Les derniers avis (39434 avis)

Par Ubrald
Note: 4/5
Couverture de la série Terres Lointaines
Terres Lointaines

Note 3,7/5 Voici une série de Léo indépendante des mondes d’Aldébaran mais explorant la même thématique, à savoir la colonisation et la surexploitation des ressources d’une planète par les terriens. Le parallèle est donc intéressant à faire avec les mondes d’Aldébaran. Il y a toujours en arrière-plan l’invention d’une faune et d’une flore extra-terrestres ainsi qu’une intrigue futuriste avec des espèces spatiales plus évoluées que les humains. Je trouve qu’il y a moins de proximité avec les protagonistes, ceux-ci sont moins attachants que Kim et ses compagnons. Je prends alors conscience que le dessin de Léo, pourtant techniquement moins virtuose que celui d’Icar, et malgré une relative fixité dans le trait, dégage paradoxalement beaucoup de chaleur. Le dessin de Terres Lointaines, certes réussi et précis, est plus froid. Autre défaut, les quatre femmes au début de l'histoire semblent avoir toutes le même âge alors qu'il s'agit de deux mères et de leurs filles. Ces réserves étant faites, et même si les mondes d’Aldébaran sont clairement un cran au-dessus, je me suis encore laissé emporter par une bonne histoire de Léo, du début jusqu’à la fin, c’est pour ça que je lui mets 4. La puissante créature Stepanerk pourrait passer pour une facilité scénaristique par son côté joker quand les choses tournent mal mais je trouve que l’écueil est évité. Cela fonctionne même plutôt bien, d’une part parce qu’elle n’est pas toujours présente, et d’autre part de par la personnalité attachante que lui a conférée Léo, son regard sur les humains et sa façon de penser décalée très sagesse premier degré. Jusqu’à maintenant, à chaque fois que je termine une série de Léo (Les mondes d’Aldébaran, Terres Lointaines, Centaurus et Mermaid Project), j’ai passé un bon moment et j’ai du baume au cœur, j’ai vraiment une affection particulière pour ses bd.

19/06/2021 (modifier)
Couverture de la série Un homme qui passe
Un homme qui passe

Je précise que j'ai lu l'album de l'édition d'origine de 2020 ; je trouve d'ailleurs curieux que Dupuis ait déjà réédité cette Bd un an après la parution. Je vois que cette Bd n'est pas tellement appréciée, je vais donc remonter le niveau. On dirait que Denis Lapière a écrit cette histoire calquée sur les thèmatiques habituelles traitées par Dany, en exploitant l'aspect sexy qui sévit dans toutes ses créations, et ce depuis Olivier Rameau, rappelez-vous de Colombe Tiredaile, elle faisait fantasmer le pré-ado que j'étais lorsqu'elle est apparue dans le journal Tintin en 1968. On reconnait donc ici le goût de Dany pour dessiner de belles jeunes femmes, parfois peu vêtues. Mais Lapière inclue un élément supplémentaire avec cet homme mature, un photographe de renom qui a sillonné la planète dans des endroits de rêve et qui a séduit une ribambelle de beautés féminines. On dirait qu'on est à priori face à un énorme cliché, en somme le fantasme masculin dont on rêve tous, puisque toutes ces femmes sont des bombasses aux poitrines triomphantes, on n'y voit aucun thon, ni une femme ordinaire ou naturelle ; bah il faut bien faire rêver le lecteur, c'est comme au cinéma ! On peut penser aussi que cette intrigue est cousue de fil blanc et qu'elle n'innove en rien, il me semble avoir vu déjà ça dans des films, le mec à femmes qui emballe facile et qui vit de belles histoires, il raconte son parcours à quelqu'un etc... mais d'un autre côté, il a raison de se défendre d'être un prédateur égoïste, car toutes ces meufs ont été consentantes et ont bien cherché à se faire dorloter, elles ont autant utilisé le héros charmeur que lui a profité de leurs corps. Je ne le défend pas, je constate les faits. Oui, tout ceci peut paraitre ennuyeux au premier abord ou sans grande originalité, mais allez savoir pourquoi, ce récit m'a plu. L'album est construit selon un récit en flashbacks, un peu comme une succession d'anecdotes sur les filles rencontrées et aimées. Je peux encore concevoir qu'à ce stade, cette succession a quelque chose de répétitif, et on peut se dire que Lapière aurait pu se creuser un peu plus la tête pour offrir un récit plus costaud pour le crayon sublime de Dany ; mais cette narration n'est au final pas si désagréable à suivre, et devient même assez prenante, j'y ai succombé sans problème. Alors évidemment, le plus, c'est le dessin de Dany, ça m'a immédiatement tapé dans l'oeil dès l'ouverture de l'album, quand on pense que ce gars a près de 80 ans et qu'il est capable de dessiner encore de cette façon, c'est proprement du génie graphique, il a conservé toute sa fraîcheur et toute sa dextérité, non seulement dans les représentations de ces filles certes un peu trop belles, trop gravures de mode (mais je pense que c'est dû aussi au milieu que fréquentait ce photographe), mais aussi dans certaines images pleines de force, mélangées à l'exotisme des décors et au côté sauvage normand des îles Chausey (la première page de tempête est vraiment superbe). Un très bel album qui au-dela de son intrigue un peu convenue j'en conviens, affiche un petit côté mélancolique, n'oublions pas que le héros au début était parti pour se suicider face à la mer déchainée. Et d'ailleurs le seul truc qui me gêne un peu, c'est la fin, j'aurais préféré que le héros meurt d'une balle comme il le souhaitait au lieu de finir comme un légume dans un ehpad, mais bon ça reste quand même une belle histoire, bien contée et surtout magnifiquement illustrée par un des derniers grands dessinateurs de cette génération.

19/06/2021 (modifier)
Couverture de la série Vous cherchez quelque chose ?
Vous cherchez quelque chose ?

S’il était plus facile à dénicher, ce serait un bon album pour découvrir cet auteur que j’aime beaucoup. En effet, on y trouve rassemblées toutes les facettes du travail de Barbe. Un peu de poésie, une touche plus ou moins prononcée d’humour, et une bonne dose d’érotisme, pour un cocktail que j’ai bien apprécié. Il faut dire qu’une fois encore je suis sous le charme du coup de crayon de Barbe, qui a un talent fou pour croquer en quelques traits un personnage, mais aussi pour jouer à transformer image par image un dessin pour le faire devenir autre chose (il reprendra souvent ce procédé, et avec bonheur, entre autres dans Cinéma). L’album est vite lu (très peu de texte, la majorité des dessins ou histoire sont muets), mais cette lecture est très agréable, je vous la recommande !

18/06/2021 (modifier)
Par Alix
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Fondu au noir
Fondu au noir

Je suis étonné par les notes relativement faibles de ce polar du duo Brubaker / Phillips. L’histoire est plus longue que le format d’un album de Criminal (12 fascicules comics, contre 4 ou 5 habituellement). Le rythme est donc beaucoup plus lent, les auteurs prennent le temps de planter le décor (le monde du cinéma Hollywoodien d’après-guerre) avec un réalisme impressionnant. Ils introduisent également une galerie de personnages assez conséquente. Ce dernier point rend la lecture un peu plus ardue, même si un trombinoscope en début d’album est là pour nous rafraîchir la mémoire… un album à lire au calme, bien concentré, c’est sûr. L’intrigue est prenante et remarquablement construite. L’ambiance est très noire : protagoniste vétéran soufrant du trouble de stress post-traumatique, chasse aux communistes, place de la femme objet dans le monde du cinéma de l’époque, magouilles et étouffages d’affaires sordides pour protéger la réputation du studio… et au milieu de tout ça, une starlette assassinée et un scénariste qui refuse d’accepter la version officielle des évènements. Le dénouement est logique et bien amené, mais sans surprise… A ce titre il fait plus l’effet d’un « fondu au noir » réaliste que d’une fin hollywoodienne alambiquée et remplie de révélations fracassantes. Une histoire qui m’a beaucoup marqué. Sa longueur a fait que je me suis intéressé et attaché aux personnages, et l’univers décrit m’a fasciné. Un coup de cœur !

18/06/2021 (modifier)
Par Gaston
Note: 4/5
Couverture de la série Le Boiseleur
Le Boiseleur

3.5 J'espère que Hubert a pu écrire la fin de cette série avant de nous quitter trop tôt parce j'ai bien envie de savoir comment cela va finir ! On peu reprocher un scénario avec des personnages stéréotypés: le gentil apprenti qui se fait exploiter par son patron, le patron bien méchant et sa fille qui est gentille avec l'apprenti et dont on devine qu'elle est amoureuse de lui. Il manquerait plus que le paternel la fiance à un jeune riche bien méchant qui va la forcer à vivre une vie très traditionnel et on a le tableau complet je pense. Et ben le manque d'originalité par moment ne m'a pas dérangé parce que le récit est plutôt captivant. La poésie de l'œuvre m'a touché et j'ai trouvé le personnage principal attachant. Le dessin est bon et la narration est fluide. J'aurais bien aimé savoir ce qui se passe ensuite, prions qu'on va le savoir un jour !

17/06/2021 (modifier)
Par Spooky
Note: 4/5
Couverture de la série Hantée
Hantée

Il y a des choses intéressantes dans cette collection Frissons chez Jungle. C'est une collection à destination des adolescent(e)s, avec des histoires qui relèvent du fantastique le plus souvent. Ici c'est un "inconnu" en BD, mais pas dans la littérature, qui nous propose le récit de cette adolescente qui traîne la "faute" de la mort accidentelle de sa soeur jumelle, et qui à la suite d'un déclic, découvre qu'elle peut "voir" les défunts. Elle y voit l'opportunité de renouer le contact avec sa chère disparue, mais se rend compte assez vite des désagréments de ce don. C'est là qu'apparaît une femme qui se dit chasseuse professionnelle de fantômes, une femme au passé trouble. Et Tilda va se rendre compte, lors de cette période de révélation, que beaucoup de choses ne sont pas ce qu'elles semblent. C'est (très) bien mené, on ne s'ennuie pas une seconde malgré des pauses entre les séquences éprouvantes, et les personnages sont finement esquissés et construit. Le dernier tiers (mais pas la toute fin) est un poil plus confus que le reste, mais cela n'entrave pas vraiment le plaisir de lecture. Un plaisir de lecture qui doit aussi au dessin de Nicolas Pitz, issu de la génération Manolosanctis, qui réussit à poser de belles ambiances (y compris dans le noir !), et malgré un style semi-réaliste qui se cherche encore un peu, je trouve. Plaisant, émouvant, je valide.

17/06/2021 (modifier)
Couverture de la série La Couleur tombée du ciel
La Couleur tombée du ciel

Cela se révèle une constante, le travail de Gou Tanabe sur ses adaptations de Lovecraft est excellent. Le dessin est toujours excellent, et il participe à merveille à créer une ambiance lourde et oppressante. Les visages sont certes toujours un peu figés, et les yeux des personnages sont écarquillés presque en permanence, mais cela ne dérange pas la lecture, et le lecteur bienveillant mettra ce tic de dessin sur le compte des situations vécues par les personnages. L'histoire quant à elle n'est plus très originale. Il faut dire aussi que près d'un siècle s'est écoulé depuis la publication de la nouvelle de Lovecraft, et qu'en matière de suspense, d'angoisse, d'horreur, la production n'a pas été en reste. Cela étant, elle reste diablement efficace, et l'immersion dans cette vallée piégée est grandement favorisée par le dessin qui représente fort bien cette nature devenue folle et les diverses horreurs qui l'accompagnent. Cet album est moins épais que L'Appel de Cthulhu et Dans l'abîme du temps, il est moins fondateur que le premier et moins original que le second, mais il reste tout de même une lecture prenante. Note réelle 3,5 / 5.

17/06/2021 (modifier)
Par Josq
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Comment faire fortune en juin 40
Comment faire fortune en juin 40

Etonnamment, j'ai découvert Fabien Nury par le cinéma et la télévision. D'abord, j'ai vu (et apprécié) le film La Mort de Staline, en ignorant même que c'était adapté d'une bande dessinée. Ensuite, j'ai regardé l'excellente série Canal+ Paris Police 1900 (créée par Nury), car j'ai vu que mon auteur favori, Alain Ayroles, avait participé au scénario. Puis dans la foulée, j'ai enchaîné avec la précédente création de Fabien Nury, toujours pour Canal+, la formidable série Guyane (il n'a écrit que la première saison, mais c'est justement celle-là qui est exceptionnelle). Je me suis alors tourné vers la bande dessinée et j'ai adoré Silas Corey. Aussi, quand j'ai gagné le chèque cadeau après le concours des 20 ans de bdtheque, j'ai regardé du côté de Fabien Nury. Difficile de savoir quoi prendre, tant son œuvre est prolifique, mais mon choix s'est finalement arrêté sur "Comment faire fortune en juin 40", et bien m'en a pris. Le scénario, écrit à quatre mains par Nury et Dorison, contient tout ce que j'avais adoré dans les précédentes œuvres de Fabien Nury. Comment faire fortune en juin 40 est une pure bande dessinée d'aventures. C'est de l'Aventure, avec un grand A. Beaucoup de références ont été citées, comme évidemment De l'or pour les braves, mais aussi de manière plus générale, le cinéma d'Audiard et de Lautner, ou surtout de Verneuil (qui est sans doute l'influence majeure ici), et elles sont toutes vraies. Bien sûr, les dialogues n'ont pas le génie d'un Audiard, mais la manière dont Nury, Dorison et Astier dirigent leurs personnages évoque forcément ce cinéma bien franchouillard d'après-guerre, avec ses anti-héros qui, parfois, se révèlent des salauds accomplis, mais peuvent aussi de temps à autre, trouver une forme de rédemption, en révélant plus de noblesse que ce dont on les croyait capables. C'est toute l'ambiguïté de ce scénario brillant : les personnages sont pour la plupart des types sans aucune morale, mais pas forcément des criminels accomplis non plus. Non, ils cherchent juste à profiter de la débâcle de juin 1940 pour se faire de l'argent illégalement, en braquant la plus grosse institution financière du pays, qui a commis une légère erreur au milieu de la tourmente... A priori, on n'a pas trop de quoi s'attacher à eux, pourtant les auteurs savent très bien mettre en valeur les qualités et les défauts de chacun des personnages : leur loyauté, leur bravoure, leur honnêteté, qui, à un moment ou à un autre, ressurgit au sein d'une foule de défauts plus visibles. Ainsi, chaque personnage a droit à son petit morceau de bravoure, et c'est ce que j'aime vraiment. Cela prive cette histoire de tout manichéisme, et rend les personnages d'autant plus humains et plus compréhensibles. Scénaristiquement, donc, Comment faire fortune en juin 40 est une merveille. Mais sur le plan graphique, il est loin d'être en reste. Le dessin d'Astier est très bon, réaliste mais pas trop, avec de bonnes gueules et des décors bien croqués. L'ensemble est joliment mis en couleur par Laurence Croix, qui retranscrit parfaitement les atmosphères nocturnes, notamment, par un magnifique travail sur les lumières (les phares, les lueurs de balles et d'explosion, etc. sont très maîtrisés). D'ailleurs, j'ai bien aimé l'alternance de fonds blancs et fonds noirs selon que la scène se déroule de jour ou de nuit, c'est tout simple mais extrêmement immersif. Graphiquement, c'est donc vraiment tout ce que j'aime, ni trop caricatural, ni trop réaliste, et en plus, le choix des cadrages est parfois très intéressant ou original, permettant de donner au récit un vrai dynamisme et d'échapper à un dessin trop conventionnel. Ici, tout est très cinématographique, et le dessin s'échappe régulièrement (mais pas toujours) des limites de la case pour nous envelopper davantage et nous immerger toujours plus dans cette atmosphère fascinante, à la fois drôle et tragique. On a même droit à un plan-séquence lors de la très belle scène de fusillade dans l'escalier, dans le manoir nazi, à la fin, avec cette succession de vignettes où le décor continue sur l'ensemble des cases, formant un ensemble cohérent, tandis qu'on voit s'y déplacer les personnages d'une case à l'autre. Comment faire fortune en juin 40 m'a donc séduit à la fois sur le fond et sur la forme. L'histoire est extrêmement bien menée, avec une grande rigueur, en donnant un maximum de place à l'action, déjantée mais jamais trop délirante. Le dessin, lui, suit parfaitement la dynamique lancée par les auteurs, en renforçant ainsi la puissance d'une histoire tragicomique fascinante, fantaisie historique très ironique et grinçante, mais jamais totalement désespérante. Et la fin est absolument parfaite.

16/06/2021 (modifier)
Par fuuhuu
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Aldobrando
Aldobrando

C'est l'histoire d'Aldobrando, jeune orphelin recueilli par un vieillard/sage/sorcier, qui est envoyé par ce dernier chercher l'herbe du loup. Hélas, il ne trouvera pas cette plante si facilement et sera rapidement embarqué dans un tas d'événements les plus improbables. Les auteurs ont su créer leur propre univers et pour ma part, je l'ai adoré. J'ai apprécié découvrir chacun des personnages de l'histoire, découvrir le système politique en place, la nature flamboyante, les états d'âmes de notre héros, l'ambiance de la taverne du village, et j'en passe. Alors certes, l'histoire (et la fin) n'est pas des plus originale. Et pourtant, j'ai vraiment été embarqué dans cette aventure. Au point où j'ai été triste de déjà arriver à la fin. Malgré les 200 pages de l'album, j'en voulais plus. Je ne voulais pas quitter cet univers et Aldobrando. Un véritable coup de cœur pour ma part 4 étoiles MAUPERTUIS, OSE ET RIT !

16/06/2021 (modifier)
Par Benjie
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Bartleby, le scribe
Bartleby, le scribe

Cette adaptation d’une courte nouvelle d’Herman Melville nous emmène tout droit dans le New York de la fin du XIXe siècle. Et plus exactement dans le quartier de Wall Street où règne l’effervescence des quartiers d’affaires. Un notaire dont l’étude déborde d'activité vient d’intégrer à sa petite équipe de copistes un jeune homme d’allure fort banale. Consciencieux, travailleur, un employé modèle… du moins au début. Au fil des pages, la machine si bien huilée se dérègle et alors que Bartleby se révèle de plus en plus étrange, on s’enfonce dans l’intrigue aux côtés du notaire qui petit à petit perd pied face à cet homme déstabilisant qui répond à chaque fois qu’il lui donne un ordre : « Je ne préfèrerais pas ». C’est bien écrit, subtil et la nouvelle de Melville est une réflexion profonde sur la société. Qu’est-ce que la liberté ? Quelle est la force de la désobéissance ? Une histoire qui montre la part absurde de nos sociétés modernes dévorées par la bureaucratie. Le dessin qui accompagne cette histoire est franchement beau et l’ambiance des rues new-yorkaises est super bien rendue et les personnages ont de l’épaisseur. Un album à lire sans hésiter !

15/06/2021 (modifier)