Les derniers avis (20733 avis)

Par PAco
Note: 2/5
Couverture de la série Une journée au Louvre
Une journée au Louvre

Le Louvre s'appuie de plus en plus sur la BD pour communiquer et se faire sa pub', why not. Il fait ici appel à Nob, l'auteur jeunesse connu pour ses séries phare Mamette, La Cantoche ou encore Dad. On retrouve donc son trait tout en rondeur et en douceur appliqué ici aux oeuvres emblématiques du fameux musée. Pas d'histoire au long cours, mais des gags en 1 page qui vont égrainer la visite. Entre le papy peu bavard, les ados accros au smartphone et "allergiques" à l'art ou plus largement au musée, Nob se fait plaisir avec des personnages "familiaux et familier" qu'il a l'habitude de traiter dans ses séries. Pour autant, si les personnages sont biens cernés, si les oeuvres du Louvre bien retranscrites, l'humour développé ne m'a pas vraiment touché, je ne doit pas être le public cible. J'ai donc plus été intéressé par le rappel des oeuvres à découvrir ou revoir au Louvre qu'aux blagues censées les mettre en valeur. L'album faisant plus d'une centaine de pages, j'avoue qu'au bout d'un moment, j'étais un peu comme les ados de la BD, un tantinet pressé d'arriver à la fin de la visite...

15/11/2023 (modifier)
Couverture de la série Ring Eyes
Ring Eyes

Je reproche principalement à cette série son côté mainstream. J'ai en effet trouvé une accumulation de clichés telle que finalement, malgré les qualités techniques de l'oeuvre, je n'y entrevoit aucune personnalité propre. Le dessin ? Très lisible, avec des personnages féminins aux yeux de biche, des scènes d'action pas toujours des plus lisibles mais bien dynamiques, une mise en page qui favorise une lecture rapide (grandes illustrations, découpage 'imbriqué' qui permet d'occuper l'espace avec peu de cases). Techniquement bien fait mais très convenu. Les personnages ? Un enquêteur déterminé marqué par un drame vécu dans son enfance et dont il se sent responsable. Une héroïne toute mignonne mais qui en fait est dotée de terribles superpouvoirs. Des méchants cruels et dépourvus de pitié. Pas très original mais la formule a déjà fait ses preuves. L'intrigue ? Une partie de la population est exploitée par l'autre du simple fait qu'elle est dépourvue de superpouvoirs. Isolée sur une île, elle est laissée pour compte et un crime commis contre l'un de ses membres a peu de chances de mener à l'ouverture d'une enquête. Nos deux héros vont bouleverser l'ordre établi et chercher à élucider un crime ancien au péril de leurs vies. Les méchants surgissent rapidement et un lien les relie à l'héroïne. Les deux héros vont bien entendu commencer à développer des sentiments l'un pour l'autre alors que tout aurait dû les opposer. A nouveau, je trouve ce synopsis très prévisible et bourré de clichés. N'ayant pas trouvé un point fort auquel m'accrocher et malgré le soin accordé à la réalisation de cette série, je renonce donc dès le premier tome. ... Et puis bardaf, je lis quand même le deuxième tome. Pourquoi ? Parce que ça se lit vite, parce que les personnages sont des stéréotypes qui fonctionnent, parce que l'histoire évolue, certes sur un chemin balisé, mais évolue quand même. Bon ! Je demeure circonspect à bien des points de vue (scènes de combat qui occupent de plus en plus d'espace, retournements de situation des plus improbables) mais le simple fait d'avoir quand même pris la peine de lire ce deuxième tome m'incite à remonter ma note du bof au pas mal sans plus. *** Mise à jour après le quatrième et dernier tome *** la série a été clôturée anticipativement, faute de succès. Son auteur nous propose tout de même une espèce de fin peu satisfaisante. C'est dommage car, dans le deuxième tome surtout, il avait trouvé une idée qui lui permettait d'un peu sortir du déjà-vu, et ses personnages principaux devenaient intéressants. Le troisième avait du mal à confirmer cette bonne impression laissée par le deuxième (certaines scènes sentaient quand même très fort le remplissage) et certains développements me semblaient peu cohérents. Enfin, le dernier tome s'égare dans une quête désespérée pour trouver une fin satisfaisante au récit (sans y parvenir). Une déception au final même si certaines idées étaient intéressantes.

18/05/2023 (MAJ le 15/11/2023) (modifier)
Couverture de la série L'Axe du loup
L'Axe du loup

Prétextant vouloir vérifier in situ les propos de Slavomir Rawicz (''A marche forcée''), Sylvain Tesson se lance dans la traversée du nord vers le sud du continent asiatique (Sibérie, Mongolie, Chine, Inde), adoptant par là même ce qu’il appelle l’axe du loup. Il explique en guise de préambule que si les humains ont pour habitude de migrer sur un axe est-ouest, les loups ont la particularité de migrer sur un axe nord-sud (ceci pour expliquer le titre énigmatique de cet album). Je m’attendais à un récit de voyage dans lequel l’auteur aurait été à la rencontre des habitants tout en menant une réflexion sur le sens de sa démarche, voire de sa vie. J’ai eu le récit des difficultés techniques rencontrées durant ce voyage, de l’état de délabrement de la Sibérie et de ses habitants (Sylvain Tesson décrit la plupart des autochtones croisés comme soit fous soit alcooliques et souvent les deux), de la difficulté à traverser une frontière, et de la mise en évidence des contradictions et inexactitudes du récit de Rawicz face aux réalités de terrain. Pour le dire clairement, je n’ai pas eu ce à quoi je m’attendais. Je ne sais pas si c’est dû à l’adaptation sous format bd ou si le livre était déjà prioritairement tourné de la sorte, mais ce que je sais, c’est que je me suis passablement ennuyé durant cette lecture et que Sylvain Tesson (dont c’est le premier écrit que je lis) ne m’est pas apparu comme quelqu’un de spécialement touchant ou fascinant. L’exploit physique est impressionnant mais dans le cas présent il me semble tellement dépourvu de démarches philosophique, humaniste ou environnementaliste qu’il parait vain. J’en arrive à me dire que le livre a été pensé non pour permettre à son auteur de nous parler de quelque chose qu’il trouve essentiel mais bien pour lui permettre de rentrer dans ses frais, sachant d’avance qu’il en écoulerait suffisamment pour amortir les dépenses engagées durant son voyage. Car, et c’est un autre détail que je retiens de ma lecture, Sylvain Tesson, s’il voyage de manière économique (majoritairement à pied, à cheval ou à vélo), ne semble jamais souffrir du moindre manque d’argent. Il achète sa nourriture, ses moyens de transport (chevaux, vélos), loue une chambre d’hôtel au besoin, prend le train, etc… Sans qu’il en parle ouvertement, j’imagine même lors de certaines rencontres qu’il a dû donner un bakchich à plus d’une occasion. Ce n'est pas dérangeant en soi mais à nouveau cela éloigne sa démarche de ce que je recherche et surtout de l'idée que je m'en faisais (à la base, il s'inspire tout de même de l'évasion du goulag par sept détenus forcément dépourvus de toute richesse et là, j'ai le sentiment d'assister à un exploit physique certes mais réalisé par une personne très à l'aise financièrement et disposée à user de son argent quand le besoin s'en fait sentir). Au niveau du dessin, le trait de Virgile Dureuil est assez raide. Ses décors sont soignés et précis mais pas spécialement beaux à regarder ni immersifs. Seules quelques cases pleine page permettent de prendre conscience de la grandeur des paysages traversés alors que la majorité des plans n’en offrent que des vues tronquées ou très limitées (du fait du format de la bande dessinée comme du découpage). Honnêtement, j’espérais nettement mieux.

15/11/2023 (modifier)
Par Gaston
Note: 2/5
Couverture de la série Batman Detective Infinite
Batman Detective Infinite

Je n'avais pas envie de lire les séries DC Infinite parce que j'en ai marre que DC fasse des petits reboots de son univers tous les 5 ans, mais lorsque j'ai vu les 4 tomes de cette série à la bibliothèque et qu'elle était terminée, j'ai décidé de tenter ma chance en lisant les nouvelles aventures de mon super-héros préféré. J'ai lu les 2 premiers tomes et je n'ai pas envie de lire la suite. Déjà, je ne suis pas fan du style des différents dessinateurs, mais je pense que c'est à cause des couleurs faites par ordinateur qui font en sorte que les comics modernes me semblent trop froids et sans âme. Ensuite, il y a quelques idées que j'aime bien dans le scénario (notamment l'utilisation du Pingouin et de la trop rare Dame Gueule), mais comme trop souvent dans les comics modernes le scénario s'étire trop parce que maintenant les histoires sont pensées pour faire des albums qui sortent en librairie et du coup il faut que l'histoire dure le temps d'un album ou deux alors qu'avant on ne pensait qu'à la sortie en kiosque et du coup on se foutait combien de numéros durait une histoire. Relisez un numéro de comics des années 70-80 et vous allez voir que la plupart du temps il se passe plus de choses en 22-24 pages que dans un album de comics des années 2010-2020 de plus de 100 pages ! Je n'ai donc pas pris de plaisir à lire ses deux albums. Il faut dire qu'au final le récit n'est pas très original (la fille d'un riche se fait tuer et le papa blâme Batman et Bruce Wayne et va tout faire pour les détruire) et je n'aime pas lorsque cela bascule dans le mauvais film d'horreur de série B. Cette lecture m'a confirmé que je devrais lire que les vieux comics Batman et les dizaines de one-shot qui sortent chaque année. Peut-être que d'autres lecteurs vont mieux apprécier que moi.

14/11/2023 (modifier)
Couverture de la série La Teigne
La Teigne

Je suis passé complétement à travers cette série. Je n'ai trouvé aucun intérêt scénaristique ni d'un humour auquel je ne suis pas sensible. Je le lis comme un exercice de style qui meuble un temps mort. Le graphisme est assez dynamique mais c'est le moins que l'on puisse avoir quand il n'y a pas de parole. Cela me rappelle le cinéma muet d'il y a cent ans quand on ne connaissait rien d'autre. Peut-être qu'avec un peu de musique...? Pas mon truc.

14/11/2023 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Majnoun et Leïli - Chants d'outre-tombe
Majnoun et Leïli - Chants d'outre-tombe

Je me suis lourdement ennuyé à la lecture de cet album. Deux choses m'ont rebuté. La première est qu'il s'agit de l'adaptation pure et simple d'un poème persan datant du 12e siècle, une fable en forme de complainte amoureuse désespérée. C'est donc un texte en vers et en rimes, avec des tournures poétiques archaïques. Or je suis hermétique aux poèmes, une forme littéraire que j'ai concrètement du mal à lire, à absorber et au final à ressentir puisque c'est avant tout l'émotion poétique qui est sensée en faire la force. La seconde est la mise en forme qui s'apparente à ces antiques BD où le texte narratif est situé sous les cases plutôt que par le biais de bulles de dialogues (à quelques rares exceptions près). Cette forme m'oblige à lire le texte d'abord - souvent d'une page entière puisque ce sont des vers successifs qui forment des phrases et qu'il vaut donc mieux les lire tous pour comprendre ce qu'il s'y dit - et ensuite seulement je reviens vers les images... ce qui brise complètement la fluidité de ma lecture, m'amenant même parfois à ne pas regarder les images et me contenter de lire le texte. Et c'est bien le souci puisque ce sont les images qui font la force de cet ouvrage. Ce sont de jolies illustrations dans un style naïf, coloré et exotique. Ce sont elles qui m'ont attiré vers cet album et donné envie de le lire... pour mieux déchanter puisque la forme narrative m'empêche d'en profiter pour de bon comme dans une BD classique. Bref, c'est un album que j'ai péniblement lu et j'ai dû me forcer pour aller jusqu'à sa conclusion qui ne m'a pas davantage convaincu.

14/11/2023 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Achille Talon (Les Impétueuses tribulations d')
Achille Talon (Les Impétueuses tribulations d')

Je n'ai jamais su définir pleinement ce qui fait que j'aime le Achille Talon de Greg mais je crois que ça tient en bonne partie à une forme de nostalgie, ainsi qu'à une affection pour le graphisme de Greg. De facto, quand on me propose une reprise modernisée de la série, avec un dessin complètement différent, le charme est rompu d'emblée et j'ai mis plusieurs années avant de me décider à lire cette série qui ne m'a jamais attiré jusque là. Pour commencer, je n'apprécie pas le style graphique choisi par Serge Carrère. Il se rapproche du format humoristique façon Bamboo des années 2000, trop formaté et déjà vu à mes yeux. Il est trop dynamique, trop moderne pour représenter les aventures avant tout verbales d'Achille Talon. Et surtout, je n'aime pas la représentation de ce dernier lui-même que je trouve assez antipathique dans la forme, même si Lefuneste est mieux réussi en comparaison. Quant aux gags... J'ai été rebuté par le premier tome qui tente à tout prix de plonger Talon dans le monde moderne et répète péniblement le même concept de le montrer ridicule et démodé face aux technologies et à la société du 21e siècle. Cet album ne m'a pas décroché un sourire. Les deux suivants évitent un peu cet écueil en offrant des gags moins ancrés dans l'actualité, plus intemporels. Pour autant, je n'ai pas su retrouver ce qui me plaisait dans la série de Greg. Les gags sont moyens, m'attirant peu de rire même s'ils ne sont pas mauvais en tant que tels. C'est surtout la contrariété de voir ainsi recyclé commercialement un héros de mon enfance qui m'a empêché de savourer ces gags qui auraient peut-être mieux marché avec un personnage complètement neuf et créé pour de bon par les auteurs. C'est majoritairement cela qui fera que je ne conseillerais jamais l'achat de cette série.

13/11/2023 (modifier)
Couverture de la série Backhome
Backhome

Seinen horrifique au scénario digne d'une série Z, cette série trouvera son public, j'en suis convaincu. Ceci dit, je n'en ferai pas partie. Pourquoi ? Parce que je trouve le scénario trop enfantin à plusieurs niveaux alors que l'ambiance ultra-violente est, elle, bien mieux adaptée à un public adulte (le petit logo "pour public averti" apposé en quatrième de couverture n'est pas usurpé). Enfin ce type de récit prône la vengeance personnelle et l'usage de la violence comme solutions à un problème, et ce ne sont pas exactement les valeurs que j'aime voir mises en avant dans un récit destiné tout de même à un public relativement jeune (le public cible me semble être les 16-25 ans). Au niveau du dessin, le style est indéniablement efficace et les scènes de combat restent relativement aisées à suivre. Les personnages sont bien typés et les scènes spectaculaires en jettent. A titre personnel, je ne suis pas fan de l'usage du flou sur certains éléments de décors pour donner de la profondeur ou une impression de mouvement à l'intérieur des cases mais j'admets que Toni Caballero l'emploie avec talent. Le gros bémol vient surtout du physique de certains personnages qui me semble peu en adéquation avec leur âge supposé. Au niveau du scénario, on retrouve les marqueurs principaux du genre survivaliste, avec tous les stéréotypes associés qui font de ce diptyque une véritable série Z. C'est vraiment très convenu et il vaut mieux ne pas trop réfléchir durant la lecture, sous peine de se poser plusieurs questions dérangeantes devant les incohérences disséminées à intervalles réguliers. D'un point de vue technique de narration, certains enchainements fonctionnent de manière bancale et j'ai parfois eu l'impression qu'il manquait une page ici ou là. De plus, il n'est pas toujours évident de savoir qui parle tant les phylactères peuvent parfois être disposés d'une manière imprécise. Après, je dois être réaliste et, à l'image de Roger Murtaugh dans Lethal Weapon, peut-être devrais-je juste admettre que je suis trop vieux pour ces conneries.

13/11/2023 (modifier)
Par gruizzli
Note: 2/5
Couverture de la série Oscuro en Rosa
Oscuro en Rosa

Je suis désolé de noter si mal cette BD, parce que j'adore la collection Porn'Pop qui a l'audace de publier des choses rarement vues dans la BD érotique, mais aussi parce que l'auteur a un sacré coup de crayon et qu'il s'y entend dans les représentations étranges et oniriques. Mais je me dois d'être honnête et de faire entendre le plus important : je n'ai pas compris grand-chose à ce récit, et j'en suis désolé. Le récit est onirique et métaphorique, jouant sur des images et des impressions plus que sur ce qui est dit. J'ai senti que ça parlait de découverte de la sexualité et de l'exploration des corps, des contacts sensuels que peuvent provoquer la guitare et la musique, ou encore la question du physique, mais le souci c'est que le récit m'a paru complètement décousu et sans intérêt. J'ai fini la BD sans avoir une once d'indices sur ce que représentent le serpent rouge et le truc noir, quel est le fantôme blanc du début et ainsi de suite. Le tout me semble alambiqué inutilement et j'ai fini en me posant plein de questions sur le sens. Là où c'est regrettable, c'est que le récit utilise le dessin comme vecteur, et celui-ci en jette. Je ne connaissais pas les ouvrages de Tony Sandoval, mais son coup de crayon est remarquable. Il arrive à donner des superbes planches alors même que ses corps et surtout ses visages oscillent entre tête enfantine (surtout pour les filles) et grosses déformations physiques chez les hommes. Je ne sais pas les raisons, mais il donne un aspect étrange à l'ensemble, d'autant que lors de la tempête les utilisations de couleurs dans le ciel sont magnifiques. Rien que pour le dessin, ça vaut le coup d’œil ! Dommage que ça ne suffise pas. C'est donc le premier album de la collection qui me déçoit, mais il fallait bien que cela finisse par arriver.

12/11/2023 (modifier)
Couverture de la série Spider-Man - Spider Island
Spider-Man - Spider Island

J’avais entendu parler de ce run sur Spider-Man - Spider Island. En gros les habitants de Manhattan se voient attribuer les pouvoirs de l’araignée, une idée qui me plaît assez bien. J’étais curieux de voir la marchandise, quelle serait la réaction de notre héros dans ce monde où il n’est plus « unique » et où les citoyens partent au travail en s’accrochant aux immeubles. Je n’ai lu que le tome 1 et je trouve que cette série est un poil bordélique niveau édition, j’ai bien eu du mal à renseigner les albums sur le site (et encore je ne suis même pas sûr d’avoir bon). Le 1er et 2eme tome possède la même couverture (?!) En fait j’ai trouvé ce tome 1 assez fade, il est constitué de courts récits mettant en vedette de nombreux personnages secondaires (Spider-woman, Spider-girl, la cape, Shang-chi, le caïd …) face à la transformation des habitants, ces derniers subissent une 2eme mutation les métamorphisant véritablement en arachnide avec l’instinct qui convient. On ajoute à ça, en antagoniste, un 2eme groupe insectoïde mené par la reine des guêpes. Divertissant mais pas bien profond, j’avoue que le seul perso qui m’ait un tant soit peu intéressé est le caïd, les autres (Super bouffon, chacal et autres héros) m’ont battu froid, et pas une trace du véritable homme araignée !! Les courts récits sont confiés à chaque fois à des artistes différents, rien de foncièrement mauvais mais rien de génial non plus. Ce 1er tome m’a fait l’effet de bonus ou d’histoires annexes qui comblent un arc narratif sur X séries Marvel, les planches de la galerie n’apparaissent même pas dans le tome lu. A priori, le tome 2, sorti 2 ans plus tard, correspond plus à mes attentes, on y suivra véritablement notre héros dans cette nouvelle vie. Je trouve juste étrange de se plonger dans cet univers de cette manière, en l’état je n’y ai pas trouvé mon compte. MàJ tome 2 : L’album (version 2017) était également dispo à ma médiathèque. Même s’il correspond bien plus à mes attentes, je ne change pas ma note. Sur une idée sympa (les habitants de Manhattan possèdent tous les pouvoirs de Spider-man), j’ai trouvé finalement ce run assez brouillon, voir loupé. Ça partait bien pourtant, pour une fois l’éditeur a eu à la bonne idée de se fendre d’un beau préambule, parfait pour les néophytes comme moi. On explique où en est la vie du héros avant de démarrer le récit : il a conservé ses pouvoirs mais a perdu son sens araignée, il n’est plus avec MJ mais sort avec une flic etc … en plus de quelques références à certaines épopées passées de notre héros mettant en scène le chacal et des clones du héros. À ça, s’ajoute une présentation de nombreux personnages qui interviendront dans l’aventure. Tous ces éléments sont vraiment bienvenus avant de s’y lancer, c’est agréable avoir quelques clés de compréhension dans ce genre d’univers. Malheureusement j’ai vite déchanté, je n’ai jamais été attrapé, lecture en mode automatique. J’ai trouvé le truc un peu bourrin, les bonnes idées ne sont pas assez développées. Et surtout j’ai peu goûté à la partie graphique, versatile avec un rendu que j’ai trouvé trop teenage. L’ensemble manque vraiment de fluidité et de cohérence entre les chapitres. Pas bien mémorable, dommage. A mon sens l’idée de base est gâchée, malgré quelques bons passages, ça aurait du être plus fun et original. Vous pouvez vous épargner cette lecture, à la fin Spider-Man gagne, retrouve son sens araignée en plus d’être devenu maître du kung-fu (il fallait compenser la perte du pouvoir) et ne sort plus avec l’inspectrice.

06/10/2023 (MAJ le 12/11/2023) (modifier)