Une belle histoire adolescente, très touchante, aux parfum de Ghost World pour le côté ados paumés, et de Pilules bleues pour le coté maladie. Les similarités avec l’œuvre de Frederik Peeters ne s’arrêtent d’ailleurs pas là.
La mystérieuse maladie de Black Hole n’est pas sans rappeler le SIDA (sexuellement transmissible, marques visibles sur le corps, exclusion…), et plutôt que de se morfondre ou de dépeindre un portrait très noir, l’auteur fait preuve de beaucoup d’optimisme. Oui, être malade et différent, c’est difficile, on est rejeté, mais en même temps il est toujours possible de vivre une vie normale, et d’être heureux… j’aime bien ce message très humain.
L’histoire elle-même est intéressante, facile à suivre, tantôt triste, tantôt belle… J’ai refermé cet épais volume avec le sourire aux lèvres et le cœur serré, gage de qualité en ce qui me concerne… A lire !
J’ai bien aimé ce premier tome, et comme beaucoup j’en espère une suite, mais on se demande si celle-ci arrivera un jour d’autant plus que Morvan à réutilisé un concept ressemblant pour une autre série : Le petit monde, confectionnée aussi dans l’esprit Manga notamment au niveau des dessins.
C’est pourtant une bonne Bd à lire puisque le scénario est dynamique et qu’on ne s’ennuie pas. Je la conseille à ceux qui n’auront pas peur d’être frustrés par une période de trop longue attente.
Angus Powderhill rassemble à peu prés tous les ingrédients nécessaires à la confection d’une bonne série fantasy.
L’histoire est agréable à suivre, le scénario est dense, les personnages sont nombreux, ceci laissant entrevoir des possibilités intéressantes pour la suite.
Les dessins sont de bonne facture, sans être exceptionnels, mais on note une amélioration du trait dans le tome 2.
Je note un petit 4 pour l’instant en espérant que la suite sera à la fois publiée…, surprenante et de bonne qualité.
Vagues à l’âme, c’est le récit du parcours peu commun d’un homme vu par son petit fils. Et des avatars, il en a connu son grand-père, après avoir bourlingué à travers le monde !
L’histoire, riche en événements, est touchante. Evidemment, il est difficile de faire la part des choses et de distinguer la réalité vraie de celle déformée par des affabulations ou quelques exagérations. Difficile aussi de ne pas s’attacher à Dodo, ce personnage téméraire adolescent puis bourru mais le cœur sur la main une fois adulte. J’ai également été surpris par certains lieux visités qui m’ont rappelé ceux de mon enfance (La Goulette, Béja). Enfin, j’aime beaucoup le trait de Grégory Mardon, simple et expressif. De plus, la couverture est très belle !
L’histoire d’une vie se déroule sous nos yeux. Difficile de ne pas y rester indifférent !
"Sha", à ne pas confondre avec Le Chat ^^ (désolé)
Depuis le temps que j’entends Ledroit par ci, Ledroit par là, il fallait bien un jour que je me lance dans cet univers graphique à la fois trash et beau.
Le scénario de Mills, en raccourcissant un peu, raconte une vengeance qui a traversé les siècles ayant comme point de départ la période de l’Inquisition et qui trouve sa conclusion dans un futur proche et apocalyptique. L’ambiance est sombre, et très glauque. Les protagonistes évoluent dans un futur, à la pointe de la technologie, totalitaire, mystique, fanatique, barbare, kitsch et matérialiste. L’histoire peut au premier plan paraître un peu simple, mais je trouve qu’en grattant un peu, on s’aperçoit que c’est une satire de la société d’aujourd’hui et de ses dérives. Au départ j’avais une petite appréhension sur la lisibilité de la mise en scène mais il m’a suffi d’une dizaine de pages pour m’y faire et ma lecture s’est donc passée sans encombre.
Les dessins de Ledroit en couleur directe, il me semble, sont époustouflants. Chaque case est une pure merveille. Ce sont de petites toiles de Maître, très riche en détails, peut-être même un peu trop quelquefois, qui s’enchaînent les unes derrières autres et au risque de me répéter, elles s’enchaînent bien malgré ce qu’on pourrait croire à première vue. Bon, il ne faut pas se leurrer, c’est tout de même un univers assez spécial et très trash, si l’hémoglobine vous répugne, passez votre chemin, sinon faites l’effort et je pense que vous ne serrez pas déçu et en tout cas vous n’en sortirez pas indifférent.
Bizarre comme BD, bizarre… non pas dans le graphisme –Blutch est un auteur qui ne me surprend plus sur ce point-là- mais dans son scénario déjanté !
L’histoire débute par une intrigue basée par une battue pour retrouver un animal non identifié. C’est ensuite que ça se corse, plusieurs séquences et personnages apparaissent sans lien apparent avec la trame principale. Le lecteur est alors invité à suivre le délire de Blutch qui nous emmène dans des séquences à la fois complètement tarées, surréalistes, légèrement érotiques parfois et pleines de poésie. Le dénouement est assez déroutant, je me suis demandé si je n’avais pas loupé quelque chose dans cette BD tant mes interrogations demeuraient !
Et pourtant ! Malgré ce délire, j’ai été complètement capté par cette histoire grâce au dessin.
Il n’y a aucune case dans cette BD, l’enchaînement des dessins se fait de la même façon que dans les albums de Zep ou de Eisner. Le découpage est excellent et c’est heureux car le scénario est assez tordu comme ça ! Blutch a utilisé très peu de crayons de couleurs, malgré cela, le dessin semble très vivant. La mise en couleurs est parfaitement adaptée à l’ambiance du récit.
Le livre n’est pas à la portée de toutes les bourses, c’est pour cette raison que je vous conseille de l’emprunter ou le lire un peu sur place avant d’être convaincu par son achat. Personnellement, malgré une trame et un dénouement qui me sont apparu déroutants, j’ai été capté par ce récit et je n’ai qu’une hâte : c’est de le relire ! Quant au dessin, je l’ai trouvé très vivant et très agréable à contempler. A découvrir !
Avis pour le tome 1 « Petit vampire va à l’école »
« Petit vampire » est une sympathique série pour les enfants. C’est une de ces BD que j’aurais aimé lire lorsque j’étais jeune et que je n’hésite pas à conseiller aux parents qui cherchent une série pouvant intéresser leurs chères têtes blondes.
Dans « petit vampire », Joann Sfar nous montre encore une fois l’étendue de ses talents de narrateur. Sa mise en page est simple, l’auteur emploie un vocabulaire très accessible aux plus jeunes sans que ça soit trop enfantin. D’ailleurs, bien que je sois adulte, j’ai éprouvé beaucoup de plaisir à lire cet album !
L’histoire n’est pas franchement originale mais elle regroupe tout ce qu’il y a de meilleur sur les récits fantastiques mettant en scène des monstres, les cimetières et les maisons hantées.
A part le premier tome, la série comporte des albums indépendants des uns des autres. Chaque BD de la série est une histoire complète. Voila, à mon avis, une bonne nouvelle pour les parents qui cherchent des histoires pas trop courtes ni trop longues à raconter à leurs enfants !
Le personnage de « petit vampire » et ses compagnons sont très attachants. La BD regorge d’individus, je ne serai pas surpris que Joann Sfar en fasse un par un des personnages clés pour les futurs tomes.
« Petit vampire va à l’école » est un tome qui introduit la série. Dans cette histoire, petit vampire va rencontrer des personnages qui reviendront par la suite ses compagnons. Ce premier tome contient également une morale que j’ai beaucoup appréciée.
Pour ma part, il m’a fallu du temps pour apprécier le dessin de Joann Sfar. Je me demande si son style plait aux enfants, au vu du succès de la série et de son adaptation en dessins animés, je pense que la réponse est positive.
« Petit vampire va à l’école» constitue une bonne introduction à la série (même si tous les albums peuvent se lire indépendamment). A mon avis, la BD présente des personnages très attachants et sympathiques, des séquences divertissantes, une morale assez discrète mais bienvenue, ainsi qu’un univers riche que les jeunes lecteurs devraient aimer… les adultes aussi finalement !
Note finale : 4/5
Au vu de la couverture et des couleurs chatoyantes, on pourrait s’attendre à lire une BD pleine de poésie et de fraîcheur… détrompez-vous ! « Merci patron » est un album très dur duquel vous aurez bien du mal à cacher vos émotions !
L’histoire se passe au Portugal dans l’après-guerre. Elle met en scène une mère et sa fille adolescente qui vivent dans une maison dont le propriétaire n’est autre que le patron. La trame de cette histoire est essentiellement basée sur les relations entre ce patron et ses ouvriers à travers une époque où personne ne pouvait contester les décisions du patronat (du moins au Portugal). Mais la vraie force de ce livre est de nous emmener doucement et irrévocablement d’un récit que l’on croit sujet au bonheur et à la joie de vivre vers un drame horrible qui m’a irrémédiablement pris dans les tripes ! Bon, il faut avouer que le drame est prévisible mais je suis tout de même admiratif envers le scénario qui m’est apparu très bien construit et qui met en scène un dénouement assez surprenant.
Le dessin est très agréable à contempler, il est simple et rehaussé par une mise en couleurs parfaitement adaptée au récit. Je ne peux que reprocher la représentation des personnages qui m’a semblé un peu trop caricaturale. A part ça, le découpage et la mise en page me sont apparues excellentes. Graphiquement, cette BD est une vraie réussite !
« Merci patron » est finalement une BD qui m’a pris à la gorge, c’est le premier album d’un auteur portugais dont j’ai énormément apprécié son dessin et sa narration. « Merci patron » fait partie de la collection « Blandice » dont l’éditeur veut en faire la jumelle de la collection « Aire libre » de chez les éditions « Dupuis ». Avec les albums de Renaud Dillies et ceux des autres jeunes auteurs très prometteurs, cette collection est bien partie pour être une référence !
Avis pour le tome1 « Anges et pigeons »
Composée d’histoires courtes mettant en scène une mamie très sympathique, la nouvelle série « Mamette » est à mon avis une des plus belles BD de l’année 2006.
Nob était un auteur inconnu pour moi, il a pourtant réalisé une autre série chez Glénat intitulée Bogzzz (non lue à ce jour). Apparemment, il s’est beaucoup inspiré de Titeuf pour la mise en page et le traitement colorisé de sa série, impression confirmée par la présence du logo de « Tchô ! Le magazine » au 4ème plat du livre.
J’ai adoré le dessin de Nob. C’est devenu (presque) une maladie pour moi de feuilleter les pages de l’album régulièrement rien que pour admirer la beauté des planches. Je me demande à chaque fois comment il arrive à ce résultat en n’utilisant que de la gouache (probablement retouché par la suite par ordinateur sinon il devient carrément, à ma connaissance, le meilleur coloriste du monde !). Le trait de l’auteur n’est pas en reste : les personnages sont très expressifs et les décors fourmillent de nombreux détails. Le découpage m’est apparu excellent.
En fait, seul le format m’est apparu trop réduit pour ce type de BD étant donné la petitesse des cases et l’utilisation de 4 bandes difficilement adaptables au format 18x24 cm. J’espère vivement à l’avenir que l’éditeur aura l’excellente idée de commercialiser une version agrandie de cette nouvelle série pour qu’on puisse admirer davantage le formidable travail graphique de Nob !
Le personnage central de la série est une anti-mamie Danielle (film mettant en scène une grand-mère fort antipathique) en puissance ! Elle semble animée d’une jeunesse de l’esprit extraordinaire et d’une joie de vivre très communicative. Pour moi, Mamette est une personne âgée très attachante et qui pourrait devenir rapidement un héros phare des éditions Glénat. J’ai également apprécié la présence de nombreux personnages secondaires comme le discret monsieur Bruneau, l’abonnée à la médecine du nom de madame Vidal, le gamin turbulent, les amies de Mamette dont les noms m’échappent et… j’en passe !
Le livre comporte des récits courts mais qui se suivent très bien chronologiquement, à tel point qu’arriver à la fin de l’album, j’ai eu l’impression de lire un album complet. La plupart des histoires sont humoristiques avec une chute parfois très surprenante, je me suis plié en deux pour le récit se passant au zoo par exemple. J’ai également ressenti beaucoup de tendresse dans certaines séquences comme celles se situant dans le cimetière.
Pour moi, « Mamette » est la BD coup de cœur de l’année 2006. C’est un album plein de tendresse sur les personnes âgées dans lequel on ne s’ennuie à aucun moment. A découvrir d’urgence !
Note finale : 4,5/5
Heureuse initiative de ma part d’avoir lu cet album de Baudouin après ma déception de « Crazyman », le seul album en solo de cet auteur que j’ai pu feuilleter jusqu’à ce jour. « Les quatre fleuves » n’a rien à voir avec la thématique de Crazyman, cette BD se résume à un récit d’un jeune paumé doublé d’une enquête policière.
Cette fois-ci, je n’ai pas été déçu par le traitement graphique d’un album de Baudouin. Son trait gras et sombre m’a semblé bien adapté à l’ambiance de cette BD. Son style est très personnel et par conséquent donne un cachet notable à cet album. J’ai apprécié également la situation du récit dans Paris et ses environs où j’ai pu reconnaître de nombreux lieux.
Le scénario est une histoire assez sympa à lire à mi-chemin entre l’enquête policière et le road-movie agrémentée d’une pincée d’ésotérisme. Néanmoins, ne vous attendez pas à lire un polar « noir » de chez « noir », l’histoire n’est pas si horrible que ça et la résolution des énigmes m'est apparue cohérente dans l’ensemble.
La narration est très accrocheuse malgré l’emploi de longs commentaires et de planches qui s’apparentent plus à un roman illustré qu’à une BD. L’un des points forts des « quatre fleuve » est dans l’attachement que j’ai pu ressentir pour les personnages de Grégoire et de l’enquêteur.
« Les quatre fleuves » est, à mon avis, une BD très agréable à lire. L’enquête policière est intéressante à suivre et les personnages, surtout celui de Grégoire, sont attachants. « Les quatre fleuves » est un album que je relirai avec grand plaisir lors d’une soirée, bien campé dans un bon fauteuil.
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Black Hole
Une belle histoire adolescente, très touchante, aux parfum de Ghost World pour le côté ados paumés, et de Pilules bleues pour le coté maladie. Les similarités avec l’œuvre de Frederik Peeters ne s’arrêtent d’ailleurs pas là. La mystérieuse maladie de Black Hole n’est pas sans rappeler le SIDA (sexuellement transmissible, marques visibles sur le corps, exclusion…), et plutôt que de se morfondre ou de dépeindre un portrait très noir, l’auteur fait preuve de beaucoup d’optimisme. Oui, être malade et différent, c’est difficile, on est rejeté, mais en même temps il est toujours possible de vivre une vie normale, et d’être heureux… j’aime bien ce message très humain. L’histoire elle-même est intéressante, facile à suivre, tantôt triste, tantôt belle… J’ai refermé cet épais volume avec le sourire aux lèvres et le cœur serré, gage de qualité en ce qui me concerne… A lire !
Fléau.world
J’ai bien aimé ce premier tome, et comme beaucoup j’en espère une suite, mais on se demande si celle-ci arrivera un jour d’autant plus que Morvan à réutilisé un concept ressemblant pour une autre série : Le petit monde, confectionnée aussi dans l’esprit Manga notamment au niveau des dessins. C’est pourtant une bonne Bd à lire puisque le scénario est dynamique et qu’on ne s’ennuie pas. Je la conseille à ceux qui n’auront pas peur d’être frustrés par une période de trop longue attente.
Angus Powderhill
Angus Powderhill rassemble à peu prés tous les ingrédients nécessaires à la confection d’une bonne série fantasy. L’histoire est agréable à suivre, le scénario est dense, les personnages sont nombreux, ceci laissant entrevoir des possibilités intéressantes pour la suite. Les dessins sont de bonne facture, sans être exceptionnels, mais on note une amélioration du trait dans le tome 2. Je note un petit 4 pour l’instant en espérant que la suite sera à la fois publiée…, surprenante et de bonne qualité.
Vagues à l'âme
Vagues à l’âme, c’est le récit du parcours peu commun d’un homme vu par son petit fils. Et des avatars, il en a connu son grand-père, après avoir bourlingué à travers le monde ! L’histoire, riche en événements, est touchante. Evidemment, il est difficile de faire la part des choses et de distinguer la réalité vraie de celle déformée par des affabulations ou quelques exagérations. Difficile aussi de ne pas s’attacher à Dodo, ce personnage téméraire adolescent puis bourru mais le cœur sur la main une fois adulte. J’ai également été surpris par certains lieux visités qui m’ont rappelé ceux de mon enfance (La Goulette, Béja). Enfin, j’aime beaucoup le trait de Grégory Mardon, simple et expressif. De plus, la couverture est très belle ! L’histoire d’une vie se déroule sous nos yeux. Difficile de ne pas y rester indifférent !
Sha
"Sha", à ne pas confondre avec Le Chat ^^ (désolé) Depuis le temps que j’entends Ledroit par ci, Ledroit par là, il fallait bien un jour que je me lance dans cet univers graphique à la fois trash et beau. Le scénario de Mills, en raccourcissant un peu, raconte une vengeance qui a traversé les siècles ayant comme point de départ la période de l’Inquisition et qui trouve sa conclusion dans un futur proche et apocalyptique. L’ambiance est sombre, et très glauque. Les protagonistes évoluent dans un futur, à la pointe de la technologie, totalitaire, mystique, fanatique, barbare, kitsch et matérialiste. L’histoire peut au premier plan paraître un peu simple, mais je trouve qu’en grattant un peu, on s’aperçoit que c’est une satire de la société d’aujourd’hui et de ses dérives. Au départ j’avais une petite appréhension sur la lisibilité de la mise en scène mais il m’a suffi d’une dizaine de pages pour m’y faire et ma lecture s’est donc passée sans encombre. Les dessins de Ledroit en couleur directe, il me semble, sont époustouflants. Chaque case est une pure merveille. Ce sont de petites toiles de Maître, très riche en détails, peut-être même un peu trop quelquefois, qui s’enchaînent les unes derrières autres et au risque de me répéter, elles s’enchaînent bien malgré ce qu’on pourrait croire à première vue. Bon, il ne faut pas se leurrer, c’est tout de même un univers assez spécial et très trash, si l’hémoglobine vous répugne, passez votre chemin, sinon faites l’effort et je pense que vous ne serrez pas déçu et en tout cas vous n’en sortirez pas indifférent.
La Volupté
Bizarre comme BD, bizarre… non pas dans le graphisme –Blutch est un auteur qui ne me surprend plus sur ce point-là- mais dans son scénario déjanté ! L’histoire débute par une intrigue basée par une battue pour retrouver un animal non identifié. C’est ensuite que ça se corse, plusieurs séquences et personnages apparaissent sans lien apparent avec la trame principale. Le lecteur est alors invité à suivre le délire de Blutch qui nous emmène dans des séquences à la fois complètement tarées, surréalistes, légèrement érotiques parfois et pleines de poésie. Le dénouement est assez déroutant, je me suis demandé si je n’avais pas loupé quelque chose dans cette BD tant mes interrogations demeuraient ! Et pourtant ! Malgré ce délire, j’ai été complètement capté par cette histoire grâce au dessin. Il n’y a aucune case dans cette BD, l’enchaînement des dessins se fait de la même façon que dans les albums de Zep ou de Eisner. Le découpage est excellent et c’est heureux car le scénario est assez tordu comme ça ! Blutch a utilisé très peu de crayons de couleurs, malgré cela, le dessin semble très vivant. La mise en couleurs est parfaitement adaptée à l’ambiance du récit. Le livre n’est pas à la portée de toutes les bourses, c’est pour cette raison que je vous conseille de l’emprunter ou le lire un peu sur place avant d’être convaincu par son achat. Personnellement, malgré une trame et un dénouement qui me sont apparu déroutants, j’ai été capté par ce récit et je n’ai qu’une hâte : c’est de le relire ! Quant au dessin, je l’ai trouvé très vivant et très agréable à contempler. A découvrir !
Petit Vampire
Avis pour le tome 1 « Petit vampire va à l’école » « Petit vampire » est une sympathique série pour les enfants. C’est une de ces BD que j’aurais aimé lire lorsque j’étais jeune et que je n’hésite pas à conseiller aux parents qui cherchent une série pouvant intéresser leurs chères têtes blondes. Dans « petit vampire », Joann Sfar nous montre encore une fois l’étendue de ses talents de narrateur. Sa mise en page est simple, l’auteur emploie un vocabulaire très accessible aux plus jeunes sans que ça soit trop enfantin. D’ailleurs, bien que je sois adulte, j’ai éprouvé beaucoup de plaisir à lire cet album ! L’histoire n’est pas franchement originale mais elle regroupe tout ce qu’il y a de meilleur sur les récits fantastiques mettant en scène des monstres, les cimetières et les maisons hantées. A part le premier tome, la série comporte des albums indépendants des uns des autres. Chaque BD de la série est une histoire complète. Voila, à mon avis, une bonne nouvelle pour les parents qui cherchent des histoires pas trop courtes ni trop longues à raconter à leurs enfants ! Le personnage de « petit vampire » et ses compagnons sont très attachants. La BD regorge d’individus, je ne serai pas surpris que Joann Sfar en fasse un par un des personnages clés pour les futurs tomes. « Petit vampire va à l’école » est un tome qui introduit la série. Dans cette histoire, petit vampire va rencontrer des personnages qui reviendront par la suite ses compagnons. Ce premier tome contient également une morale que j’ai beaucoup appréciée. Pour ma part, il m’a fallu du temps pour apprécier le dessin de Joann Sfar. Je me demande si son style plait aux enfants, au vu du succès de la série et de son adaptation en dessins animés, je pense que la réponse est positive. « Petit vampire va à l’école» constitue une bonne introduction à la série (même si tous les albums peuvent se lire indépendamment). A mon avis, la BD présente des personnages très attachants et sympathiques, des séquences divertissantes, une morale assez discrète mais bienvenue, ainsi qu’un univers riche que les jeunes lecteurs devraient aimer… les adultes aussi finalement ! Note finale : 4/5
Merci Patron
Au vu de la couverture et des couleurs chatoyantes, on pourrait s’attendre à lire une BD pleine de poésie et de fraîcheur… détrompez-vous ! « Merci patron » est un album très dur duquel vous aurez bien du mal à cacher vos émotions ! L’histoire se passe au Portugal dans l’après-guerre. Elle met en scène une mère et sa fille adolescente qui vivent dans une maison dont le propriétaire n’est autre que le patron. La trame de cette histoire est essentiellement basée sur les relations entre ce patron et ses ouvriers à travers une époque où personne ne pouvait contester les décisions du patronat (du moins au Portugal). Mais la vraie force de ce livre est de nous emmener doucement et irrévocablement d’un récit que l’on croit sujet au bonheur et à la joie de vivre vers un drame horrible qui m’a irrémédiablement pris dans les tripes ! Bon, il faut avouer que le drame est prévisible mais je suis tout de même admiratif envers le scénario qui m’est apparu très bien construit et qui met en scène un dénouement assez surprenant. Le dessin est très agréable à contempler, il est simple et rehaussé par une mise en couleurs parfaitement adaptée au récit. Je ne peux que reprocher la représentation des personnages qui m’a semblé un peu trop caricaturale. A part ça, le découpage et la mise en page me sont apparues excellentes. Graphiquement, cette BD est une vraie réussite ! « Merci patron » est finalement une BD qui m’a pris à la gorge, c’est le premier album d’un auteur portugais dont j’ai énormément apprécié son dessin et sa narration. « Merci patron » fait partie de la collection « Blandice » dont l’éditeur veut en faire la jumelle de la collection « Aire libre » de chez les éditions « Dupuis ». Avec les albums de Renaud Dillies et ceux des autres jeunes auteurs très prometteurs, cette collection est bien partie pour être une référence !
Mamette
Avis pour le tome1 « Anges et pigeons » Composée d’histoires courtes mettant en scène une mamie très sympathique, la nouvelle série « Mamette » est à mon avis une des plus belles BD de l’année 2006. Nob était un auteur inconnu pour moi, il a pourtant réalisé une autre série chez Glénat intitulée Bogzzz (non lue à ce jour). Apparemment, il s’est beaucoup inspiré de Titeuf pour la mise en page et le traitement colorisé de sa série, impression confirmée par la présence du logo de « Tchô ! Le magazine » au 4ème plat du livre. J’ai adoré le dessin de Nob. C’est devenu (presque) une maladie pour moi de feuilleter les pages de l’album régulièrement rien que pour admirer la beauté des planches. Je me demande à chaque fois comment il arrive à ce résultat en n’utilisant que de la gouache (probablement retouché par la suite par ordinateur sinon il devient carrément, à ma connaissance, le meilleur coloriste du monde !). Le trait de l’auteur n’est pas en reste : les personnages sont très expressifs et les décors fourmillent de nombreux détails. Le découpage m’est apparu excellent. En fait, seul le format m’est apparu trop réduit pour ce type de BD étant donné la petitesse des cases et l’utilisation de 4 bandes difficilement adaptables au format 18x24 cm. J’espère vivement à l’avenir que l’éditeur aura l’excellente idée de commercialiser une version agrandie de cette nouvelle série pour qu’on puisse admirer davantage le formidable travail graphique de Nob ! Le personnage central de la série est une anti-mamie Danielle (film mettant en scène une grand-mère fort antipathique) en puissance ! Elle semble animée d’une jeunesse de l’esprit extraordinaire et d’une joie de vivre très communicative. Pour moi, Mamette est une personne âgée très attachante et qui pourrait devenir rapidement un héros phare des éditions Glénat. J’ai également apprécié la présence de nombreux personnages secondaires comme le discret monsieur Bruneau, l’abonnée à la médecine du nom de madame Vidal, le gamin turbulent, les amies de Mamette dont les noms m’échappent et… j’en passe ! Le livre comporte des récits courts mais qui se suivent très bien chronologiquement, à tel point qu’arriver à la fin de l’album, j’ai eu l’impression de lire un album complet. La plupart des histoires sont humoristiques avec une chute parfois très surprenante, je me suis plié en deux pour le récit se passant au zoo par exemple. J’ai également ressenti beaucoup de tendresse dans certaines séquences comme celles se situant dans le cimetière. Pour moi, « Mamette » est la BD coup de cœur de l’année 2006. C’est un album plein de tendresse sur les personnes âgées dans lequel on ne s’ennuie à aucun moment. A découvrir d’urgence ! Note finale : 4,5/5
Les Quatre Fleuves
Heureuse initiative de ma part d’avoir lu cet album de Baudouin après ma déception de « Crazyman », le seul album en solo de cet auteur que j’ai pu feuilleter jusqu’à ce jour. « Les quatre fleuves » n’a rien à voir avec la thématique de Crazyman, cette BD se résume à un récit d’un jeune paumé doublé d’une enquête policière. Cette fois-ci, je n’ai pas été déçu par le traitement graphique d’un album de Baudouin. Son trait gras et sombre m’a semblé bien adapté à l’ambiance de cette BD. Son style est très personnel et par conséquent donne un cachet notable à cet album. J’ai apprécié également la situation du récit dans Paris et ses environs où j’ai pu reconnaître de nombreux lieux. Le scénario est une histoire assez sympa à lire à mi-chemin entre l’enquête policière et le road-movie agrémentée d’une pincée d’ésotérisme. Néanmoins, ne vous attendez pas à lire un polar « noir » de chez « noir », l’histoire n’est pas si horrible que ça et la résolution des énigmes m'est apparue cohérente dans l’ensemble. La narration est très accrocheuse malgré l’emploi de longs commentaires et de planches qui s’apparentent plus à un roman illustré qu’à une BD. L’un des points forts des « quatre fleuve » est dans l’attachement que j’ai pu ressentir pour les personnages de Grégoire et de l’enquêteur. « Les quatre fleuves » est, à mon avis, une BD très agréable à lire. L’enquête policière est intéressante à suivre et les personnages, surtout celui de Grégoire, sont attachants. « Les quatre fleuves » est un album que je relirai avec grand plaisir lors d’une soirée, bien campé dans un bon fauteuil.