Garulfo

Note: 4.39/5
(4.39/5 pour 95 avis)

De gaffes en bourdes suivez les aventures de ce héros tantot batracien tantot humain.


Best of 1990-1999 BoDoï Delcourt École européenne supérieure de l'image Les Grenouilles Métamorphose Terres de Légendes

Quand une grenouille se transforme en prince... puis en grenouille... puis encore en prince ! De mares en châteaux, Garulfo, l'ambitieux batracien, vit des aventures pleines de rebondissements dans ce monde cruel qu'est celui des hommes. Garulfo apprendra que les hommes ne sont pas aussi bons qu'il le pense.

Scénariste
Dessinateur
Coloriste
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution Janvier 1995
Statut histoire Série terminée (2 cycles : tomes 1 et 2 puis tomes 3 à 6) 6 tomes parus
Couverture de la série Garulfo
Les notes (95)
Cliquez pour lire les avis

22/08/2001 | Renardrouge
Modifier


Par Josq
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
L'avatar du posteur Josq

Si René Goscinny a régné sur le monde de la bande dessinée au XXe siècle, Alain Ayroles est sans conteste le souverain du monde de la bande dessinée du siècle suivant (en ne prenant en compte que les scénaristes). Et l'entrée dans ce nouveau siècle de bande dessinée s'effectua de manière légèrement anticipée en 1995. En effet, cette année-là, l'auteur lance deux grandes sagas : Garulfo et De Capes et de crocs. Deux des plus grandes sagas de la bande dessinée contemporaine... Bien sûr, De Capes et de crocs reste l'indétrônable saga de la carrière d'Ayroles, en tous cas jusqu'à ce jour. Mais dans Garulfo, il fait toutefois montre du même génie qui anime toute son oeuvre. Si la saga commence de manière assez sage, le premier dyptique est d'ores et déjà savoureux, par ses dialogues craquants, ses quiproquos et situations hilarantes, et ses personnages bien croqués. Mais passé ce premier dyptique, alors que le troisième tome nous fait craindre une suite purement commerciale, c'est la métamorphose. De saga sympathique, Garulfo devient une saga essentielle, majeure dans l'histoire de la bande dessinée. Avec cette idée prodigieuse - apparemment soufflée par l'autre compère d'Ayroles, Jean-Luc Masbou - d'échange de corps entre la grenouille Garulfo et le prince humain Romuald, la saga prend une toute autre dimension : en plus d'être une simple relecture de conte de fées et apologues du même style, Garulfo devient à part entière un pur apologue. Sans jamais oublier son second degré salutaire qui dévoile tout son éclat au travers de situations hilarantes issues de cet échange de corps, la saga d'Alain Ayroles se met elle-même à véhiculer de vraies valeurs, de belles valeurs, qui se manifestent dans des personnages savamment écrits, dont l'évolution est en tous points remarquable. L'autre grand tournant de la série, c'est aussi l'arrivée d'un des personnages les plus prodigieux que toute la bande dessinée - et toute oeuvre narrative en général - ait connu : l'ogre au grand cœur. Coup de génie d'Alain Ayroles, ce personnage résume à lui tout seul ce qui rend la saga Garulfo si grande. Comment ne pas s'attacher à cette créature qui, sous ses apparences de brute sanguinaire, cache une âme d'enfant et d'artiste ? En révisant de manière subtile La Belle et la Bête, Ayroles réussit à nous émouvoir profondément, entre deux gags hilarants, sur le sort de cette créature touchante et maladroite, dont le grand final du tome 6 explicitera avec beaucoup d'intelligence le parallèle entre l'ogre et la princesse qui, au-delà des apparences, ont finalement tout en commun. Ainsi, la relation entre la belle et la "bête", entre la princesse et l'ogre, fait partie de ces liens incroyablement émouvants (j'avoue avoir fini ma lecture les yeux humides, la première fois) qui rendent une oeuvre inoubliable. Avec cela, on ne doit pas oublier la relation entre Garulfo et Romuald, les deux personnages principaux de la saga. Si l'un et l'autre peuvent exaspérer, l'un par son excessive naïveté, l'autre par sa méchanceté exacerbée, les deux compères connaissent pourtant une évolution d'une extrême subtilité tout au long de leurs péripéties. Evidemment, le parcours le plus touchant est celui de Romuald qui, tout d'abord froid et cynique, s'ouvre petit-à-petit aux autres, et se découvre un cœur. L'amour de la princesse, d'abord égoïste, devient au fur et à mesure de la saga un véritable amour, qui finit par ne plus rester tourné vers soi, mais vers l'autre. Et ce faisant, Romuald s'intéresse de plus en plus à son entourage, dont, par exemple, le petit Poucet, rôle secondaire qui aurait pu être terne, mais dont la présence permet de mieux mettre en lumière les évolutions des rôles principaux. Ainsi, après un début solide mais encore un peu timide, Garulfo devient au fur et à mesure de ses différents tomes une oeuvre belle, hilarante mais toujours un peu émouvante, poétique mais toujours un peu transgressive, parfois dure mais toujours sensible. Seul petit défaut qui ne s'effacera jamais totalement : le dessin de Maïorana. Celui-ci est loin d'être catastrophique, mais le trait des deux premiers tomes est franchement peu attrayant, et peine à rendre la magie de l'ambiance. A partir du 3e, on note une nette amélioration, mais qui n'aboutira jamais véritablement à quelque chose de beau et puissant. La puissance découle plus de la mise en scène en elle-même, sans doute avant tout le fruit du génie d'Ayroles (on y retrouve beaucoup de choses en commun avec De Capes et de crocs ou Les Indes fourbes), que des dessins, qui ont au moins le mérite de ne pas entraver les étincelles de génie de l'auteur. La mise en couleur, elle, s'améliorera sans cesse jusqu'à un dernier tomer visuellement très convaincant. Mais bon, Maïorana fera un bien meilleur travail dans D, et il reste un dessinateur qui connaît son métier. Et comme cela n'empêche de se laisser fondre face aux cascades de talent qui transpirent de chaque page de cette extraordinaire série, on ne lui en tient pas rigueur : Garulfo reste envers et contre tout un vrai petit chef-d'oeuvre.

22/10/2019 (MAJ le 22/10/2019) (modifier)
Par Jérem
Note: 4/5

J’ai attendu de très longues années avant de tenter la lecture (complète) de Garulfo. N’ayant pas adoré De Cape et de crocs, je craignais la même désillusion. Eh bien je me trompais ! J’ai beaucoup aimé Garulfo mais pas autant que la plupart des autres posteurs qui érigent la série en monument absolu du 9ème art. Les auteurs revisitent le conte de fée avec talent, se nourrissant pour cela de très nombreuses influences comme en témoignent les multiples clins d’œil et références. Ils évitent les pièges de la parodie ou de la paraphrase pour nous offrir un récit original et passionnant, au scénario solide et aux personnages attachants. Si l’univers de Garulfo est une réussite, c’est surtout grâce à l’humour ravageur et aux dialogues fins et particulièrement soignés. Le fait de s’amuser des turpitudes, contradictions et cruauté du monde des hommes au travers le regard d’un batracien candide et généreux est une idée bien exploitée par les auteurs, d’autant que Garulfo et Romuald sont très réussis. Je n'ai cependant pas été complètement comblé par des dessins, certes honnêtes et expressifs, mais manquant parfois de constance et de finesse. Rien de dérangeant néanmoins. (Très) drôle, original et passionnant, Garulfo est sans conteste une série à découvrir.

19/09/2017 (modifier)
L'avatar du posteur Agecanonix

J'ai enfin lu cette série après de nombreuses fois où un pote me tannait à ce sujet. Ben le résultat n'est pas si extraordinaire, ni catastrophique heureusement, mais voici encore une Bd dont je n'arrive pas à comprendre l'engouement... C'est une cabale ? une coalition ? un aveuglement ? j'en sais rien, il semble qu'il y ait une sorte d' admiration consensuelle autour de cette bande qui se retrouve dans les Immanquables de BDT.. Alors certes, les auteurs réinventent la tradition du conte de fée avec un certain talent, grâce à de nombreuses allusions, sans tomber dans le piège de la parodie ou du second degré, car ça possède son ton propre, mais en n'omettant pas ce mélange d'humour et de cruauté qu'on rencontre dans les contes (je pense notamment au pauvre Fulbert), en ajoutant une pincée de philosophie légère, et en se livrant à une description assez juste de la société médiévale. De quiproquo en quiproquo, Garulfo la grenouille découvre la réalité du monde humain qu'il admire tant, et sa désillusion est grande, en tirant une morale logique : rien dans le monde des hommes n'est tout à fait blanc ou tout à fait noir.. Cependant, malgré ces qualités, j'ai trouvé de longs temps morts, avec des séquences totalement inutiles, qui auraient pu réduire le nombre d'albums ; certains passages entre l'ogre et la princesse Héphylie me semblent sans intérêt ; il y a aussi un peu trop de rebondissements, et au bout d'un moment, le récit n'avance plus, la conclusion serait bienvenue plus tôt. D'autre part, le prince Romuald ne devient jamais compatissant envers les autres, c'était le voeu émis par la sorcière sur son berceau pourtant... Il y a aussi le côté naïf de Garulfo une fois dans la peau du prince, qui est par moments trop poussé. Enfin, certaines séquences comme celle de la joute contre le chevalier noir, tournent un peu au ridicule et paraissent peu crédibles. Le final quant à lui, est très quelconque, c'est un peu frustrant quand on est resté scotché comme un passionné tout au long de cette série... Par dessus tout ça, le dessin ne me plait qu'à moitié, je le trouve peu original et surtout très inégal : en certains endroits, il a l'air correct, certains personnages sont très harmonieux et bien dessinés, telle Héphylie, alors qu'en d'autres, le trait semble hésitant, peu esthétique et souvent approximatif. De même que les lettrages qui je le concède, s'accordent bien au style de conte de la série, sont souvent fatigants à lire. Si à la fin du premier cycle qui se réduit à 2 albums, les choses en étaient restées là, j'aurais sans doute noté 4/5 malgré l'aversion du dessin. Mais ensuite, Ayroles brode et rebrode à n'en plus finir sur une situation qui tourne en rond et qu'il pourrait clore rapidement... tout ceci m'a un peu lassé. Ce que j'ai apprécié surtout, c'est ses dialogues d'une richesse sans égale, également très pertinents. On reconnait le style très littéraire d' Ayroles, similaire à ce qu'on retrouve dans les dialogues de De Cape et de Crocs, c'est flagrant surtout dans les 2 premiers tomes, il en fait même trop, parfois c'est un peu redondant, mais en même temps, c'est tellement agréable de voir du beau langage à l'heure où notre belle langue française part à vau-l'eau ; attention toutefois, il y a aussi quelques mots ou phrases très modernes qui tranchent et ne cadrent pas avec le sujet.. Au final, la série n'est pas détestable, elle m'a agacé par endroits seulement, mais elle n'est pas non plus exceptionnelle et ne mérite pas tant d'éloges, De Cape et de Crocs lui est largement supérieure. J'en attendais sans doute plus après tout ce que j'avais entendu de positif..

01/06/2015 (modifier)
Par Thobias
Note: 4/5

Que c'est drôle! Bd franchement bidonnante avec des situations particulièrement cocasses et une opposition entre les caractères des personnages développée au maximum. Je pensais décroché quand un premier cycle s'est achevé sur une fin tout à fait satisfaisante et qu'un nouveau a recommencé avec le même point de départ mais finalement cette nouvelle aventure est également très réussie et se lit avec le même plaisir. Que du bonheur! A mettre dans toutes les mains!

13/12/2014 (modifier)
L'avatar du posteur Noirdésir

J’avais lu il n’y a pas si longtemps une autre série phare d’Ayroles, De Cape et de Crocs, que j’avais beaucoup aimée, et me suis donc intéressé à cette autre série du même scénariste. C’est une série assez originale, qui mêle l’univers de plusieurs contes, et ce plutôt avec bonheur. Cela commence comme une série enfantine, avec des animaux doués de parole, puis, comme dans De Cape et de Crocs le charme opère, et on accepte le mélange des genres, la cohabitation entre humains et animaux. Pour ce qui est des dialogues, ils sont assez dynamiques, même si j’aurais aimé que l’ironie et/ou la mauvaise foi (de Romuald par exemple) soient plus poussées, pour que la sauce prenne mieux. Je l’aurais bien vue tomber un peu plus dans l’humour déjanté… Au final, c’est plutôt une bonne série, c’est sûr, mais qui n’atteint pas non plus les sommets évoqués par de nombreux aviseurs avant moi. Je reste un peu sur ma faim par rapport à mes attentes.

16/01/2014 (modifier)
L'avatar du posteur Le Grand A

En comparaison à sa série phare De Cape et de Crocs on constate à la lecture de Garulfo que l’auteur Alain Ayroles bien que déjà extrêmement doué à l’époque, en est encore à ses balbutiements et qu’il n’a pas encore atteint le sommet de son art qui s’est révélé dans DCEDC. Il est vrai qu’on tient ici un petit bijou du 9ème art avec Garulfo, cette grenouille qui rêve d’échapper à sa condition de batracien tout en bas de l’échelle alimentaire pour devenir un humain. Il va apprendre à ses dépends que la vie d’homme n’est pas aisée et souvent cruelle lorsqu’on est un parfait candide comme lui. C’est une œuvre d’une grande intelligence et j’ai envie de rendre hommage à Alain Ayroles qui, avec Garulfo et DCEDC, se hisse au niveau des plus grands. A une époque nous avions René Goscinny pour faire rayonner la bande dessinée française, aujourd’hui il y a Alain Ayroles. Au collège on barbe les jeunes élèves avec Molière, Corneille, Racine ou encore Victor Hugo, des auteurs essentiels et dont il est important d’avoir lu les pièces ne serait-ce que pour sa culture générale. Mais pour éveiller la curiosité à la langue française chez ces jeunes gens qui lisent de moins en moins, leur faire découvrir DCEDC ou Garulfo serait une riche idée (s'il y en a au ministère de l'éducation qui lisent ces lignes, ils savent ce qu'ils ont à faire). Pour ce qui est de Garulfo, on s’amuse à repérer les jeux de mots, les rimes ou encore les références à des fables bien connues. Le tout dans une aventure trépidante et fun qui mélange récit initiatique, magie et combats de cape et d’épée. Personnellement ça ne me fait pas du tout penser à du Disney en raison d’un humour souvent noir il faut bien le dire. A noter que Garulfo est découpé en 2 cycles, le premier étant de loin le meilleur selon moi car c’est de celui-ci que ressort le mieux la critique sur le comportement humain alors que le deuxième cycle prend une tournure « conte de fées » avec un mièvre happy end. D’où le fait que je ne fasse pas grimper la note à 4 étoiles. En ce qui concerne le dessin, s’il n’est pas foncièrement décevant, il ne m’a pas non plus époustouflé. Je le trouve trop crayonné, beaucoup trop même, un ancrage plus « fourni » lui fait cruellement défaut même si les albums s’améliorent au fur et à mesure. Le lettrage n’est pas terrible non plus et j’ai eu bien du mal parfois à lire dans les bulles. Je conseille l’achat pour l’intégrale histoire de ne pas casser le rythme de la lecture ou bien l’intégrale du premier cycle si cela existe pour ne garder que le meilleur.

02/12/2013 (modifier)
Par DamBDfan
Note: 5/5

Tout simplement magnifique!! Je viens de m'enfiler l'intégrale complète et je n'ai qu'une envie, la relire. Cette série est digne des meilleurs contes de Walt Disney, me rappelant parfois celui de Pinocchio. C'est intelligent, original, poétique avec une morale réaliste et bien décrite par le scénariste. Les personnages sont géniaux et attachants : Garulfo en tête mais aussi la princesse, l'ogre, Romuald, le lutin, Noémie, et bien d'autres. Il y a naturellement beaucoup d'humour mais aussi de l'action et de très beaux moments d'émotion, notamment entre la princesse Héphylie et l'ogre. Les auteurs ont vraiment mis la barre très haut et je ne peux que les féliciter. J'encourage fortement les bédéphiles à découvrir cette collection.

18/07/2013 (modifier)
Par zébu
Note: 5/5 Coups de coeur expiré

L'histoire d'une grenouille qui en a marre de sa condition de batracien et rève de se hisser au sommet de la chaine alimentaire en devenant un homme. Grâce à une sorcière son rêve va devenir réalité, elle va échanger son corps avec celui d'un prince hautain et imbu de sa personne. Hélas elle va vite déchanter en découvrant la vraie nature humaine ; quant au prince il apprendra des mots qui lui sont jusqu'alors inconnus comme amitié ou modestie. Voilà donc une série qui n'a rien à envier à De Cape et de Crocs ; un phrasé recherché et poétique ; des clins d'oeil à différentes oeuvres littéraires ; un univers envoutant peuplé de chevaliers, de princesse, d'ogre, de sorcière, de dragon, bref tout l'archétype d'un monde moyenageux fabuleux ; de l'humour à tout va ; de superbes dessins aux traits ultra fins avec des couleurs harmonieuses mais surtout un scénario captivant du début à la fin. Bref un must en la matière pour ce conte exceptionnel qui ravira les petits comme les grands.

07/04/2013 (modifier)
Par js
Note: 5/5 Coups de coeur expiré

Mettons, grosso modo, que Candide ne fût pas un homme mais un batracien, que son histoire ne fût pas écrite par Voltaire mais Perrault et que la notion de manichéisme dans les contes soit plus complexe à saisir pour les enfants. Vous l'aurez compris, Garulfo est un conte intelligent où les auteurs ont pioché dans divers récits existants (je vous laisse les découvrir) pour mettre sur pied une histoire incroyable. Une grenouille qui devient prince, un prince qui devient grenouille ; une sorcière capricieuse, une princesse aux lèvres convoitées, des chevaliers, des rois et des reines, des paysans, des dragons, des châteaux.... Oui c'est un vrai conte dans lequel nous allons croiser une multitude de personnages et où chacun aura un rôle bien précis, parfois inattendu ! Les deux premiers tomes sont exquis. Ayroles nous prouve ici son talent sans faille pour les belles phrases, les belles rimes, les belles proses...et les belles blagues ! Les tomes suivants perdent un peu de leur superbe au niveau de la syntaxe mais le niveau reste plus que correct, les réflexions toujours intéressantes, la répartie des personnages exceptionnelle et l'humour omniprésent. Le dessin est également une réussite et rend bien le côté médiéval de l'histoire. Un trait expressif et fin. Des personnages aux bouilles géniales, des décors bien rendus et des couleurs qui agrémentent à merveille ce chef d’œuvre du 9ème Art. L'ensemble met bien le lecteur dans cette ambiance de conte au final burlesque, loufoque mais qui suit toujours un fil conducteur bien précis et qui montre que les apparences sont très souvent trompeuses ! Garulfo : une série culte pour son scénario excellent, son dessin maitrisé, ses couleurs judicieuses ! Que de poésie, que de répartie, que d'humour et que de plaisir !

11/01/2012 (modifier)
Par gruizzli
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
L'avatar du posteur gruizzli

Allez, je mets le coup de coeur pour cette série qui est quand même encore dans mon cœur et pour longtemps. D'abord, je dois dire que c'est grâce à ce site que je me suis lancé dans cet achat, connaissant Ayrolles par son autre série phare : De capes et de crocs. Je suis donc parti avec un avis positif et j'ai acheté les yeux fermés les 6 tomes. Un achat que je ne regrette vraiment pas ! Garulfo, c'est un conte moderne qui est à la hauteur de ces prédécesseurs ! Ici, pas de gentillesse tout mignonne tout au long de l'histoire ! On a des gens pas sympa du tout, et parfois c'est cruel (rassurez-vous, c'est vraiment peu souvent). Mais comme la plupart des contes, ça se finit bien, on a une (des) morale(s) bien distillées dans le tout, et une histoire qui tient parfaitement la route ! Ensuite, je viens au gros point fort de l'histoire : l’humour ! Car ici, l'humour est omniprésent, aussi bien dans les mimiques, dans les attitudes, les parodies de contes célèbres, les dialogues... On a vraiment une œuvre parfaite dirais-je. Il ne manque vraiment rien. Pour le dessin, rien à souligner, il est parfaitement en accord avec l'histoire, sans être extrêmement détaillé mais tout de même très beau. Bref, une parfaite symbiose. En conclusion, une excellente BD, qui trône parfaitement dans n'importe quelle bibliothèque, et qui mérite parfaitement ses louanges. Et un coup de cœur pour moi même si ça fait un moment maintenant.

24/11/2011 (modifier)