux derniers cela ne sert à rien dans l'histoire).

06/11/2023 (modifier)