Aquarica

Note: 3.57/5
(3.57/5 pour 7 avis)

François Schuiten et Benoît Sokal réunis pour la première fois dans un magnifique récit d'aventure maritime. (C'est l'éditeur qui le dit... mais je ne le contredirai pas).


1930 - 1938 : De la Grande Dépression aux prémisces de la Seconde Guerre Mondiale Ecole Supérieure des Arts Saint-Luc, Bruxelles Océan Atlantique

Roodhaven, 1930. Ce tranquille port vit de la pêche à la baleine depuis des générations, cultivant la mémoire de ses disparus en mer. Un jour, échoue sur le sable une créature fantastique, un crabe gigantesque, comme tout droit sorti de l’imagination d’un ivrogne. Le village s’inquiète et vocifère, d’autant plus que des débris d’un bateau naufragé sont entremêlés aux chairs du crustacé. L’affaire fait grand bruit dans le monde scientifique, attirant le jeune chercheur John Greyford sur les lieux. Fasciné, il se pose en défenseur de la créature, au nom de la science. Encore loin de se douter où cette aventure le mènera, il découvre qu’une jeune fille a voyagé à bord de la bête, comme venue d’un autre monde. Elle s’appelle Aquarica, et ne tarde pas à désigner John Greyford pour l’aider à sauver son peuple.

Scénaristes
Dessinateur
Coloriste
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 11 Octobre 2017
Statut histoire Série en cours (prévue en deux tomes) 1 tome paru
Dernière parution : Plus de 2 ans
Couverture de la série Aquarica
Les notes (7)
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19/12/2017 | Mac Arthur
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L'avatar du posteur Noirdésir

Tiens, voilà une coopération surprenante, pour deux auteurs dont je n’avais pas deviné les affinités. Ma curiosité était donc piquée. L’univers qu’ils développent s’inspire du « Moby Dick » de Melville, mais aussi de Jules Verne, même s’ils font aussi œuvre de création originale. L’histoire – telle que débutée dans ce tome (la série semble prévue en deux tomes) se laisse lire, même si le fantastique, le mystère insufflé dans les premières pages perd un peu de sa force au fur et à mesure que l’intrigue se développe, et que nous en apprenons plus sur le crabe géant et la jeune fille qui s’y trouvait. Je ne sais pas comment ça va être relancé, mais il faudrait clairement un bon coup de fouet pour la suite. Le dessin de Sokal est bon, même si les personnages sont un chouia trop statique (j’ai juste trouvé un peu bizarres les yeux – surtout au travers des lunettes). La colorisation est très réussie je trouve. En résumé, du pas mal, mais je reste un peu sur ma faim, eu égard à mes attentes concernant ces deux auteurs.

16/12/2018 (modifier)
Par Puma
Note: 4/5

Voilà un savant mélange de lave et de boue, tant dans le scénario de Schuiten, qu'au dessin de Sokal qu'on lui reconnaît immédiatement. Un conte merveilleux surréaliste à découvrir, plein à la fois d'espérance et de despérances, et dont nait de cette ambivalence l'envie furieuse en fin d'album de connaître la suite. Voilà une histoire bâtie comme un rêve ... dont on ne sait pas encore s'il sera bon, ou cauchemar... J'ai beaucoup apprécié la lecture de ce premier opus.

27/08/2018 (modifier)
Par jul
Note: 3/5

Adorant ces 2 auteurs, je ressors légèrement déçu de cette lecture, ceci étant sûrement du au fait que ce tome fait un peu office d'introduction. En effet, je m'attendais à rencontrer un peu plus de créatures et d'en savoir un peu plus sur ce mystérieux monde sous-marin. D'ailleurs cette bd m'a un peu fait penser au roi des méduses mais transposé en mer du nord. Et également à un bouquin pour enfant, illustré par Loisel : le même monde maritime avec également de gigantesques créatures (d'ailleurs impossible de retrouver une trace de ce livre sur les bios de Loisel, si quelqu'un entend ma requête). Le dessin de Sokal est plutôt beau (j'adore cet univers de bords de mer) mais s'essouffle un peu sur la fin (surtout en ce qui concernent les visages et mouvements des personnages). Bizarrement je préférais l'ancien dessin de Sokal, celui de Canardo. Je trouve son nouveau style réaliste très beau, mais trop imprégné de son travail de matte painting sur ses décors de jeux vidéo. Cela a son charme mais on entre dans quelque chose d'un poil plus artificiel : de beaux décors où il place ses personnages en quelque sorte. Mais je pinaille car cela reste beau dans l'ensemble. Je mets tout de même un 3, car j'ai malgré tout hâte de lire le prochain tome, qui nous plongera pour de bon dans la mer, à la découverte de ce mystérieux monde aquatique.

27/08/2018 (modifier)
Par Erik
Note: 4/5
L'avatar du posteur Erik

Aquarica nous emmène dans un port de pêcheur du continent américain plus précisément sur la côte est des USA. Il est question d'un monstre marin qui s'est échoué et qui appelle à une expertise de scientifiques qualifiés. Notre héros sera confronté à la population locale assez superstitieuse et revancharde par rapport à une destruction de navire par un cachalot géant. cela rappelle un peu Moby Dick mais c'est une tout autre histoire qui possède également un côté assez fantastique. Je me suis laisse embarqué avec une grande facilité. Certes, le scénario est classique et s'alimente par rapport aux poncifs du genre comme par exemple le chant de la sirène. Pour autant, c'est assez bien réalisé avec un dessin assez envoûtant. On notera une mise en couleur assez remarquable. Bref, cette première partie est une réussite. Les mystères autour de l'île n'ont pas encore été résolus. On attend de voir la suite.

05/05/2018 (modifier)
Par Alix
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
L'avatar du posteur Alix

Du grand Sokal, aidé cette fois-ci au scenario par le non moins grand François Schuiten (Les Cités obscures entre autres)… le résultat est à la hauteur de mes espérances. Le scenario, peaufiné par les deux auteurs depuis des années (m’a confié Sokal en dédicace), est parfaitement maitrisé. La narration est fluide, et on retrouve cette humanité propre à l’auteur. Les différents protagonistes ont certes des personnalités un peu « cliché », mais parfaitement définies – même les pêcheurs « brutes épaisses » ont leurs raisons pour justifier des comportements un peu bestiaux : leurs coutumes, des souvenirs douloureux… vraiment, pas de « méchants » dans cette histoire, juste des êtres humains… Il y a bien entendu des tons de « Jules Verne » dans cette fable teintée d’écologie… impression renforcée par ces éléments mi-organiques, mi-mécaniques, par le mystère ambiant, par la présence de scientifiques essayant de tout rationaliser… et par le dessin somptueux. Sokal était déjà au sommet de son art dans Kraa, il remet ça, avec des planches magnifiques, un trait maitrisé (j’adore ses personnages), et des couleurs lumineuses. Un premier tome magistral… vivement la suite !

04/02/2018 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
L'avatar du posteur Gaston

Je serais moins enthousiasme que Mac Arthur. J'aime bien Sokal (même si cela fait longtemps qu'il aurait dû arrêter Canardo) et il fallait donc que je lise cette nouvelle série qu'il a co-scénarisée et dessinée. Le premier tome est vraiment sympathique, il y a des bons personnages, un bon mystère, des bonnes idées et des bonnes scènes... mais aussi des moments que j'ai trouvés faibles et je trouve que la narration manque de fluidité. J'ai eu un peu de difficulté à lire cet album alors qu'il y avait plein de choses dans le scénario que j'aimais ! De plus, si j'aime bien le trait de Sokal, je n'ai pas trop aimé les couleurs utilisées dans cet album. Au final, cela démarre bien, mais quelques défauts ont fait en sorte que je ne trouve pas que cela soit une grande série pour le moment. J'espère que le prochain tome sera mieux.

26/01/2018 (modifier)
L'avatar du posteur Mac Arthur

Deux grands noms qui s’associent ne donnent pas toujours une grande œuvre. Un grand nom tout seul non plus me direz-vous… Pas de grand nom du tout n'est pas plus gage de qualité… En clair, je suis en train d’écrire pour ne rien dire, simplement motivé par l’envie de vous faire partager le plaisir ressenti lors de ma lecture du premier tome d’Aquarica sans trop savoir comment entamer le schmilblick tout en introduisant le nom des deux auteurs ici réunis : Benoit Sokal et François Schuiten. Benoit Sokal, l’organique, celui qui dessine des canards alcooliques, des aigles implacables. François Schuiten, l’architecte, le maître des cités obscures et de la ligne droite comme une voie de chemin de fer. La nature sauvage et la ville froide… autant dire l’eau et le feu. Mais qu’est-ce qui allait bien pouvoir les réunir ? Dans quelles eaux les deux artistes allaient-ils pouvoir nager de concert ? Mi-organique, mi-mécanique… voilà comment se dessine l’élément le plus séduisant d’Aquarica, porte d’entrée d’un univers qui tient autant de Jules Vernes et de son ile mystérieuse que de Melville et son maudit bic tout en revisitant l’image de la sirène. Mais plutôt que d’encore exploiter la seconde moitié du XIXème siècle (si souvent utilisée par ailleurs), ils placent leur récit dans l’entre-deux guerres et les années ’30. Période charnière elle aussi mais bien moins mise en évidence dans la littérature. Période durant laquelle la technologie a déjà bien évolué mais sans que le rapport à la terre ne se soit distendu comme ce sera le cas dès les années ’50. Période on ne peut mieux choisie donc pour réunir ces deux auteurs. En conclusion, l’époque, le thème central et les créations graphiques sont autant de liens aptes à réunir ces deux auteurs. Et, à la lecture, on sent qu’ils sont à l’aise et qu’ils prennent du plaisir à nous raconter cette histoire fantastique, naturaliste, humaine dans laquelle les avancées de la science se retrouvent confrontées à la beauté des légendes. Le résultat est envoutant, beau à voir (le trait de Benoit Sokal fait une fois de plus merveille dans ce mélange de décors réalistes et de personnages aux faciès légèrement caricaturaux), intriguant, peuplé de personnages classiques mais attachants. Je n’ai qu’une seule hâte : découvrir la suite de ce diptyque !!!!

19/12/2017 (modifier)