Et bien moi, je ne suis pas d'accord avec Ro. Je me suis carrément bien marré.
J'ai acheté la BD par hasard car j'ai vu l'auteur en dédicace, j'ai trouvé que ce qu'il faisait était vraiment bien, alors j'ai acheté... et je n'ai vraiment pas regretté.
Les dialogues sont frais et savoureux, le dessin tonique et certaines mimiques ou postures vous feront exploser de rire.
C'est juste un peu dommage que certaines blagues se soit perdues à la traduction... Mais bon, on ne peut pas non plus publier le BD en allemand, ça ne ferait pas sérieux !!
Je trouve décidément que Paquet est un vrai découvreur de talents, après Valp (Lock), Van Kummant et Van Eckartsberg (La chronique des immortels), Walter (Solas), voici un nouvel européen qui se lance dans la BD, et qui, je pense à les moyens d'aller loin...
Plus de quinze ans après, j'ai le loisir de parler de cette trilogie.
Elle a été pour moi un choc, une révélation, un culte.
Tout m'a semblé parfait :
1) les dessins : les traits des personnages, les couleurs parfaitement nuancées, une foule INCROYABLE de détails (après l'avoir lu dix fois, j'ai découvert encore d'autres créatures dans des coins de vignettes !), des cadrages cinématographiques à vous faire perdre la tête !
2) le scénario : on croit avoir affaire à un simple récit d'heroic fantasy ? Non, il y a plus que ça encore. Les vestiges d'un monde oublié tardent à disparaître et font encore trembler les fondations de ce monde fragile. Personnages savoureux, impressionnants, touchants, méchants, perdus, trompés...
UN grand moment de la BD, l'émotion est toujours là. Merci Chevalier, merci Ségur !
Un pur bijou esthétique !
J'ai rarement vu une telle maîtrise du noir et blanc, on dirait une gravure, certaines planches sont de véritables tableaux que l'on voudrait mettre dans son salon.
L'histoire est certes alambiquée comme l'ont fait remarquer certains lecteurs précédents, mais on y sent bien la touche de H. P. Lovecraft (créatures démesurées sorties du fond des âges et des confins de l'espace intersidéral...)
L'ensemble crée une ambiance onirique, cauchemardesque et en même temps sublime qui nous rappelle que la BD c'est vraiment un grand art.
J'ignore si la trilogie a été pensée en tant que telle dès le départ, mais elle reste parfaitement cohérente.
Je ne m’attendais pas franchement à autant me marrer. Je pensais tomber sur un truc pour ado pré-pubère en mal de baston et de gags niveau cour de récré. Et ça ressemble effectivement à ça mais c’est quand même très drôle !
Les gags racontent les bastons de Captain Biceps contre d’autres super héros ou supers méchants aux pouvoirs ridicules ou aux noms abracadabrants (ou les 2). De la parodie des vrais héros : les y man, ou le truc… aux héros purement fictifs du genre filleman (trop drôle), on passe en revue une très large panoplie de personnages. Ils ne font rien que d’embêter Captain Biceps mais celui-ci trouve toujours une astuce farfelue pour en venir à bout.
C’est répétitif mais c’est souvent bien trouvé et je me suis marré à la plupart des gags, un peu comme avec un épisode de beep-beep et le coyote. Donc évitez de vous enchaîner plusieurs albums à la suite, mais à petite dose, c’est tout bon !
Une excellente série d'aventure et parfois policière.
Le trait de Le Gall est envoûtant et excellent. Il reconstitue bien l'atmosphère qu'il veut créer. Les scénarios sont excellents, surtout les six premiers. C'est d'ailleurs ma période préférée avec ces personnages qui apparaissent et disparaissent au fil de l'intrigue (comme le pirate qui veut que Théodore écrive ses mémoires).
Novembre est un personnage étrange qui apporte du mystère à l'intrigue. Je le conseille à tous !
Eh bien, moi qui hésitais à me procurer cette série… C’est pas compliqué, j’y trouve tout ce que j’aime dans la bd, un dessin clair et détaillé, des belles couleurs, des bons cadrages, une histoire originale et compliquée avec un background fouillé. On est intrigué du début à la fin, sans temps morts, les flash-backs explicatifs sont biens distillés.
En 3 tomes les frères Peru ont réussi ce que certains n’arrivent pas à faire en plusieurs cycles ; divertir de façon intelligente.
En tout cas ça me donne foutrement envie de suivre leur nouvelle série.
Quand je commence une BD, je me fais toujours inconsciemment un préjugé sur le format et les premières impressions portées par le graphique.
Avec Black Hole, j'étais séduit et un peu intrigué. Je ne pensais pas supporter ce dessin très "années 50" sur toute la durée du récit.
Et pourtant, j'ai été accroché par l'histoire, mélange de glauque et d'optimisme. La psychologie des personnages est assez simple et leurs interactions aussi assez réduites. C'est parfois un peu proche de la caricature.
Mais on reste bien dans le caractère de l'adolescence, sans concession. La maladie mystérieuse est clairement une évocation du SIDA mais l'idée de se protéger pour éviter la propagation n'est pas évoquée. Elle aurait pu l'être et être refusée par les ados assez rétifs à la standardisation sociale...
Une bonne histoire dans laquelle il est facile de rentrer et qui m'a donc tenu accroché malgré les 300 pages sans trop de problème.
Tout a été très bien dit dans les critiques ci-dessous.
Pour moi, le graphisme a d'abord été repoussant. Des encres délavées pour la plupart, alternant avec des séquences crayonnées assez "sales". Puis j'ai trouvé que l'histoire gagnait à cette simplicité graphique apparente.
Les personnages sont repoussants et pourtant, on poursuit parce qu'on sent que quelque chose les attend. On finit même par s'attacher à eux. Gipi arrive à nous faire voir le côté positif de ces 3 vautours qui tournent et profitent de la guerre pour leur intérêt.
Une bien belle surprise pour moi. Je n'ai pas aimé dès la fin de ma première lecture mais, 2 ou 3 jours après, elle me tournait encore en tête et, aujourd'hui, je la recommande.
Blutch est un illustrateur majeur. Il nous offre ici une vision assez sordide de ses fantasmes, servie par un trait magistral et des couleurs de circonstance.
La grande maîtrise graphique est magnifiquement reliée aux impressions données par l'histoire. Sur le plan de la narration, c'est donc une réussite.
Petit point faible, selon moi, quelques scènes qui n'apportent pas grand-chose à part des allusions sexuelles qui n'ont pas besoin d'être faites tant le propos sur le sujet est assez clairement évoqué (et plus subtilement) dans le reste de l'histoire.
C'est un livre à lire, mais déconseillé aux novices en lecture de BD : j'ai testé auprès d'un échantillon de copains ; le style Blutch est difficile à aimer par ceux pour qui Loisel ou Bourgeon représentent encore le must de l'écriture graphique.
Un one-shot extrement bien mené par Tilieux ! Le dessin approche de la maturité qu'on retrouvera dans Gil Jourdan et le scénario est incroyable. Le suspense est insoutenable et il n'y a presque aucun temps mort. Sauf lorsque les policiers pousuivent Marc et son ami. C'est le défaut de l'album, les gags avec les policiers sont loins d'etre drôles et sont même navrants. Ça n'enlève pas à la qualité de l'oeuvre qui, même si c'est pas un chef d'oeuvre, nous fait passer un bon moment avec son ambiance de vieux film policier.
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Lizard Johnny
Et bien moi, je ne suis pas d'accord avec Ro. Je me suis carrément bien marré. J'ai acheté la BD par hasard car j'ai vu l'auteur en dédicace, j'ai trouvé que ce qu'il faisait était vraiment bien, alors j'ai acheté... et je n'ai vraiment pas regretté. Les dialogues sont frais et savoureux, le dessin tonique et certaines mimiques ou postures vous feront exploser de rire. C'est juste un peu dommage que certaines blagues se soit perdues à la traduction... Mais bon, on ne peut pas non plus publier le BD en allemand, ça ne ferait pas sérieux !! Je trouve décidément que Paquet est un vrai découvreur de talents, après Valp (Lock), Van Kummant et Van Eckartsberg (La chronique des immortels), Walter (Solas), voici un nouvel européen qui se lance dans la BD, et qui, je pense à les moyens d'aller loin...
Légendes des Contrées Oubliées
Plus de quinze ans après, j'ai le loisir de parler de cette trilogie. Elle a été pour moi un choc, une révélation, un culte. Tout m'a semblé parfait : 1) les dessins : les traits des personnages, les couleurs parfaitement nuancées, une foule INCROYABLE de détails (après l'avoir lu dix fois, j'ai découvert encore d'autres créatures dans des coins de vignettes !), des cadrages cinématographiques à vous faire perdre la tête ! 2) le scénario : on croit avoir affaire à un simple récit d'heroic fantasy ? Non, il y a plus que ça encore. Les vestiges d'un monde oublié tardent à disparaître et font encore trembler les fondations de ce monde fragile. Personnages savoureux, impressionnants, touchants, méchants, perdus, trompés... UN grand moment de la BD, l'émotion est toujours là. Merci Chevalier, merci Ségur !
Cromwell Stone
Un pur bijou esthétique ! J'ai rarement vu une telle maîtrise du noir et blanc, on dirait une gravure, certaines planches sont de véritables tableaux que l'on voudrait mettre dans son salon. L'histoire est certes alambiquée comme l'ont fait remarquer certains lecteurs précédents, mais on y sent bien la touche de H. P. Lovecraft (créatures démesurées sorties du fond des âges et des confins de l'espace intersidéral...) L'ensemble crée une ambiance onirique, cauchemardesque et en même temps sublime qui nous rappelle que la BD c'est vraiment un grand art. J'ignore si la trilogie a été pensée en tant que telle dès le départ, mais elle reste parfaitement cohérente.
Captain Biceps
Je ne m’attendais pas franchement à autant me marrer. Je pensais tomber sur un truc pour ado pré-pubère en mal de baston et de gags niveau cour de récré. Et ça ressemble effectivement à ça mais c’est quand même très drôle ! Les gags racontent les bastons de Captain Biceps contre d’autres super héros ou supers méchants aux pouvoirs ridicules ou aux noms abracadabrants (ou les 2). De la parodie des vrais héros : les y man, ou le truc… aux héros purement fictifs du genre filleman (trop drôle), on passe en revue une très large panoplie de personnages. Ils ne font rien que d’embêter Captain Biceps mais celui-ci trouve toujours une astuce farfelue pour en venir à bout. C’est répétitif mais c’est souvent bien trouvé et je me suis marré à la plupart des gags, un peu comme avec un épisode de beep-beep et le coyote. Donc évitez de vous enchaîner plusieurs albums à la suite, mais à petite dose, c’est tout bon !
Théodore Poussin
Une excellente série d'aventure et parfois policière. Le trait de Le Gall est envoûtant et excellent. Il reconstitue bien l'atmosphère qu'il veut créer. Les scénarios sont excellents, surtout les six premiers. C'est d'ailleurs ma période préférée avec ces personnages qui apparaissent et disparaissent au fil de l'intrigue (comme le pirate qui veut que Théodore écrive ses mémoires). Novembre est un personnage étrange qui apporte du mystère à l'intrigue. Je le conseille à tous !
Shaman
Eh bien, moi qui hésitais à me procurer cette série… C’est pas compliqué, j’y trouve tout ce que j’aime dans la bd, un dessin clair et détaillé, des belles couleurs, des bons cadrages, une histoire originale et compliquée avec un background fouillé. On est intrigué du début à la fin, sans temps morts, les flash-backs explicatifs sont biens distillés. En 3 tomes les frères Peru ont réussi ce que certains n’arrivent pas à faire en plusieurs cycles ; divertir de façon intelligente. En tout cas ça me donne foutrement envie de suivre leur nouvelle série.
Black Hole
Quand je commence une BD, je me fais toujours inconsciemment un préjugé sur le format et les premières impressions portées par le graphique. Avec Black Hole, j'étais séduit et un peu intrigué. Je ne pensais pas supporter ce dessin très "années 50" sur toute la durée du récit. Et pourtant, j'ai été accroché par l'histoire, mélange de glauque et d'optimisme. La psychologie des personnages est assez simple et leurs interactions aussi assez réduites. C'est parfois un peu proche de la caricature. Mais on reste bien dans le caractère de l'adolescence, sans concession. La maladie mystérieuse est clairement une évocation du SIDA mais l'idée de se protéger pour éviter la propagation n'est pas évoquée. Elle aurait pu l'être et être refusée par les ados assez rétifs à la standardisation sociale... Une bonne histoire dans laquelle il est facile de rentrer et qui m'a donc tenu accroché malgré les 300 pages sans trop de problème.
Notes pour une histoire de guerre
Tout a été très bien dit dans les critiques ci-dessous. Pour moi, le graphisme a d'abord été repoussant. Des encres délavées pour la plupart, alternant avec des séquences crayonnées assez "sales". Puis j'ai trouvé que l'histoire gagnait à cette simplicité graphique apparente. Les personnages sont repoussants et pourtant, on poursuit parce qu'on sent que quelque chose les attend. On finit même par s'attacher à eux. Gipi arrive à nous faire voir le côté positif de ces 3 vautours qui tournent et profitent de la guerre pour leur intérêt. Une bien belle surprise pour moi. Je n'ai pas aimé dès la fin de ma première lecture mais, 2 ou 3 jours après, elle me tournait encore en tête et, aujourd'hui, je la recommande.
La Volupté
Blutch est un illustrateur majeur. Il nous offre ici une vision assez sordide de ses fantasmes, servie par un trait magistral et des couleurs de circonstance. La grande maîtrise graphique est magnifiquement reliée aux impressions données par l'histoire. Sur le plan de la narration, c'est donc une réussite. Petit point faible, selon moi, quelques scènes qui n'apportent pas grand-chose à part des allusions sexuelles qui n'ont pas besoin d'être faites tant le propos sur le sujet est assez clairement évoqué (et plus subtilement) dans le reste de l'histoire. C'est un livre à lire, mais déconseillé aux novices en lecture de BD : j'ai testé auprès d'un échantillon de copains ; le style Blutch est difficile à aimer par ceux pour qui Loisel ou Bourgeon représentent encore le must de l'écriture graphique.
Marc Jaguar
Un one-shot extrement bien mené par Tilieux ! Le dessin approche de la maturité qu'on retrouvera dans Gil Jourdan et le scénario est incroyable. Le suspense est insoutenable et il n'y a presque aucun temps mort. Sauf lorsque les policiers pousuivent Marc et son ami. C'est le défaut de l'album, les gags avec les policiers sont loins d'etre drôles et sont même navrants. Ça n'enlève pas à la qualité de l'oeuvre qui, même si c'est pas un chef d'oeuvre, nous fait passer un bon moment avec son ambiance de vieux film policier.