*Avis portant sur l'édition d'Urban Comics*
Je tournais autour de cette série depuis un bon moment, mais vu le prix élevé des albums je n'osais pas acheter de peur de ne pas aimer et donc d'avoir le sentiment d'avoir jeter mon argent par la fenêtre. J'ai donc demander le premier tome pour Noel et j'ai tellement aimé que dès que les magasins étaient ouvertes je suis allé cherche le tome 2 !
Évidemment, dans une longue saga comme celle-ci tout n'est pas parfait et voici ce que je n'ai pas aimé:
-Je trouve la parti où les gens pleurent la mort de Superman était un peu trop longue vers la fin. J'aurais aimé que cette partie soit raccourcis et qu'on ai eu plus de temps pour les quatre remplaçant de Superman.
-J'aurais aimé voir plus d'ennemis connus de Superman et voir comment ils auraient réagis face à sa mort et/ou avec ses remplaçants. Je pense par exemple à Brainiac, Metallo et Mxyzptlk.
-La plupart des numéros présent dans cette saga sont de la série Superman, mais l'un est de la série Green Lantern. Or si l'éditeur français explique bien la situation dans les comics de Superman à l'époque, ce n'est pas le cas avec Green Lantern et donc il y avait des références que je ne comprenais pas.
-On voit Superman avec un fusil et ce n'est vraiment pas comment je vois le personnage.
-Doomsday sort de nul part et on sera plus sur lui que dans ses prochaines apparitions.
À part cela, j'ai vraiment bien aimé et me donne envie de lire d'avantages des comics de Superman datant de cette époque et pourtant la plupart du temps Superman me laisse indifférent !
Il faut dire que c'est surtout les autres personnages qui m'ont fait apprécier cette histoire. J'aime beaucoup les remplaçants de Superman et particulièrement celui qui se fait appeler le Dernier fils de Kripton qui est un anti-héro sans tomber dans la surenchère de violence comme c'était le cas avec les comics de l'époque. J'aime aussi la relation entre Lex Luthor et Supergirl et j'ai bien envie de lire comment cela se termine.
Pour une saga aussi longue et avec plusieurs scénaristes différents, je trouve que le tout est de qualité égale contrairement à `Batman-Knightfall' dont mon intérêt varie selon les chapitres. J'avais même peur de trouver les combats trop bourrins, mais non les scénaristes ont réussit à capter mon attention et du début jusqu’à la fin je voulais lire la suite même si je savais pratiquement tout ce qui allait se passer, ayant depuis mon enfance une encyclopédie sur Superman dont quelques pages sont consacré à sa mort.
Pour ce qui est des dessinateurs, j'ai bien aimé dans l'ensemble quoique j'ai un petit problème avec celui qui dessinait les numéros de Man of Steel. Je trouve son dessin un peu étrange et c'était vraiment décalé par rapport aux autres dessinateurs ce qui me donnait parfois l'impression de lire une autre histoire.
Le destin d'Henri IV est lié à la saga de Les 7 vies de l'épervier, Cothias s'intéresse donc ici à l'enfance de ce futur roi qui a grandi à la cour d'Henri II. En amoureux de l'Histoire, il respecte bien les circonstances de la naissance d'Henri (sa mère Jeanne d'Albret qui chante en gascon pendant l'accouchement, la gousse d'ail et le Jurançon, le mot célèbre d'Henri d'Albret "ma brebis a enfanté un lion"...on apprend tout ça lorsqu'on visite le château de Pau, et même celui de Nérac). Ensuite, tous les épisodes de sa vie sont respectés, comme l'enfance paysanne au château de Coarraze... mais bien moins que l'enfance du jeune Béarnais, où il n'est d'ailleurs pas le héros principal, le lecteur a plutôt droit à un formidable tableau politique du royaume de France au XVIème siècle, avec ses nombreux acteurs ; Cothias fait preuve d'une précision quasi méticuleuse dans son récit conté de façon didactique, mais pas pompeuse, car mise en valeur par la vision de Léonard-Langue-Agile.
Tous les événements historiques sont scrupuleusement respectés, contrairement à d'autres séries où Cothias a pris des libertés parfois audacieuses ; c'est une période de l'Histoire très riche et très remplie, fertile en événements importants. Cothias se sert donc du prétexte de l'enfance du jeune Henri de Navarre pour conter en fait le règne d'Henri II, et il fait intervenir un défilé impressionnant de têtes connues de ce temps. J'ai bien aimé la description très savoureuse des enfants royaux d'Henri II et de Catherine de Médicis, qui est très juste d'après ce que j'ai pu en lire dans plusieurs bouquins sérieux.
La thèse que soulève Cothias sur la mort horrible d'Henri II est hardie (une sorte d'accident provoqué, un complot), il est vrai qu'elle n'est pas exempte de doutes et de coïncidences troublantes qui ont été soulevées par certains historiens, sans oublier la fameuse prédiction de Nostradamus dont je connaissais l'existence.
Tout ceci est fort bien illustré par le dessin de Wachs, habile à reproduire les traits des grands personnages historiques, les décors réels de Pau, Nérac, Limoges, Paris, Reims, Saint-Quentin...avec quelques monuments disparus, ainsi que des mots fameux, tel celui de Marie Tudor ("Si on ouvrait mon coeur, on y trouverait gravé le nom de Calais"). Wachs offre aussi de très belles séquences, comme la chasse au sanglier ou la célèbre joute de la rue Saint-Antoine qui coûta la vie au roi, et qui occupe toute la fin du tome 2.
Quelle belle série vraiment, je regrette seulement qu'elle soit courte de 2 albums, elle aurait mérité d'être poussée un peu plus, au moins jusqu'au mariage du jeune Henri avec Margot, juste avant la Saint-Barthélémy.
C'est à un tour de passe-passe que s'est livré Cothias qui une fois de plus jongle avec l'Histoire dans cette séquelle de Les 7 vies de l'épervier ; comme pour Ninon, le futur Molière, fils secret de Louis XIII, est un enfant de celle qui endossa la défroque de l'Epervier, Ariane de Troïl. On retrouve Léonard Langue-Agile qui dès le tome 1 se prétend "l'inventeur des 7 vies de l'Epervier et autres fariboles". Certes, Cothias va très loin ici dans son postulat, parce qu'il y a quand même une place d'héritier du trône à la clé, on pourrait croire qu'il se moque un peu du lecteur...mais l'Histoire et la petite histoire sont si capricieuses et contiennent tellement de faits extraordinaires qui pourraient en étonner plus d'un, alors après tout pourquoi pas ?
De toutes le séries dérivées de Les 7 vies de l'épervier, celle-ci est avec Coeur brûlé celle qui s'en rapproche le plus par le ton et qui y fait le plus référence ; le récit est plus romanesque que Ninon secrète, et surtout bien mieux dessiné, le trait de Goepfert étant assez proche de Juillard, avec seulement un peu moins de velouté. Ses décors sont précis et jolis à détailler, le costume d'époque bien respecté.
A travers ce récit, Cothias dresse aussi en parallèle un tableau de la France des années 1620-1630, ponctué par quelques événements historiques auxquels il fait de nombreuses allusions, ainsi qu'à des personnages ou des faits qui témoignent d'une solide documentation.
Parfois, il a tendance à faire traîner un récit qui aurait pu se conclure en 4 ou 5 albums, mais la série reste passionnante alors que je croyais ce sujet vidé et trop rebattu.
Très bon ouvrage que celui-ci ! Je me suis résolu récemment à commencer une BDthèque de géopolitique, et j'ai commencé avec celui-ci dont je me souvenais et qui me faisait envie.
Le verdict, c'est : génial ! L'auteur nous a pondu une excellente BD, qui contient en elle toutes les clés pour la comprendre. Le dessin se comprend par ce caricaturiste, qui nous livre quelques têtes assez rigolotes, mais dans un style parfois très réaliste. Son trait comporte aussi de nombreuses expressions faciales inspirées des dessins de presse, et le tout en noir et blanc, pour un résultat vraiment très bon. Le dessin véhicule un message de façon très forte, notamment dans les passages muets.
S'ajoute à cela une histoire qui m'a surpris d'un bout à l'autre, me demandant ce qui allait se passer, comment c'était seulement possible d'en arriver à ce stade. L'auteur joue aussi avec le lecteur en lui fournissant des pages qui n'auront un rapport que bien plus tard, ou dans des détails amusants, des petits personnages qui viennent commenter de façon humoristique ou non la situation. C'est une excellente manière de renforcer l'ambiance.
Et puis, cette situation est vraiment invraisemblable, quand on voit l'auteur parti d'une petite caricature de rien du tout et en arrive à être considéré comme responsable de massacres. C'est une situation digne de Kafka, dont l'auteur copie d'ailleurs les premières lignes. Il faut avouer pour le coup que les deux possèdent beaucoup de similitudes, à commencer par le cafard. Le ton restera d'ailleurs jusqu'au bout, puisqu'il s'agira pour lui de s'en sortir, et de partir. La fin est d'ailleurs excellente sur la façon de fuir d'un pays, d'essayer de prouver qu'on doit être sauvé. C'est très intéressant, et on sentirait presque un petit pied de nez à certaines institutions ou pays qui veulent avoir cette étiquette ...
Bref, j'ai adoré cette BD, autant la forme que le fond, le dessin et le récit, le principe et l'histoire, tout est bon pour moi, et j'ai vraiment un coup de cœur pour cette très belle BD. Je la recommande vivement.
Une bd à avoir dans sa collection selon moi.
De l'auteur je n'ai lu que celle-ci et Un peu de bois et d'acier. Ma préférence va à Tout seul car l'histoire m'a semblé plus forte, plus lourde de sens.
Avec très peu de paroles, cette BD arrive, en exploitant avec brio une histoire relativement simple, à nous faire réfléchir sur la beauté, la solitude et la connaissance.
Graphiquement c'est très bon et adroit.
J'ai recommandé sa lecture dans mon entourage, tout le monde a adhéré. Foncez donc les yeux fermés !
Recueil d’histoires publiées initialement dans Fluide Glacial, « Route vers l’enfer », sans être le meilleur album de Daniel Goossens, n’en est pas pour le moins un excellent ouvrage où les neurones flattés par tant de subtilité comique, frétillent de bonheur. Bien que datant de bientôt 30 ans, il ne prend pas une ride, tout comme le Père Noël, catapulté ici au sein de l’armée afin de défendre les droits des enfants du monde entier. Et la tâche n’est pas facile face à tous ces culs serrés de caserne, véritables pastiches des militaires de films de guerre ricains, aux trognes renfrognées savamment caricaturées (imaginez Robert Mitchum croquant dans un citron). Avec Goossens, je me régale à chaque fois et me marre comme une baleine rien qu’avec les tronches de ses personnages.
L’humour est cérébral, fin et froid dans l’absurdité ; c’est le style Goossens et l’on n’est pas dépaysé. Les références sont en pagaille et pour qui a une certaine culture, c’est un régal.
Les relectures permettent souvent de comprendre des dialogues que nous n’avions pas intégralement compris (l’humour est si particulier) ou des détails (nombreux) à coté desquels nous aurions pu passer.
Je conseillerais la lecture en parallèle de l’histoire de la jeunesse du père Nöel parue dans l’album « Adieu, mélancolie » qui est un régal.
Album bien évidemment chaudement recommandé (c’est du Goossens) et pour finir une analyse psychanalytique de notre héros (p.24) :
« Le père noël est un homme tout à la fois simple et complexe. N’ayant pas d’enfants lui-même, il voue aux enfants des autres un amour démesuré qui le pousse à leur faire des cadeaux.
Mais ce geste d’offrande de sa propre misère qu’il se rejette à lui-même comme dans un miroir, ne peut jamais rassasier sa demande d’affection, et doit être éternellement recommencé. C’est ce que nous appelons entre nous le problème d’identification avec le fils. »
Bonnes fêtes à vous.
Tons sépia, histoires de bagnards, violence suggérée, récit rythmé.... voilà à quoi s'attendre en se saisissant du premier tome de la récit des Paco!
Le dessin n'est pas réaliste, ce qui permet de suggérer l'action plutôt que de la décrire frontalement. Le dessin de Sagnot invite même à la poésie lorsqu'éclot une histoire d'amour.
Le récit est dépaysant tant dans son univers (bagne guyanais) que dans son intrigue (survie en milieu carcéral) et servi par un bon sens du rythme.
Une belle découverte!
Amours fragiles retrace l’histoire sentimentale d’un jeune homme timide dans l’Allemagne de l’entre-deux-guerres avec la montée du nazisme et de ses insidieuses privations progressives des libertés.
J'ai beaucoup aimé le premier tome dont l'action se passe en 1933 au moment même de l'accession d'Hitler à la chancellerie. Le propos politique est d'ailleurs fort bien amené. Il y a des scènes traitées avec une grande finesse et objectivité bien que située dans une période parmi les plus sombres de l’histoire contemporaine. Cependant, j’ai eu un peu de mal à reconnaître certains personnages d’une case à l’autre car ils se ressemblent étrangement.
Le second tome nous emmène à Paris en 1939 peu avant l'entrée en guerre. On fait la connaissance de nouveaux personnages qui se sont exilés d'Allemagne. On se dit également que notre héros reste un éternel étudiant alors que 5 ans ont passé depuis. Il faut reconnaître que ce tome est un cran en-dessous du premier qui nous avait tant séduits.
Le troisième tome confirme tout le bien que je pense de cette série indispensable ! Le trait graphique va en s'améliorant. La puissance émotionnelle du récit également ! Il y a un véritable nouveau souffle sur cette série. Le parti pris des auteurs est celui de se concentrer non plus sur notre héros Martin et son amoureuse Katarina mais sur un personnage secondaire du second tome avec un retour en Allemagne alors que la guerre fait rage. Il s'agit surtout de montrer la résistance des allemands à l'intérieur face à ce régime dictatorial.
Le quatrième tome voit l'action se situer dans la France occupée qui va suivre la même politique d'oppression vis à vis des populations d'origine juive. J'aurais juste un gros bémol pour indiquer que je n'aime pas que dans une bulle de dialogue, il y ait des mots qui soit trancher à la ligne d'après comme coupé en deux (ex: vend-re). Ce n'est pas très beau esthétiquement. J'ai même été choqué par le procédé digne d'amateurisme car il y a franchement de quoi mieux faire. Par ailleurs, ce tome se situe chronologiquement avant les faits se produisant dans le volume précédent. On a de quoi se perdre un peu d'autant que dès le premier volume, il y avait des sauts en avant dans l'histoire.
Le cinquième tome traite entièrement de la résistance en France durant l'année 1943. On voit mal ce que Katarina, une allemande d'origine vient faire là d'autant qu'elle a été introduite par un homme qu'elle n'aimait pas. Ce n'est pas très crédible. L'action paraît confuse à de nombreux moments d'autant que certains personnages ont des noms de code. Bref, on s'y perd véritablement. La saga perd un peu de sa fraîcheur pour coller totalement à l'Histoire. On aurait aimé suivre les aventures plus personnelles de notre couple vedette.
Le sixième tome sera sans doute celui de la maturité pour notre héros Martin Mahner qui découvre les exactions commises par la Wehrmacht en Russie. L'armée rouge progresse dans sa reconquête des terres ukréniennes et les nazis reculent. On est en 1943 c'est à dire au tournant de la Seconde Guerre Mondiale. Bref, il y a une prise de conscience et l'on sent que le passage à l'acte c'est à dire dans la résistence n'est pas loin. Par contre, les amours sont oubliés car c'est la guerre. J'aime toujours autant cette saga dont chaque épisode est particulièrement soigné.
Maintenant, cette romance des amours un peu réfréné entre Martin et Katarina pourra faire fuir les lecteurs qui exigent un peu plus de passion. Le titre est pourtant évocateur : ces amours là sont fragiles ! On suit cette série plutôt pour la fresque historique et son côté chronique sociale.
L’authenticité du propos fait que le lecteur est totalement submergé dans cette période de l’histoire qu’il peut ainsi mieux comprendre sans l’avoir vécu. C’est quand même extraordinaire qu’une bd puisse arriver à ce résultat. Il faut dire que l’auteur mène un travail de longue haleine et qu’il se passe quelquefois 5 ans entre deux tomes.
La chronique historique se double d’un regard sociologique et psychologique d’une très belle maturité. Amours fragiles est d’un rare raffinement que certains amateurs d’histoire apprécieront autant que moi.
Note Dessin : 3.75/5 – Note Scénario : 4.25/5 – Note Globale : 4/5
Après Batman - Un long Halloween, la chauve-souris reprend du service. Des policiers sont assassinés à l’occasion de quelques fêtes annuelles… Batman ne sait plus trop quoi penser, s’il pourrait s’agir de Dent ou de Holiday?
Par-rapport à la première série, cette suite présente exactement les mêmes qualités, si ce n’est que la surprise n’y est plus. Mais franchement, qu’est-ce que je m’en fous ! Ça reste excellent, rythmé par l’apparition des super-vilains dont j’éprouve un certain plaisir à suivre leurs méfaits.
Et puis, comme pour Batman - Un long Halloween, le trait est hyper stylisé. La colorisation est parfaite et confère à l’ensemble une touche bien reconnaissable. Seul bémol, l’édition de Urban Comics présente le défaut de quelques planches légèrement « floutées »… Dommage.
Bref, une série incontournable, un must dans les aventures du héros de Gotham !
Assurément Fabien Nury est un auteur que je suis. Une nouvelle fois associé à Brüno après le très bon Atar Gull ou le destin d'un esclave modèle, il nous propose l’excellent Tyler Cross.
Hyper cliché et déjà-vu, l’album mérite néanmoins son excellente cotation. Personnellement, je ne crois pas que les auteurs se soient dis qu’ils allaient nous pondre un polar d’un nouveau genre. Non, certainement pas, sinon, c’est raté ! Je pense plutôt qu’ils ont voulu nous faire une histoire de truands bien vilains et crapuleux, avec tout ce que cela implique dans l’utilisation des codes du genre. Et dans cet exercice, rien à redire, tout est parfaitement maitrisé ! C’est de la bombe du début à la fin, dans le rythme et la construction de l’histoire autant que dans les personnages et les répliques qu’ils utilisent. Tarantino en serait presque jaloux…
Brüno arrose une nouvelle fois le scénar’ de Nury d’un trait simplifié mais hyper dynamique. Il a pour moi une vision de génie dans l’élaboration de son trait : il va à l’essentiel pour pouvoir mettre en évidence les expressions les plus importantes et appropriées à la situation mise en scène. Il ajoute à cet excellent travail une mise en page et une colorisation des plus réussies ; magistral tout simplement ! Non mais franchement, si vous ne l’avez pas encore lu, vous me donnerez votre impression du passage où le serpent nous fait une leçon d’humeur à la première personne…
Conclusion simple, rapide, efficace : une tuerie, au sens propre comme au figuré. Un cadeau de choix en ces fêtes de fin d’année, pour le novice comme pour le lecteur aguerri !
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Superman - La Mort de Superman
*Avis portant sur l'édition d'Urban Comics* Je tournais autour de cette série depuis un bon moment, mais vu le prix élevé des albums je n'osais pas acheter de peur de ne pas aimer et donc d'avoir le sentiment d'avoir jeter mon argent par la fenêtre. J'ai donc demander le premier tome pour Noel et j'ai tellement aimé que dès que les magasins étaient ouvertes je suis allé cherche le tome 2 ! Évidemment, dans une longue saga comme celle-ci tout n'est pas parfait et voici ce que je n'ai pas aimé: -Je trouve la parti où les gens pleurent la mort de Superman était un peu trop longue vers la fin. J'aurais aimé que cette partie soit raccourcis et qu'on ai eu plus de temps pour les quatre remplaçant de Superman. -J'aurais aimé voir plus d'ennemis connus de Superman et voir comment ils auraient réagis face à sa mort et/ou avec ses remplaçants. Je pense par exemple à Brainiac, Metallo et Mxyzptlk. -La plupart des numéros présent dans cette saga sont de la série Superman, mais l'un est de la série Green Lantern. Or si l'éditeur français explique bien la situation dans les comics de Superman à l'époque, ce n'est pas le cas avec Green Lantern et donc il y avait des références que je ne comprenais pas. -On voit Superman avec un fusil et ce n'est vraiment pas comment je vois le personnage. -Doomsday sort de nul part et on sera plus sur lui que dans ses prochaines apparitions. À part cela, j'ai vraiment bien aimé et me donne envie de lire d'avantages des comics de Superman datant de cette époque et pourtant la plupart du temps Superman me laisse indifférent ! Il faut dire que c'est surtout les autres personnages qui m'ont fait apprécier cette histoire. J'aime beaucoup les remplaçants de Superman et particulièrement celui qui se fait appeler le Dernier fils de Kripton qui est un anti-héro sans tomber dans la surenchère de violence comme c'était le cas avec les comics de l'époque. J'aime aussi la relation entre Lex Luthor et Supergirl et j'ai bien envie de lire comment cela se termine. Pour une saga aussi longue et avec plusieurs scénaristes différents, je trouve que le tout est de qualité égale contrairement à `Batman-Knightfall' dont mon intérêt varie selon les chapitres. J'avais même peur de trouver les combats trop bourrins, mais non les scénaristes ont réussit à capter mon attention et du début jusqu’à la fin je voulais lire la suite même si je savais pratiquement tout ce qui allait se passer, ayant depuis mon enfance une encyclopédie sur Superman dont quelques pages sont consacré à sa mort. Pour ce qui est des dessinateurs, j'ai bien aimé dans l'ensemble quoique j'ai un petit problème avec celui qui dessinait les numéros de Man of Steel. Je trouve son dessin un peu étrange et c'était vraiment décalé par rapport aux autres dessinateurs ce qui me donnait parfois l'impression de lire une autre histoire.
Les Tentations de Navarre
Le destin d'Henri IV est lié à la saga de Les 7 vies de l'épervier, Cothias s'intéresse donc ici à l'enfance de ce futur roi qui a grandi à la cour d'Henri II. En amoureux de l'Histoire, il respecte bien les circonstances de la naissance d'Henri (sa mère Jeanne d'Albret qui chante en gascon pendant l'accouchement, la gousse d'ail et le Jurançon, le mot célèbre d'Henri d'Albret "ma brebis a enfanté un lion"...on apprend tout ça lorsqu'on visite le château de Pau, et même celui de Nérac). Ensuite, tous les épisodes de sa vie sont respectés, comme l'enfance paysanne au château de Coarraze... mais bien moins que l'enfance du jeune Béarnais, où il n'est d'ailleurs pas le héros principal, le lecteur a plutôt droit à un formidable tableau politique du royaume de France au XVIème siècle, avec ses nombreux acteurs ; Cothias fait preuve d'une précision quasi méticuleuse dans son récit conté de façon didactique, mais pas pompeuse, car mise en valeur par la vision de Léonard-Langue-Agile. Tous les événements historiques sont scrupuleusement respectés, contrairement à d'autres séries où Cothias a pris des libertés parfois audacieuses ; c'est une période de l'Histoire très riche et très remplie, fertile en événements importants. Cothias se sert donc du prétexte de l'enfance du jeune Henri de Navarre pour conter en fait le règne d'Henri II, et il fait intervenir un défilé impressionnant de têtes connues de ce temps. J'ai bien aimé la description très savoureuse des enfants royaux d'Henri II et de Catherine de Médicis, qui est très juste d'après ce que j'ai pu en lire dans plusieurs bouquins sérieux. La thèse que soulève Cothias sur la mort horrible d'Henri II est hardie (une sorte d'accident provoqué, un complot), il est vrai qu'elle n'est pas exempte de doutes et de coïncidences troublantes qui ont été soulevées par certains historiens, sans oublier la fameuse prédiction de Nostradamus dont je connaissais l'existence. Tout ceci est fort bien illustré par le dessin de Wachs, habile à reproduire les traits des grands personnages historiques, les décors réels de Pau, Nérac, Limoges, Paris, Reims, Saint-Quentin...avec quelques monuments disparus, ainsi que des mots fameux, tel celui de Marie Tudor ("Si on ouvrait mon coeur, on y trouverait gravé le nom de Calais"). Wachs offre aussi de très belles séquences, comme la chasse au sanglier ou la célèbre joute de la rue Saint-Antoine qui coûta la vie au roi, et qui occupe toute la fin du tome 2. Quelle belle série vraiment, je regrette seulement qu'elle soit courte de 2 albums, elle aurait mérité d'être poussée un peu plus, au moins jusqu'au mariage du jeune Henri avec Margot, juste avant la Saint-Barthélémy.
Le Fou du Roy
C'est à un tour de passe-passe que s'est livré Cothias qui une fois de plus jongle avec l'Histoire dans cette séquelle de Les 7 vies de l'épervier ; comme pour Ninon, le futur Molière, fils secret de Louis XIII, est un enfant de celle qui endossa la défroque de l'Epervier, Ariane de Troïl. On retrouve Léonard Langue-Agile qui dès le tome 1 se prétend "l'inventeur des 7 vies de l'Epervier et autres fariboles". Certes, Cothias va très loin ici dans son postulat, parce qu'il y a quand même une place d'héritier du trône à la clé, on pourrait croire qu'il se moque un peu du lecteur...mais l'Histoire et la petite histoire sont si capricieuses et contiennent tellement de faits extraordinaires qui pourraient en étonner plus d'un, alors après tout pourquoi pas ? De toutes le séries dérivées de Les 7 vies de l'épervier, celle-ci est avec Coeur brûlé celle qui s'en rapproche le plus par le ton et qui y fait le plus référence ; le récit est plus romanesque que Ninon secrète, et surtout bien mieux dessiné, le trait de Goepfert étant assez proche de Juillard, avec seulement un peu moins de velouté. Ses décors sont précis et jolis à détailler, le costume d'époque bien respecté. A travers ce récit, Cothias dresse aussi en parallèle un tableau de la France des années 1620-1630, ponctué par quelques événements historiques auxquels il fait de nombreuses allusions, ainsi qu'à des personnages ou des faits qui témoignent d'une solide documentation. Parfois, il a tendance à faire traîner un récit qui aurait pu se conclure en 4 ou 5 albums, mais la série reste passionnante alors que je croyais ce sujet vidé et trop rebattu.
Une Métamorphose iranienne
Très bon ouvrage que celui-ci ! Je me suis résolu récemment à commencer une BDthèque de géopolitique, et j'ai commencé avec celui-ci dont je me souvenais et qui me faisait envie. Le verdict, c'est : génial ! L'auteur nous a pondu une excellente BD, qui contient en elle toutes les clés pour la comprendre. Le dessin se comprend par ce caricaturiste, qui nous livre quelques têtes assez rigolotes, mais dans un style parfois très réaliste. Son trait comporte aussi de nombreuses expressions faciales inspirées des dessins de presse, et le tout en noir et blanc, pour un résultat vraiment très bon. Le dessin véhicule un message de façon très forte, notamment dans les passages muets. S'ajoute à cela une histoire qui m'a surpris d'un bout à l'autre, me demandant ce qui allait se passer, comment c'était seulement possible d'en arriver à ce stade. L'auteur joue aussi avec le lecteur en lui fournissant des pages qui n'auront un rapport que bien plus tard, ou dans des détails amusants, des petits personnages qui viennent commenter de façon humoristique ou non la situation. C'est une excellente manière de renforcer l'ambiance. Et puis, cette situation est vraiment invraisemblable, quand on voit l'auteur parti d'une petite caricature de rien du tout et en arrive à être considéré comme responsable de massacres. C'est une situation digne de Kafka, dont l'auteur copie d'ailleurs les premières lignes. Il faut avouer pour le coup que les deux possèdent beaucoup de similitudes, à commencer par le cafard. Le ton restera d'ailleurs jusqu'au bout, puisqu'il s'agira pour lui de s'en sortir, et de partir. La fin est d'ailleurs excellente sur la façon de fuir d'un pays, d'essayer de prouver qu'on doit être sauvé. C'est très intéressant, et on sentirait presque un petit pied de nez à certaines institutions ou pays qui veulent avoir cette étiquette ... Bref, j'ai adoré cette BD, autant la forme que le fond, le dessin et le récit, le principe et l'histoire, tout est bon pour moi, et j'ai vraiment un coup de cœur pour cette très belle BD. Je la recommande vivement.
Tout seul
Une bd à avoir dans sa collection selon moi. De l'auteur je n'ai lu que celle-ci et Un peu de bois et d'acier. Ma préférence va à Tout seul car l'histoire m'a semblé plus forte, plus lourde de sens. Avec très peu de paroles, cette BD arrive, en exploitant avec brio une histoire relativement simple, à nous faire réfléchir sur la beauté, la solitude et la connaissance. Graphiquement c'est très bon et adroit. J'ai recommandé sa lecture dans mon entourage, tout le monde a adhéré. Foncez donc les yeux fermés !
Route vers l'Enfer
Recueil d’histoires publiées initialement dans Fluide Glacial, « Route vers l’enfer », sans être le meilleur album de Daniel Goossens, n’en est pas pour le moins un excellent ouvrage où les neurones flattés par tant de subtilité comique, frétillent de bonheur. Bien que datant de bientôt 30 ans, il ne prend pas une ride, tout comme le Père Noël, catapulté ici au sein de l’armée afin de défendre les droits des enfants du monde entier. Et la tâche n’est pas facile face à tous ces culs serrés de caserne, véritables pastiches des militaires de films de guerre ricains, aux trognes renfrognées savamment caricaturées (imaginez Robert Mitchum croquant dans un citron). Avec Goossens, je me régale à chaque fois et me marre comme une baleine rien qu’avec les tronches de ses personnages. L’humour est cérébral, fin et froid dans l’absurdité ; c’est le style Goossens et l’on n’est pas dépaysé. Les références sont en pagaille et pour qui a une certaine culture, c’est un régal. Les relectures permettent souvent de comprendre des dialogues que nous n’avions pas intégralement compris (l’humour est si particulier) ou des détails (nombreux) à coté desquels nous aurions pu passer. Je conseillerais la lecture en parallèle de l’histoire de la jeunesse du père Nöel parue dans l’album « Adieu, mélancolie » qui est un régal. Album bien évidemment chaudement recommandé (c’est du Goossens) et pour finir une analyse psychanalytique de notre héros (p.24) : « Le père noël est un homme tout à la fois simple et complexe. N’ayant pas d’enfants lui-même, il voue aux enfants des autres un amour démesuré qui le pousse à leur faire des cadeaux. Mais ce geste d’offrande de sa propre misère qu’il se rejette à lui-même comme dans un miroir, ne peut jamais rassasier sa demande d’affection, et doit être éternellement recommencé. C’est ce que nous appelons entre nous le problème d’identification avec le fils. » Bonnes fêtes à vous.
Paco les mains rouges
Tons sépia, histoires de bagnards, violence suggérée, récit rythmé.... voilà à quoi s'attendre en se saisissant du premier tome de la récit des Paco! Le dessin n'est pas réaliste, ce qui permet de suggérer l'action plutôt que de la décrire frontalement. Le dessin de Sagnot invite même à la poésie lorsqu'éclot une histoire d'amour. Le récit est dépaysant tant dans son univers (bagne guyanais) que dans son intrigue (survie en milieu carcéral) et servi par un bon sens du rythme. Une belle découverte!
Amours fragiles
Amours fragiles retrace l’histoire sentimentale d’un jeune homme timide dans l’Allemagne de l’entre-deux-guerres avec la montée du nazisme et de ses insidieuses privations progressives des libertés. J'ai beaucoup aimé le premier tome dont l'action se passe en 1933 au moment même de l'accession d'Hitler à la chancellerie. Le propos politique est d'ailleurs fort bien amené. Il y a des scènes traitées avec une grande finesse et objectivité bien que située dans une période parmi les plus sombres de l’histoire contemporaine. Cependant, j’ai eu un peu de mal à reconnaître certains personnages d’une case à l’autre car ils se ressemblent étrangement. Le second tome nous emmène à Paris en 1939 peu avant l'entrée en guerre. On fait la connaissance de nouveaux personnages qui se sont exilés d'Allemagne. On se dit également que notre héros reste un éternel étudiant alors que 5 ans ont passé depuis. Il faut reconnaître que ce tome est un cran en-dessous du premier qui nous avait tant séduits. Le troisième tome confirme tout le bien que je pense de cette série indispensable ! Le trait graphique va en s'améliorant. La puissance émotionnelle du récit également ! Il y a un véritable nouveau souffle sur cette série. Le parti pris des auteurs est celui de se concentrer non plus sur notre héros Martin et son amoureuse Katarina mais sur un personnage secondaire du second tome avec un retour en Allemagne alors que la guerre fait rage. Il s'agit surtout de montrer la résistance des allemands à l'intérieur face à ce régime dictatorial. Le quatrième tome voit l'action se situer dans la France occupée qui va suivre la même politique d'oppression vis à vis des populations d'origine juive. J'aurais juste un gros bémol pour indiquer que je n'aime pas que dans une bulle de dialogue, il y ait des mots qui soit trancher à la ligne d'après comme coupé en deux (ex: vend-re). Ce n'est pas très beau esthétiquement. J'ai même été choqué par le procédé digne d'amateurisme car il y a franchement de quoi mieux faire. Par ailleurs, ce tome se situe chronologiquement avant les faits se produisant dans le volume précédent. On a de quoi se perdre un peu d'autant que dès le premier volume, il y avait des sauts en avant dans l'histoire. Le cinquième tome traite entièrement de la résistance en France durant l'année 1943. On voit mal ce que Katarina, une allemande d'origine vient faire là d'autant qu'elle a été introduite par un homme qu'elle n'aimait pas. Ce n'est pas très crédible. L'action paraît confuse à de nombreux moments d'autant que certains personnages ont des noms de code. Bref, on s'y perd véritablement. La saga perd un peu de sa fraîcheur pour coller totalement à l'Histoire. On aurait aimé suivre les aventures plus personnelles de notre couple vedette. Le sixième tome sera sans doute celui de la maturité pour notre héros Martin Mahner qui découvre les exactions commises par la Wehrmacht en Russie. L'armée rouge progresse dans sa reconquête des terres ukréniennes et les nazis reculent. On est en 1943 c'est à dire au tournant de la Seconde Guerre Mondiale. Bref, il y a une prise de conscience et l'on sent que le passage à l'acte c'est à dire dans la résistence n'est pas loin. Par contre, les amours sont oubliés car c'est la guerre. J'aime toujours autant cette saga dont chaque épisode est particulièrement soigné. Maintenant, cette romance des amours un peu réfréné entre Martin et Katarina pourra faire fuir les lecteurs qui exigent un peu plus de passion. Le titre est pourtant évocateur : ces amours là sont fragiles ! On suit cette série plutôt pour la fresque historique et son côté chronique sociale. L’authenticité du propos fait que le lecteur est totalement submergé dans cette période de l’histoire qu’il peut ainsi mieux comprendre sans l’avoir vécu. C’est quand même extraordinaire qu’une bd puisse arriver à ce résultat. Il faut dire que l’auteur mène un travail de longue haleine et qu’il se passe quelquefois 5 ans entre deux tomes. La chronique historique se double d’un regard sociologique et psychologique d’une très belle maturité. Amours fragiles est d’un rare raffinement que certains amateurs d’histoire apprécieront autant que moi. Note Dessin : 3.75/5 – Note Scénario : 4.25/5 – Note Globale : 4/5
Batman - Amère victoire (Dark Victory)
Après Batman - Un long Halloween, la chauve-souris reprend du service. Des policiers sont assassinés à l’occasion de quelques fêtes annuelles… Batman ne sait plus trop quoi penser, s’il pourrait s’agir de Dent ou de Holiday? Par-rapport à la première série, cette suite présente exactement les mêmes qualités, si ce n’est que la surprise n’y est plus. Mais franchement, qu’est-ce que je m’en fous ! Ça reste excellent, rythmé par l’apparition des super-vilains dont j’éprouve un certain plaisir à suivre leurs méfaits. Et puis, comme pour Batman - Un long Halloween, le trait est hyper stylisé. La colorisation est parfaite et confère à l’ensemble une touche bien reconnaissable. Seul bémol, l’édition de Urban Comics présente le défaut de quelques planches légèrement « floutées »… Dommage. Bref, une série incontournable, un must dans les aventures du héros de Gotham !
Tyler Cross
Assurément Fabien Nury est un auteur que je suis. Une nouvelle fois associé à Brüno après le très bon Atar Gull ou le destin d'un esclave modèle, il nous propose l’excellent Tyler Cross. Hyper cliché et déjà-vu, l’album mérite néanmoins son excellente cotation. Personnellement, je ne crois pas que les auteurs se soient dis qu’ils allaient nous pondre un polar d’un nouveau genre. Non, certainement pas, sinon, c’est raté ! Je pense plutôt qu’ils ont voulu nous faire une histoire de truands bien vilains et crapuleux, avec tout ce que cela implique dans l’utilisation des codes du genre. Et dans cet exercice, rien à redire, tout est parfaitement maitrisé ! C’est de la bombe du début à la fin, dans le rythme et la construction de l’histoire autant que dans les personnages et les répliques qu’ils utilisent. Tarantino en serait presque jaloux… Brüno arrose une nouvelle fois le scénar’ de Nury d’un trait simplifié mais hyper dynamique. Il a pour moi une vision de génie dans l’élaboration de son trait : il va à l’essentiel pour pouvoir mettre en évidence les expressions les plus importantes et appropriées à la situation mise en scène. Il ajoute à cet excellent travail une mise en page et une colorisation des plus réussies ; magistral tout simplement ! Non mais franchement, si vous ne l’avez pas encore lu, vous me donnerez votre impression du passage où le serpent nous fait une leçon d’humeur à la première personne… Conclusion simple, rapide, efficace : une tuerie, au sens propre comme au figuré. Un cadeau de choix en ces fêtes de fin d’année, pour le novice comme pour le lecteur aguerri !