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Nymphéas noirs

Note: 3.86/5
(3.86/5 pour 14 avis)

Dans le village de Giverny, où Claude Monet peint quelques-unes de ses plus belles toiles, la quiétude est brusquement troublée par un meurtre inexpliqué.


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Dans le village de Giverny, où Claude Monet peint quelques-unes de ses plus belles toiles, la quiétude est brusquement troublée par un meurtre inexpliqué. Tandis qu'un enquêteur est envoyé sur place pour résoudre l'affaire, trois femmes croisent son parcours. Mais qui, de la fillette passionnée de peinture, de la séduisante institutrice ou de la vieille dame calfeutrée chez elle pour espionner ses voisins, en sait le plus sur ce crime ? D'autant qu'une rumeur court selon laquelle des tableaux d'une immense valeur, au nombre desquels les fameux Nymphéas noirs, auraient été dérobés ou bien perdus. Quand la passion se mêle à l'art en un jeu de miroirs, Michel Bussi nous emporte dans un tourbillon d'illusions et de mystère, merveilleusement retranscrit par Fred Duval et mis en lumière par Didier Cassegrain, dont les atmosphères évanescentes rappellent l'empreinte impressionniste. Bien plus qu'une adaptation, Nymphéas noirs est à la fois un hommage à l'un des mouvements les plus symboliques de la peinture moderne, un polar envoûtant à travers les époques et un superbe conte de fées empoisonné. À l'image de ces nymphéas, aussi sombres que sublimes.

Scénariste
Auteur oeuvre originale
Dessinateur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 25 Janvier 2019
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Nymphéas noirs
Les notes (14)
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22/01/2019 | Ro
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L'avatar du posteur carottebio

Je l'ai trouvé assez bien construit, ce polar dessiné sur toile de fond impressionniste normande. L'intrigue est assez forte pour nous tenir en haleine jusqu'au bout. Les personnages bien campés, peut être un peu trop hors norme pour certain(e)s pour être totalement crédibles, mais après tout pourquoi pas, vu que ça n'est pas un récit documentaire sociologique. Difficile d'être plus clair sans spoiler. On apprend quelques petits trucs par ci par là sur le monde de Monet et Giverny. Et comme le tout est illustré avec talent et lisibilité, allez-y, ce sera un beau moment de lecture.

08/03/2020 (modifier)
L'avatar du posteur Calimeranne

Vu les critiques dithyrambiques lues sur le site et ailleurs, je n’ai pas longtemps hésité à acheter cette BD. Je trouvais en plus la couverture et le titre beaux. J’avais lu que tout le monde avait été bluffé par le twist final, donc forcément j’attendais ce twist. Donc forcément j’y pensais pendant ma lecture… donc forcément j’ai vu le truc venir. Alors dans l’absolu ça ne me gêne pas forcément de deviner la fin d’une histoire. Mais ici ça me pose problème pour deux raisons. La première, c’est que même si j’avais deviné le retournement de situation avant qu’il n’arrive, j’avais des doutes parce que pour moi ça ne tenait pas debout. Je ne pourrais pas détailler ici les raisons qui font que selon moi ça ne fonctionne pas au risque de spoiler, mais je peux dire que j’ai relu entièrement la BD pour voir si ça se tenait. Autant je peux admirer le travail du duo d’auteurs pour adapter le récit en bande dessinée, autant parfois ça frise la malhonnêteté. La deuxième raison, c’est que j’ai trouvé la lecture peu passionnante. Pour moi, c’est un de ces polars où on ne lit que pour connaitre le fin mot de l’histoire, sans prendre vraiment de plaisir à lire. Le déroulement de l’histoire m’a paru sans grand intérêt (d’ailleurs soit je n’ai pas tout compris, soit il reste pas mal de choses en suspens, des pistes qui ne servent à rien… je ne vois même pas l’intérêt des peintures de Monet en fin de compte !) Enfin j’ai trouvé les personnages caricaturaux, sans réel intérêt, l’histoire entre le flic et l’institutrice n’est pas bien rendue, et plutôt que d’assembler les pièces du puzzle au fur et à mesure, on fait du surplace jusqu’aux 10 dernières planches. Finalement j’ai refermé cet album plutôt agacée, j’ai le sentiment que l’auteur triche pour manipuler ses lecteurs.

25/01/2020 (modifier)
Par pol
Note: 3/5
L'avatar du posteur pol

Repérée depuis longtemps sur BDThèque, j'ai enfin lu cette BD. J'ai beaucoup aimé le début : cette narration efficace à souhait, cette façon de présenter les protagonistes, ces 3 femmes habitantes de ce petit village tranquille, la façon dont tout ça va être troublé par un meurtre. J'ai aimé le début de l'enquête, les premières hypothèses, les premières recherches. J'ai aimé comment cela s'imbriquait également dans un certain contexte historique à base de Monet. Et puis au fur et à mesure que cette lecture avançait quelques petites fausses notes ont commencé à apparaitre. Quelques longueurs dans l'enquête, cette insistance de l'inspecteur à ne vouloir accuser que le mari alors que les preuves sont plus que minces. Ces quelques éléments m'ont un peu gêné. Et puis est arrivée la fin, assez déroutante. Elle remet pas mal d'éléments en doute, il faut se triturer un peu l'esprit par rapport à l'histoire qu'on vient de lire pour remettre les pièces du puzzle dans le bon ordre. C'est le genre de fin qui appelle une deuxième lecture. Un agréable moment de lecture.

19/01/2020 (modifier)
Par Ju
Note: 3/5
L'avatar du posteur Ju

C’est l’un des (très rares) côtés déplaisant de côtoyer un site comme bdthèque. Il arrive qu’on en attende trop d’un ouvrage parce qu’il a beaucoup de bonnes, voire de très bonnes critiques. Fort heureusement, c’est quand même rare, et je ne compte plus le nombre de bds qui me faisaient très envie parce qu’elles étaient pleines d’avis élogieux et que j’ai beaucoup aimées (La Fille dans l'écran, Jean Doux et le Mystère de la Disquette Molle, Il faut flinguer Ramirez, Sutures et j’en passe). Malheureusement, comme pour L'Homme gribouillé, Le Dernier Atlas ou L'Odeur des garçons affamés, je m’attendais à plus que ce que j’ai eu. L’histoire, si elle m’a intéressé, ne m’a pas non plus captivé. Je pense que c’est à cause des personnages. Aucun ne sort réellement du lot, si ce n’est peut être la vieille femme, mais on ne la voit pas assez. Le commissaire ne m’a pas convaincu, je l’ai trouvé un peu plat, pas vraiment charismatique alors même qu’il semble avoir une certaine aura envers les autres. J’ai bien aimé le personnage de son second, mais pareil, il n’était pas vraiment assez présent. Il est vrai, c’est peut être le lien entre les personnages qui fait la force de ce récit plus que les personnages eux mêmes. Mais je n’ai jamais véritablement été happé. Quant à la fin, elle est agréable car elle redonne un sens au récit, et elle pousse à reprendre la lecture pour mieux comprendre certains passages. Mais je l’avais anticipée, j’avais un peu flairé le coup, de sorte qu’elle m’a moins marqué qu’elle aurait pu. Je trouve le dessin agréable. Objectivement plusieurs cases et planches sont très belles. Mais je retrouve le même problème que j’ai avec les œuvres de Gibrat notamment. Je trouve ça très beau, mais aussi hyper statique. Du coup, je n’arrive pas bien à faire la continuité entre les dessins, à me faire raconter l’histoire. C’est joli, mais ce n’est pas le style que je préfère pour une BD. Je pense que je lirai le roman si j’en ai l’occasion, mais cette BD ne m’a pas donné envie absolument de le découvrir. Je ne peux donc pas dire que je n’ai pas aimé, mais j’ai été un peu déçu, car cette BD me faisait vraiment envie.

14/01/2020 (modifier)
Par Blue Boy
Note: 3/5
L'avatar du posteur Blue Boy

Une adaptation en BD pouvait-elle apporter quelque chose à l’habile best-seller de Michel Bussi autour de l’impressionnisme, si ce n’est quelques bénéfices pécuniaires ? Tout d’abord, il faut le reconnaître, le polar de Bussi était habilement ficelé, même si certains en ont vu les coutures parfois un peu faciles, dont je ne dirai rien pour ne pas spoiler ceux qui ne l’ont pas encore lu. Et puis ce titre, « Nymphéas noirs ». Extrêmement bien trouvé, il a largement contribué à l’aura du livre. Scénariste prolifique dans le domaine du neuvième art, Fred Duval a su respecter le récit original, avec une bonne qualité de synthèse et de fluidité. Une adaptation, faut-il le rappeler, ne consiste pas seulement à rajouter des dessins… Quant à Didier Cassegrain, il fait le job, avec quelques belles planches à l’aquarelle qui évoquent l’univers pictural de Claude Monet. Plus habitué à la Fantasy et la SF, il a changé de registre pour nous ramener dans une réalité plus prosaïque, celle d’un village normand, Giverny, petit par la taille mais immense par la notoriété…. Son dessin réaliste est sans bavures, même si les personnages principaux, dans leur représentation, ont un peu l’air de sortir du casting d’un feuilleton télévisé à l’eau de rose. « Nymphéas noirs », la BD, s’avère donc une adaptation honorable du roman de l’écrivain normand. Si toutefois on a lu et apprécié ce dernier, on ne bénéficiera pas ici de l’effet de surprise. Pour ceux qui comme moi sont dans ce cas, le résultat est un peu en deçà des attentes. In fine, Duval et Cassegrain ont respecté les codes de la BD classique sans apporter réellement la touche de fantaisie qui aurait fait la différence. Une fantaisie qui était plus à rechercher du côté du graphisme dans le cas présent. En résumé, à la lecture de cette version, on ressort avec de bonnes impressions sans être véritablement impressionné…

29/06/2019 (modifier)
L'avatar du posteur Noirdésir

Je ne suis pas forcément fan d’impressionnisme, et j’avais un peu zappé cet album à sa sortie, croyant n’y trouver qu’une biographie romancée de Claude Monet. Ayant eu l’occasion de l’emprunter, je peux désormais corriger cette erreur. En effet, Claude Monet n’est qu’un prétexte, un décor finalement éloigné du cœur du sujet. Nous avons en fait affaire à une enquête policière, menée sur un rythme un peu lent (je suis étonné par Duval, que je ne connaissais que comme scénariste de projets pétaradants, misant tout sur l'action!), mais dont la construction tient en haleine jusqu’au bout (enfin presque, car on devine les tenants et aboutissants quelque temps avant que l’énigme ne soit résolue - même si tout lecteur aura un moment d'émerveillement lorsqu'il comprendra qu'on l'a mené en bateau, et sera tenté par quelques retours en arrière pour voir ce qu'il aurait pu rater). Je n’ai pas lu le roman qui a inspiré cet album. Mais en tout cas la mécanique qui anime l’histoire est vraiment bien fichue, avec dès le départ la présentation intrigante des trois femmes, dont l’une d’elle, la vieille qui maugrée et annonce les événements, telle une pythie de mauvaise augure, s’invite régulièrement dans les temps calmes de l’intrigue, ajoutant par sa présence et ses dires du piment et questionnant le lecteur. C’est en tout cas un album réussi, qui se révèle au final moins original qu’attendu en cours de route, mais qui se laisse lire agréablement, et qui est assez prenant.

10/06/2019 (modifier)
Par Erik
Note: 4/5
L'avatar du posteur Erik

Nymphéas noirs est effectivement une œuvre de roman policier qui était difficile à adapter en bande dessinée mais le pari est réussi. Il est vrai que je n'ai pas tout de suite compris malgré quelques pistes. Il faut dire que l'auteur nous a un peu mené en bateau avec certains surnoms. Certes, j'ai eu de petites difficultés de compréhension dans ma première lecture. Après, tout s'assemble correctement. Et le final est du grand art. Ceci dit, c'est intelligemment construit au niveau du scénario. Monet est mon peintre préféré. On entre véritablement dans Giverny où il a passé beaucoup de temps à la fin de sa vie. Le récit est assez réaliste quant aux enjeux. A noter également le côté intemporel de cette bourgade ce qui a pû induire en erreur. J'ai juste regretté un dessin un peu effacé quant aux contours des personnages. C'est sans doute fait exprès pour donner un côté impressionniste. Au final, cela s'adapte assez bien au récit.

31/05/2019 (modifier)
Par Gaston
Note: 4/5
L'avatar du posteur Gaston

Vu que j'aime les polars et la peinture de Monet, il fallait que je lise ce one-shot qui m'a tout de suite attiré dès que Ro l'a posté sur le site. Je ne sais pas quoi trop quoi ajouter de plus aux autres avis. Le dessin est effectivement magnifique et le style de l'auteur va parfaitement avec le sujet traité. Le scénario est bien ficelé et moi aussi je me suis fais manipuler alors que je savais pertinemment qu'il y avait un retournement de situation vu que j'avais lu les avis avant de lire l'album. C'est l'adaptation d'un roman que je ne connaissais pas du tout et c'est tellement bien adapté que je n'ai jamais senti que les auteurs adaptaient le travail d'un autre. C'est un récit intelligent, prenant et tout est cohérent lorsqu'on relit l'album après avoir appris le twist de la fin. Bref, un bon album pour les amateurs de polar un peu tordu.

28/04/2019 (modifier)
Par PAco
Note: 4/5
L'avatar du posteur PAco

L’impressionnisme étant sans doute l'une de mes périodes picturales préférées, cette adaptation du polar de Michel Bussi avait toutes les chances de me plaire. Surtout que le trait de Didier Cassegrain et sa mise en couleur prennent ici toute leur ampleur pour nous proposer un album d'une très grande qualité. Il faut dire que l'adaptation du scénario de Michel Bussi réalisée par Fred Duval est parfaite. Autant certaines adaptations sont parfois ratées à cause de coupes trop sévères, ou au contraires de bavardages trop présents pour essayer de coller au texte d'origine, autant là j'ai trouvé que le découpage et la narration semblaient laisser au récit toute sa saveur alambiquée pour trouver le juste équilibre. Ajoutez à cela le trait et la mise en couleur de Didier Cassegrain qui sont de toute beauté et parfaitement raccord avec le sujet (quelle lumière dans ses cases !!!), et vous obtenez un album dans lequel on plonge et on se laisse mener par le bout du nez. Je trouve que Didier Cassegrain vient avec cet album de faire un grand pas par rapport à ce que je connaissais de son travail. C'est beau, expressif, judicieux, bref, j'ai adoré !

06/04/2019 (modifier)
L'avatar du posteur Mac Arthur

Comme les précédents lecteurs, je me suis fait avoir par cette intrigue policière et une fois la dernière page tournée, je n’ai eu qu’une envie : revenir en arrière pour m’assurer de la cohérence de l’ensemble… cohérence que je n’ai pas su prendre en défaut. C’est très bien construit, bien amené, intrigant et intelligent. D’une certaine manière, cet album m’a fait le même effet que « Watertown » dans le sens où les auteurs m’ont emmené exactement là où ils le voulaient pour bien me retourner, façon crêpe à la Chandeleur, dans un final… où je me serais bien foutu des baffes tellement j’ai été aveugle !! Le dessin m’a également séduit par sa colorisation. Les personnages sont bien typés, les décors sont soignés mais c’est surtout cette colorisation tout en nuances que je garde en mémoire. Lecture bien entendu conseillée à tout amateur de récit policier… du moins s’il n’a pas peur de se faire manipuler par l’auteur. Et achat conseillé du simple fait qu’une fois la lecture terminée, la tentation d’y revenir sera grande même si l’effet de surprise ne jouera plus. J’ai pris presque autant de plaisir dans une relecture, à découvrir tous ces indices laissés par les auteurs et auxquels je n’avais pas fait attention en première lecture, que durant ma découverte de l’album. Une franche réussite.

26/03/2019 (modifier)