Les derniers avis (9602 avis)

Par Spooky
Note: 3/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Démon
Démon

Depuis le début du "Clan des Chimères", je suis de près le parcours de Michel Suro. Continuant son exploration de l'univers des Stryges, il se lance également dans cette série, avec un féru de paranormal, Richard D. Nolane. Il est vrai que l'introduction, avec ces personnages qui posent les pieds sur ce qui semble être la légendaire Atlantide, est assez prometteuse, et disons-le, inattendue. Le récit fait ensuite un bond dans le temps et l'espace, et nous sommes dans le sud de la France, au sein d'un comté aux prises avec le Mal des damnés... Pas de lien apparent entre ces deux fils narratifs, et même si la fin de l'album laisse apparaître quelques éléments, elle laisse le lecteur un peu frustré. Bizarrement cette structure narrative -et les sujets abordés- m'ont fait penser à la série Nicolas Eymerich Inquisiteur. Cependant c'est plutôt bien construit, on sent que le personnage d'Alaric a du potentiel. Au tome 2, qui est sorti plus de 5 ans après le premier, l'intérêt s'est un peu émoussé, même s'il se passe pas mal de choses, avec la résolution du Mal des Esprits et une alliance entre le Vatican et le Diable lui-même. Cela va vite, trop vite. On a la nette impression que Richard D. Nolane a dû boucler sa série en deux tomes plutôt qu'en trois, et du coup tout m'a semblé un peu artificiel... J'espère toutefois revoir Alaric de Rhedae revenir dans d'autres aventures... Pour en revenir au dessin, je trouve que Michel Suro a encore franchi un cran. Son trait est beaucoup plus assuré, il a perdu quelques tics graphiques qu'il avait encore sur Le Siècle des Ombres, et cette progression fait de lui l'un des meilleurs dessinateurs de l'époque médiévale à l'heure actuelle. On sent qu'il s'éclate à dessiner des châteaux nimbés de brume, des costumes de chevaliers ou des culs-de-basse-fosse. Ca fait plaisir.

04/04/2012 (MAJ le 03/03/2019) (modifier)
Par Spooky
Note: 3/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Apocalypse sur Carson City
Apocalypse sur Carson City

Griffon avait marqué le monde de la BD avec son Billy Wild, véritable révélation d'un maître du noir et blanc. Il récidive ici, en accentuant le côté parodique de ses personnages (notamment en surdimensionnant leurs têtes et raccourcissant leurs membres). Visiblement Guillaume Griffon a voulu s'amuser avec tout un tas de références débiles des années 80, en termes de séries TV et de séries Z, pour construire son propre récit bien décalé. Contrairement à ce qu'on pourrait croire, les zombies ne sont pas très présents sur le premier tome, qui est une sorte d'introduction avec présentation des personnages. C'est vraiment très drôle, et je me suis surpris à sourire comme un niais à certaines références. La suite continue sur le même ton, décalé, avec des personnages dingues, et c'est assez jouissif. Au tome 5 je pensais atteindre la conclusion de la série, mais ce n'est pas le cas. Ca continue à être à la fois très drôle et délicieusement gore. Les références à la pop culture des années 80-90 continuent, même si c'est parfois un peu fugace (Supercopter...) Je lirai donc la suite (et fin ?) avec plaisir.

14/11/2010 (MAJ le 03/03/2019) (modifier)
Par Ju
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Wonderball
Wonderball

Voici une très bonne série, que j'ai enfin pu terminer grâce à l'acquisition du dernier album, et après l'avoir débutée il y a maintenant trois ans. D'ailleurs, après ma première lecture, je n'avais pas été convaincu. C'est après l'avoir prêtée à mon frère qui m'en a fait une critique élogieuse que je m'y suis replongé. Et je ne vois toujours pas ce que diable j'ai pu reprocher à Wonderball lors de ma première lecture. Tout y est : l'histoire, le dessin, les personnages. Le dessin tout d'abord. Il est de belle facture et colle très bien à l'atmosphère et à l'époque : les années 80 dans un San Francisco (mais pas seulement) résolument heighties, entre nouveaux riches, développement, pauvreté et toxicomanie. Les traits des personnages sont parfois durs, et parfois brouillons, mais ils sont tous aisément reconnaissables. Le dessin pose l'ambiance de la série, et celle-ci est terriblement prenante. L'histoire suit un inspecteur de police, Spadaccini, surnommé Wonderball, rapport à une marque de chocolats, qu'il engloutit régulièrement car elle calme ses sautes d'humeur spectaculaires. Il est amené à enquêter sur un tueur de masse, aux réflexes et aptitudes extraordinaires. Il va peu à peu sombrer dans une enquête le reliant à un "collège occulte" aux activités plus que douteuses et trouver des liens avec son propre passé. Devenu suspect à son tour, il va se lancer dans une quête de vérité, notamment sur lui même. L'histoire mêle des éléments de polars classiques, avec notamment la quête du héros pour retrouver son passé et faire éclater la vérité, avec des éléments plus "fantastiques", surnaturels. En effet, le fameux collège permettrait d'augmenter les capacités de ses membres. Le résultat est très bon, après ma lecture en deux temps du premier album, je n'ai pu me décoller des autres. Cela est aussi dû aux personnages. L'inspecteur Spadaccini est une brute épaisse, un flic aux méthodes détestables, grossier et violent, mais qui, toute sa vie durant, mène un combat contre lui même pour rester du côté du "bien". Cela donne un personnage principal très intéressant et captivant. Dans les personnages secondaires, les "méchants" sont tous bien construits et développés, quand les "gentils" remplissent bien leurs rôles, sans prendre trop de place. Ainsi de la famille de Spadaccini. Mais deux sortent du lot. Tout d'abord, Le Fantôme est un personnage mystérieux, somme toute assez classique, mais il est développé de telle manière qu'il reste mystérieux de bout en bout, et aucune de ses actions ne le décrédibilise, il reste ce "badass" mystérieux tout du long. Mais la grande réussite de cette bd est pour moi l'inspecteur Maggie Osterberg, chargée d'enquêter sur l'affaire une fois Spadaccini devenu incontrôlable. Enfin un personnage féminin secondaire dans la veine "je me débrouille aussi bien voire mieux que les hommes" réussi. D'habitude, je trouve toujours que ces personnages finissent par être un peu gâchés, car toujours mis en dessous du personnage principal, qui est un homme. Ainsi de Méjai dans Le Scorpion, des multiples personnages féminins de XIII par exemple. A chaque fois, j'avais un arrière gout désagréable. Ici, je n'ai à aucun moment ressenti cela, alors que j'en avais très peur. L'inspecteur Osterberg est l'un des meilleurs personnages féminins que j'ai pu rencontrer. Elle n'est pas très originale, n'a pas un rôle démesuré, mais elle est sacrément bien construite. Et ça fait la différence. De façon plus générale, "Wonderball" est une série sacrément bien construite, sans fausse note, et qui m'a intéressé de bout en bout. Je ne mets pas la note maximale même si ça m'a fortement titillé. Il manque un peu d'originalité et la fin, même si elle n'est pas mauvaise, ne m'a pas transcendé. Note réelle : 4,5/5. J'ai l'habitude d'arrondir, mais le "culte" se mérite, et "Wonderball" y était presque.

01/03/2019 (modifier)
Par Jetjet
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Boule de Feu
Boule de Feu

Pendant que le public amateur de bons mots et d'Héroic Fantasy déjantée se réjouit du retour improbable de Donjon, d'autres récits du même acabit arrivent sans crier gare et pourraient même tirer la couverture à eux. Cette "Boule de feu" réalisée à 4 mains en est un excellent exemple. Qui aurait pu jauger d'une collaboration improbable entre deux auteurs aux univers distincts et aux techniques si différentes ? Et pourtant on tient ici un petit bijou d'humour absurde dont le contraste des personnages rigolos d'Anouk Ricard se fond parfaitement dans les décors lumineux et inspirés créent une atmosphère hypnotique unique. En partant d'un pitch relativement simple où il est question de rapatrier du monde des humains un Magicien capable de sauver une contrée lointaine d'envahisseurs par la fameuse Boule de Feu du titre, Anouk Ricard développe une jolie bande de bras cassés pour le plus grand plaisir du lecteur. Fernando n'est guère motivé par sa quête et le Mage Patrix proclamé comme grand sauveur a tout oublié de ses origines ésotériques. L'équipe est bien mal barrée pour sauver le village d'autant plus que le retour ne se fera pas au bon endroit et qu'il leur faudra braver différentes contrées inhospitalières dans un délai imparti. La suite ne sera qu'une succession de fous rires et de réparties hilarantes tout au long de leurs rencontres hasardeuses. Et si on rit souvent des bons mots des personnages grotesques d'Anouk Ricard, nos rétines s'attardent souvent sur les décors travaillés d'Etienne Chaize qui renvoient directement à son magnifique travail sur sa précédente oeuvre Hélios. La technique n'est pas nouvelle et a déjà été employée en incrustant personnages dessinés sur décors photoshopés avec beaucoup moins de succès que par cette Boule de Feu. Ici tout se mêle dans un naturel confondant sans oublier de développer une histoire drôle mais également parfaitement équilibrée. Il est également à noter que si le prix pour 70 pages reste élevé, les éditions 2024 ont une fois de plus réalisé un livre de grand format et de grande qualité qui ne risquera pas de prendre la poussière dans votre bibliothèque. Boule de feu est un excellent antidote contre la morosité et en tous points un pari réussi. Incontournable.

01/03/2019 (modifier)
Par Dgege
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Nymphéas noirs
Nymphéas noirs

Ro a écrit : "Et là j'ai réalisé que je m'étais fait avoir comme un bleu ! Le retournement final est tel que je suis allé vérifier toutes les planches précédentes pour voir s'il y avait une incohérence. Mais non ! Tout est réalisé à la perfection, et je suis complètement tombé dans le panneau. C'est fait de manière excellente, impeccable !" Je suis entièrement d'accord avec sa chronique et j'ai eu exactement la même sensation de m'être fait avoir (pour mon plus grand plaisir) et j'ai eu le même réflexe de vérifier la cohérence des planches précédentes... sans faute ! Mise en scène maline, intelligente et subtile avec de superbes dessins et décors sublimes de Cassegrain. Bref, gros coup de cœur chaudement recommandé.

28/02/2019 (modifier)
Par AlainM
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Les Deux Vies de Baudouin
Les Deux Vies de Baudouin

Je ne connaissais pas du tout Fabien Toulmé et cette BD, énorme pavé de 270 pages, a été un véritable enchantement ! Même si cette œuvre est une pure fiction, l’auteur a su trouver les mots justes pour rendre l’histoire crédible. Il faut dire que refaire sa vie en plaquant un soi-disant « bon » boulot rémunérateur pour se lancer à l’aventure est le rêve de pas mal de gens mais très peu osent réellement se jeter à l’eau. Outre une histoire sympa, il y a une tendresse dans les rapports entre les deux frères qui fait plaisir à voir (et à lire). De plus, certaines situations, qui pourtant pourraient sembler assez banales, m’ont fait bien rire. Je pense que le dessin, simple mais efficace, y est pour beaucoup. Scénario est assez classique mais très bien construit, dessin très fluide. Pour paraphraser Sacha Guitry qui disait « Lorsqu'on vient d'entendre un morceau de Mozart, le silence qui lui succède est encore de lui. », je dirais qu’après que vous ayez fini de lire cette BD, vous resterez encore bercé par son ambiance un bon petit bout de temps... Bref, à lire absolument !

28/02/2019 (modifier)
Par Josq
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Constant Souci
Constant Souci

Unique tome paru des aventures de Constant Souci, écrit et dessiné par Greg, avec la complicité de Vicq au scénario et Dupa aux décors, "Le Mystère de l'homme aux trèfles" est une vraie réussite, et une bonne illustration du génie de Greg. Son talent pour les péripéties loufoques à souhait et pour les personnages hauts en couleurs atteint ici un paroxysme, qu'il a certes déjà atteint à maintes reprises dans son oeuvre prolifique, mais qui émerveille toujours autant. Des personnages hauts en couleurs, "Constant Souci" en contient un certain nombre, et ce d'autant plus que l'intrigue d'espionnage permet à Greg de s'amuser comme toujours des clichés sur les nationalités, sans mauvais goût et avec un bonheur de tous les instants. L'humour ne se limite pas à cela, bien évidemment, et la confrontation entre le pauvre Constant Souci, moniteur de sport au chômage, et le milliardaire Grozobez y Gazon, d'une chance aussi insolente que permanente, est aussi la source de gags hilarants, cette chance réduisant à néant tous les efforts des adversaires du milliardaire pour lui nuire. On appréciera également que le scénario ne soit pas une succession de gags sans lien, comme Greg a pu le faire dans certains récits (Jo Nuage et Kay Mc Cloud, par exemple), mais un vrai récit filé, où tous les éléments présentés avant, même les plus insignifiants en apparence, joueront un vrai rôle dans la résolution de l'intrigue. En ce qui concerne le dessin, ça devient banal de le dire, mais c'est évidemment excellent. Le talent de Greg pour les physiques marqués et caricaturaux est toujours intact, et les décors de Dupa sont très réussis, adoptant une touche de modernité très 60's à la Spirou et Fantasio (les véhicules de Grozobez ne dépareilleraient pas dans le garage d'un certain Zorglub), parfaitement délicieuse. Bref, une jolie pépite rééditée en outre chez Glénat dans un très bel album de la collection Patrimoine BD, qui mérite bien qu'on dépense quelques sous pour le faire figurer en bonne place dans notre collection.

25/02/2019 (modifier)
Par Spooky
Note: 3/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série King of Eden
King of Eden

Le scénariste de Pluto, Billy Bat et Master Keaton est de retour. Cette fois-ci avec une série assez intrigante, puisqu'elle parle d'un virus qui commence à faire des ravages en divers endroits du monde, poussant à d'abominables massacres commis par des personnes ayant visiblement changé de forme. Oui, on parle de zombies, de loups-garous ou de vampires, chacun de ces termes étant évoqués en attendant de connaître la véritable forme que revêt ledit virus. Le tome 2 va nettement faire progresser l'intrigue, la resserrant vers le nord de la Roumanie, près de la Moldavie et de l'Ukraine, une région où les légendes ont la peau dure, et où les civilisations se sont rencontrées, parfois de façon très violente... Dans les tomes 3 et 4 nous allons faire la connaissance du Roi-Loup, et comprendre un peu pourquoi Teze, mais pas seulement lui, est intimement lié à cette terrible épidémie. Au tome 5 la trame se resserrre sur la Turquie, où se trouve la dépouille d'un personnage historique et mythologique célèbre, et où un groupe de personnes déterminées et élues se forme. Parallèlement les grands de ce monde se doivent de prendre position afin de mettre fin au virus, mais aussi aux séides du roi-Loup... Le tome 6, conclusif, propose une fin, et finalement non. Nous avons un épilogue qui s'étire sur la moitié du tome, et qui, si elle donne une interprétation audacieuse d'un épisode célèbre de la Bible, ne résout finalement pas grand-chose... J'aime ce mélange de fantastique et d'Histoire, mais j'aurais aussi aimé avoir une véritable fin... Si la trame est relativement classique, les différents éléments du scénario sont plutôt encourageants, même si le fait que l'archéologue que les autorités mettent sur la piste de Teze Yoo soit une ancienne camarade de classe. Le dessin du Coréen Lee, alias Ignito, est racé, dynamique, et se place bien dans le découpage de Nagasaki. Il rappelle un peu, par moments, celui de Naoki Urasawa, excusez du peu, mais ce n'est certainement pas un hasard.

02/03/2018 (MAJ le 24/02/2019) (modifier)
Couverture de la série Mortepierre
Mortepierre

Une série culte d'Heroic Fantasy (sans aucune volonté d'être historique selon moi) avec sorcière, loup-garou et autres monstres. Florie, jeune et belle sorcière, part à la recherche de sa soeur. Au cours de ses aventures, elle se frottera au seigneur sans pitié de Mortepierre, au frère inquisiteur, aux religieuses d'un couvent, aux monstres des marais,... Le dessin est à couper le souffle. Mohamed Aouamri signe là ses plus belles planches selon moi (loin devant la Quête et Saga Valta)! Un vrai chef-d'oeuvre! J'ai adoré également le scénario et les dialogues: entre "Les Compagnons du crépuscules" et "Justine ou les Malheurs de la vertu" du marquis de Sade. L'ensemble de l'oeuvre est assez érotique. Réserver la lecture à un public averti! A partir du Tome 5, Rafa Garres, inexpérimenté, piteux et malhabile, remplace Mohamed Aouamri au dessin. Garres signera à lui tout seul le naufrage de cette sublime série qui sera abandonnée.

23/02/2019 (modifier)
Par sloane
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série UN3 - Urgence Niveau 3
UN3 - Urgence Niveau 3

Puissant et nécessaire Voilà une œuvre qui met en lumière le travail du WFP (Programme alimentaire mondial) dans des zones de guerres. Sur ce coup là l'éditeur Bliss Comics en lien avec le WFP m'en bouche un coin, en effet il nous avait habitué à une galaxie de super héros à mille lieues de préoccupations bien terrestres et oh combien nécessaires. Parfois l'on dit après avoir lu une BD, "J'ai pris une claque", mais là les amis je me rends compte à quel point cette expression a pu être galvaudéé. C'est pas une baffe mais un parpaing que j'ai pris dans la tronche. A moins d'être un cœur de pierre je pense que l'on ne sort pas indemne d'une telle lecture. Pour cet ouvrage je n'ai pas très envie de me lancer dans un résumé quelconque qui malgré tout le soin que je pourrais y mettre ne pourra rendre compte de la force de ses planches. Attention, rien d'une attitude voyeuriste dans le propos ou dans ce qui est montré. Simplement pourrait on dire des tranches de vie de gens normaux, si, si, qui à cause de la bêtise, de l'obscurantisme de certains vont tout perdre et donc la vie. Sans entrer dans un Grand Débat, on peut comprendre que certains humains cherchent à fuir leur lieu de naissance pour rejoindre des contrées a priori plus riantes ? Il est dès lors un peu vain de s'attarder sur une construction scénaristique rigoureuse et impeccable qui s'apparente au documentaire avec un dessin qui fait le boulot. Précisons que les auteurs rencontrés à Angoulême sont allés sur le terrain. J'invite vraiment le plus grand nombre à acquérir et lire cette BD, je pense même que les plus jeunes peuvent la lire (disons à partir de 12 ans), en même temps c'est pas pire que les infos.

22/02/2019 (modifier)