J'ai lu la dernière éditon, celui avec 15 albums, et j'ai bien aimé jusqu'au tome 9. Après, je trouve les histoires ennuyeuses. Les dessins de Jijé et Paape vont bien avec les histoires et donnent un coté réaliste sympathique. Le suspense est souvent bien mené, surtout celui de la maison hantée qui est un petit chef d'oeuvre de la bd. Tout y est : personnage mystérieux, suspense qui nous tient en haleine et dessin superbe. Ce n'est pas le cas des derniers albums que je trouve mauvais.
Follet n'est pas fait pour cette série avec un dessin trop réaliste, la trilogie avec le p'tit gars (J'me souviens plus du nom) qui devient champions de course n'a rien avoir avec du suspense et le 'pêché de jeunesse' de Paape porte bien son nom.
Mon propos paraîtra paradoxal :
J'adore "Arq" : le dessin est très déroutant, je ne le trouve pas beau MAIS l'agencement des vignettes et des planches est GENIAL.
Le scénario est un des plus incroyables que je connaisse et contrairement à beaucoup de scénaristes pourtant talentueux, Andreas sait parfaitement où il va. J'en veux pour preuve les "glyphes abscons" (je cite De Cape et de Crocs) qui balafrent les deuxième et troisième de couvertures, ce même alphabet est repris par les Démites qui apparaissent au tome 1 et sera décodé au tome 9 ! Tout était déjà pensé.
Plusieurs histoires sont imbriquées, un peu difficiles à suivre mais elles montrent aussi l'étendue de la maîtrise de l'auteur.
Les couleurs sont ternes au début, mais c'est voulu, elles correspondent à un état du monde d'Arq et elles changent par la suite.
Regardez bien la fin du tome 6, dernière page : en milieu de planche, on observe la transition entre les deux styles graphiques, celui du premier cycle et celui du deuxième.
Pour cette série, soyez attentifs aux signes : rien n'est laissé au hasard. Mais tout est tellement hors normes, original et hermétique que je peux difficilement en conseiller l'achat. Essayez en bibliothèque mais essayez vraiment.
Les Stryges : un univers, trois séries, un chant, trois saisons.
Il faudra de la patience pour arriver jusqu'au bout mais pour l'instant, je trouve que l'on a une série très bien menée. Les êtres mystérieux dont il est question agissent dans l'ombre, on ignore l'étendue de leurs pouvoirs, mais ils font trembler les fondations de l'humanité.
Les personnages principaux : l'ombre Debrah et l'ex bodyguard Kévin "Costner" Nivek (clin d'oeil rigolo) font la paire et avancent tant bien que mal dans cet univers de faux semblants et de vrais mystères. Les coloristes changent régulièrement, ce qui est un peu déroutant mais original d'un point de vue artistique.
A lire, pour l'ambiance...
Une bonne série qui est malheureusement tombée dans l'oubli. C'est rempli d'humour, d'émotion et de réflexion sur la nature de l'homme.
Martin est un marginal, un poète, un rêveur... Il voudrait bien vivre éloigné de la stupidité, la cupidité et l'égoïsme de l'homme. C'est vraiment un héros comme on n'en fait plus ! Le dessin va à merveille avec le récit, sauf dans les derniers albums qui ont un trait trop réaliste pour la série. En plus, c'est moche. Beurk !
Enfant, j'aimais bien le dessin animé et je voulu enfin voir à quoi ressemblait la BD. Surprise, c'est beaucoup plus sombre que le DA.
Les six premiers tomes en tous cas. Certains passages sont à couper le souffle comme la scène finale du méchant dans le tome 3 ! Ce n'est pas le genre de truc que je mettrais dans une histoire pour enfants, mais est-ce bien pour enfants ? Le dessin est très sympathique.
Malheureusement, les auteurs ont changé à partir du tome 7 et on a eu droit à deux tomes d'histoires courtes insipides et à deux autres d'histoire longues sans aucun intérêt.
Je vais rejoindre beaucoup d'internautes mais je trouve que cette série regorge de bonnes idées. Je l'ai relue de nombreuses fois en très peu de temps ce qui est un signe.
Le dessin est de toute évidence assisté par ordinateur : on aime ou pas, ici, je trouve que ça passe.
Ce qui me plaît par dessus tout, c'est le scénar : les années 2050 sont très bien imaginées, on sent que Duval sait de quoi il parle, tout est dans les détails.
On nous propose ici de la science-fiction qui n'a rien de tape à l'oeil, c'est crédible sans être banal, c'est divertissant sans être vulgaire, c'est intelligent sans être pédant.
Je recommande à ceux qui le peuvent encore de se procurer les premières éditions de certains tomes : on y trouve des carnets de croquis et des explications supplémentaires sur l'univers. Histoire d'achever de vous convaincre que le scénariste maîtrise parfaitement son univers.
Chapeau bas les gars !
C'est le troisième ouvrage de BD qui sort cette année sur le sujet après L'Anneau des Nibelungen de Sébastien Ferran et Le Crépuscule des Dieux de Jarry et Djief.
Cette nouvelle adaptation, que l'on sent un peu plus libre que les précédentes, offre une vision personnelle mais très forte de l'histoire de ce héros du nord.
Graphiquement, le style de Alice est reconnaissable pour ceux qui ont lu le Troisième Testament. La particularité ici étant que l'on observera plus de décors naturels que d'architectures gothiques.
Cette édition en avant-première nous fait bénéficier de quelques tuyaux de l'auteur : il nous parle de ses sources littéraires (Tolkien, R. E. Howard...), picturales (Friedrich...), cinématographiques (J. Henson pour Dark Crystal, J. Boorman pour Excalibur, F. Lang pour ses Niebelungen et même Disney...) et forcément musicales avec la Tétralogie de Wagner par où tout commence.
Du travail d'orfèvre !
Cette série (que j'ai découverte enthousiasmé en prépublication dans le journal de Spirou) aurait été culte si l'auteur avait bouclé les aventures de notre amnésique tatoué à son XIIIe album. Malheureusement, les impératifs commerciaux ne sont pas compatibles avec ceux de la cohérence scénaristique. Alors XIII continue à cavaler un peu partout, toujours aussi fort, mais la série elle a faibli. Dommage !
Je m'étonnais de ne pas trouver cette série sur ce site alors qu'elle en est déjà à son 12e album et que c'est pour moi la série la plus aboutie d'André Taymans.
Même si les histoires de Caroline Baldwin sont parfois conventionnelles, le personnage principal de cette série est intéressant car l'évolution en parallèle de ses enquêtes et de ses problèmes privés est bien menée.
Le dessin me plaît : il est globalement maîtrisé, tant du point de vue de l'expression des personnages que des décors (qui font parfois penser au style de Cosey). De plus la colorisation est pertinente et agréable.
C'est donc une série "classique" que j'apprécie beaucoup et que je relis volontiers de temps à autre.
Je conseille de lire le 1er album et si celui-ci vous inspire de poursuivre la découverte de cette série de qualité mais trop méconnue.
Le titre de cette bd me fait furieusement penser au film de Sergio Léone « Il était une fois en Amérique ». La comparaison ne s’arrête pas là puisque ce long métrage et la série abordent tous les deux une des périodes sombres de l’histoire du pays concerné.
En effet, « Il était une fois en France » raconte le destin de Joseph Joanovici, un immigré juif roumain qui bâtit sa fortune avant et pendant la seconde guerre mondiale.
J’avais beaucoup de méfiance avant de me lancer dans ce premier tome car les précédentes séries de Fabien Nury m’avaient assez déçu dans l’ensemble (Je suis légion et W.E.S.T) et parce qu’un tel titre me paraissait arrogant. Ce fut le contraire !
J’ai été littéralement captivé par cette histoire inspirée par ce personnage réel, je dis bien « inspirée » parce que les auteurs attirent l’attention des lecteurs sur des passages de fiction dans la préface du livre.
Je ne le cache pas : j’aime les récits historiques surtout quand un conteur a le talent de rendre attachants les personnages qui ont réellement vécu qu’ils soient héros ou criminels voire même les deux à la fois. J’aime l’histoire aussi quand un récit met en scène un personnage qui a eu une vie cahoteuse et qui a beaucoup marqué son époque.
Tout cela, je les retrouve dans « Il était une fois en France » !
Certes, la bd, même si elle a eu le don de me captiver du début à la fin, possède quelques défauts dont le principal est de compliquer un peu le récit en permutant/narrant plusieurs périodes de la vie de Joseph Joanovici. Le tout donne une histoire assez dense qu’il faut absolument s’accrocher.
Le dessin de « Il était une fois en France » a été confié à Sylvain Vallée, un auteur qui a repris la série Gil St André. J’apprécie beaucoup sa représentation de ses personnages dont le lecteur peut facilement les différencier d’un coup d’œil. Ses cadrages ne sont jamais très spectaculaires mais ils ont l’avantage de faciliter la compréhension des scènes. Sa mise en page est correcte.
« Il était une fois en France » est une bd qui est bien partie pour être une série historique captivante et intéressante. Elle met en page des personnages réels qui semblent avoir eu des destins riches, qui ont marqué leur temps par leurs bonnes actions et aussi par leurs coups bas (surtout pendant l’occupation !). Une série à suivre absolument pour tous ceux qui apprécient l’histoire de France d’autant plus que le récit est assez touchant !
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Jean Valhardi
J'ai lu la dernière éditon, celui avec 15 albums, et j'ai bien aimé jusqu'au tome 9. Après, je trouve les histoires ennuyeuses. Les dessins de Jijé et Paape vont bien avec les histoires et donnent un coté réaliste sympathique. Le suspense est souvent bien mené, surtout celui de la maison hantée qui est un petit chef d'oeuvre de la bd. Tout y est : personnage mystérieux, suspense qui nous tient en haleine et dessin superbe. Ce n'est pas le cas des derniers albums que je trouve mauvais. Follet n'est pas fait pour cette série avec un dessin trop réaliste, la trilogie avec le p'tit gars (J'me souviens plus du nom) qui devient champions de course n'a rien avoir avec du suspense et le 'pêché de jeunesse' de Paape porte bien son nom.
Arq
Mon propos paraîtra paradoxal : J'adore "Arq" : le dessin est très déroutant, je ne le trouve pas beau MAIS l'agencement des vignettes et des planches est GENIAL. Le scénario est un des plus incroyables que je connaisse et contrairement à beaucoup de scénaristes pourtant talentueux, Andreas sait parfaitement où il va. J'en veux pour preuve les "glyphes abscons" (je cite De Cape et de Crocs) qui balafrent les deuxième et troisième de couvertures, ce même alphabet est repris par les Démites qui apparaissent au tome 1 et sera décodé au tome 9 ! Tout était déjà pensé. Plusieurs histoires sont imbriquées, un peu difficiles à suivre mais elles montrent aussi l'étendue de la maîtrise de l'auteur. Les couleurs sont ternes au début, mais c'est voulu, elles correspondent à un état du monde d'Arq et elles changent par la suite. Regardez bien la fin du tome 6, dernière page : en milieu de planche, on observe la transition entre les deux styles graphiques, celui du premier cycle et celui du deuxième. Pour cette série, soyez attentifs aux signes : rien n'est laissé au hasard. Mais tout est tellement hors normes, original et hermétique que je peux difficilement en conseiller l'achat. Essayez en bibliothèque mais essayez vraiment.
Le Chant des Stryges
Les Stryges : un univers, trois séries, un chant, trois saisons. Il faudra de la patience pour arriver jusqu'au bout mais pour l'instant, je trouve que l'on a une série très bien menée. Les êtres mystérieux dont il est question agissent dans l'ombre, on ignore l'étendue de leurs pouvoirs, mais ils font trembler les fondations de l'humanité. Les personnages principaux : l'ombre Debrah et l'ex bodyguard Kévin "Costner" Nivek (clin d'oeil rigolo) font la paire et avancent tant bien que mal dans cet univers de faux semblants et de vrais mystères. Les coloristes changent régulièrement, ce qui est un peu déroutant mais original d'un point de vue artistique. A lire, pour l'ambiance...
Martin Milan
Une bonne série qui est malheureusement tombée dans l'oubli. C'est rempli d'humour, d'émotion et de réflexion sur la nature de l'homme. Martin est un marginal, un poète, un rêveur... Il voudrait bien vivre éloigné de la stupidité, la cupidité et l'égoïsme de l'homme. C'est vraiment un héros comme on n'en fait plus ! Le dessin va à merveille avec le récit, sauf dans les derniers albums qui ont un trait trop réaliste pour la série. En plus, c'est moche. Beurk !
Billy the cat
Enfant, j'aimais bien le dessin animé et je voulu enfin voir à quoi ressemblait la BD. Surprise, c'est beaucoup plus sombre que le DA. Les six premiers tomes en tous cas. Certains passages sont à couper le souffle comme la scène finale du méchant dans le tome 3 ! Ce n'est pas le genre de truc que je mettrais dans une histoire pour enfants, mais est-ce bien pour enfants ? Le dessin est très sympathique. Malheureusement, les auteurs ont changé à partir du tome 7 et on a eu droit à deux tomes d'histoires courtes insipides et à deux autres d'histoire longues sans aucun intérêt.
Travis
Je vais rejoindre beaucoup d'internautes mais je trouve que cette série regorge de bonnes idées. Je l'ai relue de nombreuses fois en très peu de temps ce qui est un signe. Le dessin est de toute évidence assisté par ordinateur : on aime ou pas, ici, je trouve que ça passe. Ce qui me plaît par dessus tout, c'est le scénar : les années 2050 sont très bien imaginées, on sent que Duval sait de quoi il parle, tout est dans les détails. On nous propose ici de la science-fiction qui n'a rien de tape à l'oeil, c'est crédible sans être banal, c'est divertissant sans être vulgaire, c'est intelligent sans être pédant. Je recommande à ceux qui le peuvent encore de se procurer les premières éditions de certains tomes : on y trouve des carnets de croquis et des explications supplémentaires sur l'univers. Histoire d'achever de vous convaincre que le scénariste maîtrise parfaitement son univers. Chapeau bas les gars !
Siegfried
C'est le troisième ouvrage de BD qui sort cette année sur le sujet après L'Anneau des Nibelungen de Sébastien Ferran et Le Crépuscule des Dieux de Jarry et Djief. Cette nouvelle adaptation, que l'on sent un peu plus libre que les précédentes, offre une vision personnelle mais très forte de l'histoire de ce héros du nord. Graphiquement, le style de Alice est reconnaissable pour ceux qui ont lu le Troisième Testament. La particularité ici étant que l'on observera plus de décors naturels que d'architectures gothiques. Cette édition en avant-première nous fait bénéficier de quelques tuyaux de l'auteur : il nous parle de ses sources littéraires (Tolkien, R. E. Howard...), picturales (Friedrich...), cinématographiques (J. Henson pour Dark Crystal, J. Boorman pour Excalibur, F. Lang pour ses Niebelungen et même Disney...) et forcément musicales avec la Tétralogie de Wagner par où tout commence. Du travail d'orfèvre !
XIII
Cette série (que j'ai découverte enthousiasmé en prépublication dans le journal de Spirou) aurait été culte si l'auteur avait bouclé les aventures de notre amnésique tatoué à son XIIIe album. Malheureusement, les impératifs commerciaux ne sont pas compatibles avec ceux de la cohérence scénaristique. Alors XIII continue à cavaler un peu partout, toujours aussi fort, mais la série elle a faibli. Dommage !
Caroline Baldwin
Je m'étonnais de ne pas trouver cette série sur ce site alors qu'elle en est déjà à son 12e album et que c'est pour moi la série la plus aboutie d'André Taymans. Même si les histoires de Caroline Baldwin sont parfois conventionnelles, le personnage principal de cette série est intéressant car l'évolution en parallèle de ses enquêtes et de ses problèmes privés est bien menée. Le dessin me plaît : il est globalement maîtrisé, tant du point de vue de l'expression des personnages que des décors (qui font parfois penser au style de Cosey). De plus la colorisation est pertinente et agréable. C'est donc une série "classique" que j'apprécie beaucoup et que je relis volontiers de temps à autre. Je conseille de lire le 1er album et si celui-ci vous inspire de poursuivre la découverte de cette série de qualité mais trop méconnue.
Il était une fois en France
Le titre de cette bd me fait furieusement penser au film de Sergio Léone « Il était une fois en Amérique ». La comparaison ne s’arrête pas là puisque ce long métrage et la série abordent tous les deux une des périodes sombres de l’histoire du pays concerné. En effet, « Il était une fois en France » raconte le destin de Joseph Joanovici, un immigré juif roumain qui bâtit sa fortune avant et pendant la seconde guerre mondiale. J’avais beaucoup de méfiance avant de me lancer dans ce premier tome car les précédentes séries de Fabien Nury m’avaient assez déçu dans l’ensemble (Je suis légion et W.E.S.T) et parce qu’un tel titre me paraissait arrogant. Ce fut le contraire ! J’ai été littéralement captivé par cette histoire inspirée par ce personnage réel, je dis bien « inspirée » parce que les auteurs attirent l’attention des lecteurs sur des passages de fiction dans la préface du livre. Je ne le cache pas : j’aime les récits historiques surtout quand un conteur a le talent de rendre attachants les personnages qui ont réellement vécu qu’ils soient héros ou criminels voire même les deux à la fois. J’aime l’histoire aussi quand un récit met en scène un personnage qui a eu une vie cahoteuse et qui a beaucoup marqué son époque. Tout cela, je les retrouve dans « Il était une fois en France » ! Certes, la bd, même si elle a eu le don de me captiver du début à la fin, possède quelques défauts dont le principal est de compliquer un peu le récit en permutant/narrant plusieurs périodes de la vie de Joseph Joanovici. Le tout donne une histoire assez dense qu’il faut absolument s’accrocher. Le dessin de « Il était une fois en France » a été confié à Sylvain Vallée, un auteur qui a repris la série Gil St André. J’apprécie beaucoup sa représentation de ses personnages dont le lecteur peut facilement les différencier d’un coup d’œil. Ses cadrages ne sont jamais très spectaculaires mais ils ont l’avantage de faciliter la compréhension des scènes. Sa mise en page est correcte. « Il était une fois en France » est une bd qui est bien partie pour être une série historique captivante et intéressante. Elle met en page des personnages réels qui semblent avoir eu des destins riches, qui ont marqué leur temps par leurs bonnes actions et aussi par leurs coups bas (surtout pendant l’occupation !). Une série à suivre absolument pour tous ceux qui apprécient l’histoire de France d’autant plus que le récit est assez touchant !