Les derniers avis (39440 avis)

Par Gaston
Note: 4/5
Couverture de la série Le Boiseleur
Le Boiseleur

3.5 J'espère que Hubert a pu écrire la fin de cette série avant de nous quitter trop tôt parce j'ai bien envie de savoir comment cela va finir ! On peu reprocher un scénario avec des personnages stéréotypés: le gentil apprenti qui se fait exploiter par son patron, le patron bien méchant et sa fille qui est gentille avec l'apprenti et dont on devine qu'elle est amoureuse de lui. Il manquerait plus que le paternel la fiance à un jeune riche bien méchant qui va la forcer à vivre une vie très traditionnel et on a le tableau complet je pense. Et ben le manque d'originalité par moment ne m'a pas dérangé parce que le récit est plutôt captivant. La poésie de l'œuvre m'a touché et j'ai trouvé le personnage principal attachant. Le dessin est bon et la narration est fluide. J'aurais bien aimé savoir ce qui se passe ensuite, prions qu'on va le savoir un jour !

17/06/2021 (modifier)
Par Spooky
Note: 4/5
Couverture de la série Hantée
Hantée

Il y a des choses intéressantes dans cette collection Frissons chez Jungle. C'est une collection à destination des adolescent(e)s, avec des histoires qui relèvent du fantastique le plus souvent. Ici c'est un "inconnu" en BD, mais pas dans la littérature, qui nous propose le récit de cette adolescente qui traîne la "faute" de la mort accidentelle de sa soeur jumelle, et qui à la suite d'un déclic, découvre qu'elle peut "voir" les défunts. Elle y voit l'opportunité de renouer le contact avec sa chère disparue, mais se rend compte assez vite des désagréments de ce don. C'est là qu'apparaît une femme qui se dit chasseuse professionnelle de fantômes, une femme au passé trouble. Et Tilda va se rendre compte, lors de cette période de révélation, que beaucoup de choses ne sont pas ce qu'elles semblent. C'est (très) bien mené, on ne s'ennuie pas une seconde malgré des pauses entre les séquences éprouvantes, et les personnages sont finement esquissés et construit. Le dernier tiers (mais pas la toute fin) est un poil plus confus que le reste, mais cela n'entrave pas vraiment le plaisir de lecture. Un plaisir de lecture qui doit aussi au dessin de Nicolas Pitz, issu de la génération Manolosanctis, qui réussit à poser de belles ambiances (y compris dans le noir !), et malgré un style semi-réaliste qui se cherche encore un peu, je trouve. Plaisant, émouvant, je valide.

17/06/2021 (modifier)
Couverture de la série La Couleur tombée du ciel
La Couleur tombée du ciel

Cela se révèle une constante, le travail de Gou Tanabe sur ses adaptations de Lovecraft est excellent. Le dessin est toujours excellent, et il participe à merveille à créer une ambiance lourde et oppressante. Les visages sont certes toujours un peu figés, et les yeux des personnages sont écarquillés presque en permanence, mais cela ne dérange pas la lecture, et le lecteur bienveillant mettra ce tic de dessin sur le compte des situations vécues par les personnages. L'histoire quant à elle n'est plus très originale. Il faut dire aussi que près d'un siècle s'est écoulé depuis la publication de la nouvelle de Lovecraft, et qu'en matière de suspense, d'angoisse, d'horreur, la production n'a pas été en reste. Cela étant, elle reste diablement efficace, et l'immersion dans cette vallée piégée est grandement favorisée par le dessin qui représente fort bien cette nature devenue folle et les diverses horreurs qui l'accompagnent. Cet album est moins épais que L'Appel de Cthulhu et Dans l'abîme du temps, il est moins fondateur que le premier et moins original que le second, mais il reste tout de même une lecture prenante. Note réelle 3,5 / 5.

17/06/2021 (modifier)
Par Josq
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Comment faire fortune en juin 40
Comment faire fortune en juin 40

Etonnamment, j'ai découvert Fabien Nury par le cinéma et la télévision. D'abord, j'ai vu (et apprécié) le film La Mort de Staline, en ignorant même que c'était adapté d'une bande dessinée. Ensuite, j'ai regardé l'excellente série Canal+ Paris Police 1900 (créée par Nury), car j'ai vu que mon auteur favori, Alain Ayroles, avait participé au scénario. Puis dans la foulée, j'ai enchaîné avec la précédente création de Fabien Nury, toujours pour Canal+, la formidable série Guyane (il n'a écrit que la première saison, mais c'est justement celle-là qui est exceptionnelle). Je me suis alors tourné vers la bande dessinée et j'ai adoré Silas Corey. Aussi, quand j'ai gagné le chèque cadeau après le concours des 20 ans de bdtheque, j'ai regardé du côté de Fabien Nury. Difficile de savoir quoi prendre, tant son œuvre est prolifique, mais mon choix s'est finalement arrêté sur "Comment faire fortune en juin 40", et bien m'en a pris. Le scénario, écrit à quatre mains par Nury et Dorison, contient tout ce que j'avais adoré dans les précédentes œuvres de Fabien Nury. Comment faire fortune en juin 40 est une pure bande dessinée d'aventures. C'est de l'Aventure, avec un grand A. Beaucoup de références ont été citées, comme évidemment De l'or pour les braves, mais aussi de manière plus générale, le cinéma d'Audiard et de Lautner, ou surtout de Verneuil (qui est sans doute l'influence majeure ici), et elles sont toutes vraies. Bien sûr, les dialogues n'ont pas le génie d'un Audiard, mais la manière dont Nury, Dorison et Astier dirigent leurs personnages évoque forcément ce cinéma bien franchouillard d'après-guerre, avec ses anti-héros qui, parfois, se révèlent des salauds accomplis, mais peuvent aussi de temps à autre, trouver une forme de rédemption, en révélant plus de noblesse que ce dont on les croyait capables. C'est toute l'ambiguïté de ce scénario brillant : les personnages sont pour la plupart des types sans aucune morale, mais pas forcément des criminels accomplis non plus. Non, ils cherchent juste à profiter de la débâcle de juin 1940 pour se faire de l'argent illégalement, en braquant la plus grosse institution financière du pays, qui a commis une légère erreur au milieu de la tourmente... A priori, on n'a pas trop de quoi s'attacher à eux, pourtant les auteurs savent très bien mettre en valeur les qualités et les défauts de chacun des personnages : leur loyauté, leur bravoure, leur honnêteté, qui, à un moment ou à un autre, ressurgit au sein d'une foule de défauts plus visibles. Ainsi, chaque personnage a droit à son petit morceau de bravoure, et c'est ce que j'aime vraiment. Cela prive cette histoire de tout manichéisme, et rend les personnages d'autant plus humains et plus compréhensibles. Scénaristiquement, donc, Comment faire fortune en juin 40 est une merveille. Mais sur le plan graphique, il est loin d'être en reste. Le dessin d'Astier est très bon, réaliste mais pas trop, avec de bonnes gueules et des décors bien croqués. L'ensemble est joliment mis en couleur par Laurence Croix, qui retranscrit parfaitement les atmosphères nocturnes, notamment, par un magnifique travail sur les lumières (les phares, les lueurs de balles et d'explosion, etc. sont très maîtrisés). D'ailleurs, j'ai bien aimé l'alternance de fonds blancs et fonds noirs selon que la scène se déroule de jour ou de nuit, c'est tout simple mais extrêmement immersif. Graphiquement, c'est donc vraiment tout ce que j'aime, ni trop caricatural, ni trop réaliste, et en plus, le choix des cadrages est parfois très intéressant ou original, permettant de donner au récit un vrai dynamisme et d'échapper à un dessin trop conventionnel. Ici, tout est très cinématographique, et le dessin s'échappe régulièrement (mais pas toujours) des limites de la case pour nous envelopper davantage et nous immerger toujours plus dans cette atmosphère fascinante, à la fois drôle et tragique. On a même droit à un plan-séquence lors de la très belle scène de fusillade dans l'escalier, dans le manoir nazi, à la fin, avec cette succession de vignettes où le décor continue sur l'ensemble des cases, formant un ensemble cohérent, tandis qu'on voit s'y déplacer les personnages d'une case à l'autre. Comment faire fortune en juin 40 m'a donc séduit à la fois sur le fond et sur la forme. L'histoire est extrêmement bien menée, avec une grande rigueur, en donnant un maximum de place à l'action, déjantée mais jamais trop délirante. Le dessin, lui, suit parfaitement la dynamique lancée par les auteurs, en renforçant ainsi la puissance d'une histoire tragicomique fascinante, fantaisie historique très ironique et grinçante, mais jamais totalement désespérante. Et la fin est absolument parfaite.

16/06/2021 (modifier)
Par fuuhuu
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Aldobrando
Aldobrando

C'est l'histoire d'Aldobrando, jeune orphelin recueilli par un vieillard/sage/sorcier, qui est envoyé par ce dernier chercher l'herbe du loup. Hélas, il ne trouvera pas cette plante si facilement et sera rapidement embarqué dans un tas d'événements les plus improbables. Les auteurs ont su créer leur propre univers et pour ma part, je l'ai adoré. J'ai apprécié découvrir chacun des personnages de l'histoire, découvrir le système politique en place, la nature flamboyante, les états d'âmes de notre héros, l'ambiance de la taverne du village, et j'en passe. Alors certes, l'histoire (et la fin) n'est pas des plus originale. Et pourtant, j'ai vraiment été embarqué dans cette aventure. Au point où j'ai été triste de déjà arriver à la fin. Malgré les 200 pages de l'album, j'en voulais plus. Je ne voulais pas quitter cet univers et Aldobrando. Un véritable coup de cœur pour ma part 4 étoiles MAUPERTUIS, OSE ET RIT !

16/06/2021 (modifier)
Par Benjie
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Bartleby, le scribe
Bartleby, le scribe

Cette adaptation d’une courte nouvelle d’Herman Melville nous emmène tout droit dans le New York de la fin du XIXe siècle. Et plus exactement dans le quartier de Wall Street où règne l’effervescence des quartiers d’affaires. Un notaire dont l’étude déborde d'activité vient d’intégrer à sa petite équipe de copistes un jeune homme d’allure fort banale. Consciencieux, travailleur, un employé modèle… du moins au début. Au fil des pages, la machine si bien huilée se dérègle et alors que Bartleby se révèle de plus en plus étrange, on s’enfonce dans l’intrigue aux côtés du notaire qui petit à petit perd pied face à cet homme déstabilisant qui répond à chaque fois qu’il lui donne un ordre : « Je ne préfèrerais pas ». C’est bien écrit, subtil et la nouvelle de Melville est une réflexion profonde sur la société. Qu’est-ce que la liberté ? Quelle est la force de la désobéissance ? Une histoire qui montre la part absurde de nos sociétés modernes dévorées par la bureaucratie. Le dessin qui accompagne cette histoire est franchement beau et l’ambiance des rues new-yorkaises est super bien rendue et les personnages ont de l’épaisseur. Un album à lire sans hésiter !

15/06/2021 (modifier)
Par Josq
Note: 4/5
Couverture de la série Le Combientième
Le Combientième

Ce tome-ci de la collection Façades est pour l'instant le meilleur que j'ai lu. Le concept de la collection est simple : chaque leporello met en scène un bâtiment, un arbre, en tous cas un milieu vertical, et déroule une histoire en partant du haut du lieu choisi pour arriver en bas et terminer sur une chute, si possible surprenante et toujours amusante. Ici, le concept de "chute" est pris au sens littéral, puisque tout tourne autour de la chute d'un homme à partir d'un étage de l'immeuble qui reste à déterminer par le lecteur, afin d'être en mesure de dénicher le coupable. Le Combientième est le quatrième tome de cette collection que je lis et il est clairement celui qui exploite le mieux son concept jusqu'à présent. La forme est toujours aussi ludique (chaque section de l'histoire correspond à un étage), et l'enquête policière vient renforcer cet aspect, puisque le lecteur sait en outre que chaque dialogue peut cacher un indice qui le rapprocherait de la vérité. Révélée en toute fin d'ouvrage, la solution est un peu rocambolesque, mais c'est bien dans le ton du récit en général, et surtout, les révélations restent cohérentes avec l'ensemble malgré tout. Ce que j'aime, c'est surtout que, d'une, chaque dessin (= chaque étage) est très bien rentabilisé, tant dans son décor que dans les dialogues qu'on peut y lire. Et ce qui est réussi, c'est que ces dialogues sont drôles même en connaissant la solution, même en ne lisant pas ce leporello pour mener l'enquête, mais juste pour le plaisir. L'humour reste efficace, et devient même encore plus drôle quand on comprend en lisant la solution la raison d'être de telle ou telle ligne de dialogue. Pour moi, c'est donc le meilleur tome jusqu'à présent, car il ne se contente pas de dérouler un concept mal maîtrisé, mais au contraire, joue très bien avec les codes du leporello tout en créant une histoire cohérente et amusante. Rien d'absolument phénoménal non plus, mais une bonne lecture, drôle et prenante.

14/06/2021 (modifier)
Par Alix
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Pulp
Pulp

La couverture et les premières pages font effectivement penser à un changement de style pour le duo Brubaker/Phillips, mais on revient très vite vers quelque chose de plus habituel : un polar bien noir et remarquablement bien écrit, se déroulant à New-York en 1939 sur fond de montée du nazisme. Le protagoniste principal vend des histoires de cowboy inspirées de sa jeunesse à un magazine « pulp », mais son passé le rattrape bientôt, et les évènements s’emballent et nous entrainent vers un dénouement bien amené… L’histoire est prenante et superbement mise en image par Phillips père et fils (au dessin et à la couleur respectivement). Un one-shot de qualité, à ne pas manquer si vous êtes amateur de polars ou de ce duo d’auteurs (ou « trio » devrais-je dire - Jacob semble être un membre permanent de l’équipe).

14/06/2021 (modifier)
Couverture de la série Penss et les plis du monde
Penss et les plis du monde

Penss est un jeune homme différent dès le départ. Honi par les siens pour son inadaptation et son inutilité, il est en effet rêveur au possible. Perdant son clan, et confronté à ce monde indifférent et impitoyable, il s'efforce de percer les secrets de ce monde. Avec un mélange de mystique et de méthode, il découvrira certains "secrets" qui le mèneront sur le chemin de l'agriculture. Pourquoi ai-je particulièrement apprécié cette lecture ? Eh bien en fait, pour une raison assez particulière, qui est que je venais de finir Saison brune de Squarzoni. Livre documentaire sans fard sur le réchauffement climatique et ses conséquences, c'est aussi un livre sur une fin. Et on n'en ressort pas intact. Là donc où nous avions un sujet grave et une fin, nous avons ici au contraire une histoire et un début. Histoire sur les débuts de l'Homme, sur la difficulté à survivre dans un monde où la nature n'est pas un joli jardin où il n'y a qu'à se promener pour trouver de quoi subsister. Histoire sur la découverte du monde et sa compréhension. Mais aussi histoire sur la volonté farouche de survivre, de vivre, de se battre contre ce monde rude, de le vaincre et de le domestiquer. On n'est donc sur le fond absolument pas dans une fable écologique, et on peut sentir en gestation dans la volonté de Penss de domestiquer ce monde les prémisses de tous les excès que nous connaissons aujourd'hui. Le monde représenté ici est assez vide. L'était-il vraiment ? Je n'en sais rien. Mais il faut bien avouer que les combats contre les grands prédateurs - épisodes certes romantiquement forts dans nos imaginaires - devaient sans doute être assez rares. On verra cependant des mammouths, et certains personnages évoqueront les combats héroïques apportant de la gloire à leur clan. Mais le sujet n'est pas celui-là, et ce vide relatif s'explique au sein de cet album par la situation assez isolée de cette vallée où se déroule l'histoire d'une part, et par le besoin pour que puisse naître l'agriculture d'un calme relatif d'autre part. L'incompréhension bien naturelle des autres hommes face à ce fou est bien représentée ici, de même que les conflits entre les aspirations, et les conflits entre clans. Si je n'avais que peu apprécié le dessin de Jérémie Moreau dans Le Discours de la panthère, je l'ai en revanche trouvé ici très beau, avec en particulier un choix des couleurs qui rend ce monde vivant et donne un visuel prenant. Seule la fin m'a malheureusement un peu déçu, avec un changement de Penss bien trop brusque, et - si jamais on l'interprétait comme un message s'adressant à notre mode de vie - trop morale et pour le coup trop écolo-gentille. Malgré cela, cette lecture a été un grand souffle d'air frais, très plaisante.

14/06/2021 (modifier)
Par Jetjet
Note: 4/5
Couverture de la série J'ai tué le soleil
J'ai tué le soleil

Avec quelques titres et diverses collaborations pour le cinéma, Vincent Paronnaud s'est rapidement fait un nom. Plus connu sous le pseudonyme de Winshluss, chacune de ses oeuvres développe et revisite une idée pour en proposer une version somme toute personnelle et atypique. La cuvée 2021 sera celle du récit post apocalyptique basé sur une illustration de 2015 "The Man Who Killed The Sun". Y repérant une possibilité pour développer toute une histoire autour, Winshluss en profite pour écrire une histoire rappelant The Road de Cormac McCarthy avant d'en faire une échappée et une sortie de route. Oui "J'ai tué le Soleil" est du Winshluss pur jus en grande forme. Karl est un survivant dans un monde apocalyptique, il est peut-être même le dernier être humain vivant sur terre dans un monde hostile où la nature a repris ses droits dans la civilisation, dans un quotidien où les chiens deviennent agressifs pour se nourrir. Karl ne se souvient que de son propre prénom, il ne comprend pas d'où il vient ni qui il est. Il a juste la volonté de s'en sortir sous cet astre lumineux qui ne réchauffe plus les cœurs et qu'il aimerait éliminer définitivement : le soleil. La première partie est essentiellement sans paroles sauf les états d'âme de Karl. Le dessin de Winshluss est partiellement épuré, le trait gras et la maitrise totale dans un noir et blanc que rehaussent certaines illustrations pleine page en couleur. C'est le quotidien d'un amnésique dans un monde hostile classique comme on l'a déjà moult et moult fois déjà lu ou vu. Puis boum patatras entre la seconde partie où Karl se remémore sa vie d'avant dans un trait gris composé d'ellipses et de flash-backs révélateurs. Le dessin est plus travaillé, l'humour noir propre à l'auteur bien plus reconnaissable et l'histoire est bien plus originale. Sans en déflorer davantage, Winsluss colle à l'actualité post confinement, dresse un portrait de Karl sans concessions et manipule le lecteur comme jamais. Il ne s'agit pas du meilleur bouquin de cet auteur mais il a le mérite d'être suffisamment captivant malgré une certaine austérité narrative comme graphique pour scotcher de nouveau son lecteur et ne le lâcher qu'à la dernière page assez ouverte (en apparences). Winshluss en profite même pour laisser quelques jolies idées et mise en scène pour imprimer la rétine du lecteur. L'Apocalypse selon Saint Vincent a du bon et nous gratifie d'un nouvel ouvrage surprenant pour qui passera outre l'austérité du récit et une couverture fort bien moche et loupée. On a presque frôlé le chef d'oeuvre.

14/06/2021 (modifier)