Le Vent dans les Saules

Note: 3.69/5
(3.69/5 pour 61 avis)

Angoulême 2000 : Alph-Art du public (tome 3). Fini le grand nettoyage de printemps ! Le timide Taupe décide d'aller profiter de cette belle journée au bord de la rivière. Le voilà parti pour de bien curieuses rencontres : le malicieux Rat, le vaniteux Crapaud, sans oublier le mystérieux Blaireau


Adaptations de romans en BD Albums jeunesse : 10 à 13 ans Albums jeunesse : 6 à 10 ans Angoulême : récapitulatif des séries primées Animalier Les Grenouilles Les Rongeurs

Nous faisons connaissance de tous les petits protagonistes de l'histoire qui va se dérouler à cause des enfantillages de Crapaud, l'enfant gâté de cette aventure. Taupe, Rat et Loutre avec Monsieur Blaireau, tente de sortir Crapaud des mésaventures qui lui arrive à cause de son intérêt inconditionné des voitures. La fin du 4° tome laisse prévoir un second cycle avec de nouveaux protagonistes.

Scénario
Oeuvre originale
Dessin
Couleurs
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution Octobre 1996
Statut histoire Série terminée 4 tomes parus

Couverture de la série Le Vent dans les Saules © Delcourt 1996
Les notes
Note: 3.69/5
(3.69/5 pour 61 avis)
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19/12/2001 | Téo
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Par Blue boy
Note: 4/5
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Delcourt vient de ressortir l'intégrale de cette série mythique. Ce qui tombe très bien, car cela faisait un petit moment que je voulais découvrir cette « BD jeunesse » qui me faisait régulièrement de l’œil… D’emblée, je suis tombé sous le charme de cet univers animalier qui ressuscite à merveille l’enfant en nous qui refuse de mourir. Dans une campagne verdoyante, se côtoient toute une ribambelle d’animaux dont les protagonistes principaux sont la taupe Taupe, le rat Rat, le blaireau Blaireau, la loutre Loutre et le crapaud Crapaud. Parfait pour ceux qui ont de problèmes à mémoriser les noms ! Dans sa première partie, l’histoire est simplissime et peu importe s’il ne se passe rien d’exceptionnel, l’authenticité et la bienveillance des personnages remportent l’adhésion. Certains esprits grincheux pourront trouver ça mièvre, et pourtant, par une sorte de magie, la mayonnaise prend très vite. Ces animaux se contentent de se la couler douce en improvisant des pique-niques au bord de la rivière ou des balades dans la mystérieuse forêt avoisinante. Il faut dire que le dessin de Plessix y est pour beaucoup. Celui-ci fourmille de détails que l’on pourrait passer des heures à scruter. Cet univers champêtre animalier évoque immanquablement les illustrations de Beatrix Potter. Même si de ce côté du Channel, nous n’avons pas forcément été bercé dans notre jeunesse par ses histoires mettant en scène ces petits lapins qui font la joie des enfants britanniques depuis le début du XXe siècle. On pense aussi beaucoup à ce petit dessin animé culte accompagnant le « Love is All » de Roger Glover, qui servait d’interlude pour pallier les pannes techniques de la télévision française dans les années 70, et dont seuls peut-être les plus anciens se souviennent… On précisera juste que les personnages semblent davantage inspirés d’un cartoon de « Disney », avec une certaine drôlerie dans les mimiques. Les scènes de campagne en pleine floraison sont particulièrement soignées, avec un joli travail sur l’aquarelle, et l’auteur sait parfaitement nous y immerger par des plans larges. On apprécie également les intérieurs « cosy » des demeures tellement « british », qu’on pourra voir comme hommage respectueux de Michel Plessix à Kenneth Grahame. Le point d’orgue de la série, c’est cette rencontre avec un être mythique lors d’une balade nocturne en forêt, dont je ne dirai rien pour ne pas gâcher le plaisir de la découverte de ceux qui lisent ces lignes. Je me contenterai d’un seul adjectif : merveilleux. Un moment en suspension et une ode à la nature qui pourrait facilement justifier l’Alph’art décroché à Angoulême en 2000. Après tous ces éloges, vous penserez sans doute que j’ai adhéré de façon inconditionnelle à cette œuvre. Eh bien malheureusement il n’en est rien, ce qui me désole profondément. En effet, je dois avouer que la deuxième partie m’a énormément déçu. Principalement à cause du personnage de Crapaud que j’ai fini par trouver insupportable, agaçant au plus haut point, les meilleurs passages étant invariablement ceux où il n’apparaît pas. Et ce n’est pas juste parce que le crapaud est l’un des animaux les plus laids de la création, car même ici il est présentable et porte un beau costume de notable ou plutôt d’héritier… En fait, le richissime batracien est un vrai « cassos » qui ne sert à rien ! Il est imbu de sa personne et semble ne rien faire de ses journées, hormis provoquer des catastrophes et se distinguer par des frasques qui finiront par le conduire en prison. Chaque fois, ses amis rongés par l’inquiétude tentent de le sortir d’un mauvais pas. Quelle patience admirable de leur part ! Et c’est vraiment dans cette seconde partie que tout se gâte, avec des passages burlesques pas toujours très drôles. C’est répétitif et ça traîne en longueur, on finit par s’ennuyer réellement, alors que cet enchaînement de gags était, j’imagine, censé renforcer l’attention du lecteur. Et comme si cela ne suffisait pas, c’est la scène des belettes qui ont envahi le château de Crapaud qui m’a réellement achevé. Là encore, une lutte interminable de ses amis pour chasser les sales bestioles a provoqué chez moi quelques bâillements. Si le cadrage était adapté dans une grande partie du récit, les plans larges avec moult détails sont véritablement inadéquats pour des séquences où prime le mouvement. J’ignore si tout cela vous donnera envie de vous procurer le livre, mais en toute honnêteté, je ne pouvais pas mettre ces gros bémols sous le tapis. Pour moi, c’est presque un cas d’école, une sorte de montagne russe éditoriale. Alors coup de cœur ou pas coup de cœur ? Ni l’un ni l’autre, mais dans le cas présent plutôt un « coup de cœur fendu »… Et un 4 étoiles alors que j'étais bien parti pour en mettre 5... dommage.

09/06/2026 (modifier)
Par Lodi
Note: 3/5

Le roman vaut mieux que la bd aux images certes soignées… Pas assez de caractère et de poésie ! Sinon, oui, l'histoire ne démarre pas très vite, mais on est dans la campagne anglaise dans ce qu'elle a de plus rassurant, alors… Ne lire le roman ou la bd que si on a envie d'entendre Le vent dans les saules : le titre est assez explicite, non ? Sinon, oui, les animaux sont curieusement un mixte entre humain et animal : une convention à accepter comme dans Le roman de renard, par exemple. C'est aussi à prendre ou à laisser, comme les chants dans l'opéra. Non, je trouve juste que la bd est bien jolie, mais pas belle comme le livre. Elle manque de souffle et l'humour au dépens du crapaud ne peut la rendre aussi grosse que le bœuf ! Offrons par exemple Calvin et Hobbes à un enfant, et le roman Le vent dans les saules à un adolescent. Avec Calvin et Hobbes on offre des bd pour la vie. Avec Le vent dans les saules, l'amour de la nature anglaise à un adolescent, un âge où on n'aime pas juste des animaux, mais les paysages, la nature, et où on désire être rassuré mais aussi l'aventure, et se sentir en lien avec le monde, comme dans ce livre discrètement panthéiste.

07/01/2026 (modifier)
Par gruizzli
Note: 3/5
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Je suis sorti assez déçu de ma lecture, qui semblait pourtant prometteuse au premier abord. Tout semblait bien parti avec ce côté animalier sympathique, une mise en image impeccable, des intérieurs qui font typiques cottage anglais et donnent envie d'aller savourer un brandy au coin du feu, le tout dans un ton bon enfant et gentillet, aux petites aventures avec des personnages hauts en couleur et très typés. C'est classique du genre, ça reste tranquille dans le rythme qui est lent pour magnifier la nature environnante et sublimer une vie plus proche de la nature. Maintenant, je dois bien dire que le scénario est franchement léger, même trop je dirais. C'est un patchwork d'historiettes qui suit progressivement une logique dans les derniers tomes, alors que les premiers ne sont qu'une compilation de découvertes par Taupe des aspects de la vie qui l'entoure (et qu'elle n'a jamais vu auparavant, ce qui reste curieux). C'est fait pour enfant, mais je dirais que c'est trop simple. Le seul personnage ayant réellement de l'épaisseur semble être Crapaud, avec ses lubies et manies, vantard et arrogant. Il est moteur d'humour (notamment à la fin) et j'ai apprécié qu'il reste autant vantard même après toute ses péripéties. Le problème que j'ai eu aussi, c'est que plusieurs détails m'ont fait tiquer : ils ne travaillent jamais mais ont tous des provisions abondantes, ils sont loin des humains qui sont bien plus grand que eux puis les croisent et ils font la même taille, on se bat pour le manoir de crapaud et le lendemain on est copain … C'est des petits détails, mais ça m'a interpellé dans ma lecture. Comme si l'auteur voulait rester trop "simple" dans son histoire pour enfant, par peur de les perdre. C'est dommage, j'aurais voulu plus aimer cette série qui a quelques beaux atouts et reste assez sympathique dans la contemplation de la nature anglaise (parfois idéalisée). On sent le côté bourgeois campagnard de l'auteur original, et l'histoire de la recherche du petit loutre est même très poétique. C'est une belle percée de ce que l'histoire aurait pu être, dommage qu'elle reste plus en surface dans les autres épisodes. Après lecture, je me dis que l'auteur est du siècle passé et que ça se sent, y compris dans l'adaptation BD. C'est du moyen, pour ma part. Et au regard d'autres commentaires, je ne suis pas certain que les enfants d'aujourd'hui soient aussi attirés par l'œuvre qu'ils ont pu l'être.

27/12/2023 (modifier)
Par Alix
Note: 3/5
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Difficile d’appréhender cette série. Je lis dans les avis négatifs que « la simplicité de l’intrigue plaira sans doute aux enfants ». Mais voilà, j’ai tenté de lire « Le Vent dans les Saules » avec mes enfants de 8 et 10 ans, et ça ne les a pas vraiment emballés… j’ai d’ailleurs fini le 4eme tome tout seul. Il faut dire que les péripéties champêtres de nos protagonistes ne sont pas vraiment palpitantes (même si les choses s’améliorent un peu dans les tomes 3 et 4). Mais je note surtout une narration textuellement chargée, avec des textes en « voix off » très lourds et remplis de vocabulaire tarabiscoté... la faute à une adaptation trop littérale du roman ? Je ne saurais dire, n’ayant jamais lu ce dernier. La mise en image est magnifique, pas de problème de ce côté-là. Pour conclure, je note simplement que mes enfants préfèrent les BDs plus simples et rigolotes (Avni, Séverin Blaireau) où poétiques mais plus légères textuellement (Mon arbre, Sous les arbres, L'Emouvantail). Quant à moi, du haut de mes 44 ans, j’ai trouvé ça « pas mal sans plus ».

08/04/2021 (modifier)
Par Lamat
Note: 1/5
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Comment cette BD peut avoir une telle note (3,72 sur 5) me dépasse. Certes le dessin, de bonne qualité, est bien adapté à l'histoire mais le parti-pris de ne pas reprendre seulement les éléments essentiels du scénario en cartouches dans l'image oblige à lire les extraits du roman (reproduits, eux en cartouches) pour comprendre l'histoire. Or ce roman a été écrit en 1908 et donc dans un style "légèrement" lourd pour dire les choses gentiment. J'aime la belle prose mais ce style ampoulé vient alourdir la lecture et, au final, gâche le plaisir.

08/12/2020 (modifier)
L'avatar du posteur Noirdésir

Je regrette de n’avoir découvert cette série que sur le tard, plus qu’adulte, car je pense que je l’aurais bien aimée tout gamin. En tout cas c’est clairement le public visé – et atteint ! – par ces albums (j’ai lu la série dans l’intégrale). Les grandes caractéristiques de la série sautent aux yeux du lecteur dès les premières pages. D’abord le dessin, très méticuleux, avec une grande richesse de détails (auxquels les plus jeunes ne seront pas forcément sensibles ?). Dessin dynamique, malgré le rythme pépère des histoires. Dessin qui s’apparente (et la colorisation un peu terne accentue cette comparaison) aux « histoires d’antan », en tout cas à des choses comme « Pierre Lapin » ou autres publications adaptées de l’oeuvre de Beatrix Potter. J’ai parlé de rythme pépère, c’est bien de cela dont il s’agit. C’est en effet très bonasse, une sorte d’éloge de la coolitude, à des années-lumière d’une bonne partie de la production jeunesse (Mangas en tête) qui mise tout sur le rythme, l’action : ici le temps s’étire, dans un décor bucolique, sorte de jardin d’Eden habité par des animaux (et quelques humains) respirant le bonheur de vivre – et de vivre ensemble. Dit comme ça, cela paraît naïf, sinon niais. Ça l’est sans doute un peu. Mais l’adulte que je suis doit faire abstraction de ça, et reconnaître que les plus jeunes – lors d’une lecture partagée ou pas – sauront y trouver du plaisir. C’est bien sûr en pensant à ce jeune lectorat que je mets 4 étoiles.

26/02/2020 (modifier)
Par jul
Note: 4/5

Je connaissais le magnifique roman illustré pour enfants (un chef d'oeuvre) et je me suis donc jeté sur cette série de Michel Plessix (de lui je n'avais lu que Julien Boisvert - le tome 2, « gris noir » que j'avais beaucoup aimé). Plessix a pris un grand risque en collant de très près aux dessins originels, au risque de n'en faire qu'une pâle copie et il s'en sort magnifiquement bien. Le graphisme est extrêmement méticuleux, fait à la loupe. Les couleurs sont pales, pour ne pas dire fades mais ça colle tout de même au style vieillot et poussiéreux (dans le bon sens du terme). Une vraie atmosphère de "grand-maman fait de la confiture et tout le monde va ensuite jouer dans le jardin et pique-niquer dans la forêt au milieu des papillons et des lapins farceurs". C'est donc très gnangnan mais c'est apparemment destiné aux enfants. Moi je trouve que c'est trop méticuleux et "fétichiste" dans les petits détails pour être uniquement destiné aux enfants.

13/02/2013 (modifier)
Par Chéreau
Note: 3/5 Coups de coeur expiré

Une nouvelle série découverte par BDtheque, qui est en passe de devenir ma source presque exclusive de découverte de nouvelles BD. Bravo aux superbes dessins de Michel Plessix, pleins de rondeur, de détails amusants, à ses cases solidement construites et à ses belles mises en page, qui rendent un belle hommage à ce roman vieux d'un siècle et apparemment bien plus connu outre-Manche qu'ici. Plessix parvient d'ailleurs à le renouveler et à nous rendre actuels, dans leurs attitudes et leur expression, ces personnages de la Belle Époque, fussent-ils incarnés par des animaux. Nous suivons donc les aventures de Rat et Taupe, deux sympathiques vieux garçons à l'anglaise, et de leurs amis Loutre et Crapaud. Les anecdotes plaisantes se suivent au fil des saisons, le fil conducteur étant fourni par Crapaud et sa passion de la vitesse, qui entraîne régulièrement toute la bande dans des péripéties heureusement sans grande gravité. Peut-être suis-je un peu âgé pour goûter le plaisir simple d'un album qui ressemble à une suite d'illustrations, et pour m'attacher entièrement à ces personnages conçus pour un public d'enfants. Mais je reconnais la qualité de l'adaptation, la fluidité de la transcription du roman en BD et j'apprécie, une nouvelle fois, ces dessins magnifiques et emplis de poésie, où la nature sous toutes ses formes est un personnage en soi. Un 3,5 qui deviendra peut être un 4 à la relecture.

21/10/2012 (modifier)
Par Tomeke
Note: 4/5 Coups de coeur expiré

Quelle belle découverte que cette série ! Cela faisait longtemps que je n’avais plus passé un moment de lecture aussi apaisant et attendrissant : c’est plein de bons sentiments, c’est chaleureux et drôle, c’est mignon tout plein... Si je dois épingler un point négatif, ce sera la lenteur du début malgré une mise en place habile et posée des protagonistes et de leur environnement. J’aurais sans doute préféré que l’histoire démarre un peu plus tôt. Mais pour le reste, c’est avec un réel plaisir d’enfant que j’ai suivi les déboires de Crapaud, la vie de Rat, Taupe et leurs amis. En outre, le récit est agrémenté d’un humour bienvenu dans cette ambiance bon enfant. Quant à l’aspect graphique, c’est tout simplement enchanteur. Le trait est détaillé et fin, les couleurs pastelles sont réussies, tout contribue à une parfaite immersion du lecteur dans cet environnement touchant de gentillesse. Au final, cette série mérite sa place dans toutes les bibliothèques. L’édition intégrale est très réussie et, pour le prix demandé, ce serait vraiment un tort de s’en priver !

11/06/2010 (modifier)
Par Nafael
Note: 4/5

Ce classique de la littérature pour enfants est magnifiquement adapté par Plessix. Les dessins sont d'une grande finesse avec des couleurs pleines de légèreté. On suit avec bonheur les aventures de Taupe, Crapaud, Rat, Blaireau... dans le Bois Sauvage. Je recommande vraiment cette série de qualité qui plaira aux petits comme aux grands.

22/05/2010 (modifier)