Note approximative : 3.5/5
J’adore le dessin de Larcenet, et j’apprécie vraiment Trondheim en général, donc je n’ai pas hésité pour lire cette bd… et je n’ai pas vraiment été déçu.
Le dessin c’est du Larcenet, clair, simple, drôle, et il reste très bon (malgré quelques défauts, comme dans le tome 3, les bouts de vers sont mal faits) donc je n’ai pas été surpris à la lecture des albums.
Les scénarios sont très bons, l’idée de base est bonne, mais si la série continue, il ne faut pas faire beaucoup d’albums en plus, car cela risque de s’épuiser.
Le tome 1 : génial : 4.25/5
Le tome 2 : très bon, mais une légère baisse au niveau du scénario : 3.5/5
Le tome 3 : dans la lignée des 2 autres : 4/5
Alors une bonne série, avec de l’émotion (j’adore la relation entre Gildas et sa sœur), mais ce n’est pas mon Trondheim préféré.
J’aimais déjà bien les albums de Baru comme Quéquette blues où il mettait en scène son adolescence ou une fiction proche de celle-ci dans le nord-est de la France, dans une ambiance de cité minière et de hauts-fourneaux, de cités emplies d’ouvriers de toutes nationalités, où les jeunes vivent malgré tout leurs vies débridées de jeunes. Avec Les Années Spoutnik, nous retrouvons le même décor mais quelques années plus tôt, avec cette fois des écoliers pour héros au lieu de grands ados. Ambiance fin des années 50, Spoutnik, football, parti communiste contre curé de paroisse et batailles rangées entre bandes de gamins.
J’ai tout de suite accroché grâce à la très bonne narration de Baru et à son dessin fluide. Qui plus est, les couleurs sont ici excellentes.
Après un premier tome un peu trop vite lu, les albums se font plus denses. Chaque tome forme plus ou moins une histoire complète et j’ai une préférence pour les 3e et 4e.
Les histoires sont simples mais prenantes, l’ambiance est réussie, les jeunes héros sont attachants. Et la représentation de ce décor ouvrier de l’époque est vraiment bonne, intéressante tout en étant touchante et captivante à la fois.
Lecture très agréable que je vous conseille.
Note approximative : 3.5/5
Voilà une BD qui ne payait pas de mine : couverture façon vieille BD historico-éducative, éditeur RTL inconnu à mon bataillon et crainte de ma part de lire une adaptation médiocre d’un opéra/livre célèbre. Mais sans que cette BD soit un chef-d’œuvre, sa lecture fut finalement une belle et une bonne surprise.
Ce fut d’abord et surtout grâce au dessin qui est superbe. Dans un style proche des gravures anciennes, il offre des planches impressionnantes. Certaines cases offrent des perspectives qui rappellent à la fois des gravures de Veronese et certaines planches de Schuiten. Seul défaut, mais il s’estompe au fil des pages, les personnages ont des poses un peu trop théâtrales, pas crédibles, ça manque de vie et de dynamisme. Mais comme c’est visiblement voulu pour rappeler l’opéra correspondant, ce n’est pas un vrai reproche.
Bref, c’est beau à regarder. Il est juste dommage que les couleurs ne soient pas vraiment au niveau du graphisme.
Quant au récit, il n’est pas mauvais. Je ne connaissais ni la pièce de Shakespeare ni l’opéra de Verdi qui est adapté ici mais j’ai l’impression que l’adaptation est bonne et le passage à la BD fluide et réussi. Il manque juste à mon sens la profondeur de la tragédie, la mise en ambiance, la force des sentiments. La réaction tragique d’Otello en fin de récit paraît notamment un peu démesurée et c’est bien dommage puisque c’est justement tout l’objectif du récit d’amener à ce final là.
Je suis cependant heureux d’avoir pu découvrir ce récit par le biais de cette BD au graphisme de très grande qualité et à l’adaptation réussie. Je sais maintenant enfin qui sont Otello, Iago, Desdémone et Cassio. Et je serais heureux de pouvoir la relire en écoutant simultanément l’opéra de Verdi.
Note approximative : 3.5/5
B.P.R.D est une série dans la lignée directe de Hellboy. La seule différence majeure est l’absence de Hellboy lui-même, permettant du coup de raconter des histoires un peu différentes, libérées de la pesante prophétie et de tout ce qui tourne autour du gros démon rouge. L’esprit reste cependant le même, avec un mélange d’histoires courtes et de longs récits fantastiques, dans une ambiance ésotérique à la Lovecraft mâtinée de récits de pulps fantastiques à l’ancienne avec savants nazis et démons infernaux à combattre.
Autre différence, Mignola en profite pour laisser la main au niveau du dessin même s’il a dessiné tout de même quelques épisodes et les designs importants. Mais je dois dire que je préférais nettement son style à celui des nouvelles planches qui restent correctes mais ne sont franchement pas terribles ni aussi personnalisées.
Les récits sont sympathiques, assez prenants et divertissants. Elles manquent un peu d’envergure mais j’ai passé un très bon moment à les lire.
J'ai énormément aimé ce manga. A travers ces livres, on peut voir à quel point l'amour est importante et à quel point ça peut "sauver" une personne. En lisant ce livre, j'ai ressenti de la haine envers la mère d'Arima. Je conseille ce livre à tous !
Pas mal du tout !...
Cette série a débuté dans le magasine "Vécu" en 1990 ; année qui voit déjà la publication de son premier album.
"Le postillon" ?... Un postulat attachant : l'auteur fait revivre l'époque de la Révolution Française, ainsi que celle de l'Empire ; et ce au travers du regard de Jasmin Bourache, postillon de métier.
De relais de poste en relais de poste, j'ai voyagé avec lui, découvrant la France profonde et les "petites gens" de cette époque.
De biens belles chroniques servies par un graphisme précis, où le souci du détail -tant des costumes, des us et coutumes ou des décors- est bien présent ; ce de la part d'un auteur que j'ai découvert.
Bon mélange de genres aussi dans cette série vraiment attachante par son contenu qui mêle action, violence et romantisme. Un bien bon cocktail : précis et savoureux.
A noter : une belle palette graphique qui complémentarise le vrai don de cette "auteuse" que, j'avoue, je ne connaissais vraiment pas.
Le Silence de Malka m’a époustouflé par son dessin. Je savais que j’aimais bien le style de Pellejero mais je crois que je ne l’avais jamais autant apprécié qu’avec cette BD là. J’adore son trait et son encrage gras, j’adore la majorité de ses couleurs (je n’aime pas trop les arcs-en-ciel qu’on voit par moment), et j’adore la façon dont ils s’épousent les uns avec les autres. La plus grande partie des planches de cet album sont proprement épatantes d’esthétisme à mes yeux.
Quant à l’histoire, j’aime son cadre original mélangeant mystique juive, golem et décor de colonisation argentine.
J’avoue avoir trouvé le début un peu confus. Mais je crois avoir été embrouillé par le texte d’introduction qui présentait le contexte historique mais m’a également fait croire que l’intrigue y serait identique alors qu’il n’est en fait qu’un point de départ à une histoire différente et à thématique fantastique.
Dans l’ensemble, je trouve le scénario sympathique et original, mais il m’a nettement moins marqué que le dessin. Mais ce dessin se vaut presque à lui tout seul d’où mon avis très positif sur cette BD.
J'avais beaucoup aimé Gabrielle et Le Miroir des Alices, même si ce dernier se perdait dans des discours à rallonge.
Avec "Le Bleu du Ciel", on ne change pas vraiment d'univers. Kara reprend les éléments qu'il maîtrise apparemment le mieux, c'est à dire l'ésotérisme. On n'est donc pas dépaysé. Par contre, ce qui change par rapport à ces réalisations précédentes, c'est la fluidité du récit. Moins de paroles, un peu plus d'action, et le résultat est très réussi. On reprochera quelques éléments un peu fouillis mais le plaisir est là.
La qualité graphique de Kara n'est plus à démontrer dans un style très "manga". Les décors fourmillent de détails et les couleurs sont également très réussies, bien qu'un peu sombres sur quelques planches.
Un premier tome très réussi, et on peut faire confiance à Kara pour la suite.
J'ai dévoré les strips de Bouzard dans Libé lors de la dernière coupe du monde. Aussi quand j'ai appris que le bougre produisait également pour un mensuel footbalistique et que le tout serait regroupé en album (riche idée de Dargaud !), je fus pris d'une frénétique impatience. Et je ne suis pas déçu, voilà un des albums les plus drôles qui m'ait été donné de lire et, de très loin, le plus réussi des albums humoristiques dits "sportifs".
Alors c'est sûr, comme le dit Alix, qu'il vaut mieux connaître un petit peu le foot pour vraiment apprécier la totalité de ces pages. Pas forcément besoin d'être un accro complet qui ne pense qu'au ballon rond toute la journée mais il vaut mieux avoir un minimum de connaissances sur la coupe Intertoto, les interviews de vestiaire d'après-match ou la sélection des 23 de Raymond Domenech. Et si c'est le cas, voilà un condensé de pur bonheur, au style assez minimaliste et très agréable, dont l'humour fait systématiquement mouche, ce qui est assez rare pour être souligné.
J'étais parti pour mettre 4 étoiles mais au diable l'avarice : non cette BD n'est peut-être pas une révolution dans le 9ème art mais pour m'avoir permis de me fendre la poire 2 fois en 2 jours (il est rarissime que je lise deux fois une BD en aussi peu de temps), je lui mets la note maximale. Immanquable dans le genre, j'encourage tout le monde à la lire.
A noter qu'il existe plusieurs couvertures (verte, jaune, rouge, bleue) mais l'intérieur reste identique.
Après avoir découvert "Callède" au scénario de Comptine d'Halloween, Dans la nuit et Enchaînés, je me suis plongé confiant dans "Tatanka".
Fortement inspiré de ce qui a pu être fait au cinéma ou à la télévision, cette série nous offre un savoureux mélange entre "Virus" et "X-Files". Certes, il serait facile de dire que c'est du vu et revu, que tout cela manque d'originalité, mais comme d'habitude, Callède est un scénariste hors pair et on est happé par l'intrigue.
Le tout est parfaitement mis en valeur par un très bon dessin, réaliste et bien maîtrisé. Petit bémol sur les couleurs un peu trop informatisées qui donnent parfois un côté "plastique" et rompent avec le côté réaliste.
Une excellente série, peut-être pas très originale, mais très bien écrite et dessinée.
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Les cosmonautes du futur
Note approximative : 3.5/5 J’adore le dessin de Larcenet, et j’apprécie vraiment Trondheim en général, donc je n’ai pas hésité pour lire cette bd… et je n’ai pas vraiment été déçu. Le dessin c’est du Larcenet, clair, simple, drôle, et il reste très bon (malgré quelques défauts, comme dans le tome 3, les bouts de vers sont mal faits) donc je n’ai pas été surpris à la lecture des albums. Les scénarios sont très bons, l’idée de base est bonne, mais si la série continue, il ne faut pas faire beaucoup d’albums en plus, car cela risque de s’épuiser. Le tome 1 : génial : 4.25/5 Le tome 2 : très bon, mais une légère baisse au niveau du scénario : 3.5/5 Le tome 3 : dans la lignée des 2 autres : 4/5 Alors une bonne série, avec de l’émotion (j’adore la relation entre Gildas et sa sœur), mais ce n’est pas mon Trondheim préféré.
Les Années Spoutnik
J’aimais déjà bien les albums de Baru comme Quéquette blues où il mettait en scène son adolescence ou une fiction proche de celle-ci dans le nord-est de la France, dans une ambiance de cité minière et de hauts-fourneaux, de cités emplies d’ouvriers de toutes nationalités, où les jeunes vivent malgré tout leurs vies débridées de jeunes. Avec Les Années Spoutnik, nous retrouvons le même décor mais quelques années plus tôt, avec cette fois des écoliers pour héros au lieu de grands ados. Ambiance fin des années 50, Spoutnik, football, parti communiste contre curé de paroisse et batailles rangées entre bandes de gamins. J’ai tout de suite accroché grâce à la très bonne narration de Baru et à son dessin fluide. Qui plus est, les couleurs sont ici excellentes. Après un premier tome un peu trop vite lu, les albums se font plus denses. Chaque tome forme plus ou moins une histoire complète et j’ai une préférence pour les 3e et 4e. Les histoires sont simples mais prenantes, l’ambiance est réussie, les jeunes héros sont attachants. Et la représentation de ce décor ouvrier de l’époque est vraiment bonne, intéressante tout en étant touchante et captivante à la fois. Lecture très agréable que je vous conseille.
Otello de Giuseppe Verdi
Note approximative : 3.5/5 Voilà une BD qui ne payait pas de mine : couverture façon vieille BD historico-éducative, éditeur RTL inconnu à mon bataillon et crainte de ma part de lire une adaptation médiocre d’un opéra/livre célèbre. Mais sans que cette BD soit un chef-d’œuvre, sa lecture fut finalement une belle et une bonne surprise. Ce fut d’abord et surtout grâce au dessin qui est superbe. Dans un style proche des gravures anciennes, il offre des planches impressionnantes. Certaines cases offrent des perspectives qui rappellent à la fois des gravures de Veronese et certaines planches de Schuiten. Seul défaut, mais il s’estompe au fil des pages, les personnages ont des poses un peu trop théâtrales, pas crédibles, ça manque de vie et de dynamisme. Mais comme c’est visiblement voulu pour rappeler l’opéra correspondant, ce n’est pas un vrai reproche. Bref, c’est beau à regarder. Il est juste dommage que les couleurs ne soient pas vraiment au niveau du graphisme. Quant au récit, il n’est pas mauvais. Je ne connaissais ni la pièce de Shakespeare ni l’opéra de Verdi qui est adapté ici mais j’ai l’impression que l’adaptation est bonne et le passage à la BD fluide et réussi. Il manque juste à mon sens la profondeur de la tragédie, la mise en ambiance, la force des sentiments. La réaction tragique d’Otello en fin de récit paraît notamment un peu démesurée et c’est bien dommage puisque c’est justement tout l’objectif du récit d’amener à ce final là. Je suis cependant heureux d’avoir pu découvrir ce récit par le biais de cette BD au graphisme de très grande qualité et à l’adaptation réussie. Je sais maintenant enfin qui sont Otello, Iago, Desdémone et Cassio. Et je serais heureux de pouvoir la relire en écoutant simultanément l’opéra de Verdi.
B.P.R.D.
Note approximative : 3.5/5 B.P.R.D est une série dans la lignée directe de Hellboy. La seule différence majeure est l’absence de Hellboy lui-même, permettant du coup de raconter des histoires un peu différentes, libérées de la pesante prophétie et de tout ce qui tourne autour du gros démon rouge. L’esprit reste cependant le même, avec un mélange d’histoires courtes et de longs récits fantastiques, dans une ambiance ésotérique à la Lovecraft mâtinée de récits de pulps fantastiques à l’ancienne avec savants nazis et démons infernaux à combattre. Autre différence, Mignola en profite pour laisser la main au niveau du dessin même s’il a dessiné tout de même quelques épisodes et les designs importants. Mais je dois dire que je préférais nettement son style à celui des nouvelles planches qui restent correctes mais ne sont franchement pas terribles ni aussi personnalisées. Les récits sont sympathiques, assez prenants et divertissants. Elles manquent un peu d’envergure mais j’ai passé un très bon moment à les lire.
Elle et Lui - Kare Kano
J'ai énormément aimé ce manga. A travers ces livres, on peut voir à quel point l'amour est importante et à quel point ça peut "sauver" une personne. En lisant ce livre, j'ai ressenti de la haine envers la mère d'Arima. Je conseille ce livre à tous !
Le Postillon
Pas mal du tout !... Cette série a débuté dans le magasine "Vécu" en 1990 ; année qui voit déjà la publication de son premier album. "Le postillon" ?... Un postulat attachant : l'auteur fait revivre l'époque de la Révolution Française, ainsi que celle de l'Empire ; et ce au travers du regard de Jasmin Bourache, postillon de métier. De relais de poste en relais de poste, j'ai voyagé avec lui, découvrant la France profonde et les "petites gens" de cette époque. De biens belles chroniques servies par un graphisme précis, où le souci du détail -tant des costumes, des us et coutumes ou des décors- est bien présent ; ce de la part d'un auteur que j'ai découvert. Bon mélange de genres aussi dans cette série vraiment attachante par son contenu qui mêle action, violence et romantisme. Un bien bon cocktail : précis et savoureux. A noter : une belle palette graphique qui complémentarise le vrai don de cette "auteuse" que, j'avoue, je ne connaissais vraiment pas.
Le Silence de Malka
Le Silence de Malka m’a époustouflé par son dessin. Je savais que j’aimais bien le style de Pellejero mais je crois que je ne l’avais jamais autant apprécié qu’avec cette BD là. J’adore son trait et son encrage gras, j’adore la majorité de ses couleurs (je n’aime pas trop les arcs-en-ciel qu’on voit par moment), et j’adore la façon dont ils s’épousent les uns avec les autres. La plus grande partie des planches de cet album sont proprement épatantes d’esthétisme à mes yeux. Quant à l’histoire, j’aime son cadre original mélangeant mystique juive, golem et décor de colonisation argentine. J’avoue avoir trouvé le début un peu confus. Mais je crois avoir été embrouillé par le texte d’introduction qui présentait le contexte historique mais m’a également fait croire que l’intrigue y serait identique alors qu’il n’est en fait qu’un point de départ à une histoire différente et à thématique fantastique. Dans l’ensemble, je trouve le scénario sympathique et original, mais il m’a nettement moins marqué que le dessin. Mais ce dessin se vaut presque à lui tout seul d’où mon avis très positif sur cette BD.
Le Bleu du Ciel
J'avais beaucoup aimé Gabrielle et Le Miroir des Alices, même si ce dernier se perdait dans des discours à rallonge. Avec "Le Bleu du Ciel", on ne change pas vraiment d'univers. Kara reprend les éléments qu'il maîtrise apparemment le mieux, c'est à dire l'ésotérisme. On n'est donc pas dépaysé. Par contre, ce qui change par rapport à ces réalisations précédentes, c'est la fluidité du récit. Moins de paroles, un peu plus d'action, et le résultat est très réussi. On reprochera quelques éléments un peu fouillis mais le plaisir est là. La qualité graphique de Kara n'est plus à démontrer dans un style très "manga". Les décors fourmillent de détails et les couleurs sont également très réussies, bien qu'un peu sombres sur quelques planches. Un premier tome très réussi, et on peut faire confiance à Kara pour la suite.
Football Football
J'ai dévoré les strips de Bouzard dans Libé lors de la dernière coupe du monde. Aussi quand j'ai appris que le bougre produisait également pour un mensuel footbalistique et que le tout serait regroupé en album (riche idée de Dargaud !), je fus pris d'une frénétique impatience. Et je ne suis pas déçu, voilà un des albums les plus drôles qui m'ait été donné de lire et, de très loin, le plus réussi des albums humoristiques dits "sportifs". Alors c'est sûr, comme le dit Alix, qu'il vaut mieux connaître un petit peu le foot pour vraiment apprécier la totalité de ces pages. Pas forcément besoin d'être un accro complet qui ne pense qu'au ballon rond toute la journée mais il vaut mieux avoir un minimum de connaissances sur la coupe Intertoto, les interviews de vestiaire d'après-match ou la sélection des 23 de Raymond Domenech. Et si c'est le cas, voilà un condensé de pur bonheur, au style assez minimaliste et très agréable, dont l'humour fait systématiquement mouche, ce qui est assez rare pour être souligné. J'étais parti pour mettre 4 étoiles mais au diable l'avarice : non cette BD n'est peut-être pas une révolution dans le 9ème art mais pour m'avoir permis de me fendre la poire 2 fois en 2 jours (il est rarissime que je lise deux fois une BD en aussi peu de temps), je lui mets la note maximale. Immanquable dans le genre, j'encourage tout le monde à la lire. A noter qu'il existe plusieurs couvertures (verte, jaune, rouge, bleue) mais l'intérieur reste identique.
Tatanka
Après avoir découvert "Callède" au scénario de Comptine d'Halloween, Dans la nuit et Enchaînés, je me suis plongé confiant dans "Tatanka". Fortement inspiré de ce qui a pu être fait au cinéma ou à la télévision, cette série nous offre un savoureux mélange entre "Virus" et "X-Files". Certes, il serait facile de dire que c'est du vu et revu, que tout cela manque d'originalité, mais comme d'habitude, Callède est un scénariste hors pair et on est happé par l'intrigue. Le tout est parfaitement mis en valeur par un très bon dessin, réaliste et bien maîtrisé. Petit bémol sur les couleurs un peu trop informatisées qui donnent parfois un côté "plastique" et rompent avec le côté réaliste. Une excellente série, peut-être pas très originale, mais très bien écrite et dessinée.