Le Boiseleur

Note: 3.33/5
(3.33/5 pour 3 avis)

Joli conte social et sociétal, Le Boiseleur, série scénarisée par Hubert et dessinée par Gaëlle Hersent, s’adresse à tous les amoureux de la nature et de l’esprit.


Environnement et écologie Nouveautés BD, comics et manga Sculpture

En ces temps fort lointains habitait dans la ville de Solidor Illian, jeune apprenti sculpteur. Son habileté ravissait l’impitoyable Maître Koppel, délesté ainsi de la plupart des tâches de sculpture. Les habitants de Solidor avaient développé une passion pour les oiseaux exotiques, et chaque maison comportait au moins une cage en bois, avec au moins un oiseau. Les écouter enchantait Illian. Un soir, tandis qu’il fignolait un petit rossignol sculpté dans un rebut de bois, Maître Koppel surgit, furieux, avant d’être apaisé par sa fille, émerveillée par la sculpture. Une sculpture dont ils étaient, à cet instant, loin d’imaginer les répercussions sur toute la ville... Oscillant avec art entre diverses tonalités, ce récit explore l’inhumanité des systèmes et l’humanité des êtres, en offrant notamment une réflexion autour de la relation maître apprenti, de l’écologie, ou encore de la société de consommation.

Scénariste
Dessinateur
Coloriste
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 19 Octobre 2019
Statut histoire Série en cours (Diptyque) 1 tome paru
Dernière parution : Moins d'un an
Couverture de la série Le Boiseleur
Les notes (3)
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16/10/2019 | LuluZifer
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L'avatar du posteur Mac Arthur

Cet album peut être lu comme un one-shot (je me demande d’ailleurs ce que les auteurs vont bien pouvoir raconter dans la seconde partie). Le récit, sur le fond, est très classique : un pauvre petit apprenti est exploité par son patron et secrètement amoureux de la fille de celui-ci (qui semble elle aussi éprouver des sentiments pour lui). L’aspect le plus novateur du scénario se situe au niveau de la fable sur le consumérisme, les phénomènes de modes et leurs conséquences. C’est de ce point de vue très bien vu. L’univers, avec ces oiseaux en cage, est lui aussi original. Le dessin est très agréable. La mise en page multiplie les grandes cases et le récitatif est très présent mais c’est vraiment agréable à lire. Résultat : un album qui se lit vite malgré sa grosse pagination. Malgré des personnages très prévisibles dans leurs réactions, je suis curieux de lire la suite de ce diptyque.

05/11/2019 (modifier)
Par Jetjet
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
L'avatar du posteur Jetjet

Le 4ème de couverture de ce splendide ouvrage parle à juste titre "d'un conte doux-amer sur l'art, la nature et le consumérisme." On ne saurait ainsi mieux résumer cette jolie histoire racontant le quotidien d'un jeune apprenti sculpteur, Ilian aux mains de son tyrannique maître l'exploitant sans vergogne pour créer de magnifiques cages d'oiseaux. Solidor est une ville commerçante en bord de mer dans des époques reculées et ressemblant fortement à la région paradisiaque du lac de Côme en Italie. Les plus nobles de ses habitants se pressent pour mettre en cage tout oiseau exotique. Lorsqu'Illian va sculpter un oiseau de bois plus vrai que nature, toute l'économie de Solidor va en être bouleversée... En effet, chaque habitant va relâcher les oiseaux pour les remplacer par les sculptures en bois du jeune prodige et Solidor va devenir bien triste en préférant de vulgaires reptiles pour animaux de compagnie. Si l'histoire parait volontairement désuète, il faut louer le talent de Hubert pour insuffler la poésie et la grâce nécessaire à cette histoire somme toute banale. Le Boiseleur dégage toute la noirceur de Beauté ou de Les Ogres-Dieux pour une ambiance aussi désinvolte qu'agréable. Et un talent en entraînant un autre, ce Boiseleur ne serait sans doute rien sans le talent hallucinant de l'autrice Gaëlle Hersent. La voir créer de splendides et nombreuses doubles pages richement détaillées confère un charme immédiat et permanent à l'ensemble de cet ouvrage. La ville de Solidor purement fictive n'a jamais semblé être aussi vivante. Le grand format inhabituel régale les rétines. Avec une portée discrète mais bien présente sur l'art, la nature et le consumérisme comme annoncé et une véritable prouesse graphique, le duo emporte l'adhésion avec un récit certes classique mais dont il nous tarde de lire la fin dans le second et ultime opus. Un joli coup de coeur qui mériterait amplement d'être offert pour toute personne sensible de votre entourage.

20/10/2019 (modifier)
Par LuluZifer
Note: 3/5
L'avatar du posteur LuluZifer

Illian est apprenti dans une boutique de sculpture sur bois. Il vit à Solidor où les oiseaux sont rois et il travaille chaque jour plus durement pour pouvoir acquérir un oiseau, un vrai. C'est par le plus grand des hasards que malgré lui il va détruire l'équilibre de la ville et le rapport qu'entretiennent les Solidoriens avec les oiseaux. Le Boiseleur tome 1 est une belle et douce fable sur la nature, nos espérances, nos gâchis, nos erreurs, nos peurs et nos émotions. C'est traité de manière très douce et le trait de Gaëlle Hersent et les mots de Hubert donnent un ton très poétique à l'ambiance qui se dégage de ce premier album. Série qui sera un diptyque et qui est publiée chez Soleil dans leur collection Métamorphose. Le format est plus grand qu'un album Franco/Belge de base qui met bien en évidence toute la splendeur du rendu des illustrations d'intérieur et pour ne rien gâcher le travail de fab de la couverture est somptueux. Il y a beaucoup de pleines pages et l'histoire est racontée par le biais d'une voix off qui n'est autre que celle d'Illian, le personnage principal. L'album se lit assez lentement et ses 96 pages s'enchaînent magnifiquement bien et cela justifie assez bien son prix de 19,99 euros. Le récit captive, fait réfléchir, enchante et le dessin de Hersent conquiert le lecteur. Une belle réussite pour un conte social et qui ravira de plus les amoureux des oiseaux.

16/10/2019 (modifier)