Adapter en BD Peter Pan était un sacré pari et force est d'admettre que Loisel l'a formidablement remporté.
L'univers est très adulte sous ses airs de conte pour enfants. L’intrigue se révèle passionnante et les six volumes se dévorent littéralement.
Les dessins ne sont pas en reste avec un visuel superbe : ils sont sombres et oppressants à Londres et colorés et luxuriants sur l’île. D’ailleurs ils gagnent progressivement en finesse et en qualité tout au long de la série.
Les personnages, très nombreux, s’avèrent être beaucoup plus complexes qu’il n’y paraît au début.
D’une richesse et d’une profondeur incroyables, Peter Pan est une lecture indispensable.
Chevalier Ardent est vraiment mon héros préféré depuis 40 ans ! Ses aventures sont charmantes, fascinantes et merveilleuses.
Craenhals est, certainement, l'un des plus grands artistes de B.D. Son dessin est très attirant. Peut-être qu'il n'est pas aussi précis que celui de Jacques Martin ou de E.P. Jacobs, surtout pour les bâtiments (châteaux, citadelles) ou pour les paysages, mais, d'un autre côté, les expressions et les émotions des personnages, en particulier Ardent et Arthus, sont beaucoup plus efficaces et expressives. Les personnages sont plus vivants, ils te touchent dans le coeur.
Pour les scénarios, on a de très belles histoires qui t'attirent du début à la fin. Elles sont à la fois excitantes et tristes, mais d'un charmant chagrin. C'est une vraie saga, une vraie épopée.
Malheureusement, je n'ai pas eu la chance de lire les quelques derniers albums, que j'espère avoir un jour, mais les albums que je préfère parmi ceux que j'avais déjà lus, plusieurs fois, sont "Les loups de Rougecogne", "La corne de brume", "Le secret du roi Arthus", "La dame des sables", "La princesse captive", "Les chevaliers de l'apocalypse".
J'aime bien Francois Craenhals, et je regrette beaucoup de ne pas avoir pu le rencontrer dans sa vie. Comme je l'espérais !
A la lecture des tomes 1 & 2, même plaisir ressenti que pour le premier volet, sauf la mise en situation un peu lourde, s'apparentant plus à de gros haubans qu'à des ficelles scénaristiques !
Pour tout le reste, entre la cotation 4/5 et 5/5, je pencherais tout de même davantage vers le 5. Et pour les mêmes raisons d’originalité et fluidité du récit, d'humour décalé permanent, de personnages attachants, et de la très belle réalisation graphique aux couleurs toujours aussi chatoyantes, que pour le premier cycle. Vivement le tome 3... l'attente est insupportable ;-)
Un immense coup de coeur à la lecture.
Une originalité incroyable dans le scénario et les dialogues, un humour permanent et décalé, un graphisme simple mais efficace, agréable, avec des couleurs chatoyantes et très réussies, des personnages attachants... que demander de plus ?
Une découverte plus qu'heureuse d'un vrai petit chef d'oeuvre en BD !!!
C’est une histoire magnifique par un auteur de BD dont le talent n’est plus à prouver. Le trait y est encore plus minimaliste que dans ses productions passées, et sous une apparence faussement maladroite, les expressions et les attitudes des personnages sont hyper bien rendues. Et c’est peut-être cela le vrai talent : avec une économie de moyens, réussir à produire une histoire forte, à la poésie touchante et drôle, doublée d’une peinture acerbe des mœurs d’un village de province. Emile est extrêmement attachant par son humilité et sa candeur devant les découvertes qu’il fait sur lui-même.
Rabaté, fin observateur, vient briser tous les clichés qu’on peut avoir sur la vieillesse sans l’idéaliser, et ne fait que la rendre beaucoup moins glauque voire joyeuse. Il montre que l’aventure est toujours à portée de main, même à un âge de la vie où l’on serait plus enclin à se résigner à attendre la mort, et que la déchéance est d’abord dans les têtes. Cette BD est un vrai petit bijou à découvrir absolument pour apprécier la vie et ses vraies valeurs, telle une invitation à profiter de tous les petits bonheurs du présent en se moquant du regard des autres. En somme, une fable libératrice et optimiste sur notre condition d’humains pathétiques pris dans les fers d’une société figée dans les préjugés et la bêtise.
Une série culte datant des années 80 et adaptée des romans de Paul-Jacques Bonzon. Sous le trait, très dans l'air du temps de Nicolas Wintz, les deux scénaristes nous entraînent dans l'univers du célèbre auteur, mais un univers modifié où l'humour est omniprésent, bien plus que dans les romans originaux, dont d'ailleurs seul le troisième titre de la série est tiré. Il s'en suit donc un impression de décalage qui n'est pas pour déplaire.
Noob est un univers nouveau, rafraichissant et vraiment original (précurseurs dans le milieu des mmorpg en France avec leur série live). Des personnages haut en couleur, des anecdotes qui parlent à tous les joueurs de jeux vidéo en ligne. J'ai adoré, et l'évolution au fil des tomes me donne raison. De plus, j'adore leur approche crossmédia !!!
Serre ! Toute ma jeunesse. J'ai découvert ces albums chez un cousin avant de les collectionner moi-même.
Comme Quino, comme Mordillo, Serre a l'art de faire rire en une case, avec des idées venues de nulle part.
Virtuose du dessin, il croque des trognes d'humains moyens avec un savoureux sens de la caricature. On passe plusieurs minutes sur chaque dessin, après avoir rit de la situation de base, à s'amuser de tous les détails, des visages et des postures.
Surtout, Serre est un adepte revendiqué de l'humour noir, de l'idée poil à gratter, des blagues limites -mais jamais douteuses- sur nos tabous et nos passions.
Un très grand nom de l'humour dessiné !
La vie, la mort, les remords, les regrets, la vengeance...
Tels sont les thèmes abordés dans cette oeuvre majestueuse qui trouve un souffle épique dans les pinceaux de l'artiste Tenuta qui considère chaque case comme une peinture unique d'un vaste tableau éclaté en guise de mosaïque.
L'histoire n'est guère complexe mais n'est pas simpliste pour autant et revêt de multiples couches de lecture selon la sensibilité de chacun.
Le pari est simple mais très honnête : proposer un véritable melting-pot européen sur les légendes asiatiques tout en conservant une identité unique. Cette légende rassemble les atouts des chambaras japonais sans en ressembler toutefois à un seul spécifiquement.
On pense une fois de plus à la légende du sabreur manchot en ronin solitaire magnifié par l'insurmontable "The Blade" de Tsui Hark mais aussi et surtout par son utilisation de la faune et de la flore à Princesse Mononoke.
Outre le fait d'utiliser des dominantes blanche et rouge pour symboliser par évidence la vie et la mort, Tenuta découpe son histoire de façon fort intelligente avec des combats sanglants et rapides (Je n'avais vu découpage aussi fluide et réussi y compris dans Okko) à une narration ponctuée de scènes d'action d'anthologie (la traque par les loups des premières pages pourrait servir de storyboard) à des flashbacks plus tempérés se greffant au fur et à mesure à l'histoire principale.
Cette quête de mémoire par un ronin mutilé et amnésique ne s'accompagne d'aucune scène inutile. On ressent le désespoir de chacun des personnages qui, au delà de gloire et de pouvoir, a faim de rédemption et d'attention.
J'ai également beaucoup apprécié comme les éléments fantastiques à peine effleurés et sans explication se greffent sans encombres à l'ambiance principale. Qu'il s'agisse de l'évolution physique de l'impératrice ou de son bras droit invulnérable , le lecteur ne sera pas pris par la main pour en deviner leurs origines et ne se sentira jamais pour autant perdu.
La force d'un tel récit ne serait rien sans la maitrise évidente d'un auteur sorti de nulle part et maitrisant les estampes japonaises et leur animation. Car les êtres comme les animaux bougent et se mouvent comme des ombres sans être écrasés par des décors omniprésents.
Le plaisir fut tel que les 4 tomes ont été lus à la suite, peut être trop rapidement et sans temps morts mais avec le sentiment équivoque d'y retourner vite et prochainement. Une claque ébouriffante sur un terrain parallèle et dissociable d'Okko. La récente parution du magnifique coffret ou de l'intégrale devraient achever de vous convaincre de l'utilité publique d'une telle œuvre dans votre bibliothèque.
Je regrette juste de ne pas avoir pris le temps de l'avoir lue plus tôt mais pour des raisons personnelles les Nuées Écarlates sont arrivées à point nommé dans mon évolution pour autant de réflexion comme de distraction...
Je viens d'achever la lecture de ce 3ème tome de Siegfried. Cette série est une des meilleures jamais lues, c'est une leçon de bande dessinée que nous donne là Alex Alice, un chef-d'oeuvre du 9ème art.
Je regrette que cet ouvrage ne soit même pas sélectionné à Angoulême à la place de ces "Bds pour Bobos" que l'on peut voir chaque année. C'est plus que regrettable car on ne peut nier tant de qualités dans une BD. Tout d'abord un scénario millimétré, d'une régularité incroyable, une mise en scène et un découpage parfait. Je n'ai jamais vu d'aussi belles scènes en bande dessiné, on croirait voir un film, je pense notamment à la scène où Crane décolle entre les géants. Dessins et couleurs sont sublimes. Des doubles pages explosives. C'est absolument TOUT ce que j'attends d'une BD.
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Peter Pan
Adapter en BD Peter Pan était un sacré pari et force est d'admettre que Loisel l'a formidablement remporté. L'univers est très adulte sous ses airs de conte pour enfants. L’intrigue se révèle passionnante et les six volumes se dévorent littéralement. Les dessins ne sont pas en reste avec un visuel superbe : ils sont sombres et oppressants à Londres et colorés et luxuriants sur l’île. D’ailleurs ils gagnent progressivement en finesse et en qualité tout au long de la série. Les personnages, très nombreux, s’avèrent être beaucoup plus complexes qu’il n’y paraît au début. D’une richesse et d’une profondeur incroyables, Peter Pan est une lecture indispensable.
Chevalier Ardent
Chevalier Ardent est vraiment mon héros préféré depuis 40 ans ! Ses aventures sont charmantes, fascinantes et merveilleuses. Craenhals est, certainement, l'un des plus grands artistes de B.D. Son dessin est très attirant. Peut-être qu'il n'est pas aussi précis que celui de Jacques Martin ou de E.P. Jacobs, surtout pour les bâtiments (châteaux, citadelles) ou pour les paysages, mais, d'un autre côté, les expressions et les émotions des personnages, en particulier Ardent et Arthus, sont beaucoup plus efficaces et expressives. Les personnages sont plus vivants, ils te touchent dans le coeur. Pour les scénarios, on a de très belles histoires qui t'attirent du début à la fin. Elles sont à la fois excitantes et tristes, mais d'un charmant chagrin. C'est une vraie saga, une vraie épopée. Malheureusement, je n'ai pas eu la chance de lire les quelques derniers albums, que j'espère avoir un jour, mais les albums que je préfère parmi ceux que j'avais déjà lus, plusieurs fois, sont "Les loups de Rougecogne", "La corne de brume", "Le secret du roi Arthus", "La dame des sables", "La princesse captive", "Les chevaliers de l'apocalypse". J'aime bien Francois Craenhals, et je regrette beaucoup de ne pas avoir pu le rencontrer dans sa vie. Comme je l'espérais !
Le Voyage des Pères - L'Exode selon Yona
A la lecture des tomes 1 & 2, même plaisir ressenti que pour le premier volet, sauf la mise en situation un peu lourde, s'apparentant plus à de gros haubans qu'à des ficelles scénaristiques ! Pour tout le reste, entre la cotation 4/5 et 5/5, je pencherais tout de même davantage vers le 5. Et pour les mêmes raisons d’originalité et fluidité du récit, d'humour décalé permanent, de personnages attachants, et de la très belle réalisation graphique aux couleurs toujours aussi chatoyantes, que pour le premier cycle. Vivement le tome 3... l'attente est insupportable ;-)
Le Voyage des Pères
Un immense coup de coeur à la lecture. Une originalité incroyable dans le scénario et les dialogues, un humour permanent et décalé, un graphisme simple mais efficace, agréable, avec des couleurs chatoyantes et très réussies, des personnages attachants... que demander de plus ? Une découverte plus qu'heureuse d'un vrai petit chef d'oeuvre en BD !!!
Les Petits Ruisseaux
C’est une histoire magnifique par un auteur de BD dont le talent n’est plus à prouver. Le trait y est encore plus minimaliste que dans ses productions passées, et sous une apparence faussement maladroite, les expressions et les attitudes des personnages sont hyper bien rendues. Et c’est peut-être cela le vrai talent : avec une économie de moyens, réussir à produire une histoire forte, à la poésie touchante et drôle, doublée d’une peinture acerbe des mœurs d’un village de province. Emile est extrêmement attachant par son humilité et sa candeur devant les découvertes qu’il fait sur lui-même. Rabaté, fin observateur, vient briser tous les clichés qu’on peut avoir sur la vieillesse sans l’idéaliser, et ne fait que la rendre beaucoup moins glauque voire joyeuse. Il montre que l’aventure est toujours à portée de main, même à un âge de la vie où l’on serait plus enclin à se résigner à attendre la mort, et que la déchéance est d’abord dans les têtes. Cette BD est un vrai petit bijou à découvrir absolument pour apprécier la vie et ses vraies valeurs, telle une invitation à profiter de tous les petits bonheurs du présent en se moquant du regard des autres. En somme, une fable libératrice et optimiste sur notre condition d’humains pathétiques pris dans les fers d’une société figée dans les préjugés et la bêtise.
Les Six Compagnons
Une série culte datant des années 80 et adaptée des romans de Paul-Jacques Bonzon. Sous le trait, très dans l'air du temps de Nicolas Wintz, les deux scénaristes nous entraînent dans l'univers du célèbre auteur, mais un univers modifié où l'humour est omniprésent, bien plus que dans les romans originaux, dont d'ailleurs seul le troisième titre de la série est tiré. Il s'en suit donc un impression de décalage qui n'est pas pour déplaire.
Noob
Noob est un univers nouveau, rafraichissant et vraiment original (précurseurs dans le milieu des mmorpg en France avec leur série live). Des personnages haut en couleur, des anecdotes qui parlent à tous les joueurs de jeux vidéo en ligne. J'ai adoré, et l'évolution au fil des tomes me donne raison. De plus, j'adore leur approche crossmédia !!!
Serre
Serre ! Toute ma jeunesse. J'ai découvert ces albums chez un cousin avant de les collectionner moi-même. Comme Quino, comme Mordillo, Serre a l'art de faire rire en une case, avec des idées venues de nulle part. Virtuose du dessin, il croque des trognes d'humains moyens avec un savoureux sens de la caricature. On passe plusieurs minutes sur chaque dessin, après avoir rit de la situation de base, à s'amuser de tous les détails, des visages et des postures. Surtout, Serre est un adepte revendiqué de l'humour noir, de l'idée poil à gratter, des blagues limites -mais jamais douteuses- sur nos tabous et nos passions. Un très grand nom de l'humour dessiné !
La Légende des nuées écarlates
La vie, la mort, les remords, les regrets, la vengeance... Tels sont les thèmes abordés dans cette oeuvre majestueuse qui trouve un souffle épique dans les pinceaux de l'artiste Tenuta qui considère chaque case comme une peinture unique d'un vaste tableau éclaté en guise de mosaïque. L'histoire n'est guère complexe mais n'est pas simpliste pour autant et revêt de multiples couches de lecture selon la sensibilité de chacun. Le pari est simple mais très honnête : proposer un véritable melting-pot européen sur les légendes asiatiques tout en conservant une identité unique. Cette légende rassemble les atouts des chambaras japonais sans en ressembler toutefois à un seul spécifiquement. On pense une fois de plus à la légende du sabreur manchot en ronin solitaire magnifié par l'insurmontable "The Blade" de Tsui Hark mais aussi et surtout par son utilisation de la faune et de la flore à Princesse Mononoke. Outre le fait d'utiliser des dominantes blanche et rouge pour symboliser par évidence la vie et la mort, Tenuta découpe son histoire de façon fort intelligente avec des combats sanglants et rapides (Je n'avais vu découpage aussi fluide et réussi y compris dans Okko) à une narration ponctuée de scènes d'action d'anthologie (la traque par les loups des premières pages pourrait servir de storyboard) à des flashbacks plus tempérés se greffant au fur et à mesure à l'histoire principale. Cette quête de mémoire par un ronin mutilé et amnésique ne s'accompagne d'aucune scène inutile. On ressent le désespoir de chacun des personnages qui, au delà de gloire et de pouvoir, a faim de rédemption et d'attention. J'ai également beaucoup apprécié comme les éléments fantastiques à peine effleurés et sans explication se greffent sans encombres à l'ambiance principale. Qu'il s'agisse de l'évolution physique de l'impératrice ou de son bras droit invulnérable , le lecteur ne sera pas pris par la main pour en deviner leurs origines et ne se sentira jamais pour autant perdu. La force d'un tel récit ne serait rien sans la maitrise évidente d'un auteur sorti de nulle part et maitrisant les estampes japonaises et leur animation. Car les êtres comme les animaux bougent et se mouvent comme des ombres sans être écrasés par des décors omniprésents. Le plaisir fut tel que les 4 tomes ont été lus à la suite, peut être trop rapidement et sans temps morts mais avec le sentiment équivoque d'y retourner vite et prochainement. Une claque ébouriffante sur un terrain parallèle et dissociable d'Okko. La récente parution du magnifique coffret ou de l'intégrale devraient achever de vous convaincre de l'utilité publique d'une telle œuvre dans votre bibliothèque. Je regrette juste de ne pas avoir pris le temps de l'avoir lue plus tôt mais pour des raisons personnelles les Nuées Écarlates sont arrivées à point nommé dans mon évolution pour autant de réflexion comme de distraction...
Siegfried
Je viens d'achever la lecture de ce 3ème tome de Siegfried. Cette série est une des meilleures jamais lues, c'est une leçon de bande dessinée que nous donne là Alex Alice, un chef-d'oeuvre du 9ème art. Je regrette que cet ouvrage ne soit même pas sélectionné à Angoulême à la place de ces "Bds pour Bobos" que l'on peut voir chaque année. C'est plus que regrettable car on ne peut nier tant de qualités dans une BD. Tout d'abord un scénario millimétré, d'une régularité incroyable, une mise en scène et un découpage parfait. Je n'ai jamais vu d'aussi belles scènes en bande dessiné, on croirait voir un film, je pense notamment à la scène où Crane décolle entre les géants. Dessins et couleurs sont sublimes. Des doubles pages explosives. C'est absolument TOUT ce que j'attends d'une BD.