Renaissance (Dargaud)
En 2084, des aliens débarquent sur Terre pour aider les humains à endiguer leur propre extinction.
Environnement et écologie Invasions extraterrestres Les coups de coeur des internautes
En l’an 2084, la civilisation humaine part à vau-l’eau. Le réchauffement climatique a abouti à une forte montée des eaux et à des conflits de territoires partout dans le monde. Paris est majoritairement immergée ; le Sahara est invivable ; des épidémies de grippe mortelle se propagent partout ; une nouvelle guerre civile a déclenché un brasier incontrôlable dans les champs de pétrole américains… Dans ce contexte de déliquescence généralisée, la famille d’Hélène s’apprête à quitter leur campement, au premier étage de la Tour Eiffel, vers la montagne. C’est le même topo au Texas, avec la famille de Liz, une femme sapeur-pompier. Son mari et ses deux filles évacuent la guerre civile, tandis que leur mère se doit de participer à l’extinction du brasier. C’est l’enfer sur place. Les experts pensent que la situation va encore dégénérer. En effet, non seulement on ne peut plus empêcher le plus gros puits de s’embraser, mais en prime, trois énormes machines de guerre envoyées par les sécessionnistes du Nord avancent vers eux. C’est alors que… Un peu partout dans le monde, apparaissent dans le ciel des vaisseaux extra-terrestres. A bord de l’un d’entre eux, se trouve Swänn, un forestier de la planète Näkän. Il est jeune marié et appartient à cette civilisation bien plus développée que la notre, qui a décidé de venir nous aider à surmonter notre incapacité à gérer notre planète. Son voyage de noce va passer par la Terre et il sera aventureux…
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| Date de parution | 05 Octobre 2018 |
| Statut histoire | Série terminée (Deux cycles de 3 tomes) 6 tomes parus |
Les avis
Je me suis lancé dans cette série de science-fiction (achevée en 6 tomes) sans trop savoir à quoi m'attendre, si ce n'est qu'elle bénéficiait d'une solide réputation. Voici mon verdict sur cette saga qui, malgré un démarrage visuel un peu laborieux pour moi, a fini par totalement me convaincre.Je me suis lancé dans cette série de science-fiction (achevée en 6 tomes) sans trop savoir à quoi m'attendre, si ce n'est qu'elle bénéficiait d'une solide réputation. Voici mon verdict sur cette saga qui, malgré un démarrage visuel un peu laborieux, a fini par totalement me convaincre. Un premier contact visuel contrasté Je vais être honnête : au début, les dessins m'ont freiné. Bien qu'ils soient très appréciés, je suis resté hermétique au traitement des visages. Que ce soit pour les humains ou les extraterrestres, j'ai trouvé les expressions un peu "grossières", au sens de surjouées. Ce côté très théâtral, presque caricatural dans les émotions, me semblait parfois à la limite du risible. Pourtant, j'ai persisté au-delà du premier tome, et je ne le regrette pas. Si les visages m'ont laissé de marbre, j'ai été bluffé par la magnificence des décors et la science des couleurs. Les panoramas des autres mondes sont grandioses et les designs globaux des races aliens sont particulièrement inspirés. Un pitch qui renverse les codes Ce qui m'a poussé à continuer, c'est la force du concept. On est loin du schéma habituel de l'invasion belliqueuse. Ici, une sorte d'ONU galactique décide d'intervenir sur Terre non pas pour conquérir, mais pour "sauver" une humanité à l'agonie. Ce parallèle avec les missions des Casques Bleus est passionnant : - Les Terriens subissent une intervention qu'ils n'ont pas demandée. - Les "envahisseurs" se présentent comme des pacificateurs venus assurer la pérennité d'un peuple frère. - C'est un traitement géopolitique (ou plutôt exopolitique, en l'occurrence) que j'ai trouvé d'une rare fraîcheur. Une fresque politique complexe? L'histoire évite soigneusement le manichéisme. On y retrouve des dynamiques sociales très bien écrites : - Côté humain : La fracture entre ceux qui rejettent l'étranger par pur racisme et ceux qui collaborent, soit par conviction idéologique, soit par opportunisme crasse. - Côté alien : Les dissensions internes au Conseil. Entre les isolationnistes, les idéalistes convaincus par leur mission civilisatrice, ceux qui aiment sincèrement l'humanité et ceux qui ne voient là qu'une occasion de piller des ressources, le jeu politique est complexe et crédible. Verdict : Une saga qui va à l'essentiel En 6 tomes, le récit est parfaitement calibré: suffisamment développé mais pas assez pour s'étirer inutilement. L'intrigue avance sans longueurs inutiles, même si la fin pourra en laisser certains sur leur faim (littéralement). Heureusement, le préquel déjà en cours de parution. L'Apogée, promet d'approfondir cet univers pour ceux qui, comme moi, ont fini par mordre à l'hameçon, et les critiques semblent indiquer que le niveau est au moins aussi bon (si ce n'est encore plus élevé).
C’est le genre de série qui m’agace profondément dans le principe… à la sortie du premier tome, il est clairement indiqué qu’il s’agira d’une série en trois tomes… ce qui m’a incité à l’acheter, mais non bien sûr, on va rajouter un deuxième cycle de trois tomes, et dire que la série est finie. Bah oui, enfin non bien sûr, car à la fin du sixième tome on annonce qu’il va y avoir encore un nouveau cycle, qui portera un autre titre, pour faire genre c’est une autre série… Ça m’agace, j’ai toujours l’impression qu’on se moque de moi. J’aime que les éditeurs respectent leurs engagements, que la série soit rallongée si elle a un succès commercial, je le comprends, mais dans ces cas là, qu’ils n’annoncent pas un certain nombre de tomes au départ, car c’est tromperie sur la marchandise. Enfin bref c’était un petit moment où je râle sur ces méthodes que je ne supporte pas. Hormis ça, c’est une série de SF très classique, sans prétention, qui se laisse lire facilement et qui s’oublie tout aussi facilement. C’est bien simple, je l’ai finie il y a une semaine, j’ai lu seulement deux séries depuis, et je serais déjà à peine capable de faire un petit résumé succinct, alors y repenser en détail ça serait encore plus difficile. Le scénario est tout ce qu’il y a de plus simple, rien d’innovant ni de bien original, des extraterrestres unis en coalition comme ça a été vu et revu (Sillage, Orbital, Valérian), qui décident d’intervenir sur Terre pour sauver l’humanité. Les extraterrestres chasseur (Predator), ceux en contact avec la nature (Avatar)… enfin bref, on croirait voir pleins de choses empruntées à toute la SF cinéma, livre et BD et réunies dans cette série. Il est normal bien sûr qu’il y ait des inspirations de ce qui a déjà été fait. Mais quand il y en a trop de condensées… ça fait trop… tout simplement. Ou alors il faut que ce soit traité avec un immense talent, mais là ce n’est pas le cas. Graphiquement c’est beau, même si je trouve les couleurs un peu trop criardes. Comme d’autre l’on relevé, également dans les dessins on ressent une forte influence de films connus. En bref, c’est une gentille série de SF qui n’apporte rien de nouveau, et qui réutilise tous les codes déjà connus, sans pour autant les sublimer, à lire si vous ne savez pas quoi lire et que vous l’avez sous la main, mais certainement pas à acheter, il y a tellement de séries de SF qui valent plus le coup que celle la. Note réel 2,5, mais comme je l’ai déjà expliqué, que j’ai eu le sentiment de me faire avoir entre la promesse du nombre d’album et la réalité, j’arrondis a 2.
Je ne suis pas passionné par la science-fiction et je n'ai donc pas une connaissance approfondie de ses multiples univers, j'ignore si le concept de cette Bd a une impression de déja vu ; ce que je constate, c'est qu'il y a un contexte de déliquescence généralisé sur toute la Terre en 2084, et que le concept social et futuriste est savamment imaginé à travers cette anticipation inquiétante. Le stellaire m'ennuie en SF, mais là c'est de l'anticipation, c'est donc plus accessible pour moi, et cette Bd est sans doute destinée à nous faire réfléchir sur notre avenir, sur le réchauffement climatique, sur la dégradation des espaces naturels, sur nos pollutions diverses, en gros sur notre incapacité à respecter notre planète. Depuis le temps que les hommes la souillent et lui font du mal, il n'est pas étonnant qu'elle s'étiole au bout d'un moment. Inondations, pandémies, dérèglements divers, conflits territoriaux se multiplieront et menaceront gravement notre équilibre, causant la fin de la race humaine et animale. Cette Bd est un cri d'alarme. Si ces aliens ne venaient pas pour endiguer l'extinction humaine et réparer toutes nos conneries, dans une centaine d'années, la Terre serait redevenue un cloaque. Comme on le voit, le sujet est pertinent et intelligent, les auteurs développent un futur flippant à l'aide d'un ton très imaginatif. Ils scindent le récit en 2 fils narratifs : d'un côté, Swänn au Texas qui tente d'aider Liz Hamilton, de l'autre, sa fiancée Sätie en France qui tente d'aider Hélène. En marge de ces opérations de sauvetage, on nous présente les habitants de la planète Näkän avec un background bien élaboré. On sent que Valérian est passé par là, l'influence se fait sentir sur plusieurs détails. Je ne sais plus si je connaissais le dessinateur Emem sur Carmen Mc Callum, je n'ai pas lu la totalité des albums, donc il se peut que j'ai arrêté avant son intervention, je découvre donc son dessin ici que je trouve superbe ; visuellement, on sent une application et un gros travail inventif sur les décors de Näkän, les décors terriens décrépits ou forestiers et de roches, tout comme sur la morphologie des aliens qui paradoxalement, sont plus réussis que les visages humains. Les engins, la technologie très avancée des aliens, le bestiaire de leur planète, et le design général sont de belles trouvailles SF. A la fin de cette trilogie qui se suffit à elle-même, une question se pose : si une race extraterrestre est capable d'intervenir sur Terre sous couvert de sauvetage humain, n'est-elle pas capable de coloniser la Terre ? D'autres questions restent sans réponse, mais à la fin de cette trilogie, j'en ai un peu assez, du moins pour l'instant, je n'ai pas vraiment envie de lire la suite, on verra plus tard...
C’est en souvenir de mes lectures enthousiastes de « Carmen mc callum » des tomes 9 à 16 que je me suis précipité sur « Renaissance » ; en effet, ce sont les mêmes auteurs qui opèrent sur cette nouvelle série. Et puis, la science-fiction est un genre que j’affectionne particulièrement. Je ne vais pas vous faire un résumé du début de cette histoire, juste vous indiquer ce que ça change un peu de constater que, pour une fois, on se retrouve avec des « gentils » extra-terrestres qui veulent nous aider à remettre sur pieds notre bonne vieille planète complètement délabrée et dépouillée de notre activité humaine (Tiens, tiens, ça surfe sur notre actualité liée à l’écologie...). Certes, de nombreux lecteurs diront que ce scénario n’est pas très original mais, pour part, après la découverte de ces trois premiers tomes qui forment un cycle complet (même si à la fin du 3ème album, on peut regretter que de nombreuses questions demeurent en suspens), j’avoue avoir passé un bon moment de lecture, c’est un récit sérieux et sans être de trop... et je n’en demande pas plus. Ce premier cycle m’est apparu très agréable à lire. La mise en page est aérée. Les scènes s’enchaînent facilement et sans incompréhension. Les dialogues et les réactions des protagonistes me sont apparu « adultes ». L’absence de personnages caricaturaux contribue forcément à la bonne impression que j’ai ressentie tout au long de ma lecture. En effet, on se retrouve avec des protagonistes intéressants aux caractères assez complexes ; ce qui donne un aspect constructif à ce récit accentué par le style semi-réaliste d’Emem. Le design futuriste des vaisseaux, la technologie employée et l’aspect des extra-terrestres me sont apparus assez originaux et - encore une fois – réalistes. On ne peut juste regretter que l’environnement de certaines planètes semble avoir été emprunté aux décors du film « Valérian » par exemple. Malgré tout, j’aime beaucoup le coup de crayon d’Emem qui contribue à donner une atmosphère convaincante à ce récit. On est bien loin du style de Buchet dans « Sillage » et des couleurs chatoyantes qui y sont employés ! Au final, je me suis retrouvé à lire une histoire assez intéressante à découvrir et plaisante. J’y ai apprécié le coup de crayon réaliste d’Emem et l’environnant futuriste imaginé par Frédéric Blanchard qui apportent du sérieux à ce récit. Bref, la lecture de ces 3 premiers tomes m’a donné l’envie de suivre encore et encore cette série... C’est vous dire !
A vrai dire, le scénario est assez intéressant avec ces extraterrestres qui décident afin de nous rendre visite en 2084 afin de sauver la Terre d'une destruction programmée à cause des guerres et de l'épuisement des ressources. Il est vrai que la motivation des aliens ressemblent à s'y méprendre au film Premier contact réalisé par Denis Villeneuve. Par ailleurs, on est assez proche de Christophe Bec et de son Prométhée sur un thème finalement assez similaire avec une même mise en scène concernant l'apocalypse. Bref, aucune originalité à l'horizon ce qui est bien dommage. Une bonne partie de l'album se passe sur la planète extraterrestre où l'on suit les aventures amoureuses de Swann et Satie. Oui, on est bien du côté de chez Swann et c'est plutôt exotique. On remarquera une touche à la Luc Besson et de son dernier bide Valérian concernant la planète plage. Encore une fois, on emprunte des univers par ci et par là. Bref, je ne ferai pas dans la complaisance pour louanger ce qui est guère mon style. Il faudra vous y habituer. Reste néanmoins une couverture assez accrocheuse avec un graphisme assez convaincant.
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