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Wonderball

Note: 3.9/5
(3.9/5 pour 10 avis)

Un polar sur la cote ouest mettant en scène un flic fan de friandises en chocolat


1961 - 1989 : Jusqu'à la fin de la Guerre Froide Label Série B Les meilleures séries courtes [USA] - Côte Ouest

San Francisco, 1983. Un tueur de masse abat 9 personnes en 9 secondes dans une rue passante. L'inspecteur Spadaccini, surnommé par ses collègues Wonderball à cause des friandises qu'il mange à longueur de journée, est chargé de l'enquête. La rapidité du tueur lui rappelle un dossier : l'assassinat de J. F. Kennedy. L'occasion d'une promenade dans le passé, celui du San Francisco freak et toxique des années 60 et 70.

Scénaristes
Dessinateur
Coloriste
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 24 Septembre 2014
Statut histoire Série terminée 5 tomes parus
Couverture de la série Wonderball
Les notes (10)
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01/10/2014 | pol
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Par Yann135
Note: 4/5
L'avatar du posteur Yann135

Voilà une série particulièrement réussie. Un thriller sombre, agressif, rythmé, et haletant. Un polar hyper efficace à travers 5 albums que l’on dévore jusqu’à la dernière page. On replonge avec délice dans un des épisodes de l’histoire américaine les plus émouvants … l’assassinat du président Kennedy par Lee Harvey Oswald. Une série qui se lit au calme pour mieux appréhender et apprécier chaque épisode. Wonderball est un cocktail réussi. De l’action, du suspens, des rebondissements, des personnages intéressants et fouillés et bien sûr un dessin particulièrement réussi. Je recommande vivement.

24/04/2020 (modifier)
Par Ju
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
L'avatar du posteur Ju

Voici une très bonne série, que j'ai enfin pu terminer grâce à l'acquisition du dernier album, et après l'avoir débutée il y a maintenant trois ans. D'ailleurs, après ma première lecture, je n'avais pas été convaincu. C'est après l'avoir prêtée à mon frère qui m'en a fait une critique élogieuse que je m'y suis replongé. Et je ne vois toujours pas ce que diable j'ai pu reprocher à Wonderball lors de ma première lecture. Tout y est : l'histoire, le dessin, les personnages. Le dessin tout d'abord. Il est de belle facture et colle très bien à l'atmosphère et à l'époque : les années 80 dans un San Francisco (mais pas seulement) résolument heighties, entre nouveaux riches, développement, pauvreté et toxicomanie. Les traits des personnages sont parfois durs, et parfois brouillons, mais ils sont tous aisément reconnaissables. Le dessin pose l'ambiance de la série, et celle-ci est terriblement prenante. L'histoire suit un inspecteur de police, Spadaccini, surnommé Wonderball, rapport à une marque de chocolats, qu'il engloutit régulièrement car elle calme ses sautes d'humeur spectaculaires. Il est amené à enquêter sur un tueur de masse, aux réflexes et aptitudes extraordinaires. Il va peu à peu sombrer dans une enquête le reliant à un "collège occulte" aux activités plus que douteuses et trouver des liens avec son propre passé. Devenu suspect à son tour, il va se lancer dans une quête de vérité, notamment sur lui même. L'histoire mêle des éléments de polars classiques, avec notamment la quête du héros pour retrouver son passé et faire éclater la vérité, avec des éléments plus "fantastiques", surnaturels. En effet, le fameux collège permettrait d'augmenter les capacités de ses membres. Le résultat est très bon, après ma lecture en deux temps du premier album, je n'ai pu me décoller des autres. Cela est aussi dû aux personnages. L'inspecteur Spadaccini est une brute épaisse, un flic aux méthodes détestables, grossier et violent, mais qui, toute sa vie durant, mène un combat contre lui même pour rester du côté du "bien". Cela donne un personnage principal très intéressant et captivant. Dans les personnages secondaires, les "méchants" sont tous bien construits et développés, quand les "gentils" remplissent bien leurs rôles, sans prendre trop de place. Ainsi de la famille de Spadaccini. Mais deux sortent du lot. Tout d'abord, Le Fantôme est un personnage mystérieux, somme toute assez classique, mais il est développé de telle manière qu'il reste mystérieux de bout en bout, et aucune de ses actions ne le décrédibilise, il reste ce "badass" mystérieux tout du long. Mais la grande réussite de cette bd est pour moi l'inspecteur Maggie Osterberg, chargée d'enquêter sur l'affaire une fois Spadaccini devenu incontrôlable. Enfin un personnage féminin secondaire dans la veine "je me débrouille aussi bien voire mieux que les hommes" réussi. D'habitude, je trouve toujours que ces personnages finissent par être un peu gâchés, car toujours mis en dessous du personnage principal, qui est un homme. Ainsi de Méjai dans Le Scorpion, des multiples personnages féminins de XIII par exemple. A chaque fois, j'avais un arrière gout désagréable. Ici, je n'ai à aucun moment ressenti cela, alors que j'en avais très peur. L'inspecteur Osterberg est l'un des meilleurs personnages féminins que j'ai pu rencontrer. Elle n'est pas très originale, n'a pas un rôle démesuré, mais elle est sacrément bien construite. Et ça fait la différence. De façon plus générale, "Wonderball" est une série sacrément bien construite, sans fausse note, et qui m'a intéressé de bout en bout. Je ne mets pas la note maximale même si ça m'a fortement titillé. Il manque un peu d'originalité et la fin, même si elle n'est pas mauvaise, ne m'a pas transcendé. Note réelle : 4,5/5. J'ai l'habitude d'arrondir, mais le "culte" se mérite, et "Wonderball" y était presque.

01/03/2019 (modifier)

Super série B. Mon intérêt n'a jamais baissé au fil des parutions. Colin Wilson est au top de son art : son trait est nerveux, le découpage est dynamique, quasi cinématographique et la couleur lumineuse incarne l'époque heighties dans tous les albums. Et les visages, comme les corps, sont personnalisés à l'extrême. Le scénario n'est pas en reste. Les caractères sont fouillés et cohérents. Les rebondissements et les révélations intermédiaires s'enchaînent à un rythme soutenu. L'album "Le shérif" est, selon moi, le meilleur de la série. Le méchant est un authentique salaud de la stature du gentil. Seul bémol (de taille), le scénario du dernier album est en dessous des précédents et la fin m'a franchement déçue. Ce n'est pas tant qu'elle est est mauvaise mais plutôt qu'elle est attendue. J'aurais voulu être scotché, tant pis. Avec les 4 premiers albums, on partait pour une série culte avec une note de 5. Au final, on a quand même une excellente série B, nerveuse et palpitante, qui mérite largement son 4.

09/10/2018 (modifier)
Par herve
Note: 4/5
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Tome 1 :le chasseur Cela faisait quelques années que je ne m'étais pas plongé dans un album signé Pécau ou Duval. Sans doute que les séries dites "concept" ou à rallonge type "l'homme de l'année" ou encore " Jour J" ont fini par me lasser. Mais là, sur les conseils de mon libraire, j'ai emprunté ce premier volume de "Wonderball" à la médiathèque. Et quelle bonne surprise! Le lecteur rentre tout de suite dans une intrigue complexe et bien ficelée dans une ambiance qui m'a fait songer aux films de "l'inspecteur Harry" (sans doute en raison du caractère assez tranché du héros, l'inspecteur Spadaccini ) Je ne me suis pas ennuyé une seconde à la lecture du scénario qui oscille entre la théorie du complot et un polar des années 80. Quant au dessin de Wilson, il colle parfaitement à l'histoire et il nous offre des trognes de flics ou de truands très marquées. Un très bon premier volume. Cela faisait longtemps que je ne n'avais pas autant accroché à un thriller.(la dernière série qui m'avait marquée dans ce registre est Black Op -le premier cycle) Tome 2: le fantôme Ce deuxième volume tient toutes ses promesses. Après un premier volume très tendance Inspecteur Harry", ce nouvel opus lorgne plutôt vers une ambiance style" le fugitif". Ici, l'inspecteur Spadaccini se retrouve seul, pris dans une machination digne d'un bon thriller.. L'intrigue avance bien et on ne s'ennuie pas une seconde à la lecture de cet opus. J'ai hâte de lire le tome 3, qui vient de paraître. Tome 5: l'apiculteur Cet album vient clore avec brio cette série qui m'a tenu en haleine sur 5 volumes. Les scénaristes Duval & Pécau ont su maintenir un suspens sur la longueur, sans pour autant avoir de baisse de régime. Cela devient tellement rare d'avoir un scénario qui tienne la route sur seulement 5 volumes, sans avoir la tentation de rallonger la sauce pour des raisons commerciales, qu'il faut saluer le travail des scénaristes. Le style très cinématographique de Colin Wilson donnerait presque envie de voir cette histoire adaptée au grand écran: tout y est, fusillades, explosion, poursuite, violence et pointe d'humour, bref je ne me suis pas ennuyé en découvrant la conclusion de cette histoire. Très bonne série, qui se relit avec plaisir (au fil des sorties des volumes, je relisais l'histoire depuis le début sans que mon intérêt ne faiblisse) A lire !

22/02/2016 (MAJ le 20/05/2018) (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
L'avatar du posteur Gaston

J'ai lu les trois premiers tomes et je serais un peu moins enthousiaste que les autres posteurs. Ce n'est pas que je trouve la série mauvaise, c'est juste que je n’irais pas jusqu'à dire que c'est un indispensable qui mérite 4 étoiles. En fait, au début j'étais captivé par le scénario, mais dès qu'on commence à avoir des informations autour du mystère, j'ai été moins enthousiaste car au final cela manque un peu d'originalité. Un bon point au scénario c'est que j'avais fini par vite comprendre un truc au sujet du super-flic héros et les auteurs confirment rapidement que j'avais raison. J'avais un peu peur qu'ils essayent d'entretenir un secret bidon durant des tomes. Au final, cette série ne révolutionne pas le genre, mais c'est écrit de manière efficace et dessiné dans un style réaliste correct. C'est à lire si on aime ce genre de polar.

14/06/2017 (modifier)
Par Erik
Note: 4/5
L'avatar du posteur Erik

Le héros n'est pas très sympathique et c'est le moins qu'on puisse dire mais c'est un flic plutôt efficace. Pour les méthodes, elles seront musclées dans le genre Inspecteur Harry avec Clint Eastwood. La morale devra y repasser. Bon, nous sommes également dans un monde où le Vatican n'hésite pas à dépêcher ses tueurs. Tout est possible même une balle magique ! Les auteurs se servent de l'histoire officielle pour la remodeler à leur sauce. On va suivre le héros dans son enquête qui va le mener à un gigantesque complot. Les auteurs vont faire dans l'efficacité avec un solide travail d'équipe. C'est rondement bien mené avec une trame presque cinématographique. Bien entendu, c'est le genre que j'aime bien. Par ailleurs, le rythme ne faiblit pas dans les tomes suivants avec une enquête qui se complexifie davantage. Welcome into a wonderball and wonderful world !

14/02/2016 (modifier)
L'avatar du posteur Agecanonix

Les polars, franchement, j'en ai un peu marre, il y a trop de ressemblance et les dernières histoires de complots ricains que j'avais lues, comme Black Op ne m'avaient pas emballé... et puis arrive "Wonderball", et malgré certains clichés, je suis d'emblée captivé. C'est un polar au parfum que j'aime, extrêmement bien tenu et au diabolique scénario constitué d'ingrédients vus dans certains films US des années 70 & 80. J'aime la figure de flic cynique et tête de cochon de Spadaccini, très inspirée de Harry Callahan, alias notre Clint préféré, et d'ailleurs l'intrigue m'a rappelé L'inspecteur Harry (le premier des Harry) surtout le début du film qui coïncide avec la trame du tome 1, ainsi que L'inspecteur ne renonce jamais (3ème film de la série) où une auto-stoppeuse joue un rôle un peu similaire dans le tome 2 ; je suis sûr que le tandem Pécau/Duval doit connaître ces classiques du polar bien torché mettant en vedette un flic charismatique, il est impossible qu'ils n'y aient pas pensé. Même si j'ai du mal à croire à la véracité de cette équation : 1 victime à la seconde (faut être un tireur foutrement doué), je sens qu'au fur et à mesure de la progression de l'intrigue, ça va se terminer en feu d'artifice jouissif, le tome 2 monte en puissance avec une tension constante, le parallèle avec l'assassinat de Kennedy est intéressant et bien intégré, et comme ça manquait de femmes dans le tome 1, on n'est pas déçu de ce côté. Sans compter que chaque album offre un cliffhanger de rigueur qui laisse à chaque fois le lecteur dans une attente insoutenable.. Question dessin, Colin Wilson assure dès la seconde page en ouverture avec une vue vertigineuse sur la baie de Frisco et la ville ; pour moi qui aime cette ville, c'est un régal de le voir dessiner des endroits que j'ai tant vus dans la série TV "les Rues de San Francisco", je trouve que cette ville a un charme et une ambiance que n'ont pas les autres grandes cités américaines, c'est donc un décor de choix. Le trait nerveux de Wilson a bien changé depuis Dans l'ombre du soleil, il est beaucoup plus moderne, et même si je soupçonne du travail à l'ordi, ça en jette ! Bref j'aime bien.. Un thriller solide, carré, sec et plus qu'efficace, bien élaboré par le duo Pécau/Duval qui depuis quelques temps a la grande forme avec d'autres séries comme Jour J ou "L'homme de l'année"..

15/12/2015 (modifier)
Par Blue Boy
Note: 4/5
L'avatar du posteur Blue Boy

Wonderball pourrait être un nom de superhéros, ce n’est que la marque de la friandise style Kinder Surprise dont raffole l’inspecteur Spadaccini. Et si ce dernier adore les surprises, il va être servi, et de façon peu amène. Cette série, qui nous emmène dans la Californie des années 80 où le mouvement hippie n’est déjà plus qu’un souvenir, s’ouvre de façon convaincante avec ce tome au suspense aussi abrupt que les rues de Frisco. Certes, rien de révolutionnaire ici, mais les clichés propres au genre sont clairement assumés : un flic dans la lignée de Dirty Harry, de la violence et du sang, avec en toile de fond l’affaire Kennedy et une monstrueuse machination impliquant de puissantes organisations, notamment le FBI. Le tout assemblé avec brio par les scénaristes Fred Duval, Jean-Pierre Pécau et Fred Blanchard, également auteurs de la série Jour J. Voilà un polar vitaminé qui plaira évidemment aux nostalgiques des séries et films policiers US de ces années-là, ainsi qu’aux amateurs de conspiration. Sous le trait classique mais efficace de Colin Wilson, l’ambiance du San Francisco post-Flower Pop sauce Bullit est très bien rendue. ------------ Mon avis sur le Tome 2 - Le Fantôme : A l’image du premier, le second épisode reste d’une efficacité redoutable, avec tous les ingrédients nécessaire à un bon thriller. Fred Duval et Jean-Pierre Pécau tiennent solidement la barre narrative, soutenus par l’excellent coup de crayon de Colin Wilson, tant sur le plan du cadrage que du mouvement, qui nous immerge avec maestria dans cette diabolique machination politico-militaire dont une bonne partie se déroule dans les paysages de l’Ouest américain, très bien reproduits ici. Le format reste assez classique, mais c’est exactement ce qu’on demande à ce genre d’histoire. Le personnage de Wonderball, flic teigneux et addict aux œufs-surprise en chocolat, a tout du « héros culte » avec ses répliques cyniques. Car les dialogues sont également bien troussés, ce qui ne gâche rien. A noter l’apparition de présences féminines (à la plastique forcément irréprochable…), notamment Maggie, jolie flic de haut vol, qui devrait s’imposer de plus en plus au fil de la série, et d’une auto-stoppeuse un peu trop allumeuse pour être honnête dans ce désert déjà brûlant… Ce « cliffhanger » plutôt macabre sur lequel se conclut « Wonderball : Le Fantôme » ne fera que renforcer l’envie de connaître la suite. Bien sûr, ça ne révolutionnera pas le genre, et certains pourront peut-être y voir une resucée de XIII, mais avec deux premiers tomes aussi captivants, cette série mérite qu’on lui laisse ses chances d’exister. --------

29/11/2014 (MAJ le 27/05/2015) (modifier)
Par sloane
Note: 4/5
L'avatar du posteur sloane

Voilà ma foi un excellent polar, Un rythme qui ne faiblit pas, une succession de révélations qui amènent le lecteur à n'avoir qu'une envie, tourner la page pour savoir ce que nous réserve la suite. Pourtant tout démarre de manière assez classique, un tueur énigmatique qui descend ses cibles avec une régularité de métronome. Face à lui un flic comme nous les avons déjà vu des milliers de fois, un peu cabossé, pas forcément le plus aimable du monde mais très efficace. Rien de nouveau sous le soleil me direz vous, et pourtant cela fonctionne rudement bien. S'ajoute à l'enquête que nous suivons des réminiscences du passé où en filigrane l'assassinat de JFK est évoqué. Attention ici pas d'énième théorie complotiste, encore que, mais les choses sont suffisamment bien amenées pour que l'histoire ne parte pas dans un délire comme on a pu le voir ailleurs. Un polar qui envoit donc avec une petite référence qui ne doit pas être fortuite où les auteurs évoquent "La patrouille de l'aube", association de surfeurs tirée des excellents polars écrits par Kem Nunn. J'attends la suite avec impatience, les révélations semées dans ce premier tome mettent l'eau à la bouche!

04/05/2015 (modifier)
Par pol
Note: 4/5
L'avatar du posteur pol

A première vue c’est assez classique : un flic, plutôt très doué, au passé douloureux, un tueur fou, une enquête pour le traquer, de l’action et des flingues… Bref tous les éléments conventionnels du polar standard. Mais ces détails passent assez vite au second plan car cette histoire à d’autres atouts à faire valoir. A commencer par le mystérieux lien qu’il existe entre le tueur de notre intrigue et un célèbre assassin bien réel… Lee Harvey Oswald. Ce parallèle énigmatique est tout ce qu’il y a de plus accrocheur. L’histoire donne progressivement quelques brides de réponses sans en dire trop, ce qui apparait prometteur pour la suite. Autre bon point : le récit avançant assez vite, on assiste déjà aux premiers rebondissements sans les avoir vu venir. Au final, on obtient donc un premier tome rythmé et prenant. Voilà un polar comme je les aime.

01/10/2014 (modifier)