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Par ManuB
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Il y avait une fois
Il y avait une fois

Voici la première série pour laquelle je poste. C'est ma femme qui a acheté spontanément cette BD. On avait déjà pu lire les premières pages sur le site Delcourt, et on avait senti un possible "nouveau Garulfo", même si Garulfo est une BD à part. Toujours est-il que cette nouvelle série amène une vraie fraîcheur dans le monde de la BD, d'autant plus qu'elle est réalisée par des auteurs féminins, ce qui est assez rare. Entièrement basée sur les contes qui nous bercent depuis notre plus tendre enfance, ce premier album les parodie avec beaucoup de réussite. De "la Belle au bois dormant" à ''Alice au pays des merveilles'' en passant par "le Petit Chaperon rouge", tout est présent et traité avec humour. On pourra également noter d'autres allusions diverses toujours humoristiques ("que la force soit avec vous"). Pour ce qui est du dessin, il accompagne parfaitement cet album qui ne se prend pas au sérieux. Le tout est déjà bien maîtrisé et a un style très vivant. La mise en couleur (informatique) donne un côté "éclatant" aux dessins et renforce le côté "conte". Cette série s'annonce riche et risque de plaire à de nombreux lecteurs. Je ne saurais que la conseiller.

27/08/2007 (modifier)
Par Kalish
Note: 5/5
Couverture de la série Garulfo
Garulfo

Un peu comme pour Horologiom, je l’avais feuilletée il y a longtemps sans avoir accroché, une histoire de conte de fée avec un dessin original mais bateau, bof… Puis après avoir adoré De Cape et de Crocs, et lu les différentes critiques, je me suis dit qu’il ne fallait pas passer à côté de ce verdâtre animal bondissant. Et je ne suis pas déçu, j’ai retrouvé les dialogues et les situations qui me faisaient hurler de rire dans l’autre série de Ayroles ; Maupertuis en Grenouille avec les mêmes tronches consternées et la même verve enflammée. Le premier cycle est pas mal avec un scénario assez simple, le deuxième fait s’envoler la série, nous permettant de réellement profiter de la grenouille hilarante. Bref, c’est marrant, touchant, il y a de l’action, un peu de suspense, un joli cocktail pour un joli conte à ne pas mettre dans les mains de n’importe qui (le vocabulaire utilisé restreint le lectorat à un public âgé). Une bien belle œuvre d’Alain Ayroles, qui je l’espère nous concoctera d’autres séries à l’avenir.

27/08/2007 (modifier)
Par Jugurtha
Note: 4/5
Couverture de la série La Saga du Grizzli
La Saga du Grizzli

Superbe recueil d'histoires courtes de Claude Auclair. Les trois plus anciennes histoires, présentées en fin d'album et publiées dans le journal "Tintin" en 1970, forment une seule grande intrigue autour de la traque d'un grizzli par le jeune et exalté trappeur "Yann-Bois-Brulé" et son complice indien "Main-Longue". Le jeune trappeur sanguin n'est pas sans rappeler le jeune Buddy Longway, avec qui il partage la même soif d'aventures et la générosité. De même, il est loin d'être un surhomme et la réussite de sa chasse se révèle mitigée. Mais même si ce personnage obsessionnel n'est pas toujours attachant, il faut souligner la qualité des récits de Auclair, la justesse de son évocation des indiens, la qualité du texte. Le reste de la galerie de personnages et l'univers des trappeurs où la nature joue un rôle à part entière, achèvent de rendre convaincant cet essai de Auclair, qui ne démérite pas au niveau du dessin, malgré une petite raideur dans le trait, qui retrace cet univers avec talent et recherche. D'une toute autre envergure est l'histoire (plus longue : quinze planches) qui ouvre l'album : "la légende de Nez-Pointu et de Trois-Patte-Le-Loup", récit écrit en 1976, simple, limpide, bouleversant. Le texte est toujours de la même qualité, mais le dessin a acquis une telle maturité qu'il sublime cette histoire de l'amitié d'un trappeur et d'un loup, tout deux écorchés par la vie. Le talent de Auclair, notamment dans la représentation des animaux, est remarquable et donne une plus grande fluidité à ce récit habité par un vrai lyrisme. Ces petites fables écologiques possèdent un charme indéniable, très marquées par leur date de création, mais le talent de Auclair est intemporel et rend très accessible les aventures de "Yann-Bois-Brulé" et ménage toujours la même émotion. C'est brillant et sans esbroufe, très réussi.

26/08/2007 (modifier)
Par L'Ymagier
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Silver Surfer - L'intégrale (Le Surfer d'Argent)
Silver Surfer - L'intégrale (Le Surfer d'Argent)

Souvenirs souvenirs... J'ai découvert ce fantastique personnage en 1967/68... Etonnant pour l'époque : une sorte d'anti-héros argenté glissant dans les airs sur un surf de même teinte ! Fallait y penser. Stan Lee l'a fait. Le Surfer ?... c'est l'histoire de Galactus, un être qui règne sur de nombreuses galaxies. Décidant d'étendre son empire, il jette son dévolu sur une petite planète : Zenn-La. Il consent pourtant à épargner ce monde à condition qu'un de ses habitants, Norrin Radd, se prête à devenir son ambassadeur. Le marché est conclu. Norrin est recouvert d'une enveloppe argentée destinée à le protéger des rayons cosmiques. Il se voit attribuer une planche de surf pour moyen de locomotion. Condamné à un exil perpétuel, Norrin va pourtant s'empresser de combattre le mal sous toutes ses formes plutôt que de céder aux idées d'expansion de Galactus. A ses débuts, ce héros va connaître un énorme succès. Différent des "musclors" habituels, le Surfer d'Argent est un être pathétique magnifiquement dessiné -à ses débuts en 1966- par Jack Kirby ; ce sous les scénarios de Stan Lee. Suite au succès du personnage, la "Marvel Comics" va créer un périodique homonyme dès 1968 (de magnifiques "grands pockets" brochés qui garnissent encore un coin d'une de mes étagères). Dès cette année, le dessin sera repris par John Buscema (Hulk, Captain Marvel, Thor, Les Quatre Fantastiques, Conan...), excusez du peu !... Interrompue en 1970, cette série reprendra en 1982. A noter un magnifique album broché, réalisé en 1990 et paru chez Casterman. Un album dont le scénario est toujours de Stan Lee mais, et surtout, dont le graphisme a été réalisé par Moebius/Giraud. Superbe... et très rare !... C'est vrai que ce personnage est peu connu de nos jours, mais vous pourrez le (re)trouver chez un vide-grenier ou sur une brocante dans de vieux "Fantask" ou "Strange" du début des années 70. J'en possède pas mal, de ces opus ; et même si le tout a un peu vieilli, c'est souvent avec un réel plaisir que j'en pagine quelques-uns... Le "Surfer d'argent" ?... Immanquable pour les vrais amateurs de la SF "de papa". Je cote 9/10. Et c'est plutôt rare de ma part.

26/08/2007 (modifier)
Par Jetjet
Note: 5/5
Couverture de la série Watchmen
Watchmen

Que dire de plus sur les Watchmen ? Qu'une adaptation live va bientôt débouler sur les toiles obscures ? Que tout le monde l'a lu et le recommande comme l'album ultime à lire ? Et a contrario, que celui qui ne le connaît pas ou ne l'a pas lu est à pointer du doigt ? En fait un peu de tout et puis non pas du tout, au choix... "Watchmen" est un énorme pavé, le genre de BD qui s'attaque en aval, en amont et qui ne se laisse pas dévorer d'une seule traite. Recréer des super héros inédits n'est pas une mince affaire, les rendre plein d'amertume et SURTOUT les utiliser après leurs exploits et les décrire comme de simples has been en est une autre. Certes, le thème n'est plus inédit, il a déjà été repris avec brio dans le long métrage Pixar Les Indestructibles qui est, selon moi, une lecture alternative et familiale (dans le bon sens du terme) des "Watchmen". De surcroît, le graphisme n'est pas vilain mais les couleurs sentent bien les années 80, on y parle de l'ère Reagan qui ne dira rien à qui n'a pas 30 ans et pourtant... Et pourtant cet ouvrage est unique, il est nostalgique, rempli de questions sans réponses, de miroirs et de jeux de cases qui le rendent vraiment à part. Il faut le lire pour pouvoir apprécier davantage l'univers des Comics et pourtant il n'est pas forcément essentiel pour qui lit déjà Marvel et autres DC Comics. Et pourquoi ? Parce qu'il ne traite que d'une seule chose : la nostalgie !!! Du coup en parler me rend nostalgique et me donne envie de le relire, j'étais parti avec 4* et me voici avec 5* Merci Mr Moore, dommage que vous ne soyez pas plus productif !

26/08/2007 (modifier)
Par Arno
Note: 4/5
Couverture de la série Dexter London
Dexter London

Une bd pleine de surprises, de trouvailles, de rebondissement, de décalages intelligents, de personnages secondaires attachants, de relâchement juste, bref une excellente lecture, d'un charme fou ! Malheureusement, la "nazification" des méchants amène un je-ne-sais-quoi de sous-culture, d'automatisme pavlovien si vous voulez, de "c'est des méchants hein donc j'ai bon", de "vous voyez le plus méchant des nazis il a un visage de tête de mort" qui a un peu gâché ma lecture. C'est un peu le problème avec Leo : ramener des méchants d'extrême-droite à tout propos dans des univers qui n'ont vraiment rien à voir... Dans cette oeuvre chaque évocation des années trente est fondue dans un monde imaginaire flou qui rend les références poétiques. Les méchants allemands sont les seuls à être indubitablement rattachables à un Etat réel (surtout par leurs uniformes), ce qui casse la magie créative dès qu'on les voit. Ce ne sont plus vraiment des méchants nécessaires à l'intrigue, car ils ne "jouent pas le jeu" en ne se rattachant pas à un "empire autoritaire" fictif qui aurait fait partie du flou général, par exemple avec un mélange de Prusse, d'Autriche-Hongrie et de Russie bien pensé. En se rattachant à un Etat réel, il y a intrusion d'un élément d'histoire réelle, ce qui n'est pas bien à propos à mon avis. Le premier diplomate à table donne un bon exemple de ce qui aurait pu rester flou, en harmonie avec le reste. Le gros avantage de l'oeuvre c'est l'ironie par rapport au personnage principal, et dans une certaine mesure, plus subtile, par rapport à la "scientifique".

25/08/2007 (modifier)
Par JJJ
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Desolation Jones
Desolation Jones

Je l'écris sans détour, Desolation Jones est à ce jour la meilleure série écrite par Warren Ellis. Créateur de séries novatrices comme The Authority, d'oeuvres trash et déjantées comme Transmetropolitan, Warren Ellis est l'un des scénaristes de comics les plus en vue du moment. Et nous, amis lecteurs, avons la chance que soit traduit en France sa toute dernière création chez Wildstorm : Desolation Jones. Made in England est le titre de ce premier tome, un premier tome de six épisodes formant une histoire complète. Et cette histoire est un choc ! Une histoire violente et sombre dépeignant une société tristement proche de la nôtre, une histoire très décadente et politique, largement empreinte du cynisme de son auteur. Ellis n'était jamais allé si loin dans son délire paranoïaque illustrant le monde qui nous entoure, ses oeuvres précédentes noyaient souvent le propos sous des tonnes de gags et de situations incongrues, ou parfois semblaient impersonnelles. Avec Desolation, Ellis nous montre enfin l'étendue de son talent que l'on avait jusqu'ici seulement pressenti. Mais au delà de l'esprit critique de l'auteur, suintant de cette lecture il y a aussi une histoire, l'histoire d'un homme nommé Michael Jones... Michael Jones est le premier cobaye à avoir survécu au "Desolation test", une expérience secrète mise sur pied par le gouvernement britannique, dont on ne sait pas grand chose. Jones est aujourd'hui plus un Zombie qu'un homme, son esprit est mort, il ne ressent aucune émotion. Son corps est couvert d'immondes cicatrices et de contusions, sa peau grisâtre ne saurait supporter la lumière du soleil. Ce que l'on sait du passé de Jones ? Rien... ou presque, il était agent du MI6 et probablement alcoolique avant l'expérience. Aujourd'hui Michael Jones, comme bien d'autres agents "génétiquement modifiés" est assigné à L.A., une ville où la crasse et la dépravation côtoient le luxe le plus exorbitant. Un jour, un certain colonel Nigh demande à Jones de retrouver des films pornographiques très très particuliers, l'intrigue se met en place, l'histoire commence... Tout va à 100 à l'heure dans cette histoire, Jones dérouille et défouraille tandis qu'en tournant les pages le lecteur en redemande, le mystère s'épaissit, l'intrigue rebondit tous azimuts, les révélations pleuvent au même rythme que les nouvelles questions se posent... Arrivé à la fin de cette lecture enivrante, j'en redemandais déjà, alors j'ai relu et j'ai de nouveau adoré, j'ai trouvé de nouvelles subtilités, j'ai apprécié la vraie richesse qu'offre cette BD. C'est J.H. Williams III, le collaborateur d'Alan Moore sur Promethea, qui se charge de dessiner Jones et toute la faune psychotique environnante. Williams assure, son trait aussi précis qu'aiguisé convient parfaitement à cette ambiance sale et dure. Le visage décharné de Jones est impressionnant ! L'agencement des cases est extraordinaire de variété, le choix des vues détonne. Une vraie démonstration de découpage séquentiel. Les couleurs très contrastés varient du très sombre à l'extrêmement saturé, avec quelques inserts de cases en noir et blancs, ce qui enrichit de façon considérable la force graphique de cette BD. J'ai dévoré ce tome avec avidité, j'attends la suite avec autant d'avidité. À découvrir d'urgence ! JJJ

25/08/2007 (modifier)
Par juliette
Note: 5/5
Couverture de la série Horologiom
Horologiom

J'ai découvert cette série en traînant dans les rayonnages des librairies, et ça a été le coup de foudre. J'ai adoré le dessin et les couleurs, avec des détails dans les décors et une créativité qui nous emmène dans ce monde à 100%. Concernant l'histoire, elle est pleine de rebondissements, pas un temps mort en 5 tomes, une histoire qui se dévoile et aiguille la curiosité. L'explication finale donne à réfléchir sur beaucoup de standards de la société, c'est vraiment à la fois une saga enivrante et profonde. Un vrai plaisir que je recommande à tous !

24/08/2007 (modifier)
Par Axelandre
Note: 4/5
Couverture de la série Hardland
Hardland

C'est drôle, le graphisme est bon et le sujet est pas mal traité. La série se lit très, voire trop rapidement. Le monde est à la fois classique dans la fantasy mais à la sauce New Yorkaise avec des flics, des dealers, chef de la police etc... J'ai aimé car pas prise de tête, scénario pas trop mal mais c'est une BD qui a surtout l'avantage de plaire aux petits et aux grands. Bref je recommande.

24/08/2007 (modifier)
Par Popak
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Corto Maltese
Corto Maltese

Je visite le site BD-Theque depuis deux ans et demi. Jusqu'à ce jour je n'avais pas osé m'exprimer. Mais pour "Corto Maltese", j'ai pris mon courage à deux mains et me permets ces quelques lignes. Je précise qu'avant de me lancer dans la lecture de "Corto Maltese", j'avais été prévenu par mon entourage bdphile (bdphobe Pratt !) : dessins et graphisme ringards, rythme lent, BD contemplative, utilisation du noir et blanc. Bref, j'avais plein de préjugés. J'ai tout de même acheté au hasard "La maison dorée de Samarkand" (pas le meilleur selon le vendeur). Et là, quelle surprise, j'ai été fasciné par cette histoire. Tout d'abord, du point de vue historique : Pratt maîtrise parfaitement son sujet et nous plonge en plein Empire Ottoman en décomposition et jusqu'aux confins de la Perse ; seul bémol : connaître un minimum l'histoire du début de 20ème siècle. La BD fait plus de 150 pages mais on ne s'ennuie pas une seconde. Le rythme de narration est soutenu, les dessins et le graphisme splendides. Les personnages magnifiques. Dire que celui de Raspoutine est génial est à peine exagéré. L'humour de Corto puis celui beaucoup plus tranchant de Raspoutine nous fait sourire à chaque coin de page. Les dialogues percutants avec plusieurs degrés d'interprétation (surtout en ce qui concerne Corto). J'ai été tout simplement subjugué par cette bd. Vraiment immanquable. Sans hésiter, je donne la note maximale de 5/5.

24/08/2007 (modifier)