Les derniers avis (9696 avis)

Par Alix
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Les Sauveurs
Les Sauveurs

« Les Sauveurs » est un ouvrage passionnant et très humain, qui raconte la vie de 7 défenseurs des droits des animaux… 7 hommes et femmes incroyables, qui font preuve d’une détermination inébranlable et d’une ingéniosité qui force le respect. « Le véganisme, c’est pas trop mon truc » vous entends-je dire. Oui mais non. Sans aborder ce débat sensible, il faut quand même préciser que les combats présentés ici sont difficilement débattables : braconnage et massacre d’animaux (gorilles, requins) pour n’en prélever qu’une petite partie (pour des raisons souvent douteuses - traditions, fétichisme, croyances etc.) et rejeter le reste, injection de produits chimiques dans les yeux de lapins vivants pour tester du maquillage, torture de bétail dans les abattoirs français, abandon d’animaux dans les zoos de zones de guerre… Bref, vous voyez le tableau. Je suis ressorti de ma lecture dégouté par les faits, mais surtout exalté et revitalisé par le travail de ces « sauveurs » infatigables, véritables sources d’inspiration qui risquent souvent leur vie pour leurs idéaux. A noter que l’histoire poignante de Dian Fossey a déjà inspiré le film de 1988 « Gorilles dans la brume » avec Sigourney Weaver. La réalisation graphique est certes académique mais parfaite pour un album de ce genre. Le dessin tout en rondeur est efficace et lisible, la narration est claire et aérée, et quelques touches d’humour bienvenues viennent alléger la lecture. Un album poignant, à mettre entre toutes les mains, et surtout celles des enfants, qui ont plus que jamais besoin de ce genre de modèle.

07/09/2022 (modifier)
Couverture de la série Slava
Slava

A l’heure actuelle, j’en suis arrivé à ne plus réfléchir lorsqu’une œuvre signée Pierre-Henri Gomont est annoncée. J’achète, on verra ensuite de quoi ça cause. Et une fois de plus, je sors enchanté de ma lecture. Le sujet est très intéressant et nous sort des sentiers battus. Il est historiquement pertinent et développé avec humour et sérieux. Humour car les personnages sont souvent hauts en couleurs et les qualités de conteur de Pierre-Henri Gomont assurent des dialogues drôles et vivants (ahh, cet art de recourir à un petit dessin pour développer une idée). Sérieux car ce qui nous est conté est dramatique par plus d’un aspect et nous force à réfléchir aux raisons qui poussent aujourd’hui beaucoup de Russes à regretter l’époque de la grande URSS. La mise en page, le style graphique et le style narratif sont dans la ligne directe de ceux employés sur « La Fuite du cerveau » mais sans élément absurde et fantastique ici : tout cela reste très réaliste même si raconté avec beaucoup de gouaille. J’attends la suite avec grande impatience.

05/09/2022 (modifier)
Couverture de la série L'Homme à la tête de lion
L'Homme à la tête de lion

Ce qui m’aura particulièrement marqué à la lecture de cet album, c’est l’osmose qui se dégage du thème, du style graphique et du style narratif. Cette complémentarité entre ces trois éléments est pour beaucoup dans mon appréciation générale. Le thème central, comme l’indique on ne peut plus clairement le titre de l’album, se développe autour d’un personnage : l’homme à la tête de lion, monstre de foire que nous allons suivre durant une bonne partie de sa vie. Le portrait est sensible et complexe, le personnage n’est pas une simple victime exploitée même s’il souffre de sa particularité. Grâce à lui, Xavier Coste nous plonge dans le quotidien des grands cirques du début du XXème siècle, nous parle de ce qui fait d’un homme un humain et traite bien entendu de la différence et de son acceptation dans nos sociétés (monstres qui effrayent les visiteurs ou objets de curiosité qui émoustillent les médecins, qu’est-ce qui est le pire ?) La narration à la première personne nous plonge dans les pensées du personnage central et cet album se lit à la manière d’un journal intime. Ses réflexions sur sa vie, sur sa dualité homme/animal, sa frustration face à sa quête d’amour, son goût pour l’art, ses besoins de solitudes alors même que son métier exige de lui qu’il fasse représentations sur représentations… Tout cela nous le rend intime et touchant, même s’il présente de mauvais côtés. Enfin la grosse claque vient du style graphique, magnifique hommage à celui que l’on pouvait trouver dans les journaux de l’époque. Chaque planche est une composition, un tableau avec lequel joue l’auteur pour nous raconter son histoire. Je craignais que ce style soit usant à la longue… mais j’ai adoré du début à la fin, ne ressentant jamais aucune lassitude. Je ne sais pas ce que cet album aurait donné si un seul des trois éléments avait été différent. Qu'aurait donné cette histoire de cirque sans ce dessin à l'aspect vieillot ? Qu'aurait donné ce récit d'une vie de freak sans cet emploi de la narration à la première personne ? Qu'aurait donné ce dessin sur un autre sujet ? Je ne saurais dire. Ce qui est sûr, c'est que ces trois éléments associés se complètent parfaitement dans le cas présent. Franchement bien !

05/09/2022 (modifier)
Couverture de la série Vie de Carabin
Vie de Carabin

J'ai été très surpris que "Vie de Carabin" ne soit pas dans la banque du site. C'est chose faite et je trouve que c'est justice tellement ces trois albums sont hors du commun dans les BD d'humour. Car pour créer cette série avec une telle efficacité, il fallait une conjonction de 5 éléments assez rares. Être Interne en médecine, être bon dessinateur, ne pas mettre son empathie et son regard critique sous sa blouse, trouver du temps (si précieux) et être courageux pour ne pas craindre l'ire d'un système qui ne communique que sur son brillant. Védécé a réussi cet exploit assez unique dans l'histoire de la médecine et dans celui de la BD à mon avis. Pour qui a des liens avec le milieu hospitalier, les trois volumes de "Vie de Carabin" sont à pleurer de rire (grinçant). L'auteur touche juste à presque tous les coups. Bien sûr il concentre des faits qui sont souvent dilués dans le temps. Mais c'est le propre d'un humoriste et d'un caricaturiste est de mettre en lumière de façon intelligente et grossie, les défauts que d'autres voudraient cacher. Beaucoup des défauts du système sont mis en lumière avec une rare perspicacité (c'est le propre d'un dessinateur de talent). Tous y passent : des chefs de services imbus, aux patients qui confondent soins et société de consommation, sans oublier la politique qui a réorienté les priorités de financement et de gestion. Le graphisme de Védécé est à la hauteur de son humour et de ses récits. Je le trouve vraiment bon et il réussit à garder une expressivité très forte malgré ses "Gueules Noires". Ce qui est très fort, c'est que Védécé a gardé son humanité pour être proche de ses patients (ce qui n'est pas forcément conseillé par la hiérarchie). En témoigne ce très touchant passage du T3 avec Léonie et son " Dessine-moi un crocodile". La mise en couleur, a minima au début et plus présente dans le tome 3, donne un peu de chaleur à une ambiance qui reste pesante malgré l'humour de Védécé. Une vision de l'intérieur qui décrypte les manquements d'un système fondamental. Unique.

04/09/2022 (modifier)
Couverture de la série Mbote Kinshasa - Article 15
Mbote Kinshasa - Article 15

"Mbote Kinshasa !" ou Bonjour Kinshasa ! est un ouvrage qui apporte une bouffée de fraicheur et d'optimisme dans un environnement pas forcément très facile. Car à l'exemple d'un "Good Morning Vietnam !" beaucoup des habitants de l'immense Kin vivent au jour le jour sans vraiment savoir ce qui va leur arriver. La vie est tellement précaire et dépend de tellement d'impondérables (la police, la pluie, la pièce détachée, la fourniture de courant...) qu'il faut avoir une foi en la vie chevillée au corps pour ne pas s'abandonner à une déprime bien occidentale. C'est le sourire et la bonne utilisation de "l'article 15" de la constitution du Congo (RDC) qui va permettre à Samuel du haut de ses 12 ans de contourner tous les obstacles pour aider son papa. Cette production franco-congolaise est un vrai petit trésor de ciel bleu. Le scénario décrit deux journées de la vie de la famille de Samuel. Jeune garçon a l'intelligence rapide mais qui ne peut pas toujours exploiter ses capacités scolaires à cause d'une paire de chaussures trop usagée. Il n'y a pas de problèmes, il n'y a que des solutions !! C'est bien ce que dit cet article 15 qui permet à Samuel de résoudre tous les ennuis familiaux. Je suis vraiment admiratif du dessin de Kash qui est déjà vraiment abouti et très maîtrisé. En fin connaisseur il nous fait partager mille images de son Congo natal, avec ses petits métiers, sa débrouille, ses magouilles, sa corruption, ses couleurs vives et surtout son sourire et son soleil dans les coeurs. La mise en couleur est à la hauteur de cette illustration bigarrée. Un excellent moment de lecture qui nous éloigne de la grisaille du quotidien.

03/09/2022 (modifier)
Couverture de la série La Jeunesse de Mickey
La Jeunesse de Mickey

Mon album préféré de la collection, je suis d’ailleurs étonné du peu d’avis ?! A sa sortie je m’en suis bien méfié, j’avais trop vite catalogué Tébo en auteur jeunesse pipi caca, une belle bêtise !! Il m’avait déjà agréablement surpris avec Alice au pays des singes mais il n’assurait que le scénario. Cette fois ci, il officie en tant qu’auteur complet et j’y ai découvert véritablement son trait, au potentiel comique indéniable. Je trouve sa version de la célèbre souris : cultissime, à mes yeux une reprise de très haute volée. Je n’imagine même pas les contraintes, vétos etc de la maison mère pour ce genre d’exercice, laissant une liberté toute relative aux différents repreneurs. Tébo s’en sort comme un chef, il a tout compris et trouve le bon angle pour son hommage. Son aventure est une petite friandise, un petit bonbon sucré qui trouve le juste équilibre et joue avec les codes. Ça s’adresse aux petits comme aux grands je trouve, une prouesse. Ce Mickey troisième âge, qui raconte ses nombreuses aventures à un de ses arrières petits neveux, est absolument jubilatoire. C’est varié et fun, une sorte de best of de l’univers. Déjà on a le droit à de nombreux environnements ou périodes (far west, prohibition, espace …), l’apparition de nombreux personnages de la franchise (Dingo, Donald, Pat, Minnie …) et le nouveau, Norbert (le petit neveu) est fort réussi. Mais c’est surtout le ton donné par l’auteur qui relève l’ensemble. Pépé Mickey n’hésitant pas à enjoliver ses histoires, les AR avec Norbert sont drôlissimes. C’est frais et rythmé. Le tout est accentué par le dessin, dynamique et comique, j’adore les bouilles des persos, les pages des chapitres et les dessins double pages. L’ensemble va à cent à l’heure jusqu’à l’épilogue. Je ressors à chaque fois émerveillé de ma lecture. Si il n’y avait qu’un album à posséder de notre héros, ça serait celui la.

02/09/2022 (modifier)
Par Cacal69
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Perpendiculaire au soleil
Perpendiculaire au soleil

Une lecture vertigineuse que ce pavé de 436 pages. Par militantisme contre la peine de mort, en 2016 Valentine Cuny-Le Callet, alors âgée de 19 ans, commence une correspondance avec Renaldo McGirth, jeune noir dans le couloir de la mort. Il avait 18 ans à l'époque des faits. Dix années se sont écoulées depuis. Un album à quatre mains, mais le nom de Renaldo n'y figure pas, la loi l'interdit. J'ai par contre ajouté son nom sur la fiche, il le mérite amplement. Valentine est une jeune autrice qui a étudié les arts décoratifs à Paris et d'autres techniques à la School of the Art Institute de Chicago pendant six mois. Le monde carcéral, celui du couloir de la mort, est dépeint sans concessions et avec justesse. Un monde où le prisonnier doit toujours payer pour améliorer son quotidien. Un monde dur qui ne laisse plus place à l'humain dans sa cage de cinq m² éclairée au néon où il est difficile de reconstruire sa vie. De cette relation va naître une amitié et l'amour pour la musique, l'écriture et enfin le dessin n'y seront pas étrangers. Le pouvoir de l'art à rapprocher les gens. Une narration faite d'échanges épistolaires où les seules voix off de nos deux protagonistes donnent un ton étrange au récit, presque hors du temps et qui fait ressentir cette effroyable solitude. La censure appliquée par le pénitencier ne va les aider dans ce projet commun, celui de réaliser cette bande dessinée. Persévérance et obstination seront plus fortes que les moments de découragement. Cette idée naîtra suite à leurs rencontres en prison. Une bd qui fait aussi référence au racisme par le biais d'Ida B. Wells, ancienne esclave devenue journaliste, pionnière des droits des noirs et de l'émancipation des femmes, lorsqu'elle emménage à Chicago. Édifiant ! Une œuvre touchante qui fait froid dans le dos et qui pose des questions. A chacun d'y apporter des réponses. Un titre énigmatique qui prendra tout son sens en fin d'album. Un dessin d'une réelle beauté évocatrice dans un noir et blanc aux différentes textures, du charbonneux au trait gras, mais toujours au service du récit avec une mise en page qui supprime la frontière entre textes et dessins. Des planches de Renaldo parsèment l'album, elles sont souvent colorisées et font transpirer ses émotions. Elles sont réalisées au crayon papier, stylo bille et gouaches. Mais que c'est BEAU ! Pour un premier coup d'essai, c'est un coup de maître. Une œuvre remplie d'humanité où l'espoir demeure toujours vivant. Une œuvre puissante et déstabilisante. Gros coup de cœur.

02/09/2022 (modifier)
Par Josq
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Bastos et Zakousky
Bastos et Zakousky

Cette série ne m'attirait que modérément de base, car j'avais peur que ce ne soit qu'un pastiche maladroit de la BD des années 60, trop tardif pour en retrouver le génie. Je me trompais du tout au tout ! Bien au contraire, Bastos et Zakousky est une merveille d'équilibre très impressionnante. La bande dessinée de Corteggiani et Tranchand synthétise tout ce que j'adore trouver dans une bonne bande dessinée : des personnages bien croqués, des péripéties très prenantes qui se déroulent à un rythme très soutenu, des touches d'humour qui ne pervertissent pas le récit, un contexte historique intéressant, un dessin classique et efficace... Il est difficile de ne pas se laisser immerger dès les premières pages du premier tome, tant l'atmosphère est extrêmement réussie. On se retrouve vite plongé dans ce qui ressemble à un cousin, proche dans le ton, lointain dans le temps, de Spirou et Fantasio ou de Gil Jourdan. Les auteurs y font preuve du même brio que Franquin et Tillieux pour narrer leurs aventures avec un second degré permanent, tout en prenant le récit au sérieux. Ainsi, Corteggiani et Tranchand déroulent le fil de leur récit, très sûrs d'eux, et ils ont raison, car Bastos et Zakousky trouve un équilibre rare entre le classicisme de l'histoire et les effets de surprise qui la parsèment pour montrer qu'ils savent sortir des sentiers balisés quand il le faut. Seul petit regret : le traitement réservé à Nicolas II me paraît excessif. Déjà, les auteurs se précipitent assez allègrement dans le cliché du peuple russe écrasé par le pouvoir tsariste, ce qui demande un très grand nombre de nuances. Mais en plus, Corteggiani s'acharne sur la figure supposément tyrannique du tsar Nicolas II avec une véhémence parfois déconcertante. Je pense notamment à tout l'arc narratif où on voit Nicolas II droguer ses sujets et les humilier après en public en les faisant mettre à quatre pattes et embrasser ses bottes : je ne sais pas si cela fait référence ou non à des rumeurs qui auraient été colportées sur le tsar par ses détracteurs, mais ça donne l'impression que l'auteur veut à tout prix nous faire entrer dans le crâne l'image de Nicolas II comme celle d'un tyran sanguinaire et inhumain, quitte à en faire trop. Et c'est précisément le fait qu'il en fasse trop qui diminue l'efficacité de la charge portée par l'auteur, surtout que je ne suis pas certain que cette image soit historiquement très justifiée... Elle aurait en tous cas très certainement mérité d'être nuancée. Quoiqu'il en soit, cette représentation caricaturale est un défaut très mineur qui n'entache sérieusement que le 3e tome, la figure de Nicolas II n'étant plus avancée que comme une menace lointaine mais omniprésente dans les autres tomes, sa police prenant la relève dans le rôle de l'antagoniste principal. A ce titre, on est aussi dans la caricature, mais avec des personnages fictifs, tout est permis, et on goûtera bien mieux les colères de l'irascible colonel Kolbak, sorte de Louis de Funès en uniforme qui nous garantit des scènes craquantes à chacun des échecs de sa police. Les protagonistes aussi sont particulièrement bien brossés, et on s'attache vite à ce Samoyède très amusant qu'est Zakousky, à ce bandit à peine anarchiste qu'est Bastos, initialement plus occupé par son propre sort que par celui de tout un pays qui n'est même pas le sien, et au professeur Lakonik, complètement anarchiste qui découvre un peu tard la portée de ses discours et de leur mise en oeuvre... Il faut dire que Corteggiani sait articuler à merveille ces caractères avec le sort du peuple russe, qui sous-tend les six tomes de cette merveilleuse saga. Leur positionnement (ou non-positionnement) dans ce conflit qui les dépasse est souvent mis à rude épreuve, ce qui permet d'ajouter une jolie touche de tragique au récit. A ce titre, les deux derniers tomes font savamment monter la pression jusqu'à un final grandiose (quoique beaucoup trop rapide) où le tragique culmine sans pour autant basculer dans le too much. A la fin, tout le monde ne meurt pas, mais on ne peut clairement pas dire qu'on termine sur une happy end. L'amertume et la noirceur dominent dans cette conclusion qui, à l'image de la saga, sait faire preuve d'une jolie poésie. Ainsi, Bastos et Zakousky est un pur récit d'aventures dans la grande tradition du genre, avec des péripéties spectaculaires (évasion d'une prison sibérienne, braquage d'un train, attaque d'une ville) qui offrent à chaque album des climax remarquables. S'appuyant sur des personnages parfois drôles, souvent touchants, toujours très humains, la saga de Corteggiani et Tranchand témoigne d'une atmosphère restituant toute l'ambivalence de l'âme slave, entre résilience extrême et désir latent de révolte. Il est peut-être dommage que les auteurs n'aient pas davantage exploité cette dichotomie entre les deux penchants d'une même âme, mais ils en tirent un récit furieusement captivant et parfaitement maîtrisé de bout en bout. De quoi en faire un nouvel incontournable de ma bédéthèque !

01/09/2022 (modifier)
Par Alix
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Orbital
Orbital

Je réécris mon avis suite à la lecture des 8 tomes parus à ce jour, et je laisse ma note à 4. J’ai presque tout aimé dans cette série. Les intrigues « space opera diplomatique » sont intéressantes et bien écrites, et font reflet à notre monde (les magouilles de l’ODI ont selon les auteurs été inspirées par les déboires de l’Union Européenne). Les personnages sont attachants, le design des vaisseaux, des planètes et des races alien est réussi. Mon intérêt a un peu fluctué lors des différents albums, mais je ne me suis jamais désintéressé des évènements, et surtout le dernier tome en date m’a vraiment scotché, donc pour moi la qualité évolue dans le bon sens ! La mise en image de Serge Pellé est exemplaire. Le graphisme est très joli, et surtout très lisible, notamment sur les scènes d’action, superbement mise en scène. Mon seul reproche sera cette obstination à parler de cycles de 2 tomes (y compris dans la toute dernière interview des auteurs incluse dans la 2eme intégrale) - voir le cliffhanger inouï en « fin » de deuxième cycle. Voilà, un « block buster » space opera dans le bon sens du terme, vivement la suite !

16/07/2006 (MAJ le 30/08/2022) (modifier)
Par Cacal69
Note: 3/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Jessica Jones - L'enfant pourpre
Jessica Jones - L'enfant pourpre

Je ne connaissais rien à l'univers de Jessica Jones, c'est le nom de Filipe Andrade après son formidable travail sur Toutes les morts de Laila Starr qui a fait me pencher sur ce comics. Et je ne le regrette pas. Jessica Jones est en couple avec Luke Cage (Power Man), ils ont une petite fille,  Danielle, et un jour elle se retrouve avec la peau violette. Un cauchemar pour Jessica, son pire ennemi, l'Homme Pourpre, serait-il derrière cette transformation ? Pourtant il est mort. Un scénario bien ficelé, on suit l'enquête de Jessica pour découvrir qui se cache derrière cette machination. Une Jessica au bord de l'implosion et qui retombe dans l'abus d'alcool, se pourrait-il que son ennemi juré soit le père de son enfant ? Une narration qui dépeint à merveille la psychologie de notre héroïne, ses questionnements, ses doutes, qui met à jour sa fragilité et qui la poussera dans ses derniers retranchements. Une narration où la voix off de notre héroïne apporte une profondeur au récit. L'humour n'y est pas absent avec les seins d'Emma Frost. Côté dessin, deux dessinateurs aux manettes et je dois avouer que l'idée est excellente. D'abord, Filipe Andrade s'occupe de la partie où Jessica laisse une tiers personne prendre les commandes de son cerveau (17 planches) et sa proposition graphique est superbe. Ensuite, Mattia De Iulis s'occupe du reste du récit avec un trait très comics, expressif, détaillé et efficace. Enfin, le même principe est appliqué pour la colorisation pour un très beau rendu. J'ai adoré ce principe, la différence est marquée et elle permet de bien différencier les deux Jessica, les deux mondes où se situe l'action. Sans oublier le découpage qui donne du rythme à l'ensemble. Quelques Guest Star: Daredevil, Daniel Rand (Iron Fist) et La Reine Blanche (devenue le Roi Noir). En tant que novice sur ce personnage Marvel, j'ai pris du plaisir avec ce one shot. Il n'est pas nécessaire de connaître les antécédents du personnage. Note réelle : 3,5. Vraiment pas loin du quatre étoiles. Coup de cœur.

29/08/2022 (modifier)