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Nymphéas noirs

Note: 3.82/5
(3.82/5 pour 17 avis)

Dans le village de Giverny, où Claude Monet peint quelques-unes de ses plus belles toiles, la quiétude est brusquement troublée par un meurtre inexpliqué.


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Dans le village de Giverny, où Claude Monet peint quelques-unes de ses plus belles toiles, la quiétude est brusquement troublée par un meurtre inexpliqué. Tandis qu'un enquêteur est envoyé sur place pour résoudre l'affaire, trois femmes croisent son parcours. Mais qui, de la fillette passionnée de peinture, de la séduisante institutrice ou de la vieille dame calfeutrée chez elle pour espionner ses voisins, en sait le plus sur ce crime ? D'autant qu'une rumeur court selon laquelle des tableaux d'une immense valeur, au nombre desquels les fameux Nymphéas noirs, auraient été dérobés ou bien perdus. Quand la passion se mêle à l'art en un jeu de miroirs, Michel Bussi nous emporte dans un tourbillon d'illusions et de mystère, merveilleusement retranscrit par Fred Duval et mis en lumière par Didier Cassegrain, dont les atmosphères évanescentes rappellent l'empreinte impressionniste. Bien plus qu'une adaptation, Nymphéas noirs est à la fois un hommage à l'un des mouvements les plus symboliques de la peinture moderne, un polar envoûtant à travers les époques et un superbe conte de fées empoisonné. À l'image de ces nymphéas, aussi sombres que sublimes.

Scénariste
Auteur oeuvre originale
Dessinateur
Coloriste
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 25 Janvier 2019
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Nymphéas noirs

22/01/2019 | Ro
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Par Benjie
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
L'avatar du posteur Benjie

Il se dégage de cet album un sentiment étrange. Est-ce sa lenteur ? Le vague malaise qu’il procure ? En tout cas, il est pour moi un cas à part. Un polar intéressant et intelligent. Giverny, l’impressionnisme est ses couleurs douces, Money et ses nymphéas constituent un décor tout en douceur brutalement frappé par un crime sordide aux ramifications plus sordides encore. Ce contraste très fort est très bien vu. Les personnages sont étranges eux-aussi, un peu figés, comme irréels. En dépit de vies très banales en apparence, ils semblent tous jouer des rôles comme s’ils évoluaient dans une pièce de théâtre. Une voix off qui semblent tout savoir sur l’intrigue ajoute à cette impression. Et pour finir, un retournement de situation qui remet toute l’histoire en perspective. Tout a l’air parfaitement orchestré et maîtrisé et pourtant, on ressent des petites imperfections dans le scénario, quelques longueurs, quelques petites incohérences… Je dois dire que malgré quelques bémols, j’ai vraiment aimé et je le relirai avec plaisir.

26/12/2021 (modifier)
Par cac
Note: 4/5
L'avatar du posteur cac

Je ne connais pas le livre de Michel Bussi donc j'ai pu me laisser emporter par l'épilogue. Trois femmes vivent à Giverny, la ville de Monet devenu un musée à ciel ouvert, mais au-delà de ça on sent une sorte de spleen ambiant, jusqu'à ce qu'un meurtre vienne bouleverser le quotidien. Des enquêteurs débarquent, cherchent des traces pour résoudre cette affaire, accusent, interrogent les habitants. L'histoire est parfois alambiquée et il faut bien suivre mais ça se tient même si je n'ai pas cherché à tout vérifier ni à faire de seconde relecture. Le dessin de Didier Cassegrain est fort beau, jolies couleurs, il fallait au moins ça pour un livre se passant dans une telle ville.

01/12/2021 (modifier)
Par Canarde
Note: 3/5
L'avatar du posteur Canarde

Un scénario de polar rural remonté comme un mécanisme bien huilé et un dessin aux belles couleurs ensoleillées. Mais un peu systématique finalement. La voix Off et les dialogues ont quelque chose d'un amoncellement de phrases toutes faites qui donne au lecteur le sentiment d'arriver trop tôt, avant que les mots ne soient encore choisis. Le vocabulaire n'a pas d'époque, pas de différenciation suivant les personnages, tout est lisse. Peut-être que ce sont ceux du roman de départ, mais honnêtement ça ne donne pas envie d'aller y voir. Ce sentiment qu'il manque des personnages bien réels, bien campés, est peut-être dû aussi au traitement des visages : peu expressifs et aux postures des personnages : très élégantes, (trop?) comme sorties d'un défilé de mode. C'est dommage parce que l'intrigue est habile, l'énigme est épaisse, alambiquée, les générations se mélangent, les crimes se répètent, et l'on ne comprend rien jusqu'au dénouement inattendu. Les dessins sont dynamiques, et utilisent des techniques variées. (crayons noir ou rouge, grisaille par moment et chaudes couleurs à l'aquarelle mêlée d'acrylique la plupart du temps). Les décors et les architectures sont vraiment beaux, c'est très agréable à regarder. Bref tout est parfait...mais les personnages ne parviennent pas à nous toucher, ils restent des silhouettes au sourire figé..

19/07/2020 (modifier)
L'avatar du posteur carottebio

Je l'ai trouvé assez bien construit, ce polar dessiné sur toile de fond impressionniste normande. L'intrigue est assez forte pour nous tenir en haleine jusqu'au bout. Les personnages bien campés, peut être un peu trop hors norme pour certain(e)s pour être totalement crédibles, mais après tout pourquoi pas, vu que ça n'est pas un récit documentaire sociologique. Difficile d'être plus clair sans spoiler. On apprend quelques petits trucs par ci par là sur le monde de Monet et Giverny. Et comme le tout est illustré avec talent et lisibilité, allez-y, ce sera un beau moment de lecture.

08/03/2020 (modifier)
L'avatar du posteur Calimeranne

Vu les critiques dithyrambiques lues sur le site et ailleurs, je n’ai pas longtemps hésité à acheter cette BD. Je trouvais en plus la couverture et le titre beaux. J’avais lu que tout le monde avait été bluffé par le twist final, donc forcément j’attendais ce twist. Donc forcément j’y pensais pendant ma lecture… donc forcément j’ai vu le truc venir. Alors dans l’absolu ça ne me gêne pas forcément de deviner la fin d’une histoire. Mais ici ça me pose problème pour deux raisons. La première, c’est que même si j’avais deviné le retournement de situation avant qu’il n’arrive, j’avais des doutes parce que pour moi ça ne tenait pas debout. Je ne pourrais pas détailler ici les raisons qui font que selon moi ça ne fonctionne pas au risque de spoiler, mais je peux dire que j’ai relu entièrement la BD pour voir si ça se tenait. Autant je peux admirer le travail du duo d’auteurs pour adapter le récit en bande dessinée, autant parfois ça frise la malhonnêteté. La deuxième raison, c’est que j’ai trouvé la lecture peu passionnante. Pour moi, c’est un de ces polars où on ne lit que pour connaitre le fin mot de l’histoire, sans prendre vraiment de plaisir à lire. Le déroulement de l’histoire m’a paru sans grand intérêt (d’ailleurs soit je n’ai pas tout compris, soit il reste pas mal de choses en suspens, des pistes qui ne servent à rien… je ne vois même pas l’intérêt des peintures de Monet en fin de compte !) Enfin j’ai trouvé les personnages caricaturaux, sans réel intérêt, l’histoire entre le flic et l’institutrice n’est pas bien rendue, et plutôt que d’assembler les pièces du puzzle au fur et à mesure, on fait du surplace jusqu’aux 10 dernières planches. Finalement j’ai refermé cet album plutôt agacée, j’ai le sentiment que l’auteur triche pour manipuler ses lecteurs.

25/01/2020 (modifier)
Par pol
Note: 3/5
L'avatar du posteur pol

Repérée depuis longtemps sur BDThèque, j'ai enfin lu cette BD. J'ai beaucoup aimé le début : cette narration efficace à souhait, cette façon de présenter les protagonistes, ces 3 femmes habitantes de ce petit village tranquille, la façon dont tout ça va être troublé par un meurtre. J'ai aimé le début de l'enquête, les premières hypothèses, les premières recherches. J'ai aimé comment cela s'imbriquait également dans un certain contexte historique à base de Monet. Et puis au fur et à mesure que cette lecture avançait quelques petites fausses notes ont commencé à apparaitre. Quelques longueurs dans l'enquête, cette insistance de l'inspecteur à ne vouloir accuser que le mari alors que les preuves sont plus que minces. Ces quelques éléments m'ont un peu gêné. Et puis est arrivée la fin, assez déroutante. Elle remet pas mal d'éléments en doute, il faut se triturer un peu l'esprit par rapport à l'histoire qu'on vient de lire pour remettre les pièces du puzzle dans le bon ordre. C'est le genre de fin qui appelle une deuxième lecture. Un agréable moment de lecture.

19/01/2020 (modifier)
Par Ju
Note: 3/5
L'avatar du posteur Ju

C’est l’un des (très rares) côtés déplaisant de côtoyer un site comme bdthèque. Il arrive qu’on en attende trop d’un ouvrage parce qu’il a beaucoup de bonnes, voire de très bonnes critiques. Fort heureusement, c’est quand même rare, et je ne compte plus le nombre de bds qui me faisaient très envie parce qu’elles étaient pleines d’avis élogieux et que j’ai beaucoup aimées (La Fille dans l'écran, Jean Doux et le Mystère de la Disquette Molle, Il faut flinguer Ramirez, Sutures et j’en passe). Malheureusement, comme pour L'Homme gribouillé, Le Dernier Atlas ou L'Odeur des garçons affamés, je m’attendais à plus que ce que j’ai eu. L’histoire, si elle m’a intéressé, ne m’a pas non plus captivé. Je pense que c’est à cause des personnages. Aucun ne sort réellement du lot, si ce n’est peut être la vieille femme, mais on ne la voit pas assez. Le commissaire ne m’a pas convaincu, je l’ai trouvé un peu plat, pas vraiment charismatique alors même qu’il semble avoir une certaine aura envers les autres. J’ai bien aimé le personnage de son second, mais pareil, il n’était pas vraiment assez présent. Il est vrai, c’est peut être le lien entre les personnages qui fait la force de ce récit plus que les personnages eux mêmes. Mais je n’ai jamais véritablement été happé. Quant à la fin, elle est agréable car elle redonne un sens au récit, et elle pousse à reprendre la lecture pour mieux comprendre certains passages. Mais je l’avais anticipée, j’avais un peu flairé le coup, de sorte qu’elle m’a moins marqué qu’elle aurait pu. Je trouve le dessin agréable. Objectivement plusieurs cases et planches sont très belles. Mais je retrouve le même problème que j’ai avec les œuvres de Gibrat notamment. Je trouve ça très beau, mais aussi hyper statique. Du coup, je n’arrive pas bien à faire la continuité entre les dessins, à me faire raconter l’histoire. C’est joli, mais ce n’est pas le style que je préfère pour une BD. Je pense que je lirai le roman si j’en ai l’occasion, mais cette BD ne m’a pas donné envie absolument de le découvrir. Je ne peux donc pas dire que je n’ai pas aimé, mais j’ai été un peu déçu, car cette BD me faisait vraiment envie.

14/01/2020 (modifier)
Par Blue Boy
Note: 3/5
L'avatar du posteur Blue Boy

Une adaptation en BD pouvait-elle apporter quelque chose à l’habile best-seller de Michel Bussi autour de l’impressionnisme, si ce n’est quelques bénéfices pécuniaires ? Tout d’abord, il faut le reconnaître, le polar de Bussi était habilement ficelé, même si certains en ont vu les coutures parfois un peu faciles, dont je ne dirai rien pour ne pas spoiler ceux qui ne l’ont pas encore lu. Et puis ce titre, « Nymphéas noirs ». Extrêmement bien trouvé, il a largement contribué à l’aura du livre. Scénariste prolifique dans le domaine du neuvième art, Fred Duval a su respecter le récit original, avec une bonne qualité de synthèse et de fluidité. Une adaptation, faut-il le rappeler, ne consiste pas seulement à rajouter des dessins… Quant à Didier Cassegrain, il fait le job, avec quelques belles planches à l’aquarelle qui évoquent l’univers pictural de Claude Monet. Plus habitué à la Fantasy et la SF, il a changé de registre pour nous ramener dans une réalité plus prosaïque, celle d’un village normand, Giverny, petit par la taille mais immense par la notoriété…. Son dessin réaliste est sans bavures, même si les personnages principaux, dans leur représentation, ont un peu l’air de sortir du casting d’un feuilleton télévisé à l’eau de rose. « Nymphéas noirs », la BD, s’avère donc une adaptation honorable du roman de l’écrivain normand. Si toutefois on a lu et apprécié ce dernier, on ne bénéficiera pas ici de l’effet de surprise. Pour ceux qui comme moi sont dans ce cas, le résultat est un peu en deçà des attentes. In fine, Duval et Cassegrain ont respecté les codes de la BD classique sans apporter réellement la touche de fantaisie qui aurait fait la différence. Une fantaisie qui était plus à rechercher du côté du graphisme dans le cas présent. En résumé, à la lecture de cette version, on ressort avec de bonnes impressions sans être véritablement impressionné…

29/06/2019 (modifier)
L'avatar du posteur Noirdésir

Je ne suis pas forcément fan d’impressionnisme, et j’avais un peu zappé cet album à sa sortie, croyant n’y trouver qu’une biographie romancée de Claude Monet. Ayant eu l’occasion de l’emprunter, je peux désormais corriger cette erreur. En effet, Claude Monet n’est qu’un prétexte, un décor finalement éloigné du cœur du sujet. Nous avons en fait affaire à une enquête policière, menée sur un rythme un peu lent (je suis étonné par Duval, que je ne connaissais que comme scénariste de projets pétaradants, misant tout sur l'action!), mais dont la construction tient en haleine jusqu’au bout (enfin presque, car on devine les tenants et aboutissants quelque temps avant que l’énigme ne soit résolue - même si tout lecteur aura un moment d'émerveillement lorsqu'il comprendra qu'on l'a mené en bateau, et sera tenté par quelques retours en arrière pour voir ce qu'il aurait pu rater). Je n’ai pas lu le roman qui a inspiré cet album. Mais en tout cas la mécanique qui anime l’histoire est vraiment bien fichue, avec dès le départ la présentation intrigante des trois femmes, dont l’une d’elle, la vieille qui maugrée et annonce les événements, telle une pythie de mauvaise augure, s’invite régulièrement dans les temps calmes de l’intrigue, ajoutant par sa présence et ses dires du piment et questionnant le lecteur. C’est en tout cas un album réussi, qui se révèle au final moins original qu’attendu en cours de route, mais qui se laisse lire agréablement, et qui est assez prenant.

10/06/2019 (modifier)
Par Erik
Note: 4/5
L'avatar du posteur Erik

Nymphéas noirs est effectivement une œuvre de roman policier qui était difficile à adapter en bande dessinée mais le pari est réussi. Il est vrai que je n'ai pas tout de suite compris malgré quelques pistes. Il faut dire que l'auteur nous a un peu mené en bateau avec certains surnoms. Certes, j'ai eu de petites difficultés de compréhension dans ma première lecture. Après, tout s'assemble correctement. Et le final est du grand art. Ceci dit, c'est intelligemment construit au niveau du scénario. Monet est mon peintre préféré. On entre véritablement dans Giverny où il a passé beaucoup de temps à la fin de sa vie. Le récit est assez réaliste quant aux enjeux. A noter également le côté intemporel de cette bourgade ce qui a pû induire en erreur. J'ai juste regretté un dessin un peu effacé quant aux contours des personnages. C'est sans doute fait exprès pour donner un côté impressionniste. Au final, cela s'adapte assez bien au récit.

31/05/2019 (modifier)