Ahhhh Pepito...
Un petit parfum de nostalgie me ramène à quelques numéros de Pif Gadget, au début des années 1980... Le voir ressurigir dans une belle édition, non pas une intégrale mais une sélection, me transporte de bonheur... Pepito c'est pour moi la quintessence de la BD d'aventure, vite faite mais bien faite, car ses histoires ne sont pas aussi naïves que l'on pourrait le croire. David Amram le souligne -un peu lourdement d'ailleurs- en préface, le héros serait peut-être bien anarchiste... Enfin bon, je m'en foutais à l'époque, et je trouve que cela ne transparaît pas tant que ça aujourd'hui.
Quintessence de la Bd d'aventure donc, avec poursuites, trahisons, chausses-trapes, créatures merveilleuses et parlantes, trésors, j'en passe et des meilleures. C'est très divertissant, un poil échevelé, mais lisible par beaucoup de générations de lecteurs.
Le trait rond, proche en effet de ce que produisaient les studios Disney en Italie, un style qui ne perdure guère aujourd'hui sinon, quelque part, dans ce que fait Koulou... C'est très mignon, faussement naïf, et franchement efficace, même si je trouve que c'est moins fouillé que Foufi...
Je ne trouve pas que les meilleures histoires soient présentes dans ce premier tome, j'attends de voir ce que nous propose l'éditeur dans les deux suivants. Et de pied ferme, l'oeil sur l'horizon et la main à la vergue. Un seul petit regret par rapport à cette anthologie, que l'accent ne soit pas mis sur l'histoire de Bottaro et de cette série, plutôt que sur un intertexte qui, s'il se justifie, n'a pas besoin d'être autant développé qu'il est dans le premier tome.
Tiens personne ne l'a posté, ce petit bijou ?
Un très beau premier tome, qui nous fait vraiment sentir le désert, sa beauté, sa pureté, sa cruauté aussi. Belle réalisation, dessins nets et précis, couleurs chatoyantes, beaucoup d'authenticité. Un plaisir pour les yeux.
L'hommage rendu aux combattants des colonies dans le deuxième tome, y est poignant, authentique et pas larmoyant, comme souvent. Voilà une belle pierre apportée à l'édifice de la reconnaissance, après celle apportée par le président Hollande récemment.
Un très beau diptyque, à ne pas manquer.
Après le superbe Blankets, je n’imaginais pas que Craig Thompson puisse faire mieux… et pourtant c’est le cas avec cet autre pavé, encore plus épais (665 pages). Si pour moi Blankets représente l’archétype du roman graphique, je dirais qu’avec Habibi, Thompson a inventé la formule idéale du « roman graphique picaresque ». Que dire, c’est tout simplement époustouflant, tant au niveau de l’histoire que du graphisme, encore plus poussé. L’auteur s’est littéralement surpassé, son trait élégant semble avoir fusionné avec l’Art islamique traditionnel, intégrant un luxe incroyable de détails (on reste abasourdi devant ces frises et motifs orientaux qui n’ont clairement pas été trafiqués par ordinateur). La mise en page est toujours surprenante et souligne judicieusement le contexte. C’est du grand art, et une fois encore, le noir et blanc se suffit largement à lui-même.
L’histoire est complexe, alternant flashbacks, références bibliques et coraniques, évocation des légendes et poèmes orientaux, digressions sur la calligraphie arabe et ses aspects symboliques, avec des ouvertures vers la science et l’ésotérisme. Mais Thompson réussit pourtant, par une alchimie subtile, à faire tenir tout ça debout. Certes on ne rentre pas dans cette histoire comme dans un moulin, et il m’a fallu moi-même quelques pages pour m’habituer à ce mode de récit, mais une fois passé le cap, quel délice ! Il s’agit d’un conte épique et débridé, où l’auteur ne s’interdit aucun thème ni aucune représentation.
Entre Blankets et Habibi, le lieu de l’action (Midwest américain et terre orientale indéfinie) et le genre (autobiographie et conte) diffèrent, mais on y retrouve les mêmes questionnements philosophiques et religieux, sur l’amour, le couple et la sexualité. Et malgré les nombreuses références à la religion, il n’y a aucune trace de bigoterie dans cette démarche : l’humour et les scènes de sexe (parfois tendres et sensuelles, parfois dures et rebutantes) viennent souvent équilibrer le propos. S’ajoutent à cela des préoccupations écologiques qui contemporanisent l’ouvrage.
Si ce récit à la fois actuel et intemporel recèle un message humaniste de portée universelle, il est aussi un très bel hommage à la civilisation arabe, où l’auteur nous fait apprécier la beauté et la subtilité de son art, notamment la calligraphie qui tient une place très importante tout au long du livre. Il faudrait plusieurs lectures pour en absorber toute la richesse, mais en ce qui me concerne, ma vision d’occidental lambda en a été indéniablement modifiée, et il a fallu que ce soit grâce à un Américain ! Cette culture, malgré sa proximité géographique avec l’Europe, reste au final assez méconnue et toujours en proie aux préjugés. Et cela ne s’applique pas seulement à l’électorat perméable aux discours racistes.
Craig Thompson a vraiment placé la barre très haut avec cet Habibi, qui pour moi tient à la fois du chef d’œuvre et du coup de cœur.
On connaissait le Kris auteur d’aimables histoires familiales avec Toussaint 66, autobiographe inspiré (Coupures irlandaises, Les Ensembles contraires) mais bien qu’il ait amorcé un virage en tant qu’investigateur des replis sombres de l’Histoire de France avec Un homme est mort, il ne nous avait pas encore immergés dans les évènements majeurs de celle-ci. C’est chose faite avec Notre Mère la Guerre.
En 1915 des femmes sont retrouvées égorgées sur la ligne de front, portant sur elles des lettres rédigées par leur assassin. Et bien sûr, une unité composée de gamins repris de justice fait un groupe de coupables potentiels rêvé. Et puis quand même, c’est la guerre, hein. Ceux d’en face qui tirent pour le moindre pet, les obus qui pleuvent, le ciel qui vide régulièrement et abondamment ses entrailles…
Pas facile d’explorer ce nouveau territoire, tellement arpenté par le talentueux Tardi. Cependant Kris y apporte un regard neuf, une virtuosité de l’écriture que n’a pas forcément son prédécesseur. La première astuce est pour moi l’utilisation des lettres sur les cadavres. C’est une figure habituelle des tueurs en série, enfin du moins les « modernes », et on ne pense pas forcément à insérer cet élément dans cette période, pourtant fondatrice du XXème siècle. Les lettres, qui sont également le seul lien des pauvres gars qu’on envoyait se faire tailler en pièces pour pas grand-chose et leurs familles restées à l’arrière, dans un état de terreur presque permanent. Une approche à la fois moderne et ancrée dans la réalité de l’époque, donc.
Seconde astuce : faire intervenir sur place un gendarme, une faction militaire haïe par les autres, qui la considère comme une bande de planqués. Car oui, et je l’ai découvert avec ce livre, il y avait des « cognes » pour faire régner l’ordre et la discipline dans les rangs français. Le personnage principal, le Lieutenant Vialatte, est même un ancien flic, humaniste et catholique.
La troisième astuce est l’utilisation d’un fait réel, troublant. En effet un certain nombre de repris de justice, pour la plupart très jeunes, auteurs de délits plus ou moins graves, ont été envoyés au front en échange d’une remise de peine ou parfois de la liberté à l’issue du conflit. Bien sûr, peu en réchapperont. Et la honte des deux côtés (autorités militaires comme soldats concernés) empêchera la diffusion d’une telle information. L’intrigue concernant des meurtres en série trouve donc une adéquation assez intéressante avec la proximité de criminels « lâchés » dans la nature, avec un nouveau terrain de jeux potentiellement infini. Et puis surtout –et c’est là le vrai sujet de la série- la possibilité de tuer impunément, « légalement », puisqu’on est en guerre… Ici ce sont des femmes qui sont tuées, mais pas n’importe lesquelles, les rares femmes (infirmière, cuisinière, journaliste…) qui côtoient les hommes dans ce conflit absurde, celles qui apportent un peu de réconfort, de chaleur, de compassion… Si elles viennent à être tuées elles aussi, tout s’écroule…
Reste à voir comment Kris va gérer ces paramètres dans son récit.
L’autre élément intéressant est la place accordée à la religion sur le récit. Sans être présente à chaque case, son ombre plane, tout d’abord par le titre de la série, bien sûr, et cette couverture initiale où l’on voit une bonne sœur défunte sur le parapet d’une tranchée, mais aussi par un mouvement elliptique autour de la figure de la vierge dans la première séquence, lequel mouvement elliptique est suivi d’un autre, dans le récit, d’une extrémité de l’album à l’autre cette fois. Intelligence dans la construction du récit donc, qui oblige le lecteur à reprendre en partie sa lecture pour saisir sa construction, et à bien s’en imprégner donc… On pensait que tout avait été écrit sur la guerre et son horreur, mais Kris arrive tout de même à trouver de belles phrases, très profondes, sur le sujet, mais là n’est pas le plus important, comme je le soulignais plus haut. Avec tout ce que j'ai évoqué, on eût pu craindre que le récit soit très dense, qu'il faille une encyclopédie, un manuel d'Histoire et un guide des références, mais en fait non, ça se lit très bien, c'est fluide du début à la fin.
Ce premier tome ne donne pas trop de renseignements, on sent que le suspense et le rythme du récit sont bien dosés. Les personnages, mis à part Vialatte, ne sont pas encore très développés, mais cela va sans doute venir par la suite. Attention à ne pas trop traîner en chemin, le récit sera bouclé en quatre tomes de 64 pages, espacés de douze mois. Le travail de recherche me semble énorme, car il a fallu travailler en amont sur l’organisation des unités au front, sur les costumes, sur la vraisemblance de la présence d’un gendarme au milieu des troufions, sur le vocabulaire, sur les équipements, etc. Maël, qui a récemment explosé grâce à L'Encre du Passé, revient avec une série à l’ambiance très différente, mais également très marquée. Après des premières planches un peu hésitantes, il semble trouver son rythme de croisière avec un trait plus marqué, plus assuré. Son souci principal semble être la vraisemblance, la cohérence. Ainsi, pas de tripes exagérément sanglantes, pas de membres se baladant lorsqu’un obus explose au milieu d’un groupe de soldats. On est dans un récit réaliste, et tout est fait pour nous y faire croire. Les ambiances sont superbes, la boue est très bien rendue, le brouillard, la pluie, la promiscuité semblent vraiment palpables. Du beau boulot, là encore issu de nombreuses heures de travail, qui emmène instantanément le lecteur sur les terres désolées de Méricourd, en 1915…
Alors que la fin du second tome laissait entrevoir une fin proche, la découverte de nouveaux éléments par les auteurs les autorise à rallonger un peu la sauce (quatre tomes au final), en nous livrant de nouvelles pistes, complexifiant encore quelque peu le récit. Planchard, par exemple, n'a pas encore livré tous ses secrets et le troisième tome, qui se déroule deux ans après les deux premiers, permet une nouvelle fois de montrer combien la guerre était une saloperie. Ce troisième tome comporte également ses scènes fortes, symboliques, comme lorsqu'un train de permissionnaires croise un convoi de voyageurs "normaux", ou lorsque Vialatte rencontre le père d'un autre des mômes de la section Peyrac. Ou encore ces monologues écrits au plus juste.
Le quatrième tome, sobrement et justement intitulé "Requiem", amène Vialatte à découvrir le fin mot de l'histoire, un évènement sombre comme toutes les guerres sont émaillées. C'est en fait un évènement secondaire qui a tout déclenché, et... les auteurs amènent cela de très belle façon, à coups de flashes-backs dans les tranchées et dans l'intimité de certains des protagonistes. Une vraie bonne conclusion.
Prions Notre Mère la Guerre, mes amis, prions, car je suis conquis...
La vie.
Cet album est une ode à la vie. Emmanuel Lepage, dans le cadre d'une opération conclue avec une association, accepte de se rendre dans la zone irradiée au coeur de l'Ukraine, afin de témoigner, par son dessin, d'une situation qui, 25 ans après l'accident, est toujours dramatique. Mais quand il s'y rend, quelle n'est pas stupeur en trouvant un endroit où la vie est omniprésente. Dans la nature, dans les gens qui sont restés -ou sont revenus-, partout. Bien sûr, il faut supposer que les autorités de l'époque, soviétiques, ont dû cacher pas mal de choses, y compris et surtout les morts et leurs sépultures (Lepage n'en trouvera quasiment pas en rapport avec la catastrophe). Alors, pris entre ses connaissances, ses préjugés, sa bonne conscience et son honnêteté intellectuelle et artistique, il décidera de tout raconter, tel qu'il l'a vu, vécu, senti...
Sans omettre l'étrange maladie qui l'empêchera de dessiner les derniers temps avant son départ. Ce qui, pour un dessinateur/illustrateur, est un drame. Mais face au tableau qui se présente à ses yeux à Tchernobyl et sa région, le naturel revient très vite, et il ne cessera plus de dessiner.
Au-delà de toutes les qualités déjà relevées par mes camarades, et dont je ne vous ferai pas l'affront de les répéter, bien que je sois à 100% d'accord avec eux, c'est ce choix de l'honnêteté qui m'a marqué dans ma lecture. Oh, bien sûr, ses qualités font qu'il a sans doute arrangé tel ou tel cadrage, lissé tel ou tel dialogue, mais je ne doute pas que ce qu'il nous raconte, par les mots ou le dessin, soit à 99% vrai. Et de nos jours, c'est suffisamment rare pour être signalé.
Un livre rare et précieux.
Les histoires qui traitent de la période de l'occupation ne sont pas légion dans la bande dessinée. Cette série a l'immense mérite d'aborder cette thématique de manière nuancée et intelligente.
Ici nous n'avons pas à faire à des personnages monolithiques, à des bons et des méchants sûrs de leurs convictions et de leurs missions, mais à des êtres humains fragiles, incapables de prévoir l’avenir et qui agissent d’abord en fonction de ce qu’ils estiment être leurs intérêts immédiats.
Cela donne à voir des personnages ambigus, lâches, médiocres mais qui pourtant ne sont pas dépourvus de force et d’une certaine forme de dignité au hasard des coups durs qui leur tombent dessus.
Le personnage principal est bien évidemment l’exemple même de cette réalité. Nury en donne une description qui parvient à la fois à inspirer le respect mais aussi le mépris. Dit comme ça, cela n’a l’air de rien mais dans le récit, ça pimente la lecture, cela crée un sentiment incertain où on ne sait jamais si on aime Joanovici où si on le déteste définitivement.
Quand on sait que l’époque qui sert de fond au sujet, fut justement marqué par ce sentiment d’incertitude, que beaucoup de repères volèrent en éclat , on se dit que Nury a parfaitement su réinjecter ce climat dans son travail de scénariste.
Rien que pour ça, sa série mérite le détour. Quand en plus, on voit le travail graphique de Vallée qui est tout simplement irréprochable, on se dit qu’on tient là, une fichue bonne série.
A suivre donc…
Voilà une série qui a été une très agréable surprise, un moment de lecture comme je les aime ; surprenant, peuplé de personnages bien décrits et à la personnalité bien sentie.
Rehaussé par un dessin à la fois simple mais maîtrisé, sachant parfaitement créer des ambiances en adéquation avec l’histoire, les scénaris sont hyper chiadés. Ils baignent dans un climat fantastique mais qui au final s’inscrivent toujours dans un contexte humain et cartésien qui empêchent bien des délires et effets de style grand guignolesques.
Tout ça pour dire que le travail de Vehlmann et Bonhomme est une réussite incontestable. Cette série que j’ai découverte sur le tard, confirme que certains auteurs ont encore plein de bonnes choses à dire…
Excellent !
C'est ce qui ressort après la lecture de ce comics !
Dans une société où les humains vivent avec les robots, un collecteur d'impôts va se questionner sur sa nature, son identité au travers d'une géante course-poursuite dans un monde aux allures cyberpunk !
L'histoire est intéressante, c'est super bourrin, super sanglant ! Avec un gun surdimensionné et (il faut le dire) pas mal de sexe. Notre héros est badass à souhait et ne se laisse pas démonter (loin de là) !
Les dessins fourmillent de détails, on a l'impression de faire face à des planches de "où est Charlie ?" en version trash (le frigidaire qui contient un cadavre de gosse, les gens qui baisent en plein milieu de la rue, le mec qui pousse le rasta sur les rails du métro), donc bien vivante !
Ça se lit assez vite donc prenez le temps de décortiquer ces pages ! Cela vous rallongera le plaisir de cette lecture !
un très bon frank miller que j'ai au moins autant aimé que Dark Knight Returns !
Tout simplement culte !
L’action prend place dans un futur où les supervilains ont pris le contrôle tandis que les superhéros ont disparu il y a de cela plusieurs années : pourquoi ? Comment ?
Mark Millar va nous apporter les réponses au fil des pages et à travers quelques scènes CULTISSIMES.
Un Wolverine très torturé qui va se révéler à lui-même dans un univers post-apocalyptique au travers d'un road trip à travers les USA ! Très bien mené, avec ces successions de flashbacks délivrés au compte-goutte, qui nous incitent à tourner les pages encore et encore !
Les dessins sont bien faits et notre Wolverine est complétement charismatique !
Foncez c'est un incontournable !
Une des meilleures histoires de Mark Millar !
Petit Poilu est une bande dessinée pour les enfants et je dirai même plus pour les petits enfants.
Petit format et BD courte, elle ne comporte pas de texte permettant à l'enfant de s'initier à la BD sans contrainte. C'est l'idéal pour que nos têtes blondes puissent appréhender le 9ème art et ainsi les intéresser très tôt. Je vous conseille de faire attention aux dialogues qu'ils inventent c'est souvent drôle et parfois complètement décalé avec ce que nous nous mettrions mais nous sommes peut être trop logique et terre à terre.
Mais ce qui fait le charme de Petit Poilu, c'est un avis personnel, c'est son héros que je trouve très attachant et avec une bouille marrante. Il est aussi très expressif ce qui participe beaucoup au côté humoristique de la BD. Au niveau du dessin c'est très coloré et cela attire l'oeil.
Je la recommande vivement à ceux qui veulent faire découvrir la BD à leur petit bout et j'attend moi que ma fille grandisse pour lui donner
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Pepito
Ahhhh Pepito... Un petit parfum de nostalgie me ramène à quelques numéros de Pif Gadget, au début des années 1980... Le voir ressurigir dans une belle édition, non pas une intégrale mais une sélection, me transporte de bonheur... Pepito c'est pour moi la quintessence de la BD d'aventure, vite faite mais bien faite, car ses histoires ne sont pas aussi naïves que l'on pourrait le croire. David Amram le souligne -un peu lourdement d'ailleurs- en préface, le héros serait peut-être bien anarchiste... Enfin bon, je m'en foutais à l'époque, et je trouve que cela ne transparaît pas tant que ça aujourd'hui. Quintessence de la Bd d'aventure donc, avec poursuites, trahisons, chausses-trapes, créatures merveilleuses et parlantes, trésors, j'en passe et des meilleures. C'est très divertissant, un poil échevelé, mais lisible par beaucoup de générations de lecteurs. Le trait rond, proche en effet de ce que produisaient les studios Disney en Italie, un style qui ne perdure guère aujourd'hui sinon, quelque part, dans ce que fait Koulou... C'est très mignon, faussement naïf, et franchement efficace, même si je trouve que c'est moins fouillé que Foufi... Je ne trouve pas que les meilleures histoires soient présentes dans ce premier tome, j'attends de voir ce que nous propose l'éditeur dans les deux suivants. Et de pied ferme, l'oeil sur l'horizon et la main à la vergue. Un seul petit regret par rapport à cette anthologie, que l'accent ne soit pas mis sur l'histoire de Bottaro et de cette série, plutôt que sur un intertexte qui, s'il se justifie, n'a pas besoin d'être autant développé qu'il est dans le premier tome.
Les Quatre Coins du Monde
Tiens personne ne l'a posté, ce petit bijou ? Un très beau premier tome, qui nous fait vraiment sentir le désert, sa beauté, sa pureté, sa cruauté aussi. Belle réalisation, dessins nets et précis, couleurs chatoyantes, beaucoup d'authenticité. Un plaisir pour les yeux. L'hommage rendu aux combattants des colonies dans le deuxième tome, y est poignant, authentique et pas larmoyant, comme souvent. Voilà une belle pierre apportée à l'édifice de la reconnaissance, après celle apportée par le président Hollande récemment. Un très beau diptyque, à ne pas manquer.
Habibi
Après le superbe Blankets, je n’imaginais pas que Craig Thompson puisse faire mieux… et pourtant c’est le cas avec cet autre pavé, encore plus épais (665 pages). Si pour moi Blankets représente l’archétype du roman graphique, je dirais qu’avec Habibi, Thompson a inventé la formule idéale du « roman graphique picaresque ». Que dire, c’est tout simplement époustouflant, tant au niveau de l’histoire que du graphisme, encore plus poussé. L’auteur s’est littéralement surpassé, son trait élégant semble avoir fusionné avec l’Art islamique traditionnel, intégrant un luxe incroyable de détails (on reste abasourdi devant ces frises et motifs orientaux qui n’ont clairement pas été trafiqués par ordinateur). La mise en page est toujours surprenante et souligne judicieusement le contexte. C’est du grand art, et une fois encore, le noir et blanc se suffit largement à lui-même. L’histoire est complexe, alternant flashbacks, références bibliques et coraniques, évocation des légendes et poèmes orientaux, digressions sur la calligraphie arabe et ses aspects symboliques, avec des ouvertures vers la science et l’ésotérisme. Mais Thompson réussit pourtant, par une alchimie subtile, à faire tenir tout ça debout. Certes on ne rentre pas dans cette histoire comme dans un moulin, et il m’a fallu moi-même quelques pages pour m’habituer à ce mode de récit, mais une fois passé le cap, quel délice ! Il s’agit d’un conte épique et débridé, où l’auteur ne s’interdit aucun thème ni aucune représentation. Entre Blankets et Habibi, le lieu de l’action (Midwest américain et terre orientale indéfinie) et le genre (autobiographie et conte) diffèrent, mais on y retrouve les mêmes questionnements philosophiques et religieux, sur l’amour, le couple et la sexualité. Et malgré les nombreuses références à la religion, il n’y a aucune trace de bigoterie dans cette démarche : l’humour et les scènes de sexe (parfois tendres et sensuelles, parfois dures et rebutantes) viennent souvent équilibrer le propos. S’ajoutent à cela des préoccupations écologiques qui contemporanisent l’ouvrage. Si ce récit à la fois actuel et intemporel recèle un message humaniste de portée universelle, il est aussi un très bel hommage à la civilisation arabe, où l’auteur nous fait apprécier la beauté et la subtilité de son art, notamment la calligraphie qui tient une place très importante tout au long du livre. Il faudrait plusieurs lectures pour en absorber toute la richesse, mais en ce qui me concerne, ma vision d’occidental lambda en a été indéniablement modifiée, et il a fallu que ce soit grâce à un Américain ! Cette culture, malgré sa proximité géographique avec l’Europe, reste au final assez méconnue et toujours en proie aux préjugés. Et cela ne s’applique pas seulement à l’électorat perméable aux discours racistes. Craig Thompson a vraiment placé la barre très haut avec cet Habibi, qui pour moi tient à la fois du chef d’œuvre et du coup de cœur.
Notre Mère la Guerre
On connaissait le Kris auteur d’aimables histoires familiales avec Toussaint 66, autobiographe inspiré (Coupures irlandaises, Les Ensembles contraires) mais bien qu’il ait amorcé un virage en tant qu’investigateur des replis sombres de l’Histoire de France avec Un homme est mort, il ne nous avait pas encore immergés dans les évènements majeurs de celle-ci. C’est chose faite avec Notre Mère la Guerre. En 1915 des femmes sont retrouvées égorgées sur la ligne de front, portant sur elles des lettres rédigées par leur assassin. Et bien sûr, une unité composée de gamins repris de justice fait un groupe de coupables potentiels rêvé. Et puis quand même, c’est la guerre, hein. Ceux d’en face qui tirent pour le moindre pet, les obus qui pleuvent, le ciel qui vide régulièrement et abondamment ses entrailles… Pas facile d’explorer ce nouveau territoire, tellement arpenté par le talentueux Tardi. Cependant Kris y apporte un regard neuf, une virtuosité de l’écriture que n’a pas forcément son prédécesseur. La première astuce est pour moi l’utilisation des lettres sur les cadavres. C’est une figure habituelle des tueurs en série, enfin du moins les « modernes », et on ne pense pas forcément à insérer cet élément dans cette période, pourtant fondatrice du XXème siècle. Les lettres, qui sont également le seul lien des pauvres gars qu’on envoyait se faire tailler en pièces pour pas grand-chose et leurs familles restées à l’arrière, dans un état de terreur presque permanent. Une approche à la fois moderne et ancrée dans la réalité de l’époque, donc. Seconde astuce : faire intervenir sur place un gendarme, une faction militaire haïe par les autres, qui la considère comme une bande de planqués. Car oui, et je l’ai découvert avec ce livre, il y avait des « cognes » pour faire régner l’ordre et la discipline dans les rangs français. Le personnage principal, le Lieutenant Vialatte, est même un ancien flic, humaniste et catholique. La troisième astuce est l’utilisation d’un fait réel, troublant. En effet un certain nombre de repris de justice, pour la plupart très jeunes, auteurs de délits plus ou moins graves, ont été envoyés au front en échange d’une remise de peine ou parfois de la liberté à l’issue du conflit. Bien sûr, peu en réchapperont. Et la honte des deux côtés (autorités militaires comme soldats concernés) empêchera la diffusion d’une telle information. L’intrigue concernant des meurtres en série trouve donc une adéquation assez intéressante avec la proximité de criminels « lâchés » dans la nature, avec un nouveau terrain de jeux potentiellement infini. Et puis surtout –et c’est là le vrai sujet de la série- la possibilité de tuer impunément, « légalement », puisqu’on est en guerre… Ici ce sont des femmes qui sont tuées, mais pas n’importe lesquelles, les rares femmes (infirmière, cuisinière, journaliste…) qui côtoient les hommes dans ce conflit absurde, celles qui apportent un peu de réconfort, de chaleur, de compassion… Si elles viennent à être tuées elles aussi, tout s’écroule… Reste à voir comment Kris va gérer ces paramètres dans son récit. L’autre élément intéressant est la place accordée à la religion sur le récit. Sans être présente à chaque case, son ombre plane, tout d’abord par le titre de la série, bien sûr, et cette couverture initiale où l’on voit une bonne sœur défunte sur le parapet d’une tranchée, mais aussi par un mouvement elliptique autour de la figure de la vierge dans la première séquence, lequel mouvement elliptique est suivi d’un autre, dans le récit, d’une extrémité de l’album à l’autre cette fois. Intelligence dans la construction du récit donc, qui oblige le lecteur à reprendre en partie sa lecture pour saisir sa construction, et à bien s’en imprégner donc… On pensait que tout avait été écrit sur la guerre et son horreur, mais Kris arrive tout de même à trouver de belles phrases, très profondes, sur le sujet, mais là n’est pas le plus important, comme je le soulignais plus haut. Avec tout ce que j'ai évoqué, on eût pu craindre que le récit soit très dense, qu'il faille une encyclopédie, un manuel d'Histoire et un guide des références, mais en fait non, ça se lit très bien, c'est fluide du début à la fin. Ce premier tome ne donne pas trop de renseignements, on sent que le suspense et le rythme du récit sont bien dosés. Les personnages, mis à part Vialatte, ne sont pas encore très développés, mais cela va sans doute venir par la suite. Attention à ne pas trop traîner en chemin, le récit sera bouclé en quatre tomes de 64 pages, espacés de douze mois. Le travail de recherche me semble énorme, car il a fallu travailler en amont sur l’organisation des unités au front, sur les costumes, sur la vraisemblance de la présence d’un gendarme au milieu des troufions, sur le vocabulaire, sur les équipements, etc. Maël, qui a récemment explosé grâce à L'Encre du Passé, revient avec une série à l’ambiance très différente, mais également très marquée. Après des premières planches un peu hésitantes, il semble trouver son rythme de croisière avec un trait plus marqué, plus assuré. Son souci principal semble être la vraisemblance, la cohérence. Ainsi, pas de tripes exagérément sanglantes, pas de membres se baladant lorsqu’un obus explose au milieu d’un groupe de soldats. On est dans un récit réaliste, et tout est fait pour nous y faire croire. Les ambiances sont superbes, la boue est très bien rendue, le brouillard, la pluie, la promiscuité semblent vraiment palpables. Du beau boulot, là encore issu de nombreuses heures de travail, qui emmène instantanément le lecteur sur les terres désolées de Méricourd, en 1915… Alors que la fin du second tome laissait entrevoir une fin proche, la découverte de nouveaux éléments par les auteurs les autorise à rallonger un peu la sauce (quatre tomes au final), en nous livrant de nouvelles pistes, complexifiant encore quelque peu le récit. Planchard, par exemple, n'a pas encore livré tous ses secrets et le troisième tome, qui se déroule deux ans après les deux premiers, permet une nouvelle fois de montrer combien la guerre était une saloperie. Ce troisième tome comporte également ses scènes fortes, symboliques, comme lorsqu'un train de permissionnaires croise un convoi de voyageurs "normaux", ou lorsque Vialatte rencontre le père d'un autre des mômes de la section Peyrac. Ou encore ces monologues écrits au plus juste. Le quatrième tome, sobrement et justement intitulé "Requiem", amène Vialatte à découvrir le fin mot de l'histoire, un évènement sombre comme toutes les guerres sont émaillées. C'est en fait un évènement secondaire qui a tout déclenché, et... les auteurs amènent cela de très belle façon, à coups de flashes-backs dans les tranchées et dans l'intimité de certains des protagonistes. Une vraie bonne conclusion. Prions Notre Mère la Guerre, mes amis, prions, car je suis conquis...
Un printemps à Tchernobyl
La vie. Cet album est une ode à la vie. Emmanuel Lepage, dans le cadre d'une opération conclue avec une association, accepte de se rendre dans la zone irradiée au coeur de l'Ukraine, afin de témoigner, par son dessin, d'une situation qui, 25 ans après l'accident, est toujours dramatique. Mais quand il s'y rend, quelle n'est pas stupeur en trouvant un endroit où la vie est omniprésente. Dans la nature, dans les gens qui sont restés -ou sont revenus-, partout. Bien sûr, il faut supposer que les autorités de l'époque, soviétiques, ont dû cacher pas mal de choses, y compris et surtout les morts et leurs sépultures (Lepage n'en trouvera quasiment pas en rapport avec la catastrophe). Alors, pris entre ses connaissances, ses préjugés, sa bonne conscience et son honnêteté intellectuelle et artistique, il décidera de tout raconter, tel qu'il l'a vu, vécu, senti... Sans omettre l'étrange maladie qui l'empêchera de dessiner les derniers temps avant son départ. Ce qui, pour un dessinateur/illustrateur, est un drame. Mais face au tableau qui se présente à ses yeux à Tchernobyl et sa région, le naturel revient très vite, et il ne cessera plus de dessiner. Au-delà de toutes les qualités déjà relevées par mes camarades, et dont je ne vous ferai pas l'affront de les répéter, bien que je sois à 100% d'accord avec eux, c'est ce choix de l'honnêteté qui m'a marqué dans ma lecture. Oh, bien sûr, ses qualités font qu'il a sans doute arrangé tel ou tel cadrage, lissé tel ou tel dialogue, mais je ne doute pas que ce qu'il nous raconte, par les mots ou le dessin, soit à 99% vrai. Et de nos jours, c'est suffisamment rare pour être signalé. Un livre rare et précieux.
Il était une fois en France
Les histoires qui traitent de la période de l'occupation ne sont pas légion dans la bande dessinée. Cette série a l'immense mérite d'aborder cette thématique de manière nuancée et intelligente. Ici nous n'avons pas à faire à des personnages monolithiques, à des bons et des méchants sûrs de leurs convictions et de leurs missions, mais à des êtres humains fragiles, incapables de prévoir l’avenir et qui agissent d’abord en fonction de ce qu’ils estiment être leurs intérêts immédiats. Cela donne à voir des personnages ambigus, lâches, médiocres mais qui pourtant ne sont pas dépourvus de force et d’une certaine forme de dignité au hasard des coups durs qui leur tombent dessus. Le personnage principal est bien évidemment l’exemple même de cette réalité. Nury en donne une description qui parvient à la fois à inspirer le respect mais aussi le mépris. Dit comme ça, cela n’a l’air de rien mais dans le récit, ça pimente la lecture, cela crée un sentiment incertain où on ne sait jamais si on aime Joanovici où si on le déteste définitivement. Quand on sait que l’époque qui sert de fond au sujet, fut justement marqué par ce sentiment d’incertitude, que beaucoup de repères volèrent en éclat , on se dit que Nury a parfaitement su réinjecter ce climat dans son travail de scénariste. Rien que pour ça, sa série mérite le détour. Quand en plus, on voit le travail graphique de Vallée qui est tout simplement irréprochable, on se dit qu’on tient là, une fichue bonne série. A suivre donc…
Le Marquis d'Anaon
Voilà une série qui a été une très agréable surprise, un moment de lecture comme je les aime ; surprenant, peuplé de personnages bien décrits et à la personnalité bien sentie. Rehaussé par un dessin à la fois simple mais maîtrisé, sachant parfaitement créer des ambiances en adéquation avec l’histoire, les scénaris sont hyper chiadés. Ils baignent dans un climat fantastique mais qui au final s’inscrivent toujours dans un contexte humain et cartésien qui empêchent bien des délires et effets de style grand guignolesques. Tout ça pour dire que le travail de Vehlmann et Bonhomme est une réussite incontestable. Cette série que j’ai découverte sur le tard, confirme que certains auteurs ont encore plein de bonnes choses à dire…
Hard Boiled
Excellent ! C'est ce qui ressort après la lecture de ce comics ! Dans une société où les humains vivent avec les robots, un collecteur d'impôts va se questionner sur sa nature, son identité au travers d'une géante course-poursuite dans un monde aux allures cyberpunk ! L'histoire est intéressante, c'est super bourrin, super sanglant ! Avec un gun surdimensionné et (il faut le dire) pas mal de sexe. Notre héros est badass à souhait et ne se laisse pas démonter (loin de là) ! Les dessins fourmillent de détails, on a l'impression de faire face à des planches de "où est Charlie ?" en version trash (le frigidaire qui contient un cadavre de gosse, les gens qui baisent en plein milieu de la rue, le mec qui pousse le rasta sur les rails du métro), donc bien vivante ! Ça se lit assez vite donc prenez le temps de décortiquer ces pages ! Cela vous rallongera le plaisir de cette lecture ! un très bon frank miller que j'ai au moins autant aimé que Dark Knight Returns !
Wolverine - Old Man Logan
Tout simplement culte ! L’action prend place dans un futur où les supervilains ont pris le contrôle tandis que les superhéros ont disparu il y a de cela plusieurs années : pourquoi ? Comment ? Mark Millar va nous apporter les réponses au fil des pages et à travers quelques scènes CULTISSIMES. Un Wolverine très torturé qui va se révéler à lui-même dans un univers post-apocalyptique au travers d'un road trip à travers les USA ! Très bien mené, avec ces successions de flashbacks délivrés au compte-goutte, qui nous incitent à tourner les pages encore et encore ! Les dessins sont bien faits et notre Wolverine est complétement charismatique ! Foncez c'est un incontournable ! Une des meilleures histoires de Mark Millar !
Petit Poilu
Petit Poilu est une bande dessinée pour les enfants et je dirai même plus pour les petits enfants. Petit format et BD courte, elle ne comporte pas de texte permettant à l'enfant de s'initier à la BD sans contrainte. C'est l'idéal pour que nos têtes blondes puissent appréhender le 9ème art et ainsi les intéresser très tôt. Je vous conseille de faire attention aux dialogues qu'ils inventent c'est souvent drôle et parfois complètement décalé avec ce que nous nous mettrions mais nous sommes peut être trop logique et terre à terre. Mais ce qui fait le charme de Petit Poilu, c'est un avis personnel, c'est son héros que je trouve très attachant et avec une bouille marrante. Il est aussi très expressif ce qui participe beaucoup au côté humoristique de la BD. Au niveau du dessin c'est très coloré et cela attire l'oeil. Je la recommande vivement à ceux qui veulent faire découvrir la BD à leur petit bout et j'attend moi que ma fille grandisse pour lui donner