L'Anneau des Nibelungen

Note: 2.67/5
(2.67/5 pour 3 avis)

Adaptation du célèbre opéra de Wagner.


Emmanuel Proust Éditions L'Anneau du Nibelung Mythologie

Abérich, le roi des Nibelungen, s'est emparé de l'Or du Rhin, dont il tire un anneau maléfique. Lequel Anneau pourrait bien précipiter le monde, décadent, dans le chaos. Pendant ce temps, Wotan, le Dieu des Dieux, dont l'autorité décroît peu à peu, charge une des Walkyries de veiller sur ses deux jumeaux dont le destin pourrait bien rencontrer ceux de l'Anneau... Mais ce n'est que le début...

Scénariste
Dessinateur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 15 Mars 2007
Statut histoire Série abandonnée (3 tomes prévus à l'origine) 2 tomes parus
Couverture de la série L'Anneau des Nibelungen
Les notes (3)
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23/03/2007 | Spooky
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Quel gâchis… Voila ce qui ressort de cet album après ma lecture. Reprendre cette mythologie était ambitieux mais tout à fait pertinent, mais le rendu est une très grosse déception à la hauteur de mes exigeants espoirs. D’abord le dessin, l’informatique montre ici ce qu’il y a de plus superficiel. Certes les formes sont rondes et certaines planches magnifiques (comme le Wallala par exemple) mais d’autres ne passent vraiment pas : la première scène avec les gardiennes de l’or du Rhin par exemple, c’est tout de même d’un esthétisme très relatif. Certains visages sont également trop pâteux. Peut être est-ce la colorisation, car la jolie dédicace en noir et blanc complètement dans le style féminin du récit au niveau de la générosité des formes forme une introduction agréable à l’album ! Le dessin brille et luit… Cette touche informatique me déplait au plus haut point et vient détruire le charme qui aurait pu exister avec les planches en noir et blanc. Bref suivant les planches c’est tout ou rien. Le scénario se veut aussi fidèle que possible pour ce premier opus, mais il peine à nous maintenir en haleine, les situations s’enchainent mal et les étapes de l’histoire manquent de fluidité, on s’attarde un peu trop sur certains passages alors qu’on aimerait en savoir un peu plus sur certaines transitions. Entre ceux qui sont trop benêts, les situations où les personnages paraissent trop naïfs, l’adaptation n’arrive pas à former un ensemble cohérent et prenant. En lisant j’avais l’impression que l’objectif de l’album était d’expliquer la mythologie pangermanique aux enfants. Et puis enfin voilà longtemps que ce premier tome est sorti, la trilogie serait tronquée ? Par curiosité j’attendrai la suite car le dessinateur est sympa et l’histoire mérite vraiment une série.

05/10/2009 (modifier)
Par nox
Note: 3/5

Je suis tombé tout à fait par hasard sur cet ouvrage. Le sujet m'a sauté aux yeux : enfin on s'attachait à reprendre le travail de Wagner de façon fidèle et savoureuse. Certes, les costumes des dieux d'Asgard font penser à ceux des chevaliers du zodiaque, les traits de certains personnages ont un aspect humoristique ou enfantin, mais l'ensemble est bien écrit, les couleurs sont agréables et le sujet est fidèlement rendu. Depuis la mise en image de Fritz Lang, il ne manquait que la couleur et un petit rajeunissement. Voilà qui est chose faite. Je crois que c'est une bonne occasion de faire connaissance avec les mythes germaniques. Je rajoute qu'on peut aussi s'intéresser au travail, deux mois après chez Soleil, de Djief et Jarry : Le Crépuscule des Dieux.

10/06/2007 (modifier)
Par Spooky
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
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Je ne connais pas le travail de Sébastien Ferran, mais je sens que je ne vais pas tarder à me procurer L'Odyssée, qu'il a aussi adaptée. Ici c'est donc le célèbre opéra de Richard Wagner qui nous est proposé, "librement". Un gros point commun entre ces deux mythes : ce sont des histoires où les dieux sont montrés presque comme des humains. Dans l'oeuvre d'Homère, les dieux se querellent comme dans une cour de récréation. Dans celle de Wagner, on voit notamment Wotan (Odin dans la tradition nordique) choisir d'abandonner ses deux enfants nés de l'union avec une mortelle, pour ne pas mettre en péril le couple compliqué qu'il forme avec Fricka (Frigg). Encore un qui a peur de sa mégère de bonne femme. Ne connaissant pas l'oeuvre de Wagner, je ne saurai juger la liberté d'adaptation que s'est permis Ferran. Je me concentrerai donc sur la BD telle quelle. Celle-ci est plutôt bien faite, l'histoire est assez bien racontée. Le récit est très intéressant, et se lit sans gros problème. Le dessin est plutôt agréable, même s'il est semi-réaliste finalement. Mais quoi de mieux pour une légende ? Je relèverai tout de même qu'il y a moins de soins apportés aux visages, féminins en particulier. C'est un peu dommage. Je vous recommande le doigt d'honneur d'Albérich à Wotan lorsque celui-ci vient lui réclamer l'Or du Rhin. Finalement elle est pas mal cette adaptation de légende rhénane. Allez, on lui met un 3,5/5.

23/03/2007 (modifier)