Kenya

Note: 3.05/5
(3.05/5 pour 41 avis)

Une légende ancienne prétend que dans les contreforts du Kilimandjaro, le plus haut sommet d'Afrique, sont enfouies des choses vieilles comme le monde, des choses terribles qu'il ne faut pas réveiller...


Afrique Noire Auteurs brésiliens Cryptozoologie Rodolphe

Kenya, 1947. Les membres d'un safari conduit par Remington, un écrivain américain, vont de découverte en surprise. D'abord, un guerrier masai est dévoré par un fauve. Les indigènes incriminent Batoo, l'" homme-démon ". Puis un animal inconnu d'une taille gigantesque fait son apparition. Enfin, quelques jours plus tard, tous les participants au safari disparaissent corps et biens sans laisser la moindre trace. Une jeune femme, miss Austin, va tenter de résoudre cette énigme. Mais elle n'est pas la seule. Dans un monde plongé en pleine guerre froide, plusieurs grandes puissances s'intéressent de près à ces phénomènes surnaturels… Avec " Kenya ", Léo et Rodolphe entament une nouvelle collaboration tout en poursuivant leur série " Trent ". On retrouve les ingrédients habituels des deux auteurs : chez Rodolphe, un savant cocktail d'aventure, d'action et de mystère. Chez Léo, ce goût prononcé des créatures imaginaires et de l'irruption du fantastique dans la réalité quotidienne. " Cette fois, à la différence de " Trent ", nous avons tout fait ensemble, raconte le dessinateur. Nous imaginons la trâme tous les deux, puis Rodolphe affine les personnages et fait le découpage et les dialogues. C'est vraiment enthousiasmant ! " Résultat ? " Une histoire fantastique pleine de choses bizarroïdes… ", résume Léo. Et une vision de l'Afrique assez éloignée de ce que l'on peut lire habituellement. La preuve : ce n'est pas tous les jours que l'on découvre, perdu en plein cœur de la savane, un palazzo italien habité par un authentique représentant de la noblesse…

Scénariste
Dessinateur
Leo
Coloriste
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution Octobre 2001
Statut histoire Série terminée (Premier cycle de 5 tomes) 5 tomes parus
Couverture de la série Kenya
Les notes (41)
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12/11/2001 | Lucky Luke
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L'avatar du posteur Noirdésir

Ici avec son complice Rodolphe (ils avaient déjà collaboré sur le western Trent), Leo s’est lancé dans une nouvelle série, dans laquelle il a glissé un maximum de références (il ne s’en cache pas et les revendique au début du premier album). Cela commence comme le « Mogambo » de Huston (un pilote d’avion a d’ailleurs la figure de Clarke Gable), le côté aventure s’inspirant aussi, de manière plus ou moins lointaine, de Rider Haggard ou de Conan Doyle – dont « Le monde perdu » mêle aventures et Science-Fiction. C’est vers la Science-Fiction d’ailleurs que les auteurs nous amènent peu à peu. Mais, hélas, il aurait sans doute fallu choisir un angle d’attaque clair, au lieu d’empiler les influences et les genres. Et, en particulier, le côté Science-Fiction est le plus faible de la série. D’une part parce que de mystère il n’y en a pas trop assez rapidement (l’enchaînement des événements se laisse deviner trop facilement). D’autre part parce que c’est amené de façon trop maladroite. La fin du cycle est de ce point de vue décevante, j’attendais je ne sais quoi de surprenant, mais hélas, rien n’est venu, si ce n’est une conclusion bâclée. Encore que de conclusion il n’y pas vraiment, puisqu’à l’instar des Mondes d’Aldébaran, la fin ouverte laisse présager des suites. Quant à la guerre froide naissante (l’histoire se déroule en 1947, et Russes, Anglais, voire Américains sont impliqués dans ces « mystères » kényans), elle n’est finalement utilisée que comme décor abstrait – à part la vision manichéenne des espions russes, forcément du mauvais côté. J’ai parlé de maladresse. Par exemple, on retrouve ici quelques tics de Leo, entraperçus dans ses séries des Mondes d’Aldébaran. Là aussi le personnage principal est une femme, Kate Austin : à part la coupe de cheveux, c’est le portrait craché de l’héroïne des Mondes d’Aldébaran, Kim (même visage figé, et même plastique – avantageuse…). Et là aussi Leo n’a pu s’empêcher de broder autour du sex-appeal de la donzelle, des amourettes qu’elle inspire, etc. Au détriment du développement de la personnalité des protagonistes hélas. Le personnage de l’écrivain américain (vaguement inspiré d’Hemingway ?) perd aussi rapidement de sa crédibilité je trouve. Le dessin est classique pour Leo, mais je n’ai pas été convaincu par certains rendus de la savane kenyane ou tanzanienne. Ces jungles extra-terrestres m’avaient davantage plu. Bref, si à l’occasion je lirai peut-être les séries qui suivent, je reste clairement sur ma faim avec celle-ci. Note réelle 2,5/5.

30/01/2018 (modifier)
Par sloane
Note: 3/5
L'avatar du posteur sloane

Une série d'aventure mâtinée de fantastique mais qui pêche tout de même par certains côtés. Les auteurs nous ont habitué dans les autres séries qu'ils ont concoctées à nous en mettre plein la vue, notamment en ce qui concerne le bestiaire. Est-ce parce qu'ici nous sommes sur terre ? Toujours est il que les bestioles proposées sont, comment dire, normales. Certes l'histoire oblige à cet état de fait mais cela provoque tout de même une petite déception chez le lecteur. Je ne reviendrai pas sur les reproches déjà soulignés dans les précédents avis mais oui les personnages sont toujours un peu raides, et effectivement le final est un peu court. Même si de prime abord certaines idées semblaient bonnes elles finissent par tomber à l'eau, je pense notamment au personnage de ce baron italien aussi improbable que son château de Versailles en plein désert qu'il a pu construire grâce à l'appui de Winston Churchill !!! Deux, trois éléments de ce genre m'ont fait plus rire qu'autre chose et non pas décroché, mais fortement pénalisé la lecture. Et je ne dis rien de ces flirts entre l’héroïne et les deux bellâtres "instituteurs". De Léo et Rodolphe il faudra préférer d'autres séries. Je pense à Bételgeuse et Aldébaran, celle-ci est sans doute trop ancrée dans un monde qui nous est familier.

21/03/2016 (modifier)

Kenya est une sympathique série d'aventure surnaturelle qui devrait vous faire passer un bon moment. L'histoire est bien menée et l'apparition des phénomènes paranormaux bien dosée. Léo utilise un dessin classique et je me suis fait la réflexion, en lisant cette série, qu'il a tout simplement un trait parfait, d'une clarté impeccable, pour les décors et la faune de ce genre de récit. C'est typiquement le genre de dessin qui s'impose comme une telle évidence qu'on ne remarque même plus qu'il est totalement maîtrisé, un peu comme celui de Juillard (Les 7 vies de l'épervier, etc.). J'aime un peu moins ses visages féminins, qui ont un peu trop tendance à être similaires quoique reconnaissables. Et comme d'habitude, les bestioles qu'il dessine sont très jolies. Le principal point négatif est que l'explication finale de tout cela est insuffisamment étoffée à mon goût et manque de cohérence et de crédibilité. C'est ce qui expliquera ma note un peu sévère pour une série somme toute agréable. L'achat n'est peut-être pas indispensable mais c'est une lecture distrayante donc un bon emprunt en bibliothèque.

29/05/2015 (modifier)
Par stocke
Note: 3/5

Kenya nous fait suivre l'histoire d'une agent britannique enquêtant sur une série d’événements étranges survenus pendant un safari, puis après (apparition d'animaux aux allures préhistoriques, lumières dans le ciel, découverte d'étranges artefacs,...). Pour le scénario j'ai apprécié le suspense quasi-omniprésent, et les personnages principaux auxquels on s'attache facilement. On évolue de découvertes en découvertes, mais ce qui m'a gêné dans tout ça c'est l'explication finale : présente certes, mais un peu trop facile à mon goût, j'aurais aimé un dénouement au moins un poil plus complexe. Côté dessin, ce n'est pas mon style préféré : certains visage sont un peu moches ou parfois trop souriants, mais il permet de bien s'immerger dans cet univers.

30/08/2014 (modifier)
L'avatar du posteur Agecanonix

Ca commence par un safari en Afrique avec tout ce que ça comporte de mystérieux et de périlleux. Le récit évolue ensuite en parallèle entre les membres du safari et ceux chargés de découvrir ce qui leur est arrivé, j'ai bien aimé ces passages. L'histoire emprunte à différentes références, c'est de la pure aventure à laquelle se greffe une partie fantastique, donc un petit côté à la Edgar Rice Burroughs et à la Hemingway pour la partie africaine, couplé à des références à d'autres auteurs d'histoires étranges. D'emblée, l'héroïne est craquante ; cette Katherine Austin est comme les héroïnes des autres séries de Léo, dégageant un mélange de sagesse et de charme mutin. Mais surtout, l'aspect mystérieux et inquiétant est bien développé, surtout dans les 2 premiers albums. Léo aime les bêtes bizarres, on a déjà pu en avoir de beaux exemples avec le bestiaire des cycles d'Aldébaran. Ici, il y a une créature qui passe d'un corps à l'autre et qui m'a rappelé étrangement un excellent film fantastique de 1987, Hidden, dont Rodolphe a peut-être repiqué l'idée. Plus que l'histoire en elle-même, les relations entre personnages et quelques détails déplaisants, c'est l'ambiance générale du récit qui m'a séduit, avec son aspect toujours mystérieux, en dépit d'une fin un peu plate, qui pourrait très bien redémarrer.

15/10/2013 (modifier)
Par McClure
Note: 2/5

Tout a déjà été dit de cette série. Tout ça pour ça. Quelle déception une fois le dernier tome bouclé. Le premier volume part plutôt pas mal, avec cette double intrigue, partant ici sur de l'aventure Clarkgablienne mâtinée de fantastique et se développant également sur une thématique d'espionnage pré guerre froide. Mais hélas, plutôt que de développer intelligemment ces pistes en nous proposant une intrigue soutenue et en complexifiant au possible les personnages, Rodolphe part complètement en sucette trop rapidement. Les agents secrets sont des midinettes en puissances et semblent agir sans réel but, ils sont d'ailleurs soumis à une hiérarchie (pour notre jeune héroïne en tout cas) complètement irréaliste tant elle est ridicule dans ses choix et décisions. Que dire de notre ami russe ici grand ennemi et quelques cases plus loin alliés d'une circonstance par trop improbable. Et au final, l'explication est évasive et ridicule et vient dénaturer complètement ce qui aurait pu être grandiose. D'ailleurs, en refermant ces volumes, je me demande si c'est Rodolphe qui a scénarisé tant on retrouve ici les points faibles des séries de Léo (ou peut-être est-ce l'inverse, Rodolphe scénariste d'Aldebaran ?) avec ses histoires sexo romantiques qui alourdissent inutilement le rythme pour faire gagner quelques planches avec des plans nichon, cette incapacité chronique à terminer une série par une explication qui soit crédible ET prenante, ces raccourcis scénaristiques en tour de passe-passe dès que l'auteur ne semble plus en mesure d'avancer et enfin certains personnages secondaires qui apparaissent (ou réapparaissent) sans jamais apporter à l'intrigue (merci pour ce baron de pacotille). Si on ajoute les défauts majeurs de Léo au dessin (défaut qui ne passent malheureusement pas le filtre du monde réel à dessiner) à savoir des fonds de case vides, des décors réduits à leur plus simple expression et des visages figés, ça n'équilibre pas la qualité du dessin des seins de notre jeune anglaise et une (légère) amélioration dans les vêtements des protagonistes (si si, les Tshirts unis d'Aldebaran). Bref, tout cela est dispensable.

16/07/2013 (modifier)
Par DamBDfan
Note: 4/5

Etant amateur d'OVNI, la série "Kenya" est tout simplement parfaite. Le scénario est sans prise de tête et d'une fluidité remarquable. C'est un plaisir de lire ce genre de BD. L'héroïne est charmante et sympathique, on n'a rarement envie de la lâcher avant de connaître la fin. Les expressions des visages de Leo sont très bien dessinées sans oublier les couleurs chaudes qui correspondent très bien à l'univers de la série. A ne pas manquer.

16/07/2013 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
L'avatar du posteur Gaston

La série de Léo que je préfère jusqu'à maintenant et c'est probablement parce qu'il est aidé par un co-scénariste. De plus, l'histoire contient plusieurs défauts. La force du récit est son découpage que j'ai trouvé très fluide. Les personnages sont un peu quelconques. Seul l'italien excentrique m'a semblé charismatique. Le récit est bon tant que je ne savais pas la clé du mystère et après que je l'ai su, j'ai trouvé le récit moins passionnant. Je ne me suis pas vraiment ennuyé, mais on aurait pu facilement enlever un tome car certains passages ne sont pas très utiles. La fin est assez décevante. L'histoire se termine sans se terminer réellement. Apparemment, il va y avoir un second cycle si je me fie à la fiche technique, mais je ne sais pas trop si j'ai vraiment envie de savoir la suite. Sinon, j'ai trouvé les visages de Léo moins moches que d'habitude. Cela doit être à cause des couleurs qui sont moins 'froides' que dans les autres séries de Léo selon moi.

02/01/2012 (modifier)
Par Jérem
Note: 3/5

Voici une série bien plaisante. Léo parvient à captiver son lecteur grâce une grande maîtrise narrative et une bonne gestion du suspense. Kenya n'est pas exempt de défauts (visages figés, scènes d'action un peu molles, personnages manquant souvent de profondeur) mais la lecture vaut le coup même si on est quand même loin du niveau d'Aldébaran. En tout cas elle m'a donné envie de découvrir Namibia.

12/10/2011 (modifier)
Par gdev
Note: 2/5

Le scénario de cette série partait d'une bonne idée et le nom de Léo en bonne place sur la couverture était plutôt séduisant. Malheureusement, cette série se révèle particulièrement décevante, et pourtant, le début de l'histoire entretient une atmosphère mystérieuse qui retient l'attention : des dinosaures et autres créatures sont aperçues ici ou là, des membres d'un safari disparaissent, des OVNIs traversent le ciel et Katty Austin, des services secrets britanniques, mène l'enquête. Pendant les deux premiers albums, le scénariste développe ainsi une belle petite intrigue, à laquelle on s'intéresse forcément. Mais bien vite, on se retrouve à tourner en rond dans cette histoire car plutôt que de donner des éléments d'explications, le scénario revient encore et toujours sur ces apparitions et disparitions, sans faire avancer l'histoire d'un pouce. Pour meubler, on brode autour de ce déferlement de services secrets qui se donnent rendez-vous au Kenya, sans vraiment réussir à convaincre. Les relations entre les personnages sont des plus superficielles, et frisent parfois le ridicule comme ces agents russes et anglais qui semblent travailler ensemble. Rien n'est véritablement poussé, tout est assez superficiel et finalement l'intérêt de chaque album réside dans la découverte des deux ou trois nouvelles bébêtes que voudra bien nous inventer Léo. C'est vraiment trop peu pour que l'histoire soit intéressante, et finalement, je me suis ennuyé à la lecture de cette série. Les deux premiers tomes permettent de camper la situation, les deux suivants ne servent à rien si ce n'est à revenir sur les mêmes mystères que ceux présentés précédemment, et le dernier présente de façon très abrupte le fin mot de cette histoire. Malheureusement, à ce stade, on est déjà lassé de l'histoire et ce dénouement, c'est plus une délivrance que le point d'orgue d'une histoire de science fiction. D'autant plus d'ailleurs, que pendant les tomes qui ne servent à rien, si ce n'est faire patienter le lecteur et permettre à la série de compter cinq tomes, comme toute bonne production à laquelle Léo participe, le scénariste a finalement empilé certains mystères qui ne trouveront pas d'explications dans les révélations finales. C'est le cas notamment des apparitions de morts vivants, où encore de grosses bébêtes venues de l'espace (on se demande un peu ce qu'elles viennent faire dans l'histoire car compte tenu des révélations finales, seuls les dinosaures peuvent refaire leur apparition). Enfin, tout le monde s'oblige à oublier cette histoire car il y a plus important à traiter : bref, on se dit que l'on n'y reviendra plus, car après tout, les histoires d'extra-terrestres ne sont pas dignes d'intérêt au regard des problématiques internationales de l'époque. Avec cette construction peu soignée, c'est l'ensemble de la série qui apparaît sans réel fondement. Les dessins sont assez statiques et Léo n'arrive pas à faire passer la moindre émotion sur le visage des protagonistes. Ces visages baignés de larmes ne sont pas vraiment crédibles, les expressions sont peu naturelles. Bref, on a du mal à s'attacher à ces protagonistes froids et sans charisme. Malgré une idée initiale qui aurait pu donner de la belle science fiction, on se retrouve avec un ensemble bien maladroit et peu intéressant, qui parfois m'a tout de même arraché un sourire... de dépit.

04/07/2011 (modifier)