Les derniers avis (9696 avis)

Par Patrick
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série L'Aviateur
L'Aviateur

Pour une fois,je m'en réfère aux autres commentateurs ! Sauf que je mets cinq étoiles ! J'aime énormément cette nouvelle ligne moderne dont un des précurseurs est un auteur culte, à savoir Léo ( Luis Eduardo de Oliveira), scénariste-dessinateur, brésilien et francophone !

29/08/2022 (modifier)
Par Borh
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Conan le Cimmérien
Conan le Cimmérien

J'ai lu les 13 tomes de la série Conan le Cimmérien (série en cours) et j'ai tout simplement adoré. Les Comics, Marvel et Dark Horse, que ce soit l'illustre Roy Thomas ou plus récemment Kurt Busiek, reprenaient les histoires de Howard mais également celles des continuateurs Lyon Sprague de Camps et Lin Carter, et essayaient d'en faire une geste en mettant du liant entre les épisodes (et en en inventant pas mal). Là, les BD sont un vrai travail de puriste, elles adaptent uniquement les écrits de Howard, tels qu'ils les a publiés. On a donc des histoires qui ne sont que des one shots, qui ne suivent pas un ordre chronologique, on passe de Conan à peine sorti de ses montagnes, à Conan pirate, à Conan roi, à Conan pillard, sans aucun ordre chronologique, mais c'est ainsi qu'Howard publiait ses histoires. Souvent l'histoire démarre avec Conan dans une situation sans qu'on sache comment il est arrivé là. Les personnages secondaires ne sont pas récurrents et on y fait plus référence dans les histoires suivantes. Même la personnalité de Conan peut changer d'une histoire à l'autre, d'un barbare qui ne pense qu'à piller et violer à un aventurier à l'esprit chevaleresque à un roi responsable, qui aime son peuple. Ce n'est pas illogique que sa personnalité évolue vu toutes les aventures vécues par Conan, mais on ne voit pas cette évolution, ça passe de l'un à l'autre brutalement d'une histoire à l'autre (avec des retours en arrière d'un numéro à l'autre) C'est assez inhabituel dans la fantasy mais c'est le mode de publication habituel des pulps de l'époque. Et les histoires sont tellement excellentes et puissantes prises séparément que ça ne pose aucun problème pour rentrer dedans. Chaque numéro est scénarisé et dessiné par une équipe différente, ce qui ne pose pas vraiment de problème de cohérence scénaristique puisque le jeu est d'être le plus fidèle possible à Howard. Mais c'est vrai que les dessins sont très hétérogènes, même si globalement le niveau est très bon, il y en a que j'ai préféré à d'autre. Chaque numéro est post-facé par Patrice Louinet, directeur de la fondation Howard, qui est clairement un grand connaisseur, mais également un archi puriste de chez puriste. C'est à la fois assez instructif mais aussi un peu gênant parce qu'il ne se prive de chier sur tout le boulot fait par les continuateurs de Howard, il se prend pour un gardien du temple autoproclamé qui pète plus haut que son cul. Franchement c'était pas nécessaire. Si les écrits de Howard sont globalement puissants et excellents, ce n'est pas pour ça que tout ce qui a été fait après sur Conan sans suivre cet esprit puriste relève de la merde. Conan de Howard et l'univers de Lovecraft ont tous deux été publiés initialement dans la revue de pulps "Weird Tales" et c'est assez intéressant de voir que ces deux séries ont toutes les deux eu un "univers étendus" par des continuateurs comme Star Wars mais bien avant. Et comme Star Wars, il y a à boire et à manger dans cet univers étendu, y a clairement du mauvais, mais tout n'est pas à jeter, loin de là.

28/08/2022 (modifier)
Par Canarde
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Le Poids des héros
Le Poids des héros

Un univers graphique très frappant qui ressuscite les années 70 et nous fait partager le poids des héros (les grand-parents de l'auteur, l'un revenu d'un camp de concentration et l'autre échappé d'un peloton d'exécution) . C'est le premier album de David Sala que je lis, et je suis soufflée par la capacité d'évocation des images. Qu'il s'agisse des fantasmes de l'enfant entendant ses parents et grands-parents raconter l'époque de la deuxième guerre mondiale, ou les intérieurs aux tapisseries géométriques et contrastées, aux tapis profonds (pour isoler du froid du carrelage en-dessous), au sol verdâtres du couloir, aux fauteuils marrons en velours boursouflés de reliefs, aux devantures de boulangeries en pierres collées, même les posters des tableaux de Magritte, tout remonte à la surface de notre conscience alors que c'était resté enfoui jusque là. La peau tellement lisse de l'enfant confronté au passé lourd et immérité de ses grand-parents, mais tout cela par le filtre des conversations et vocabulaires quotidiens des parents et de leurs amis dans le cocon familial, dans le salon, avec notre regard qui suit le motif répétitif du tapis, en même temps que l'enfant écoute l'électrophone en fond sonore. On perçoit le parlé lyonnais de ses parents, fils d'immigrés espagnol. Ces noms espagnols à rallonge, prononcés avec fierté, dans cet univers gris de la banlieue hexagonale. Le portrait du grand-père jeune, qui se retrouve au grenier du petit-fils, et qu'un autre enfant, la génération suivante, découvre à l'occasion d'un moment d'ennui... Et pour finir, un atout supplémentaire : cette album a la tranche (ou est-ce le dos ? La partie qui reste visible quand le livre est rangé ) rose bonbon, ce qui est un atout non-négligeable pour le retrouver dans une bibliothèque !

21/08/2022 (MAJ le 27/08/2022) (modifier)
Par Canarde
Note: 3/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Un général, des généraux
Un général, des généraux

Toutes les BD de François Boucq sont pour moi comme les fantasmes, soit drôles soit violents, d'un grand frère imaginaire. Son trait si reconnaissable transforme tout visage en trogne étrange, et les femmes ont souvent des allures à la limite de la monstruosité. Ses inventions scénaristiques gaguesques ou tragiques tiennent en halène grâce à la qualité de leur mécanique de construction. Mais ici le scénario échoit à Nicolas Juncker (inconnu de moi) et le sujet est historique : Le coup d'état du "quarteron de généraux en retraite" . En tout cas j'ai trouvé le titre bien inspiré, et j'ai acheté l'album. L'épisode est traité en short cuts, avec différents points de vue qui se succèdent (Paris /Alger/ la retraite du général de Gaulle). Mais comme on connait la fin de l'histoire, le sel du déroulement vient surtout de l'interprétation des personnages et des faits, et du caractère profondément humain (pour ne pas dire foireux), que Boucq sait leurs donner par son trait (ici dans la veine de la caricature flamboyante) et aussi par le coté audiardesque des dialogues. De Gaulle à la sauce "tontons flingueurs". Bref c'est drôle, mais on rit jaune. On se rend bien compte que politiques et militaires ne sont pas beaucoup plus aptes à gouverner que Sam et Jean-louis les deux piliers de mon bistro communal.. Bref on reconnait notre pauvre virilité quotidienne dans les excès, les magouilles, les atermoiements, les emportements de ces généraux, assez dépassés par les évènements et manipulés par des seconds couteaux plus jeunes qui referont surface plus tard. On y voit donc (avec leur pédigrée affiché au cours des évènements) : - Salan, sa casquette de général basculée en arrière , l'oeil ahuri et le front brillant de sueur, - le menton volontaire de Massu, en treillis et croquenots, le béret écrasé sur le coté, - le sourcil en l'air de Chassin surplombant une moue dissymétrique, la cravate ouverte et en bras de chemise - les tempes grises et accablées de Pflimlin ... et j'en passe des moins connus mais tout aussi pathétiques - et le silence Du général... Je n'étais pas familière de cette période (évitée par l'éducation nationale parce que trop récente pour mes professeurs de l'époque) et l'interprétation moqueuse qui en est faite m'amuse et m'inquiète en même temps, par sa ressemblance avec certains personnages ridicules des nos gouvernements récents...

27/08/2022 (modifier)
Par Hervé
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série ADAN - L'Agence de tous vos fantasmes
ADAN - L'Agence de tous vos fantasmes

Après le très réussi Itinéraire d'une garce, la collection Porn'pop dirigée par Céline Tran (ex Katsuni) nous offre une très belle surprise avec cet album. Les auteurs nous présentent les aventures d'un couple trentenaire (Anis et Adèle) en passe de pimenter leur vie sexuelle, pour rompre la monotonie du couple. Certes le thème n'est pas très nouveau mais le traitement fait ici est assez original. On oscille sans cesse entre l'enquête policière et des scènes assez explicites. Mais j'avoue que l'intrigue l'emporte sur le côté voyeur, qui est habituellement réservé à ce genre de bande dessinée, ce qui est assez fort quand même ! Outre un scénario bien réussi et intriguant, il faut souligner la qualité du dessin de Duddy, que je ne connaissais pas, et qui m'a littéralement séduit. C'est par le plus grand des hasards que je suis tombé sur cet album (un article sur sceneario.com), qui est sorti à une période assez creuse sur le plan éditorial (mi-août) En tout cas une agréable surprise pour un album qui mérite de dépasser l'appellation bd pour adulte, comme l'était Itinéraire d'une garce, qui s'apparentait plus à un roman graphique qu'à une simple bd de cul. En effet, nous suivons les aventures d'un couple qui est pris dans un engrenage, qui semble les dépasser. Bref, une petite pépite que vient d'éditer la directrice de la collection "Porn'pop", Céline Tran.

26/08/2022 (modifier)
Par Yann135
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Le Marsupilami de Frank Pé et Zidrou - La Bête
Le Marsupilami de Frank Pé et Zidrou - La Bête

Me concernant il n’y a qu’un Marsupilami. Celui de Spirou et de Fantasio. Il m’était donc difficile d’imaginer qu’un « héritier » de Franquin puisse reprendre ce personnage si particulier qui a bercé toute ma jeunesse. Je me suis donc collé à la lecture de cet album avec une certaine réticence. Au final je n’ai pas été déçu. Bien au contraire. Je dirais même que j’ai été conquis ! Mais que c’est bon ! Zidrou et Franck Pé ont réussi le tour de force de déposséder le Marsupilami de toute sa force hilarante pour en faire un héros d’une aventure dramatique. Le dessin est tout bonnement admirable avec de très belles pleines pages du port d’Anvers. Les cadrages en mode cinématographique rétro sont magnifiques. Le lecteur est au cinéma ! Visuellement nous sommes sur une pépite graphique. La colorisation convient parfaitement à l’histoire. Houba Houba ! Oui le côté Spirou et Fantasio est gommé. Oui l’atmosphère est un peu glauque. Oui notre Marsupilami se retrouve bien loin de son nid habituel. Oui on peut le dire, ce récit est même un peu tragique et sombre. Et Oui je vous invite à lire cet album ! Et si tu rajoutes un scénario entrainant et rythmé, tu as compris que cela fleure bon le 4 étoiles et le coup de coeur !

26/08/2022 (modifier)
Par Blue boy
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série L'Accident de chasse
L'Accident de chasse

Pour cet impressionnant pavé, David L. Carlson s’est basé sur une histoire vraie qui l’a captivé d’emblée, celle de son ami Charlie, ou plutôt celle de son père, Matt Rizzo. Le lecteur le comprendra aisément dès les premières pages qui le plongent dans un univers sombre et inquiétant, à travers le récit de l’accident de chasse du père, dans un « no-man’s » land de Chicago où planait alors l’ombre de Leopold et Loeb. Les deux jeunes hommes avaient voulu commettre le crime parfait en séquestrant et en tuant un adolescent de 14 ans. Sans trop spoiler le récit, on découvrira que le père, ancien petit malfrat, a fait plusieurs années de prison et que, par une troublante « coïncidence », il y a fait connaissance avec Nathan Leopold, l’un des deux assassins dont il partageait la même cellule. Avant cet épisode qui représente la majeure partie du livre, Charlie raconte ses premières années à Chicago, sa (re-)découverte de son père et les longs moments passés avec lui, dans un appartement sans lumière où il passait l’essentiel de son temps sur sa machine à écrire en braille. C’est paradoxalement en prison que l’apprenti gangster s’est racheté une conduite en prenant goût aux choses de l’esprit, grâce à Leopold qui se révèlera, contre toute attente, une personnalité attachante et soucieuse de transmettre sa passion de la littérature et de la « langue des poètes » aux détenus. Au sein de la prison, celui-ci organise régulièrement des lectures des grands auteurs littéraires, dans un mode théâtral qui permet de mieux capter l’attention des détenus, avec parfois quelques réactions épidermiques et souvent passionnantes. Car l’initiative de Leopold intrigue, et peu importe ce qu’ils en comprennent, les prisonniers viennent assister avec intérêt à ces sessions en apparence à mille lieues de leurs préoccupations triviales, mais qui leur permettent a minima d’échapper à leur quotidien misérable. David L. Carlson nous propose ici un roman graphique d’une extrême richesse, touffu certes mais néanmoins très fluide. L’érudition est présente à toutes les pages, avec en surplomb les figures tutélaires de la littérature et de la poésie à travers les siècles : Platon, Nietzche, Edgar Allan Poe, Shakespeare, Homère, Milton, Emerson et d’autres. Mais celle qui servira de fil rouge au récit, c’est assurément Dante Alighieri et sa « Divine Comédie », qui, pour Matt Rizzo, fera office de métaphore pour sa vie passée et présente, se muant progressivement en quête initiatique salutaire, lui qui avait pour obsession de mettre fin à ses jours au début de son incarcération. Cet objet rare et très personnel s’avère un magnifique conte noir qui revisite avec brio la fameuse « Divine Comédie », prouvant s’il le fallait qu’elle fait bien partie des grandes œuvres humaines intemporelles. Landis Blair de son côté nous subjugue et nous envoûte par son trait hyper-expressif, tout en noirceur, reflétant parfaitement l’univers carcéral du récit (lié en partie à la cécité du personnage principal), où croisillons et hachures recouvrent les pages jusqu’à l’obsession. Ce parti pris autorise les visions les plus cauchemardesques, seuls quelques rares espaces sont concédés à un blanc à peine rassurant. Blair fait preuve d’une expressivité folle et d’une originalité inouïe dans la mise en page. A n’en pas douter, « L’Accident de chasse », c’est du lourd, et pas seulement au sens figuré. Très justement récompensé au Festival d’Angoulême 2021, ce roman graphique, dans la lignée d’un « Maus », où là encore les rapports père-fils faisaient l’objet d’une exploration sans concession, est une ode superbe à la littérature et à la poésie, en particulier aux grands auteurs cités dans le livre. L’ouvrage, qui vient nous rappeler que l’imagination a le pouvoir de briser les barreaux d’une prison, honorera sans conteste votre bibliothèque. Un chef d’œuvre à lire et à relire.

26/08/2022 (modifier)
Couverture de la série De père en FIV
De père en FIV

William Roy pour son premier album a choisi un sujet très difficile. Même si cela lui a permis d'extérioriser toutes les difficultés et les angoisses qu'il a traversées avec son épouse pour avoir un enfant, la FIV est un sujet technique et éthique assez pointu. La grande qualité du livre pour moi, est que le scénario ne s'embourbe pas dans une biologie trop lourde avec des protocoles interminables. C'est d'ailleurs la partie vulgarisation des protocoles qui m'a le moins intéressé. Peut-être parce que je me sentais moins concerné ou que je connaissais déjà pas mal de choses. Par contre j'ai été très agréablement surpris par le déroulé du scénario qui joue sur deux niveaux très bien pensés. Le pauvre Guillaume porte à la fois la culpabilité (illégitime) de rencontrer un problème avec son sperme mais aussi, il porte en lui une blessure relationnelle profonde avec son père. Cette position centrale d'une paternité voulue mais improbable et d'un modèle paternel qu'il a subi et meurtri construit un surplus d'émotions et d'ambiances psychologiques complexes, ce qui enrichit beaucoup le série. Le paroxysme de cette intensité dramatique est le moment où Guillaume doit choisir entre les retrouvailles avec son père et l'hospitalisation d'Emma. Ce que je trouve remarquable aussi, est que l'auteur réussit à introduire des moments comiques assez inattendus et très bien placés. L'hommage à Gotlib ne pouvait pas être mieux placé lors des séances de "recueils". Le graphisme convient parfaitement à ce type de série qui est presque autant reportage/documentaire que roman graphique à mon avis. C'est l'enchaînement des difficultés et la palette des sentiments et des expressions de Guillaume et Emma qui priment sur le réalisme du dessin. On trouve de petites piques à l'encontre d'une partie des médecins rencontrés. Je dois avouer que j'ai bondi quand ses premiers médecins ne lui ont pas demandé d'arrêter de fumer (surtout 10/j !!!) dès son premier rendez-vous. Une lecture vraiment intéressante qui a su aller bien au-delà d'un simple exposé de vulgarisation scientifique, mais qui aborde des notions sur la paternité très pertinentes.

25/08/2022 (modifier)
Par Titanick
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Moomin
Moomin

Moomin est un curieux personnage, un troll en forme d’hippopotame dont il n’existe qu’une seule famille, vivant dans la vallée des Moomins. Né de l’imagination d’une artiste finlandaise, il prend vie d’abord sous forme de roman jeunesse à la fin de la guerre. L’auteure le déclinera en bd dans les années 50. C’est donc vieux et pourtant, c’est d’une incroyable modernité. J’ai découvert les Moomins en cherchant de la littérature jeunesse pour mes enfants. Et bien sûr je lis tout avant de leur donner. Et je suis tombée amoureuse, littéralement. Des romans. Je n’ai lu la forme bd que bien après, et c’est ça qui me perturbe un peu dans mon avis, j’ai du mal à faire la part des choses. J’aime beaucoup la bd. Comme je le disais, malgré l’âge, je la trouve très moderne, le dessin, la mise en page, le rythme. Le dessin est incroyable, quelle expressivité sur ces hippopotames sans bouche, avec quelques traits, toutes les émotions passent. Les autres créatures peuplant cette vallée sont bien expressives aussi. Et l’auteure utilise joyeusement les objets et éléments du décor pour séparer les cases, j’adore. Le rythme est soutenu, Moomin et ses amis vivent de petites aventures de quelques pages. L’intérêt est renouvelé par les thématiques différentes. Parfois purement divertissantes mais souvent sujets de société. Le rapport à l’autorité, la reconnaissance sociale, l’amitié, le désir de posséder, l’image de soi, la jalousie… Vous ai-je dit déjà que c’était moderne ? On s’attendrait presque à voir un thème sur les réseaux sociaux et les likes… Voilà, quatre étoiles pour la bd, mais j’en aurais mis cinq pour les romans. Surtout le premier que j’ai lu, « Moumine le troll », petit pamphlet contre la société de consommation bien enrobé en conte pour enfants, j’adore. Moomin est une institution en Scandinavie. Au Japon aussi où il s’est largement exporté. Succès bien mérité.

25/08/2022 (modifier)
Par Alix
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Iruene
Iruene

J’aime beaucoup les albums de Rodolphe, et son nom sur une couverture est pour moi un signe encourageant… nouvelle bonne pioche avec « Iruene », même si cette histoire est finalement surtout le fruit de l’imagination de Griffo. Ce dernier habite depuis 1990 sur la petite île de La Palma, qui a servi d’inspiration pour ce récit. J’ai trouvé l’intrigue prenante et bien construite. On nage en plein mystère en début d’album : s’agit-il de rêves ? De réincarnation ? De portes sur d’autres mondes ? De voyage dans le temps ? Les réponses arrivent petit à petit, et sont satisfaisantes, en ce qui me concerne en tout cas. Le dénouement final n’est certes pas des plus originaux, mais m’a personnellement beaucoup plu. La mise en image de Griffo est exemplaire, le dessin est clair, la narration parfaite. Et le travail d’édition de Daniel Maghen est de qualité, comme d’habitude. A noter une interview intéressante de Griffo par Rodolphe en fin d’album. Un chouette one shot.

25/08/2022 (modifier)