Les derniers avis (9624 avis)

Par Yannis
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Petit Poilu
Petit Poilu

Petit Poilu est une bande dessinée pour les enfants et je dirai même plus pour les petits enfants. Petit format et BD courte, elle ne comporte pas de texte permettant à l'enfant de s'initier à la BD sans contrainte. C'est l'idéal pour que nos têtes blondes puissent appréhender le 9ème art et ainsi les intéresser très tôt. Je vous conseille de faire attention aux dialogues qu'ils inventent c'est souvent drôle et parfois complètement décalé avec ce que nous nous mettrions mais nous sommes peut être trop logique et terre à terre. Mais ce qui fait le charme de Petit Poilu, c'est un avis personnel, c'est son héros que je trouve très attachant et avec une bouille marrante. Il est aussi très expressif ce qui participe beaucoup au côté humoristique de la BD. Au niveau du dessin c'est très coloré et cela attire l'oeil. Je la recommande vivement à ceux qui veulent faire découvrir la BD à leur petit bout et j'attend moi que ma fille grandisse pour lui donner

10/10/2012 (modifier)
Par Sejy
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Un printemps à Tchernobyl
Un printemps à Tchernobyl

Regard oblique. Vision biaisée d’un no man’s land au temps suspendu. Sensation indésirable de plénitude. L’auteur peste, témoin impuissant à retranscrire l’horreur du désastre. Pourtant dans ses doutes, son agacement à ne pouvoir exhiber que le voile de splendeur idyllique jeté sur les stigmates de la catastrophe, Emmanuel Lepage fait mal, très mal. La beauté... La beauté ? Omniprésente. Pernicieuse. Dans ses représentations humaines. Dans les rencontres avec les habitants. Dans le plaisir de petits instants festifs, tentatives de réconciliation avec la réalité. Dans la tristesse de leurs histoires troublantes. Dans la joie des enfants, des visages accueillants. Dans l’évocation de valeurs admirables, la mémoire de ces héros improvisés, instantanés, et de leurs sacrifices. La beauté, encore… Dans le défi, la provocation du monstre, comme un nouveau rite initiatique : « tu n’es pas un homme si tu n’es pas allé dans la zone ! » Dans cette fatalité orgueilleuse, arrogante, souvent pour forcer l’optimisme, mais presque déplacée : « Allez, viens ! Viens avec moi goûter la radiation ! Juste cinq minutes ! Viens sentir la langue coller à ton palais ! Quitter Tchernobyl sans avoir goûté à la radioactivité, c'est un pêché ! » Précieuse, fragile, forte, indomptable, présomptueuse, la marche de la vie doit reprendre ses droits. Nécessairement, involontairement, inconsciemment, on se dupe comme on se rassure : « vas-y, fais le con tant que tu veux, de toute façon, tu vois, tu te relèves toujours ! ». Premier message, menteur crédule. La beauté partout… Dans la grisaille, la poésie funèbre de Pripiat. Dans l’immobilisme, le silence pétrifiant d’une cité fantôme, dans le recueillement religieux provoqué par ses cimetières de véhicules, ses bâtiments vides de vie. Dans la mélancolie d’objets survivants. Un meuble, un jouet abandonné charriant de bouleversants nœuds à la gorge. Dans une terre anéantie qui parade en explosions indécentes de couleurs. La beauté horrible… Dans les tableaux sublimes de paysages ressuscités hurlant que la planète " se fout " totalement de ce que l'on peut lui faire subir. Dans les panoramas bucoliques de la zone contaminée qui jettent à la face d’homo sapiens « je suis encore plus belle sans toi ! » ou dans les chiffres d’un compteur dosimètre lui signifiant qu’il n’est plus le bienvenu. Elle se remettra. À l’échelle de l’univers, le temps pour guérir des blessures infligées sera toujours insignifiant. La vie est miracle aux seuls yeux des hommes, à l’échelle de l’univers c’est une péripétie. Chaque outrage fait à la terre n’est qu’un outrage au genre humain. Nous sommes des locataires de passage, et, dans notre entêtement, nous laissons le bail expirer un peu plus chaque jour. Voilà un second message : le constat effroyable et percutant de notre insignifiance. Bien reçu monsieur Lepage !

10/10/2012 (modifier)
Par Raphifty
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Walking Dead
Walking Dead

Au vu du nombre d’avis très positifs, faut-il encore que j’ajoute un avis vantant les mérites de cette série ? A mon avis non. Ma note illustrera parfaitement le fait que je suis fan du comics. Bien écrit et bien pensé, The Walking Dead s’approche de la perfection. Seul petit bémol, le dessin qui reste supportable, « qui fait le job » mais qui n’a rien de très esthétique. Au passage, je conseille l’achat de cette BD à tous les fans de la série TV. Au final, je n’ajoute mon avis que pour être prévenu de la sortie d’un nouveau tome.

10/10/2012 (modifier)
Par Yannis
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Il était une fois en France
Il était une fois en France

Dans le vaste choix qui s'offre sur le thème de la Seconde Guerre mondiale, Il était une fois en France restera comme une référence. On nous invite à suivre le parcours de Joseph Joanovici, juif roumain émigré en France, qui va faire fortune dans la récupération de métaux. On a à faire à un entrepreneur pur et dur qui n'en a cure de la politique. Le problème c'est que pendant l'occupation il va fricoter avec les nazis. Et c'est là que l'on trouve tout le génie de Nury. En effet, Joanovici est un arriviste qui profite de la situation pour s'enrichir. Dans le même temps, c'est un père de famille qui assure la survie de sa famille à une période où être juif signifie la mort. Il ménage les deux côtés et sait retourner sa veste quand il faut pour survivre. On déteste le personnage et pourtant on arrive à lui trouver des circonstances atténuantes. Psychologiquement les auteurs ont, je pense, bien cerné l'âme humaine qui loin de tout manichéisme est faite d'ambiguité et d'égoïsme. Le dessin sert très bien l'histoire et je trouve allège un peu le propos en donnant des gueules aux personnages secondaires. Achetez la série elle est tout simplement démentielle.

09/10/2012 (modifier)
Par Yannis
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Histoire de France en Bandes Dessinées
Histoire de France en Bandes Dessinées

Voilà une série que j'ai lue et relue je ne sais combien de fois quand j'étais plus jeune. Passionné d'Histoire je me plongeais avec délectation dans chacun des volumes et les dévorait avec envie et plaisir. J'en ai depuis fait l'acquisition grâce à la réédition du "Monde". Côté scénario on est dans l'Histoire version IIIème République. C'est à dire que l'on suit les grands hommes et les grands évènements pour raconter l'Histoire de France. Je dois avouer que c'est ce qui me passionnait enfant mais aujourd'hui (et après des études en fac d'Histoire), je regrette que l'on ne s'attache pas plus aux "petites gens" et à des considérations plus commerciales, artisanales, industrielles ou religieuses. Mais le tout reste quand même passionnant et l'on suit avec plaisir cette Histoire de France. Côté dessin il est vrai que comme souvent dans les oeuvres collectives c'est inégal. Mais personnellement je l'apprécie le dessin et on a droit parfois à des cases remarquables. Les couleurs sont d'époque et c'est parfois un peu criard. Je trouve qu'il pourrait être intéressant pour un éditeur de retenter cette expérience avec un dessin plus actuel et surtout avec un scénario se penchant plus sur l'ensemble de la population. Une série marquante pour moi dont je ne conseille pas pour autant l'achat pour les raisons évoquées plus haut même pour les passionnés d'Histoire.

09/10/2012 (modifier)
Par Frolier
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série La Grande Odalisque
La Grande Odalisque

Je suis allé à reculons sur cette BD (un peu marre en ce moment de toujours entendre parler de Vivès comme "le petit génie de la BD" alors que souvent il se regarde dessiner mais n'a pas grand chose à raconter). J'ai donc ouvert le livre en librairie juste pour me faire une opinion et, comme ça arrive parfois, j'ai fini par réaliser autour de la page 28 que j'étais en train de lire debout dans les rayonnages et que j'avais envie de connaître la suite. Le genre de motif qui me suffit pour justifier un achat. Je ne l'ai pas regretté. Le dessin est à la fois délicat et dynamique, avec le choix d'un minimalisme qui rend par contraste certaines séquences ultra spectaculaires (bel art de la mise en page, j'ai rarement vu des scènes d'action - si improbables soient-elles - aussi clairement dessinées). On sent aussi que les auteurs aiment les corps des femmes et la façon dont elles se meuvent, s'assoient, se coiffent, etc... Presque chaque case est une étude de corps, en fait. C'est très sensuel et très agréable à regarder... Le scénario est abracadabrant (pas plus qu'un James Bond, cependant) et annonce cette couleur très tôt. C'est une compilation de scènes fantasmatiques (et si on faisait faire des trucs dingues à des jolies filles ? Et si on faisait une poursuite à moto dans le Louvre ? Et si on tuait avec les doigts ? Et si on tirait un deltaplane avec un lance-roquettes ? Et si on mettait en couverture une séquence qui n'est pas "vraiment" dans le livre juste parce qu'elle nous plaît ?). Nous sommes ici "dans une BD", tout est possible, mais ce n'est pas pour autant que les auteurs font n'importe quoi. On a l'impression de quelque chose de "neuf", loin des clichés, loin des personnages vus cent fois, loin des dialogues stéréotypés. La psychologie des trois filles n'est pas creusée, et pourtant on s'y attache (alors que concrètement, rien de ce qu'elles font n'obéit à la moindre rationalité...). On aime leur relation. Certaines séquences "énormes" sont vraiment réussies (mention spéciale pour l'assaut dans la villa Mexicaine), et souvent en décalage avec ce que l'on attend, avec un usage astucieux du hors-champ, de l'ellipse et du téléphone portable. En fait, les auteurs n'ont été guidés que par une envie : se faire plaisir (et à nous aussi, par la même occasion). Et quand au détour d'une séquence toute cette légèreté s'évanouit pour nous plomber le moral, on leur en veut presque, mais on comprend aussi que la BD nous aurait peut-être moins marqué si elle c'était contentée de sa légèreté. Je ne mets pas de cinquième étoile parce que, si les dialogues ne sont pas stéréotypés, ils sont tout de même écrits un peu n'importe comment (pour "faire vrai", sans doute), ce qui donne un petit sentiment de bâclé sur cet aspect de l'album.

09/10/2012 (modifier)
Par PAco
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Little Alice in Wonderland
Little Alice in Wonderland

Attention, le shaker est de sortie ! Franck Tacito, tel un Calvin (& Hobbes) en grande forme, nous invite à aller jouer dans le mixeur de son imagination en allant puiser du côté de chez Lewis Caroll une matière première revue et corrigée. Et ça pulse ! Ce premier tome est jubilatoire ! Tacito s'amuse autant sur le fond que sur la forme. Jeu de piste, où tel un Poucet ayant bien grandi, il nous sème allègrement clins d’œil et références en suivant les jambes longilignes et les talons de sa pulpeuse Tikky Big Bang. Guidés par un lapin blanc tout aussi facétieux que l'original, ils nous trainent dans Wonderland où Alice a disparu... Let's go Marco ! Et chaque page nous en met plein la vue ! Mises en page somptueuses, couleurs pétantes parfaitement adaptées à cet univers fantastique, cadrages intelligents et un très bon coup de crayon : du tout bon ! Bon, on notera quand même quelques rigidités sur certaines cases concernant des personnages, mais noyé dans cet ensemble si réussi, ça fait plus que passer, surtout que ses décors et les détails qui les composent sont d'une folle richesse. J'émettrai un dernier doute sur la couleur des treillis de l'armée particulière de la Reine de Cœur : rose... fallait oser... Je sais que tout cela est pas à prendre au 28e degré, mais là ils ont quand même des gueules de caricatures d'homo américains façon 80', genre Village People (Désolé Franck, fallait bien trouver un truc énervant dans ta BD :p). Sorti de ce détail, le reste est d'un surréalisme désopilant, mêlant étroitement références aux pulps SF du siècle dernier ou aux séries SF TV qui ont bercées notre jeunesse. Si certaines sont flagrantes (Comme Mr Spock croisé aux chiottes), d'autres sont plus subtiles et disséminées tout au long de ce premier tome dans les recoins des cases et les foules de détails (titres de bouquins dans les bibliothèques, etc.). C'est le genre de truc qui appelle une relecture plus soigneuse et méritée : un vrai jeu de piste, tout comme Tikki sur les traces d'Alice. En attendant un second tome que j'espère de la même trempe, je ne peux que chaudement conseiller la lecture de ce premier. Une très bonne pochette surprise qui déride un bon coup et qui réjouira -j'en suis sûr- tous les grands amateurs de délires assumés qui savent ne pas se prendre au sérieux.

08/10/2012 (modifier)
Par herve
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Un printemps à Tchernobyl
Un printemps à Tchernobyl

Depuis des années, je suis un inconditionnel d'Emmanuel Lepage, et le tournant qu'il a pris dans sa carrière avec Voyage aux îles de la Désolation, qui fut pour moi la bd de l'année 2011, m'enchante. Avec ce nouveau carnet de voyage, ou encore ce deuxième documentaire en bande dessinée, Emmanuel Lepage nous offre un formidable livre. Graphiquement, c'est grandiose, on prend une claque quasiment à chaque page, avec des doubles pages à vous couper le souffle. L'univers post apocalyptique de Tchernobyl est fort bien décrit avec des images que nous avons tous vues à la télévision, comme cette grande roue abandonnée dans Pripiat, ville, censée être le fleuron du communisme. Lepage nous confie ses doutes sur la façon de témoigner d'une catastrophe alors que les habitants revenus sur place semblent heureux et que la nature luxuriante reprend sa place sur le béton :"Aurais-je pu imaginer de tels moments à Tchernobyl, au coeur d'un désastre dont j'étais venu dessiner l'horreur". En effet, aux dessins de décors désolés, gris, de villes fantômes, succèdent parfois des scènes plus bucoliques, et de joie comme ces enfants qui jouent, tout près de la zone interdite. Un témoignage fort, parfois émouvant mais surtout admirablement construit et dessiné. Tout comme Voyage aux îles de la Désolation, cette bande dessinée fait partie des livres que l'on relit avec plaisir. Un incontournable de cette année 2012

06/10/2012 (modifier)
Par Gaston
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Al Crane
Al Crane

Al Crane faisait partie des séries que je voulais lire depuis longtemps et je fus très content lorsque j'ai finalement eu la chance de lire cette série. Je ne fus pas du tout déçu par ce que j'ai lu. Tout d'abord, le dessin d’Alexis, un génial dessinateur mort trop tôt, est absolument superbe. Une des forces de son humour est que le décalage entre le réalisme de son dessin et le ridicule des situations qu'il dessine rend l'histoire encore plus drôle. En fait, au premier abord on pourrait presque croire que c'est un western normal ! Les scénarii de Lauzier sont excellents et vraiment différents de ce que j'ai lu de lui. L'humour est très noir avec des noirs qui se font traiter de sale nègres et des femmes qui ne servent qu'à se faire violer. Ce n'est pas un humour qui plaira à tous car cela va parfois très loin dans la méchanceté. Certains pourraient aussi penser qu'à force les auteurs tournent en rond, mais moi j'ai trouvé que les auteurs se renouvelaient bien et c'est avec plaisir que je mets la note maximum à cette série car cela faisait longtemps que je n'avais pas autant rigolé en lisant une bande dessinée. J'ai même relu certains gags plusieurs fois de suite.

06/10/2012 (modifier)
Par Pierig
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Le Pied
Le Pied

Comment réagir face à un pied trouvé fortuitement à partir duquel va pousser une plantureuse femme ? Le duo d’auteurs messins partent de ce postulat totalement loufoque pour proposer un récit décalé et intriguant. L’originalité est de mise avec une narration fluide et un dessin avenant. On a un peu l’impression de se trouver face au mythe du golem mis au goût du jour. C’est court mais c’est le pied ! Seule la fin me semble précipitée. J’aurais aimé en connaître davantage sur cette femme . . . Une belle découverte en somme.

05/10/2012 (modifier)