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Un peu de bois et d'acier

Note: 3.5/5
(3.5/5 pour 10 avis)

L'histoire d'un banc, un simple banc public qui voit défiler les gens à travers les heures, les jours, les saisons, les années... Ceux qui passent, qui s'arrêtent, d'autres qui reviennent, certains qui attendent... (texte de l'éditeur)


BD muette Chabouté Les prix lecteurs BDTheque 2012

L'histoire d'un banc, un simple banc public qui voit défiler les gens à travers les heures, les jours, les saisons, les années... Ceux qui passent, qui s'arrêtent, d'autres qui reviennent, certains qui attendent... Le banc devient un havre, un îlot, un refuge, une scène... Un ballet d'anonymes et d'habitués évoluant dans une chorégraphie savamment orchestrée ou les petites futilités, les situations rocambolesques et les rencontres surprenantes donnent naissance à un récit drôle et singulier. Chabouté tisse avec brio une histoire où plane la magie d'un Tati, agrémentée d'un soupçon de Chaplin, quelques miettes du mime Marceau et d'une pincée de Keaton ... 330 pages d'une aventure dont le héros est un banc, un simple banc public... Juste un peu de bois et d'acier... (texte de l'éditeur)

Scénariste
Dessinateur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 12 Septembre 2012
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Un peu de bois et d'acier
Les notes (10)
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15/09/2012 | Mac Arthur
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Par Puma
Note: 4/5 Coups de coeur expiré

Le graphisme de Chabouté se reconnaît immédiatement avec, comme Comès ou Marc-Antoine Mathieu, que du Noir, ou que du blanc ; ce n'est donc pas du Noir & Blanc, mais du Noir ou Blanc. Jamais de gris ! L'impact visuel de ce tout blanc ou tout noir est comme à son habitude chez cet auteur, très réussi, et percute efficacement. Une des histoires le plus optimistes de l'auteur, avec la vue pendant toute le livre épais, de ce qui se passa autour d'un même banc depuis sa création jusqu'à sa fin de carrière. C'est osé d'en faire un sujet de BD, et la mayonnaise prend. Avec les choses les plus simples de la terre, le quotidien de tout un chacun. Ici, pas besoin de vampires, de sorcelleries, d'extra-terrestres, de super-Héros, de presque super héros, de délires spatio-temporels, de trolls, et que sais-je encore, de tout l'arsenal du mauvais scénariste qui ne sait plus rien pondre comme scénario, sans ces artifices à deux balles. Ici, c'est du talent brut ! Le talent du vrai alchimiste qui vous fait de l'or avec trois fois rien ! Le seul reproche qui empêche un bon 5 * ; on a peine, en tant que lecteur, à s'attacher au personnage principal de l'histoire ... un banc public ! Bravo encore une nouvelle fois, Mr Chabouté ! Vous êtes un courant d'air frais dans l'univers de la BD !

08/02/2016 (modifier)
Par Erik
Note: 3/5
L'avatar du posteur Erik

L'exercice était un peu difficile à savoir faire une bd de 328 pages sur un banc communal en bois. On va voir défiler des dizaines de personnages qui vont vivre leur instant assis sur ce banc à moins que cela ne soit le chien qui passe faire ses besoins. Les plans seront fixes avec pour consigne l'apparition de ce banc qui sert d'abri ou de refuge le temps d'une pause. J'ai bien aimé le début et la fin qui marquent une petite histoire assez gentillette sur le fait que des objets bien anodins peuvent être chargés de valeur sentimentale. Pour autant, c'est long comme un exercice et il faut bien passer le temps. La vie de ce banc ne sera guère trépidante par moment. Bref, cela devient un peu lassant voire bancale sans mauvais jeux de mots... Le graphisme est toujours aussi sublime chez cet auteur que j'affectionne. Pour autant, cela ne sera pas mon oeuvre préférée. Cela se rapproche d'un îlot de bonheur avec toujours la même poésie d'âme.

26/02/2015 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
L'avatar du posteur Gaston

2.5 Une chose est sûre : cet album de Chabouté détient un concept original, la vie de tous les jours vue par un banc de parc. On croise plusieurs personnages dont certains reviennent plusieurs fois au cours de l'album. Le récit a un côté sympathique et certains passages m'ont touché, mais la plupart du temps j'étais plutôt indifférent par ce que je voyais et vers le milieu de l'album je ressentais un certain ennui et j'étais bien content lorsque c'était fini. Cela reste tout de même une idée intéressante et je me demande si j'aurais aimé s'il y avait de la parole. Le dessin de Chabouté est toujours bon et ses visages représentent très bien les émotions des personnages.

15/09/2013 (modifier)
Par fab11
Note: 4/5

On n'a plus besoin de présenter Christophe Chabouté , tous les amateurs de bande dessinée ont sans doute lu au moins une de ses œuvres ou ils ont évidement entendu parler de lui et d'une manière positive, bien entendu. Cet imposant one shot est une réussite. D'abord je vais parler du dessin qui est toujours aussi beau. Il est tellement réaliste qu'on ne peut que l'apprécier. Le noir et blanc est toujours aussi bien maîtrisé par l'auteur. Mais peut-on dire quelque chose de négatif en ce qui concerne l'utilisation du noir et blanc par Chabouté ? Je ne pense pas et personne ne dira le contraire (en tout cas pas ceux qui connaissent son superbe travail dans ce domaine). Maintenant si on en venait au scénario de cet album. C'est sans doute l'adjectif "original" qui vient tout suite à l'esprit quand on veut parler de l'histoire de ce one shot . Il est sûr que raconter l'histoire d'un banc n'est pas chose courante. J'étais un peu sceptique en commençant ce récit , car le résumé de l'histoire ne m'avait guère emballé . Mais Christophe Chabouté réussit toujours à me surprendre et finalement cet album m'a envouté . L'auteur nous permet de suivre les histoires de plusieurs personnages qui se succèdent sur le même banc public, durant plusieurs années et sans le moindre texte . Alors là je dis "bravo" Monsieur Chabouté. On finit par s'attacher à toutes ces personnes même si elles n'ont pas des vies trépidantes , mais il y a au moins un de ces personnages dans lequel chaque lecteur peut se retrouver . L'auteur arrive à nous tenir en haleine avec des événements "banals" mais qui peuvent arriver à la plupart d'entre nous. Chabouté a même réussi à me surprendre avec la chute de cet album qui à mon goût est loin d'être inintéressante. C'est sans doute pour cela que j'ai beaucoup apprécié ce one shot et que je recommande sa lecture et même son achat.

03/06/2013 (modifier)
Par Gros Bide
Note: 2/5

Je ressors une nouvelle fois déçu de la lecture d’une Bd de cet auteur. J’adore Chabouté, j’ai lu et possède toutes ses productions. Pour moi, cet auteur a atteint son apogée avec « Tout seul », après avoir scénarisé et écrit de très bonnes BD comme Sorcières, La Bête… Mais depuis « Tout seul », je trouve que Chabouté décline dangereusement. « Fables amères » était gentillet. Je suis resté relativement indifférent devant l’univers de « Terre Neuvas », j’ai trouvé « les Princesses aussi vont au petit coin » raté et là, même si je dois avouer que ma lecture (rapide) n’a pas été déplaisante, je n’ai pas non plus été transcendé. En fait, je pense que je suis lassé de cet auteur. Je commence à bien connaître son style, son découpage, son cadrage, son encrage… Je ne suis plus surpris. D’habitude, ça ne me gêne pas qu’il ne se passe pas grand-chose dans une BD mais là, j’ai l’impression que Chabouté fait du remplissage pour nous amener à cette chute finale qui n’a rien de bien émouvant. Personnellement, je ne me suis attaché à aucun de ses personnages, qui ont les mêmes têtes que dans ses précédentes productions : une tête pour chaque personnalité si bien que le salaud a toujours la même tête…. D’ailleurs à ce sujet, un point me gêne : je ne sais pas si c’est un parti pris ou pas mais Chabouté ne sait pas dessiner de jolies femmes et encore plus que les hommes, les dessine toutes pareilles. Bref, déçu par Chabouté depuis quelques temps.

21/05/2013 (modifier)
Par Ro
Note: 4/5
L'avatar du posteur Ro

Note : 3.5/5 A la base, je n'étais pas trop convaincu par l'idée de cette BD. Je savais que Chabouté était capable de raconter des histoires assez fortes avec une narration muette comme Construire un feu et Tout seul. Mais à titre personnel, je tombe difficilement sous le charme d'une bande dessinée dont je tourne les pages à toute vitesse. Et les histoires muettes, aussi travaillées soient-elles, ont souvent tendance à m'ennuyer. Aussi est-ce avec circonspection que j'ai entamé cette lecture, passant assez rapidement les premières pages sans être touché par ces images récurrentes d'un banc vide, de passants qui passent, de gens qui s'arrêtent et repartent... Passionnante la vie d'un banc... Mais malgré mes appréhensions, j'ai fini par tomber sous le charme et l'émotion de cet ouvrage. Au travers de ce banc et de ceux qui s'y assoient, on va découvrir des moments touchants, heureux ou tristes, des moments d'un humour assez fin, des histoires qui s'étirent sur des mois ou des années. La narration muette ne m'a pas toujours permis de tout comprendre en détails, mais l'essentiel passe et présente plusieurs moments vraiment forts. Quelques-uns sont assez prévisibles mais passent bien quand même. Bref, un très bel exercice narratif sur une idée pourtant pas si facile au départ.

24/12/2012 (modifier)
Par Pierig
Note: 4/5
L'avatar du posteur Pierig

Beau pavé. Il n’est pas aisé de disserter sur l’histoire d’un banc public durant plus de 300 pages et sans paroles en plus ! On a l’impression d’être un spectateur privilégié enfermé dans une bulle. On suit les allées et venues d’anonymes et, petit à petit, c’est leur vie qu’on devine. Chabouté fait encore une fois montre de sa maîtrise du noir et blanc. L’absence de parole oblige d’avoir un dessin des plus expressifs pour laisser le soin au lecteur d’imaginer ce qui se dit. De plus, les angles de vue doivent être diversifiés, histoire de ne pas lasser le lecteur avec un plan fixe identique. Tous ces détails n’ont pas été négligés par l’auteur qui propose un récit bien construit et agréable à suivre. Enfin, le final permet de boucler la boucle de belle manière.

16/10/2012 (modifier)

Rhoo comme cela fait du bien… Une Bd muette qui vous secoue l’intellect pour vous emmener dans un voyage où vous seuls devez reconstruire l’image qui se présente à vous. Il fallait tout de même oser faire une bande dessinée en plan fixe sur un banc public. Et quand bien même oser était réalisé (certains ont bien fait un album sur deux personnes qui font des longueurs dans une piscine) il fallait trouver le ton et la forme pour en faire sortir quelque chose d’intéressant. Puisque le risque d’une lourdeur dans le mime reste majeur, pendant les premières pages j’ai craint les longueurs. Mais le talent narratif rassure très vite, la succession graphique maintient le lecteur en perpétuelle tension, que va-t-il advenir de ce hiatus Ordre/clochard, que va devenir ce banc lui-même. Le lecteur se trouve soudain pris à penser à la raison d’être d’un banc public, à cette juxtaposition d’ordinaire et d’extraordinaire, cet événement ordinaire qui par un petit dérèglement devient extraordinaire. Vient ce moment magique du banc et du ballon. A ce stade j’ai presque eu envie de pleurer devant la beauté brute de ce que Chabouté me proposait. Évidemment tout cela se tient grâce à la force du trait noir et blanc déjà présente dans nombre d’albums, les planches ne sont pas forcément objectivement jolies, et prises isolément on voit même des distorsions graphiques étranges, mais elles dégagent une beauté qui sort du figuratif. Forme et fond se servent mutuellement pour emmener le lecteur dans un univers presque magique malgré une banalité objective. Un peu de bois et d’acier se rapproche du chef d’œuvre, et pour celui qui saura rentrer dans le récit je ne doute pas que l’album fasse partie de la bibliothèque des favoris. Pourtant je ne doute pas que l’on puisse fort bien trouver cela long, mal dessiné et sans intérêt. Tout dépendra du recul que vous mettrez entre l’image et la perception que vous aurez de celle-ci. Et il s’agira du seul reproche que je formulerai, cet album n’accepte pas plusieurs niveaux de lecture, et le premier niveau auquel nombre de lecteurs s’arrêtent est ici sans intérêt.

05/10/2012 (modifier)
Par iannick
Note: 3/5
L'avatar du posteur iannick

J’aime beaucoup ce que fait Chabouté et chaque fois qu’une nouveauté réalisée par cet auteur est annoncée, je me languis d’avance de la lire ! « Un peu de bois et d’acier » nous présente un scénario original : il s’agit de nous raconter le quotidien d’un banc public ! Fou, non ? Pas tant que ça finalement parce qu’au fil des pages, on croise des gens qui se reposent, qui se rencontrent, qui s’engueulent, qui mangent, qui font leurs besoins (si, si !)… sur ce banc public. L’intelligence de Chabouté est d’avoir inséré dans son récit des personnages qui reviennent régulièrement sur ce lieu. De ce fait, les lecteurs pourront vivre plus ou moins l’évolution de chacun de ces gens à la manière d’un voyeur et par conséquent s’attacher à eux. On pourrait croire que ce récit a de bonnes chances de nous lasser à la longue de ce va et vient autour de ce banc d’autant plus que c’est un album totalement muet mais non, je n’ai pas pu me décrocher de l’album avant la dernière page. Ce récit m’est apparu réaliste, tendre et poétique. Tout au plus, je lui reprocherai quelques clichés et quelques scènes dont j’avais deviné leurs issues bien avant la fin de ma lecture. Je ne reviendrais pas sur le graphisme de l’auteur. Pour moi, Chabouté est un des meilleurs dessinateurs spécialisés dans le noir et le blanc de nos jours. Il est aussi, pour moi, un des meilleurs « metteurs en scène » du 9ème art tant ses séquences s’enchaînent avec fluidité et sans incompréhension. Alors, « Un peu de bois et d’acier » est-il un des meilleurs albums de Chabouté ? Je dirais que oui même si mes préférences vont à Tout seul, Zoé et Henri Désiré Landru. En fait, à mon avis, « Un peu de bois et d'acier » ne souffre que d’un seul gros défaut : son prix de vente de 30€ pour une lecture de 30 minutes maximum… ça fait mal même si j’aurai toujours du plaisir à le relire. Note finale : 3,5/5

21/09/2012 (modifier)
L'avatar du posteur Mac Arthur

Après la lecture du précédent album de Chabouté, j’avais juré qu’on ne m’y reprendrait plus tant ce récit m’avait déçu. Et puis… Et puis, j’ai vu ce projet et cette idée toute simple de conter le quotidien d’un banc public. Et je me suis dit que ce genre d’histoire, c’est ce que je préfère chez Chabouté ! Et puis j’ai lu les premières planches, j’ai aimé le soin accordé à la mise en page… Je ne voyais pas encore ce qu’un album entier pourrait donner mais je me suis mis à saliver… Et, dès la parution, je n’ai pas résisté. Et c’est tant mieux ! Avec ce récit, Chabouté renoue avec le muet. La mise en page est aérée, le découpage soigné. Et tandis que les pages défilent, ce sont de multiples instants de vie que nous, lecteurs, happons. Notre regard se fait voyeur. Ces vies nous touchent… alors que nous n’en voyons que d’éphémères fragments. Dieu que c’est bien fait ! Chabouté excelle dans ce noir et blanc sans nuance, dans cet art de saisir un regard, dans cette maitrise de la pose. Et si, bien vite, on imagine ce qui attend certains des usagers de ce banc public, l’humanité qui se dégage du récit est telle que jamais je n’ai été déçu (malgré quelques clichés). Un récit original, vite lu malgré sa taille mais que je relirai encore souvent. Un poil en dessous de « Tout seul » mais un album qui me réconcilie pleinement avec son auteur. Des comme ça, j’en redemande !!!

15/09/2012 (modifier)