Peter Pan

Note: 4.16/5
(4.16/5 pour 105 avis)

Angoulême 1992 : Alph-Art du public Adaptation de la célèbre histoire par Loisel, dans un style un peu plus adulte.


1872 - 1899 : de la IIIe république à la fin du XIXe siècle Angoulême : récapitulatif des séries primées Auteurs complets Best of 1990-1999 Contes funèbres D'un monde à l'autre Ere Victorienne Fées et féérie Iles Britanniques Jack l'Eventreur Les Roux ! Londres On en parle... Peter Pan Sirènes Vents d'Ouest

L'histoire commence à Londres, en 1887. Et ce n'est pas la joie, c'est le moins que l'on puisse dire. La ville est très pauvre, c'est l'hiver, la vie est rude, particulièrement pour les enfants. Ils sont maltraités par les "horribles adultes qui ne pensent qu'au sexe et à la débauche". Peter, lui, a de la chance, il a une mère, pas comme la plu part de ces copains qui sont orphelins, et du coup très jaloux. De la chance? En fait pas vraiment, elle est alcoolique, le bat, et finit par le mettre dehors... bien sûr il se passe bien de divulguer ce petit détail à ses amis. Heureusement son vieille ami, Mr Kundal, veille sur lui, le nourrit, et lui confit un livre de mythologie qui ouvre à Peter la porte des rêves. Ce livre avait appartenu au père de Peter il y a bien longtemps, il est donc normal qu'il lui revienne. Peu après être entré en possession de ce livre, il rencontre par magie la fée Clochette, qui a grand besoin de lui dans son monde. De méchants pirates menacent leur pays et leur trésor. Elle a été envoyée pour chercher de l'aide dans le monde de Peter... Peter décide de la suivre, lui qui a toujours rêvé d'aventure! Ca commence bien mal pourtant. Peter est dés son arrivé capturé par les pirates, qui veulent en faire l'un des leurs. Quels malheur pour le fées qui avez misé tous leur espoirs sur lui. Ah si seulement la fée Potelette n'avait pas révélé l’existence du trésor au capitaine des pirates, dont elle est amoureuse! Les fées et leurs amis, les Satyres, les Centaures, les Elfes, les gnomes et les Korrigans, vont tout faire pour récupérer Peter. Mais la tache s'annonce difficile. En effet Peter a un comportement très infantile et décevant, et préfère devenir pirate plutôt que d'aider les habitants de ce monde condamné. Car ce monde est condamné si le trésor est découvert par les pirates. Il ne faut pas oublier qu'il s'agit d'un monde imaginaire, vivant des rêves des autres... sans trésor, plus de rêve, et sans rêve, plus de vie. Pourtant les choses semble s'arranger quand Peter se range enfin à leur coté et devient leur chef... Le gamin a une très bonne idée pour débarrasser l'île des méchants pirates: fabriquer un faux trésor de toutes pièces, à partir de vieux coffres du lagon des sirènes... et s'arranger pour que le capitaine tombe dessus et s'en aille avec... Mais le plan ne sa passe pas vraiment comme prévu, les pirates surprennent nos amis en pleine action, et l'ami de Peter, Pan, est gravement blessé. La situation parait désespérée... non seulement les pirates sont toujours là, mais Pan est mourrant... que faire maintenant?

Scénariste
Dessinateur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution Novembre 1990
Statut histoire Série terminée 6 tomes parus
Couverture de la série Peter Pan
Les notes (105)
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11/05/2001 | Alix
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L'avatar du posteur Noirdésir

La version de Disney – que tout le monde a sans doute en tête (et qui n’est clairement pas la pire adaptation réalisée par ces studios) a été en grande partie recouverte dans mon esprit après que j'aie eu l'occasion de lire cette série de Loisel, au fur et à mesure de la sortie des albums, il y a maintenant pas mal de temps. On a là une version un peu plus « adulte », en tout cas une belle réussite. J’ai bien aimé cette histoire, dans laquelle certains aspects plutôt « gentils », à la limite parfois de la mièvrerie (mais sans jamais l’atteindre) sont contrebalancés par d’autres plus durs (tous les passages sordides dans le Londres de Jack l’Eventreur, les relations entre Peter et sa mère, la mort de Rose, etc.). Le personnage du capitaine des pirates – et ses échanges avec Mouche ou ses relations avec le crocodile ajoutent une touche d’humour : c’est un faux dur assez réussi. Je regrette juste quelques longueurs, quelques passages inutiles ou trop dilués, entre les gamins et les nouveaux amis de Peter sur l’île. Loisel aurait sans doute gagné à raccourcir d’un tome l’ensemble. Quant au dessin de Loisel, il est lui aussi réussi, avec une colorisation un peu datée (proche de celle de La Quête de l'Oiseau du Temps. C’est une série que j’ai plaisir à relire.

13/07/2018 (modifier)
Par zébu
Note: 4/5 Coups de coeur expiré

Loisel reprend à son compte le très célèbre Peter Pan, mais il signe ici une oeuvre noire à souhait au ton vraisemblablement très adulte qui dépeint tous les travers de l'humanité. A la lecture des premières pages on ressent comme une sorte de choc devant autant de personnages sordides et vulgaires, cela sonne comme un contre pied total mais rudement bien trouvé car dans l'inconscient des gens Peter Pan reste ce gentil garçon qui combat les méchants pirates avec sa gentille fée clochette. C'est clair qu'on est à des années lumière de la version édulcorée pour enfants de Walt Disney, d'ailleurs on peut dire que ce sont des histoires complètement différentes puisque l'auteur nous dépeint ici les origines de ce héros bien connu de tous : Qui était-il avant de venir sur l'île aux pirates ? D'où lui vient ce surnom de Peter Pan ? Qui sont les enfants perdus et le capitaine Crochet ? et bien d'autres questions encore. L'histoire est tellement bien écrite qu'elle en devient vite envoûtante au point que l'on veut lire l'ensemble d'une traite ; de plus le rendu visuel est lui aussi d'une excellente qualité. Il demeure juste, pour ma part, un petit bémol en ce qui concerne la fin que je trouve un poil décevante, mais au vu des événements et toujours pour rester dans ce thème de "l'avant Walt Disney" elle sonne presque comme une évidence. Bref, voilà une série d'une très bonne qualité autant scénaristique que visuelle et qui reste pour moi une des meilleures de Loisel.

31/08/2014 (modifier)
Par sloane
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
L'avatar du posteur sloane

Voilà donc de la BD pour adultes dont la lecture n'a rien de réjouissant, disons même qu'elle est franchement déprimante. Ceci dit les BD ne sont pas forcément toutes faites pour nous faire marrer. Ici Loisel, dont le dessin et les couleurs sont juste impeccables, ne fait pas dans la dentelle puisqu'il convoque pratiquement tous les travers de l'âme humaine. Aussi bien dans le Londres qu'il décrit que sur l'île, les personnages se débattent entre veulerie, trahison, mensonge, leur but étant d'asservir l'autre. Peter veut être le chef, Clochette, ah Clochette!, ne pense qu'à son bonheur, etc , etc.. Si l'on y regarde de plus près le seul bon de l'histoire c'est ce brave Mr Kundal et à mon sens dans une moindre mesure le Capitaine Crochet, même s'il est rattrapé par ses vieux démons à la recherche d'un trésor. Walt Disney à côté c'est de la gnognotte! Ici c'est violent, voire nauséeux par certains aspects. Alors pour cet ancrage dans une réalité dérangeante mais hélas reflet du monde de l'époque et au combien actuel, je conseille vivement la lecture de cette série qui se doit de figurer sur vos rayonnages.

30/08/2014 (modifier)
Par Thobias
Note: 4/5

Que du bon même si je préfère la quête de L'oiseau du temps. Le premier tome d'un réalisme particulièrement cruel est des plus marquants (prostitution, alcoolisme et pédophilie). L'invention du personnage de Pan, qui permet d'expliquer le nom de Peter Pan, est une très bonne idée.C'était vraiment original de faire le lien entre Peter Pan et Jack l'éventreur. C'est sans conteste la meilleure version de l'histoire de Peter Pan et elle se démarque par une violence assez inouïe, alors qu'on pouvait s'attendre à une sorte de conte de fée. On est bien loin de Walt Disney et c'est tant mieux.

22/05/2014 (modifier)
L'avatar du posteur Agecanonix

Pour cette série, je vais encore contre les avis favorables ; bien qu'à ce jour, il y ait quand même 12 avis moyens et 7 avis négatifs, mais je n'irai pas jusque là. Ce récit qui s'inspire librement du conte de J.M. Barrie, démolit l'image lisse et disneyenne qu'on a de cette histoire ; l'idée est plutôt bonne, car je n'ai jamais trop apprécié ce conte dans sa forme classique, même le dessin animé n'était pas parmi mes préférés de Disney, je le trouvais assez mièvre. Tous les personnages vus chez Disney sont présents auxquels s'ajoute une optique résolument tournée vers l'émotion et une dose de cruauté, le tout ancré dans le Londres victorien plutôt crasseux et miséreux, où vit une faune interlope. C'est même un peu gore dans le tome 2. Le trait de Loisel est volontairement grossier mais ultra maîtrisé, il transcende littéralement ce conte qui n'est pas pour les petits enfants. Au final, cette lecture m'a un peu laissé dubitatif ; j'avais tellement entendu jaser sur le traitement et le dessin de cette série considérée par beaucoup comme un chef-d'oeuvre, que en fin de compte, j'ai pas trouvé le résultat global si exceptionnel. L'univers fantastique qui y est développé ne me convient pas tellement, et 6 tomes c'est un peu long, cette histoire pouvait se réduire à 3, il y a des passages inutiles. Pour moi, c'est simplement une Bd tout juste intéressante mais un peu trop sombre, pessimiste, déprimante, qui ne mérite pas toutes ces éloges, un petit 3/5 suffira. C'est dommage, car le choix de revisiter le conte originel était excellent.

07/02/2014 (modifier)
L'avatar du posteur Le Grand A

J’aime les œuvres qui donnent du grain à moudre au lecteur même après avoir refermé le dernier tome, il n’y a qu’à voir la longueur des avis pour se rendre compte à quel point le Peter Pan de Loisel passionne les foules. Et il y a tellement à dire sur cette série que ça me donne le tournis, je vais donc faire court (faut dire aussi que je n’ai pu vraiment tous les détails en tête). Loisel dépoussière le conte et met un sacré coup de pied au cul à la version "Mickey parade" de Walt Disney et fait honneur à son créateur écossais J.M. Barrie. Un Peter Pan plus psychologique, adulte et sombre qu’aucune des précédentes adaptations, une lecture à plusieurs niveaux qui donne envie de replonger dans le pays du cauchemar imaginaire pour essayer de tout comprendre. L’impression qui ressort à la fin est d’avoir à faire à une œuvre maîtrisée par son auteur. Je n’ai pas du tout apprécié le dessin de Loisel dans La Quête de l'Oiseau du Temps mais avec le temps ce dernier s’est affiné et j’ai enfin pu découvrir le talent d’un auteur au sommet de son art. La couleur par contre n’est toujours pas au point. J’ai vu quelques planches en noir et blanc et je ne peux que conseiller la lecture dans ce format là où ça devient sublime pour le coup, ce qui est assez rare en ce qui me concerne car je suis un fervent défenseur de la couleur dans les BDs. Pour ceux qui ont de l’oseille je ne peux que chaudement recommander l’achat de la version intégrale grand format en noir et blanc avec la couverture en imitation de peau de croco, géniale! Comptez dans les 200e.

01/11/2013 (modifier)
Par Blue Boy
Note: 5/5
L'avatar du posteur Blue Boy

Si tout le monde connaît dans les grandes lignes l’histoire de Peter Pan, cet enfant qui refusait de grandir par haine du monde des adultes en s’inventant des mondes imaginaires, la version qu’en a tirée Loisel est plutôt trash, à des années lumières de la version de Walt Disney, malgré le dessin en apparence « juvénil » et ses personnages « mignons » (ou vilains dans le cas de Crochet), plus proches sans doute de la version de Barrie. Tout d’abord, le style graphique. Si le trait franco-belge très enlevé de Loisel est encore plus abouti que dans La Quête de l'Oiseau du Temps, c’est davantage au niveau de la mise en couleur, nettement plus agréable à l’œil, que les progrès se font sentir. Tout au long des six tomes de cette palpitante saga, l’auteur prend d’autres libertés assez pertinentes par rapport à la version originale, faisant de Peter un gosse des rues, ce qu’il n’est pas dans le récit de J.M. Barrie. En situant le contexte dans un quartier pauvre où règne prostitution et alcoolisme, Loisel impose d’emblée une dimension sociale. Par ailleurs, il représente à plusieurs reprises un Jack l’Eventreur furtif, rasant les murs dans le quartier de Whitechapel où le célèbre tueur en série avait sévi en 1888. A la différence que ce dernier est un personnage bien réel. Enfin, je ne suis pas sûr que le personnage du jeune satyre, Pan, qui fournit l’explication au nom de « Peter Pan », existe dans le roman (que je n’ai pas lu mais je compte sur les lecteurs qui l’ont fait pour me démentir si besoin), mais je trouve que ces éléments apportent une force supplémentaire à l’histoire. Pour le reste, les thèmes abordés sont profonds voire étonnamment sombres pour une BD sous des dehors divertissants. Surtout ne pas se fier aux apparences. Peter paraît gai et insouciant, mais avec ses zones d’ombre liées à son rapport conflictuel avec sa mère alcoolique, justifiant sa volonté pugnace d’échapper au monde des adultes. La mort y est omniprésente, notamment à travers le crocodile « au réveil-matin » (tic-tac, tic-tac…), de même que la folie, et parfois même le sang gicle… Très clairement, il ne s’agit pas d’une BD pour enfants, mais bien d’une BD sur l’enfance. L’auteur reprend les thèmes principaux du livre original, mais en les actualisant, en renforçant l’aspect horrifique de certaines scènes et en y accentuant la cruauté de Peter. Car ce dernier, au fil du récit, apparaît de moins en moins attachant et toujours plus égocentrique, voire tyrannique. Pour lui, la seule manière de rester dans l’enfance est d’oublier toute notion de bien ou de mal (c’est sans doute aussi cela l’innocence), de s’enfermer dans un monde imaginaire jusqu’à un stade quasi autistique. Loisel rend visible cette métamorphose, car son héros, au fur et à mesure qu’il prend de l’assurance et se redresse, adopte un regard aussi béat que dépourvu d’émotion. Peter semble devenu aussi inhumain que les chimères qu’il s’invente, [SPOILER] au point de provoquer indirectement la mort de Rose (sous l’influence de Clochette, dévorée par la jalousie), sans exprimer réellement de remords [FIN DU SPOILER]. Certes, la métaphore du petit bonbon dans la boîte, conseil du Dr. Kundal au jeune « fabulateur » pour mettre son âme d’enfant à l’abri du « grand gourmand » (le temps), touchera certainement une corde sensible en chacun d’entre nous. Mais nuancée par une question qui s’impose avec force une fois refermée la dernière page : Opposés l’un à l’autre, la mémoire (propre à l’âge adulte tant abhorré par Peter) et l’oubli (propre à l’enfance) ne sont en fait que les deux faces d’une même pièce. Si la première mène à la folie quand elle est poussée à l’extrême, alors il en va de même pour le second. L’oubli, symbolisé par un Jack l’Eventreur amnésique et hagard, avachi sur son lit d’hôpital et totalement inconscient de ses actes criminels, sorte de double maudit de l’ « innocent » Peter. Le dernier tome est sans doute le plus impressionnant, avec un rebondissement terrible auquel on ne s’attend pas et ce baissé de rideau sombre, concluant magistralement l’histoire. Ainsi, c’est après avoir terminé cette excellente série et en y repensant que j’ai réalisé que j’avais affaire ici à un chef d’œuvre d’une grande richesse. Pour moi, cela place définitivement Loisel au rang de maître du neuvième art. Et il ne suffit pas d’adapter un classique pour en faire quelque chose de génial, ça se saurait. En deux mots, l’auteur s’est ici approprié de façon ingénieuse l’œuvre originale

01/08/2013 (modifier)
Par jul
Note: 5/5 Coups de coeur expiré

Par quels mots commencer une critique d'une œuvre qui m'a autant marqué (comme beaucoup). Loisel étant un de mes 5 auteurs préférés et donc un des meilleurs auteurs de bd tous styles et toutes époques confondus. C'est une libre interprétation du mythe mais avec une bonne dose de violence en plus, psychologique et visuelle. Peter Pan est un gamin seul et malheureux des rues de Londres (mère alcoolique violente, environnement sombre et agressif...) qui s'évade littéralement dans ses rêves. A la différence du roman original (et du dessin animé de Walt Disney) le monde imaginaire n'est pas épargné par la violence. En particulier le territoire de "l'opikanoba". Cet album comporte quelques cases très gores (mais magnifiques) à la couleur directe. C'est superbe. Mon album préféré avec le 1er tome. Et puis les sirènes et autres fées sont assez particulières, typiques de Loisel. Des petits corps (ou pas) mais avec des formes très généreuses et de gros tétons. Ce qu'il y a de fort avec Loisel c'est qu'il arrive à rendre ce côté trivial, cru et paillard en totale osmose avec la féerie du monde de l'enfance. C'est assez osé mais c'est entré dans la culture populaire de la bande dessinée. La marque des grands. Les 3 premiers tomes sont mes albums préférés. Les autres se contentant à mon sens de "finir l'histoire", bien que restant de très grande qualité, ils n'ont pas la puissance des 3 premiers. Que dire de plus... j'ai lu dans certains commentaires que le dessin de Loisel est gras. Je suis totalement en désaccord avec ça. Gras peut-être mais son dessin (encrage + couleurs) c'est au contraire l'alliance parfaite entre la qualité graphique, la vivacité, la chaleur et une certaine générosité. C'est nerveux, agréable à l’œil, "Walt Disneyien" et en même temps sachant refléter une ambiance lourde, humide (la forêt), enfumée (la taverne) ou brumeuse (les plaines de l'opikanoba). Je suis tombé par hasard sur la page 58 du tome 3: tempête. Peter revient voir sa mère à Londres. C'est sublime. Je conseille également en option le magnifique ouvrage et story board sur la confection du tome 1. C'est passionnant tous ces crayonnés et petites annotations sur le côté. Un livre vraiment indispensable pour tout fan de Loisel.

11/05/2013 (modifier)
Par Yannis
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
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Sans doute la meilleure série de Loisel (pour moi). La plongée dans un Londres sale et agressif n'est pas sans rappeler Oliver Twist. Loisel joue bien des références et chaque personnage se construit au fil des albums et rend cette oeuvre profondément intéressante. Le dessin n'est pas en reste et en terme de détails et de couleurs, je le trouve approprié limite parfait. Une oeuvre à découvrir et à relire afin d'en apprécier toutes les subtilités.

15/04/2013 (modifier)
Par bab
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
L'avatar du posteur bab

Que dire de cette bd qui avec La Quête de l'Oiseau du Temps a rangé Loisel dans la catégorie des grands de la bd ? C’est brillant tellement c’est sombre ! Voilà un Peter Pan qui dénote franchement du Pan de Walt Disney. La vie ne l’a pas épargnée, et quand Clochette l’emmène avec lui, ce n’est pas beaucoup plus joli. On a ici une adaptation de l’histoire bien ancrée dans son temps, avec des aventures qui se déroulent dans un monde sans concession ou la loi du plus fort et du plus malin prime. Et dans la fourberie, Clochette n’est pas en reste. Mais le tout est d’une justesse imparable et Disney est vite oublié pour se plonger dans ce Londres glauque et sombre et suivre un Peter Pan tourmenté. Au dessin, on retrouve la patte du maître, de la féminité callipyge, des visages aux couteaux. C’est beau… A lire absolument.

06/03/2013 (modifier)