Mélodie au crépuscule

Note: 3.57/5
(3.57/5 pour 14 avis)

"Cette histoire est une sorte d'hommage que je voulais rendre à Django Reinhardt à ma manière, c'est-à-dire en prenant un côté volontairement "conte", m'attachant davantage sur certains aspects du personnage (incarné ici en "Tchavolo Naguine") atypique, rêveur, curieux, un brin illuminé, à la fois en-dehors du temps, mais avec un langage universel."


Académie des Beaux-Arts de Tournai Animalier Musique Paquet Renaud Dillies Roms, Gitans et autres Bohémiens

"Cette histoire est une sorte d'hommage que je voulais rendre à Django Reinhardt à ma manière, c'est-à-dire en prenant un côté volontairement "conte", m'attachant davantage sur certains aspects du personnage (incarné ici en "Tchavolo Naguine") atypique, rêveur, curieux, un brin illuminé, à la fois en-dehors du temps, mais avec un langage universel. C'est l'histoire d'une rencontre avec Scipion Nisimov (narrateur et personnage principal) qui, par son intermédiaire et ses incertitudes, nous fait découvrir un monsieur extraordinaire de simplicité et de génie. Il nous dévoile un nouveau monde, une culture différente, avec ses incompréhensions mais surtout ses richesses… Bref, je souhaite juste faire un clin d'œil à l'un des plus grands musiciens de tous les temps. Parler un peu de sa musique si pétillante de vie, comme le rire d'un enfant ..."

Scénariste
Dessinateur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution Septembre 2006
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Mélodie au crépuscule
Les notes (14)
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21/09/2006 | ArzaK
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L'avatar du posteur Mac Arthur

Renaud Dillies nous ressort la même recette que pour son très bon « Betty Blues » et nous sert une excellente « Mélodie au Crépuscule ». J’ai grandement apprécié le rythme narratif, qui offre énormément de respirations (ne vous attendez pas à un récit haletant avec cet auteur) et même si le thème est archi-connu et souvent exploité, cette quête du sens de la vie par un personnage brisé suite à une rupture amoureuse m’a touché par sa justesse de ton. Les personnages animaliers de l’artiste sont très réussis. Leur anthropomorphisme me permet de m’y identifier, et leur animalité me permet de lire ce récit comme je le ferais d’un conte (en fait, c’est la technique utilisée depuis la nuit des temps par plus d’un conte de fées). Plus encore que dans Betty Blues, j’ai aimé ce trait qui me semble devenir de plus en plus dépouillé au fil des albums de l’artiste. Le découpage, lui, demeure excellent. Attention toutefois à la répétition, tant dans les thèmes que dans les effets de style. Je crains en effet qu’à force de m’offrir toujours la même chose, l’artiste finisse par me lasser. Peu importe dans le cas présent, c’était franchement bien !

20/04/2010 (modifier)
Par Erik
Note: 4/5
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Voilà une belle et magnifique mélodie Scipion Nisimov, volatile en sursis Il se promène souvent dans la nature En quête de nouvelles aventures. Il croisa la roulotte d'un gitan Tchavolo Naguine, voyageur bien vivant Il vient de l'Inde et va à la rivière Tantôt pêcheur, tantôt musicien fier. Infidèle Daphnée qui préfère le taureau au poisson Coup de massue et déprime sur la raison Rien de mieux que de se mettre au violon Refaire surface et être au diapason. Souhaite-t-il jouer de cette musique ? Il lui faudra beaucoup de pratique Le camping n'est pas le terrain idéal Reprendre la route et être en cavale. Du ramoneur sur un toit brûlant A la quête d'un ami passionnant Mais au final, cela fera bien des émules Que cette mélodie au crépuscule.

17/10/2009 (modifier)
Par Miranda
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
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Mélodie au Crépuscule fait partie de mes bds préférées de Dillies, elle m'a fait penser à d'autres que j'ai beaucoup aimées, comme Horologiom dans l'attitude des personnages ou à du Sfar pour le style graphique qui dans certaines cases sont très proches. Comme je l'ai déjà dit pour Betty Blues j'aime la façon dont Dillies organise son dessin en le répartissant dans de simples planches de six cases, dont le rendu est toujours percutant et d'une grande justesse. Les couleurs sont variées, la couverture très attirante, le format parfaitement adapté pour mettre en valeur tout le travail graphique, un bel objet à posséder. Le scénario n'est pas en reste, onirique il joue parfaitement avec les mondes de la musique, du rêve et du voyage, éléments qui permettent de s'évader facilement et d'être immédiatement embarqués dans un autre univers. Ici point d'histoire d'amour rébarbative qui viendrait tout gâcher, il y en a une certes mais elle est très secondaire, disons même qu'elle permet juste de démarrer l'histoire. Celle-ci s'axe principalement sur la musique, celle des gitans et des voyages en roulottes dans un monde libre et plein de gaieté. C'est ensuite et par opposition, une réflexion sur notre société et le travail qui peut nous enchaîner à un métier fastidieux plutôt qu'à celui qui nous donnera du plaisir. J'aurais plus vu cette œuvre classé dans le genre conte, comme le précise l'auteur, car ce n'est pas une histoire traitée de façon réelle dans la pure lignée du roman graphique. C'est merveilleusement conté et superbement mis en images, à lire et à relire.

07/09/2009 (modifier)
Par Pierig
Note: 3/5
L'avatar du posteur Pierig

Inutile de préciser que j’apprécie les œuvres de Dillies mais je trouve "Mélodie au crépuscule" un cran en dessous de Betty Blues ou encore de Sumato. Je suis toujours autant sous le charme de ses planches mêlant harmonieusement dessins et musique. On se laisse facilement emporter par ces quelques notes qui rythment un récit finalement assez mélancolique. Entre rêve et réalité, Dillies nous propose un voyage dans les méandres de l’esprit tourmenté de Scipion. Le dessin reste d’une qualité comparable aux albums précités. J’ai d’ailleurs rarement vu une telle complémentarité entre le découpage et la narration. Un album sans réelles fausses notes si ce n’est que l’effet de surprise est inopérant pour celui qui a lu Betty Blues ou Sumato.

16/04/2009 (modifier)
Par Ems
Note: 3/5

Etrange BD, ça se laisse lire, certaines pages jouent joliment avec les cases. Les couleurs sont chatoyantes et le trait fin, mais l'ensemble est très (trop ?) épuré. Le contenu est lyrique, poétique mais semble sans finalité. Je n'ai pas eu le petit déclic à la lecture qui m'aurait permit de rentrer dans l'histoire. Globalement, cette BD n'est pas à mon goût mais je lui reconnais des qualités qui convaincront un grand nombre de lecteurs (d'où le 3/5).

06/01/2008 (modifier)
L'avatar du posteur Guillaume.M

Cet album est bon. L'auteur nous propose de grimper sur une note de musique tzigane et de nous laisser flotter. Une chose est sure, Dillies a la faculté étonnante de faire écouter de la musique par le dessin. Quel talent ! A chaque page on entend les sons de violon... surprenant ! J'ai été une nouvelle fois conquis par son dessin au trait fin servi par de biens belles couleurs. Le dessin est même meilleur que dans Betty Blues à mon goût. Là où le bât blesse comme on dit c'est que la qualité de l'histoire est nettement inférieure à Betty Blues. Je sais qu'il s’agit ici de noter Mélodie au crépuscule et non une autre BD mais je ne peux pas faire autrement que de comparer ces 2 tomes tant ils sont similaires dans la narration et le type d'histoire racontée. Ici l'histoire m'a beaucoup moins parlé. Betty Blues est culte (selon moi), Mélodie au crépuscule est "seulement" bien.

11/04/2007 (modifier)
Par Alix
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
L'avatar du posteur Alix

Mais que c’est beau ! Certes les thèmes abordés sont finalement assez proches de Betty Blues (et de Sumato paraît-il, mais je n’ai pas lu ce dernier), mais qu’importe, c’est toujours aussi poétique et touchant. Amour déçu, amitié, liberté, musique… voyager, sans attache, libre comme le vent… le rêve de tellement de monde… mais un rêve finalement difficilement réalisable, et le retour sur terre n’en est que plus difficile. J’aime ce mélange de beauté onirique et de réalité austère. J’adore les délires graphiques représentant l’effet que la musique de Tchavolo a sur Scipion (le personnage principal)… quelle créativité, ça m’a rappelé le génie de David B. dans L'Ascension du Haut Mal. Je pense que si vous aviez aimé Betty Blues, vous ne serez pas déçu par ce superbe one-shot.

19/02/2007 (modifier)
Par iannick
Note: 3/5
L'avatar du posteur iannick

Après ses one-shots Betty Blues et l’excellent Sumato et un petit crochet avec le démarrage d’une série loufoque Mister Plumb scénarisé par Régis Hautière, j’attendais un peu Renaud Dillies au tournant d’autant qu’il est un des mes jeunes auteurs préférés… quoique, maintenant, avec ce quatrième album à son actif, je ne peux plus vraiment le présenter comme un « jeune » auteur… « Mélodie au crépuscule » est finalement dans la lignée des précédents récits complets de Renaud Dillies. On y retrouve les thèmes favoris de l’auteur : la musique, un amour déçu, le sentiment d’abandon, la rencontre avec des personnages pittoresques… donc pas de surprise de ce côté. Dans cette BD, plusieurs séquences semblent être reprises sur d’autres BD comme celles où l’on voit la terre s’écrouler autour de Scission le personnage principal. D’autres comme celle où Scission rencontre un employé « modèle » semble sortir tout droit d’un film des Monty Python… donc rien de vraiment original de ce côté non plus. Contrairement à « Betty Blues » et à « Sumato », le scénario de « Mélodie au crépuscule » semble être un assemblage mal construit de plusieurs idées. Ainsi, les séquences de rêveries me sont apparues trop brutales… d’autant plus que le dénouement qui reprend un de ces moments de béatitude de notre héros m’a semblé assez quelconque. Graphiquement, le style de Renaud Dillies dans « Mélodie au crépuscule » se rapproche énormément de « Betty Blues ». Ainsi, le gaufrier à 6 cases et le remplissage du noir au feutre refont leurs apparitions après un graphisme plus « lisse » remarqué dans « Sumato »… donc, là encore, rien d’original de la part de l’auteur de ce côté… sauf que j’aime énormément le coup de patte de Renaud Dillies ! « Mélodie au crépuscule » est finalement un album qui m’a déçu. Je m’attendais à ce que Renaud Dillies nous fasse davantage surprendre, qu’il essaye autre chose que des histoires d’amour perdu sur fond de musique. Je suis resté sceptique sur le dénouement de l’histoire où notre héros s’est réfugié de plus en plus vers la rêverie d’autant plus que l’introduction inaugurait un album plutôt bien construit et intéressant. Je pense que « Mélodie au crépuscule » est un album qui pourrait éventuellement plaire à ceux qui ne connaissent pas encore les one-shots de Renaud Dillies. Quant à moi, je ne peux que vous conseiller les lectures de « Betty Blues » et surtout de « Sumato » dont les scénarii me semblent plus aboutis.

03/12/2006 (modifier)
Par Spooky
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
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Eh bien moi j'ai adoré "Mélodie au crépuscule". Pour plusieurs raisons. D'abord parce que la collection Blandice est une collection vraiment intéressante, qui propose des oeuvres de tout premier plan (du moins en ce qui concerne ce que j'en ai lu jusqu'à présent). Ensuite parce que Renaud Dillies est un auteur que j'apprécie beaucoup, que Sumato et Betty Blues sont vraiment des oeuvres qui m'ont touché. En plus c'est un garçon vraiment charmant, qui parle avec une joie communicative de ses deux passion : la BD et la musique. Il a la chance de pratiquer les deux, et avec un bonheur semblable, apparemment (sauf qu'il n'a pas, à ma connaissance, sorti de disque). D'autre part, son dessin a évolué depuis Betty Blues ; il est plus épuré, mieux maîtrisé, comporte moins de scories. En plus Renaud multiplie dans ce bouquin les audaces visuelles, les cadrages entreprenants, les montages saugrenus mais originaux. Et cela malgré un gaufrier très classique, qu'il utilise de façon très inventive. Pour continuer, son histoire conjugue le rêve et la réalité, à mi-chemin entre le conte et le roman graphique. Certes, c'est encore une histoire d'amour déçu, il utilise les mêmes recettes que dans les deux oeuvres précédemment citées. Mais c'est tellement poétique qu'on se laisse rapidement bercer par la musique de Django Reinhardt, auquel l'album est implicitement dédié. Pour finir, Renaud Dillies est un auteur à suivre, encore et encore.

26/10/2006 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
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J'avais moyennement apprécié Betty Blues lui trouvant des qualités mais n'étant pas totalement convaincu par le fond et l'histoire. Avec Mélodie au Crépuscule, j'ai un peu le même sentiment même si je ne peux nier avoir ressenti quelques émotions agréables lors de ma lecture. J'aime bien le dessin de Renaud Dillies. Simple et fluide, il dégage une vraie esthétique, notamment sur ces planches où il use de son répétitif gaufrier de 6 cases pour réaliser une mise en page globale et souvent très jolie. Cependant, même si j'aime les teintes de couleur de ses planches dans leur ensemble, je trouve qu'il manque un petit quelque chose à la colorisation de chaque case, comme si des aplats de couleurs aussi unies ne collaient pas tellement à l'ambiance de l'histoire. J'ai eu quelques difficultés à entrer dans le récit de Mélodie au Crépuscule. Les digressions rêveuses du héros surgissent trop vite pour moi dans l'album et ne m'ont pas laissé le temps de m'imprégner de l'ambiance. En effet, j'ai nettement mieux ressenti l'émotion dégagée par le récit à partir du milieu de l'album, et les moments musicaux sur les toits de la ville ou dans le camp tzigane m'ont davantage touché. Ce n'est donc qu'au bout de quelques pages que je me suis laissé bercer par le récit doux et poétique, que j'ai pu apprécier les quelques références à Brazil, Mary Poppins et tout simplement à la recherche de la liberté physique, intellectuelle et musicale, le nomadisme à la tzigane. Comme pour Betty Blues, je trouve la fin du récit un peu en deçà du reste de l'album. Moins abrupte que dans le précédent album, elle manque cependant un peu de force à mes yeux. Je l'ai ressentie presque comme étant un peu artificielle, comme une recherche d'une fin dramatique à un récit que j'aurais aimé voir s'achever sur une note de rêve et de liberté comme pour le reste de son histoire. Une lecture agréable, de jolies planches, de vrais moments pleins d'émotion et d'imagination, un album dont je conseille la lecture.

17/10/2006 (modifier)