Les derniers avis (39883 avis)

Par Ro
Note: 4/5
Couverture de la série La Belle du temple hanté
La Belle du temple hanté

La belle du temple hanté est une très belle histoire de fantômes chinois. Très belle notamment par son graphisme. Nie Chongrui nous offre des planches de toute beauté. Le trait est fin, noir et blanc, proche d'un crayonné très soigné. Chaque planche présente à vue d'oeil un travail considérable et l'album en compte une centaine. Le style est réaliste et fluide à la fois. L'auteur s'est visiblement inspiré d'un temple réel où il a réalisé la plupart de ses prises de vues avant d'imaginer un conte fantastique à base de légendes chinoises et de jeune héros au coeur pur. Si j'avais un unique reproche à faire ce serait cette légère impression que le personnage principal surjoue un peu du fait de ses mimiques physiques qui manquent un petit peu de naturel. Pour le reste, les planches de cet album valent vraiment le coup d'oeil. L'histoire est relativement simple mais tout à fait prenante. Sa narration est très bonne, ses personnages crédibles et attachants. Le récit mêle sombre fantastique comme la tradition des histoires de fantômes chinois le veut, mais aussi un peu d'humour avec les dialogues des animaux qui observent le héros, un peu d'érotisme puisque meurent ceux qui succombent à la tentation physique de la belle fantôme, et un peu d'action. Un agréable cocktail dont le résultat est tout à fait réussi. Une lecture très agréable et un vrai plaisir des yeux.

25/02/2007 (modifier)
Couverture de la série Elle ne pleure pas, elle chante
Elle ne pleure pas, elle chante

Sujet douloureux, dessin moderne, narration généralement en voie off... et pourtant c'est réussi. Le dessin est gras avec des couleurs franches, mates, sans teintes. Et pourtant l'ensemble reste homogène et colle bien à l'histoire et son rythme lent. J'ai surtout été impressionné par la construction de la narration. C'est original, sensible, prenant... Donc à lire, mais pour un publique averti.

25/02/2007 (modifier)
Par Ro
Note: 4/5
Couverture de la série Le Voyage en Occident
Le Voyage en Occident

"Le voyage en occident", ou l'histoire du Roi des Singes confronté aux divinités Chinoises, voilà un récit antique qu'il me tardait de voir brillamment adapté en bande-dessinée. Il s'agit là en effet d'une légende célèbre dont je ne connaissais que des bribes et dont j'avais d'autant plus entendu parler qu'elle a largement inspiré les aventures de SanGoku dans les débuts de Dragon Ball. L'adaptation en manhua de Chen Weidong et Peng Chao est à mes yeux une vraie réussite. La légende est retranscrite dans son intégralité, modernisée dans sa narration, ses dialogues et le comportement de ses personnages, mais fidèle, à ce qu'il me semble, à sa complexité et à son contenu authentique. Ce récit est complexe car il met en scène les divinités de la religion chinoise au 16e siècle, or celle-ci étant un joyeux mélange de Taoïsme, Confucianisme et Bouddhisme : les dragons côtoient donc les bouddhas, les empereurs du ciel et les saints immortels dans un panthéon aussi varié que confus aux yeux d'un néophyte. Et le Roi Singe, au milieu de tout cela, n'est ni tout à fait une divinité ni tout à fait un mortel, création presque accidentelle du Ciel et de la Terre. Ingénu et turbulent, rappelant les personnages de Peter Pan ou de SanGoku, il est également arrogant et très imbu de son pouvoir qui parait sans limite. A tel point qu'il tient tête à tous les dieux et seul le grand Bouddha originel est en mesure de lui dicter ses sages ordres. Ce manhua bénéficie d'un dessin excellent. Typé manga, il est maîtrisé, clair, dynamique et agréable à lire comme à regarder. Les couvertures contrastent un peu avec le contenu des albums. Elles représentent en effet un Roi Singe aux allures presque démoniaques et brutales. Brutal, il peut l'être, oui, mais il n'a d'un démon que le désordre qu'il crée avec le sourire autour de lui. Le récit est fluide et plutôt prenant. Le Roi Singe y est à la fois attachant par son ingénuité et la façon dont il bouscule la stricte société divine, mais aussi énervant par sa suffisance, sa hargne et sa réussite. Le scénario m'a semblé un petit peu trop guerrier lors des deux premiers tomes sortis actuellement, mais à ma connaissance, c'est fidèle à la légende originelle. Cet aspect combatif pourrait rebuter les allergiques aux mangas shonens, mais quand on y regarde bien, la plupart des récits divins comportent leurs lots de combats titanesques. Ceux-ci passent plutôt bien et s'intègrent tout à fait dans l'ambiance mythologique. J'ai lu ce manhua avec tout l'intérêt que je peux porter à une légende ancienne adaptée avec brio et modernisme en BD. L'intrigue un peu échevelée me fait cependant craindre une certaine lassitude au fil des tomes, la série étant sensée en comporter 20. Mais pour le moment, c'est une réussite et il me tarde de voir le turbulent Roi Singe confronté aux principes sages et posés du Bouddhisme.

25/02/2007 (modifier)
Par françois
Note: 5/5
Couverture de la série Alix
Alix

Une série superbe, surtout les premiers tomes. Lus alors que j'étais pré-ado, ils m'ont laissé de très fortes impressions sur ces périodes anciennes que je ne connaissais pas et que j'ai mieux appris à connaître par eux. La rigueur historique a été déjà soulignée, les rôles sont caricaturaux mais les scénarios sont construits, du moins pour les premiers. Un regret : comme beaucoup de BD de cette époque, elles sont très misogynes ; l'auteur a manifestement la nostalgie d'une époque très "virile". Ceci établi, c'est une excellente source de découverte de l'époque, à recommander aux jeunes et moins jeunes.

24/02/2007 (modifier)
Par laurence
Note: 4/5
Couverture de la série Les Femmes en blanc
Les Femmes en blanc

Etant moi-même infirmière, j'adore cette série où ils parlent de ce beau métier et de ses petits désagréments. C'est souvent très drôle, même si certaines situations semblent droit sortie de l'imagination des auteurs et sont invraisemblables.

24/02/2007 (modifier)
Couverture de la série Girls
Girls

Dans la veine des meilleurs Stephen King, ce comics a pour décor l'Amérique profonde où de superbes créatures (des gonzesses à poil :) ) sont apparues de nulle part et ne sont pas très sympathiques avec la gente féminine que nous connaissons... Sous des dessins peu flatteurs et une colorisation informatique pas très belle, le scénario est suffisamment accrocheur pour passer un très bon moment et surtout pour nous donner envie de connaître la suite au plus vite.

24/02/2007 (modifier)
Par Hagi
Note: 5/5
Couverture de la série Everyday
Everyday

Un dessin d'une rare élégance, des cadrages originaux et, surtout, un scénario en or : l'histoire d'un couple qui semble arrivé en bout de course. Dit comme ça, ça n'a l'air de rien, mais la justesse des dialogues, la finesse psychologique dont fait preuve l'auteure et le sentiment de profonde véracité qui se dégage de cette histoire toute simple s'additionnent pour constituer un pur chef-d'oeuvre. Le scénario et les dessins sont signés Kiriko Nananan. Retenez bien ce nom : c'est une géante de la BD contemporaine !

23/02/2007 (modifier)
Par Cedricval
Note: 4/5
Couverture de la série Pandemonium
Pandemonium

Au départ, même si j'adore Raffaele et son génialissime Fragile, je me suis dit que la couverture n'était pas extraordinaire, banale même. Allais-je me retrouver devant une série B complètement ringarde ? Difficile à croire avec Bec au scénario... Et puis on plonge dans l'album. Tiens, l'ambiance est plutôt lourde, on s'accroche au fauteuil, c'est une manière originale de mêler "Le Sixième Sens" avec un peu de "Chroniques de Blackstone". Au bout de l'album, rien à redire... Un dessin maîtrisé d'un bout à l'autre, un trait qui vous donne à frémir et un scénario qui ne laisse pas le lecteur dans l'ennui, mais qui, au contraire, le rend hagard. Pandemonium est à recommander à tous ceux qui aiment le genre...

23/02/2007 (modifier)
Par Chelmi
Note: 4/5
Couverture de la série Spider-Man - Le Dernier Combat
Spider-Man - Le Dernier Combat

"Spider-Man Marvel Knights" ou un super héros qui doute... Un vilain connaît l’identité secrète de Spider-Man et s’en prend à ses proches. Millar signe là un scénario très intéressant. Tout d’abord parce que l’histoire est divertissante et que les rebondissements sont captivants. Mais aussi parce qu’il n’y a pas besoin de connaître l’univers de Spider-Man pour en comprendre le déroulement. Je dirai même plus que c’est une excellente collection pour prendre le train en marche car on rencontre pleins de personnages amis ou ennemis ayant un lourd passif qui nous est bien expliqué. Ces descriptifs ne sont pas rébarbatifs car bien intégrés dans la trame de l’histoire. Le super héros fragilisé est sans cesse en danger et en prend plein la tronche. Attention, petit bémol pour ceux qui n’aime pas trop le blabla, car l’homme araignée est très introspectif et a tendance à énormément réfléchir au sens de sa vie, de sa mission et à se remettre continuellement en question quoi qu’il soit en train de faire. La voix off de sa pensé est quasiment toujours présente. Je trouve ça enrichissant mais ce genre de narration peut agacer et en déranger certains. J’aime beaucoup les planches de Dodson, elles ont un côté grands spectacles hollywoodiens. Son Spider-Man est parfait et ses donzelles à coquer. En revanche, je ne suis pas aussi enthousiaste pour la partie faite pas Cho, son style est trop épuré selon moi, et ses personnages en ressortent trop vide. Bon, ce n’est pas mauvais, loin de là, mais la différence entre les deux dessinateurs est tellement flagrante que ça saute aux yeux. Les couleurs informatiques de Martin et Hannin des studios Avalon, sont tout ce qu’il y a de plus classique en comics ces dernière années. On aime ou pas, c’est très brillant et lisse, il y a beaucoup d’effets qui jouent avec la lumière.

23/02/2007 (modifier)
Par goulven
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Silver Surfer - Parabole (Moebius)
Silver Surfer - Parabole (Moebius)

C'est le chef-d’œuvre concernant le Surfer. Moebius nous a fait l'Incal version Marvel ou l'inverse et ça donne un résultat époustouflant de mysticisme et de sobriété à la fois. J'adore. Bizarrement, si ce bouquin ne m'a pas sensibilisé à Giraud et Moebius (j'y suis venu plus tard...), il m'a vraiment fait basculer dans le monde des comics tout en me rendant très exigeant sur les oeuvres produites (même et surtout en mensuel ou bimestriel...). Aujourd'hui après Keane et Zinckiewicz dans les 90's on peut s'éclater avec les Ultimates, "Authority" ou Rising Stars : le comics n'a d'intérêt que politique, si le graphisme et le script suivent bien sûr !

23/02/2007 (modifier)